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"Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", une sentence qui résume bien l'esprit de l'auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd'hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle. --Anne Barrat --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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Commentaires client les plus utiles
24 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Terrifiant, tout simplement...,
Par Jean-olivier Allegre (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les nouveaux chiens de garde (Poche)
Eh oui, Terrifiant est le mot juste.
Ce petit opuscule de Serge Halimi fut boycotté dans la presse dès son lancement. Je comprends mieux pourquoi... La démonstration est argumentée, illustrée de nombreux exemples: la presse et ses relations avec le pouvoir et l'argent. Parfois on se doute un peu des choses, mais ici Serge Halimi indique toutes les connexions, les collusions. Du coup, même si on se doute, cela devient vraiment révoltant.. A lire, à relire, pour ne pas oublier d'où vient l'information et de qui vient l'information... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Dénonciation implacable,
Par Achéménide (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les nouveaux chiens de garde (Poche)
Un ouvrage référence. Une dénonciation salutaire et implacable des liaisons, (liens sanguins, familiaux, économiques, mondains, intellectuels, institutionnels etc.) entretenus entre médias et sphère politique, financière.
Simulacre de «contre-pouvoir», son indépendance, sa liberté d'expression aux mains des gens de pouvoirs. « En France, la marque du succès pour les directeurs de l'information demeure d'obtenir d'un décideur quelconque qu'il exprime ce qu'il veut et quand ça lui chante, mais en exclusivité dans l'organe de presse dont il a la charge. » Élite « éclairée » aussi, la séquence du référendum constitutionnel est à ce titre particulièrement emblématique de la propagande qui peut être mise en place pour influencer la population. A la vitesse où ça va, une propagande en remplace indifféremment une autre. La taille importe peu, plus c'est gros plus ça passe : il suffit de faire vite et surtout sans jamais s'arrêter. Paru en 1997, mis à jour en 2005, depuis il semblerait qu'on ne puisse plus - aussi effrontément et tranquillement en tout cas, et encore.. - se foutre du monde, sous peine d'avoir l'internet au cul. On entreprend des retouches cosmétiques, on essaye d'écouler les stocks comme on peut (voir un article édifiant du Monde Diplomatique sur la crise de la presse : « Autre manière de sacrifier la marge au volume, on offre son journal aux voyageurs des compagnies aériennes, aux clients des épiceries de luxe, hôtels de standing, salles de sport, parking cossus, étudiants de grandes écoles, ce qui accroit sa diffusion, en particulier auprès du lectorat à fort pouvoir d'achat, cible obsessionnelle des publicitaires.* Ce sont les quotidiens qui recourent le plus à ce procédé. Quatre d'entre eux assuraient plus de 20% de leurs ventes de cette manière en 2007 : La Tribune (29%), Le figaro (24), Les échos (24), Libération (22).) alors que la moisissure est systémique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
49 internautes sur 53 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
une claque magistrale aux courtisans du spectacle.,
Par Aurelia (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les nouveaux chiens de garde (Poche)
Un livre puissant, drôle, effrayant, qui dégonfle une à une les baudruches d'un certain journalisme (Serge Halimi nomme, cite les émissions ou la presse écrite en question, il se livre à un tir sans pitié avec une jubilation véritablement contagieuse). C'est non seulement le cynisme des médias qui est mis en valeur, mais la crédulité, la sottise et l'immobilisme soigneusement entretenus des lecteurs-télespectateurs. "Les nouveaux chiens de garde" vient compléter, un demi-siècle après,"La Société du spectacle" de Guy Debord. C'est l'esclavage de l'homme moderne qui est démonté avec la précision d'un mécanisme d'horlogerie. On est secoué d'un drôle de rire en se souvenant que le titre est un hommage aux "Chiensde garde" de Paul Nizan, mort sans doute d'avoir osé écrire, bien avant Debord, des phrases comme celle qui figure en exergue : "Nous n'accepterons pas éternellement que le respect accordé au masque des philosophes ne soit finalement profitable qu'au pouvoir des banquiers". télespectateurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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