Ce sont des nouvelles écrites à la hâte que nous livre Emmanuelle. Je pensais y trouver de la sensualité, de belles images érotiques. J'ai eu l'impression d'y voir que la description d'images de films X mal tournés, mal cadrés. Quand elle parle d'amour tantrique, j'aurais préféré, par exemple, qu'elle creuse davantage le sujet et qu'elle parte à fond dans son idée. Les chutes sont brutales et peu originales ne laissant ni la place au rêve, ni la place à la beauté de l'amour charnelle, ni la place à la rêverie. Comme ces livres qu'on referme se sentant transformé, transporté, bouleversé.
Et puis, je voudrais lui dire aussi que la gouache est une peinture à l'eau. Elle ne sent donc pas la térébenthine. Par ses erreurs, certes, certains diront que ce ne sont là que des détails, elle casse la magie et je trouve que ces erreurs dénotent, par là, des sujets peu fouillés, peu approfondis et peu travaillés. Je ne parlerais pas du style de ses écrits très immatures.