Un ouvrage référence. Une dénonciation salutaire et implacable des liaisons, (liens sanguins, familiaux, économiques, mondains, intellectuels, institutionnels etc.) entretenus entre médias et sphère politique, financière.
Simulacre de «contre-pouvoir», son indépendance, sa liberté d'expression aux mains des gens de pouvoirs.
« En France, la marque du succès pour les directeurs de l'information demeure d'obtenir d'un décideur quelconque qu'il exprime ce qu'il veut et quand ça lui chante, mais en exclusivité dans l'organe de presse dont il a la charge. »
Élite « éclairée » aussi, la séquence du référendum constitutionnel est à ce titre particulièrement emblématique de la propagande qui peut être mise en place pour influencer la population. A la vitesse où ça va, une propagande en remplace indifféremment une autre. La taille importe peu, plus c'est gros plus ça passe : il suffit de faire vite et surtout sans jamais s'arrêter.
Paru en 1997, mis à jour en 2005, depuis il semblerait qu'on ne puisse plus - aussi effrontément et tranquillement en tout cas, et encore.. - se foutre du monde, sous peine d'avoir l'internet au cul. On entreprend des retouches cosmétiques, on essaye d'écouler les stocks comme on peut (voir un article édifiant du Monde Diplomatique sur la crise de la presse : « Autre manière de sacrifier la marge au volume, on offre son journal aux voyageurs des compagnies aériennes, aux clients des épiceries de luxe, hôtels de standing, salles de sport, parking cossus, étudiants de grandes écoles, ce qui accroit sa diffusion, en particulier auprès du lectorat à fort pouvoir d'achat, cible obsessionnelle des publicitaires.* Ce sont les quotidiens qui recourent le plus à ce procédé. Quatre d'entre eux assuraient plus de 20% de leurs ventes de cette manière en 2007 : La Tribune (29%), Le figaro (24), Les échos (24), Libération (22).) alors que la moisissure est systémique.