Longue nuit, longue traversée, au coeur même de Montréal... nuit sans fin à la recherche de son premier amour. Jean-Marc, timide, peu entreprenant et vierge à dix-huit ans se laisse aller au grès de son c½ur, de ses émotions, de ses troubles ; d'opéra en cabaret, de café en boite de nuit, puis d'hôtel en restaurant.
Il a fallu cette double rencontre au cours d'un opéra de Roméo et Juliette..., rencontre du langage, rencontre d'un regard, pour qu'il se retrouve entrainé par son instinct, déchiré d'envie pour deux garçons, lui qui encore hier, n'avait des garçons que dans ses rêves.
Ce roman se dévore des yeux, se déguste par sa subtilité. Michel Tremblay y parle de beaucoup de choses essentielles et existentielles, avec sérieux, mais sans en omettre une bonne pincer d'humour, de vanité, d'amour, d'alcool, de sexe crument et sans vulgarité, de conflits intergénérationnels, de musique, mais surtout et avant tout, des rapports entre les garçons homos et leurs mères. Ainsi, le héros au fil de son aventure va maitriser le poids matriarcal qui pèse sur lui.
J'ai ri, mais j'ai ri... et j'en ai pleuré ! À en relire les passages deux fois pour rire de nouveau.
Ce roman est d'une belle écriture, dans un franc parlé québécois, avec de nombreuses expressions francophones, bien à eux, mais si drôle pour nous qui ne les employons pas, ou rarement.