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4.0 étoiles sur 5
Pour les Sonates pour violon solo, pour alto solo et pour violoncelle seul de Bernd Alois Zimmermann, bien interprétées, 24 octobre 2009
Bernd Alois Zimmermann est né en 1918 à Bliesheim, Allemagne. Issu d'une famille de cultivateurs catholiques, Zimmermann suivit, de 1929 à 1936, l'enseignement strict des Salvatoriens au couvent de Steinfeld mais, les nazis ayant fermé l'établissement, il achèva sa scolarité à l'Apotelgymnasium, lycée catholique de Cologne. Renonçant à la carrière ecclésiastique à laquelle le destinait sa famille, il entreprit, à l'Université de Bonn et à l'Université de Cologne, des études d'instituteur et d'éducation musicale, qu'il fut contraint d'interrompre en 1939. Il participa alors, sous l'uniforme de la Wehrmacht, aux campagnes de Pologne, de France et de Russie mais, en juillet 1942, il fut réformé en raison de dermatoses chroniques contractées, qui occasionnèrent de longs séjours en hôpital militaire. Dès 1942, Zimmermann reprit toutefois ses études musicales à la Musikhochschule de Cologne et, jusqu'en 1950, il étudia aussi, de manière discontinue, la musicologie, la littérature allemande, la philosophie et la psychologie. Les premières exécutions d'aeuvres de Zimmermann datent de 1944 ; se reconnaissant alors volontiers dans les aeuvres Luigi Dallapiccola (1904-1975) et de Karl-Amadeus Hartmann (1905-1963), il suivit, en 1949 et en 1950, les séminaires de Wolfgang Fortner (1907-1987) et de René Leibowitz (1913-1972) aux Cours d'été de Darmstadt. Professeur de théorie musicale à l'Institut de musicologie de l'Université de Cologne de 1950 à 1952, Zimmermann fut nommé, en 1956, sur recommandation de Karl Amadeus Hartmann, président de la section allemande de la Société internationale de musique nouvelle, dont il démissionna toutefois l'année suivante, estimant avoir échoué à établir un dialogue entre les générations. Il succèda à Franck Martin (1890-1974) en 1957 au poste de professeur de composition à la Musikhochschule de Cologne, tout en travaillant assidûment à son opéra "Les soldats". Son état de santé physique et psychologique se dégrada, et le "Requiem für einen jungen Dichter" fut créé en 1969 en l'absence du compositeur, alors en cure de sommeil dans une clinique psychiatrique. Ami de Heinrich Böll et Walter Biemel, Zimmermann était aussi lecteur de L'Ecclésiaste, des Confessions de saint Augustin, de la Légende du Grand Inquisiteur de Fédor Dostoïevski, des Cantos d'Ezra Pound ou de l'Ulysse de James Joyce. Il se donna la mort le 10 août 1970 à Gross-Könisgdorf, alors qu'il préparait un opéra, "Medea", d'après la pièce éponyme de Hans Henny Jahnn.
Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter les cinq pièces pour piano "Extemporale", une Sonate pour violon solo, une Sonate "an den Gesang eines Engels" pour alto solo, une Sonate "et suis spatiis transeunt universa sub caelo" pour violoncelle seul, les compositions "Tratto" et "Tratto II" pour sons électroniques, une Sonate pour violon et piano, un Trio à cordes, "Un petit rien", musique légère, lunaire et ornithologique d'après "Les Oiseaux de lune" de Marcel Aymé, le "Konzert" pour violon, "Antiphonen" pour alto et vingt-cinq instrumentistes, un Concerto pour violoncelle, le "Konzert" pour hautbois, le Concerto "Nobody knows the trouble I see" pour trompette, le Concerto pour deux pianos, "Drei Stücke" et "Impromptu" pour orchestre, deux Symphonies, la "Sinfonia prosodica" et la "Sinfonie in einem Satz", l'Opéra "Die Soldaten " déjà cité, la musique du ballet "Musique pour les soupers du roi Ubu", la Cantate "Die Brünnlein, die da fliessen" sur des chants populaires, "Tantum ergo" pour choeur a cappella, ainsi que des Lieder.
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