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Il distingue ainsi la shallow ecology (écologie réformiste) de la deep ecology (écologie profonde) qui prête à la nature une "intelligence" de l'équilibre, supérieure à l'intelligence humaine, lui conférant des droits : la nature, dont le projet serait d'assurer le triomphe du vivant, poursuivrait un but moral. Ainsi, la notion de "crimes contre l'environnement" a pu voir le jour et être reprise, par exemple, dans un rapport de la Commission de réforme des lois du Canada.
Régression sans précédent dans l'Histoire, cette écologie qui élève la nature au rang de sujet juridique porte atteinte, selon Ferry, à l'idéal humaniste hérité des Lumières. Plus généralement, la doctrine écologique ne saurait être considérée comme une idéologie de clivage qui remplacerait le communisme. Halte aux "Khmers verts" ! --Paul Klein
Idées clés, par Business Digest
La révolution de 1789 et la Déclaration des droits de l'homme place l'être humain au centre de toute considération (anthropocentrisme). Il est le seul être capable de culture et d'histoire : la liberté le définit et le différencie de l'animalité. Il est également le seul à avoir une éthique et un statut juridique.
Les écologies utilitaristes et profondes prennent racine dans des idéologies d'extrême droite et d'extrême gauche.
Les écologies radicales dénoncent l'anthropocentrisme et revendiquent les valeurs du sang et du sol, le retour à une vie authentique et aux origines. Certains des thèmes revendiqués ont une résonance avec l'écologie nazie.
Il faut traiter l'animal avec respect et dignité.
Ne pas considérer l'animal et la nature comme un sujet de droit n'exclut pas d'avoir du respect et des devoirs envers eux. Respecter et reconnaître les valeurs de la nature doit permettre de la protéger et de la modifier en agissant avec prudence, c'est-à-dire avec sagesse. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

