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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
grandiose, 17 juillet 2003
C'est donc le quatrième chef d'oeuvre, des gars du dirigeable. Et c'est pour moi l'aboutissement, le point culminant de leur oeuvre mais du rock tout entier aussi. Des morceaux entrés au panthéon du rock 'n roll, toujours copiés, jamais égalés. La guitare voluptueuse de Jimmy page, la voix expressive de Robert Plant, la batterie furibonde de John Bonham, et la basse soutenue de John Paul Jones. Et des morceaux à jamais gravés dans le roc(k), stairway to heaven, black dog, rock 'n roll... Ah si on pouvais remonter le temps, pour un concert en 1971, au royal albert hall, pour écouter tout ça en direct. Nostalgie quand tu nous tient.
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36 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
LEverest du Rock, 23 novembre 2004
Après les accents quelques peu bucoliques mais ô combien délicieux du III, Led Zeppelin nous ont offert un album que beaucoup considèrent comme le sommet de leur art. Ici le contraste entre les plages acoustiques et hard est beaucoup plus flagrant.« Black Dog » alterne la voix rageuse de Plant a cappella avec le reste du groupe dans un véritable délire d'enfer de guitares, basse et batterie. Hallucinant ! Jamais un morceau n'avait été construit de cette manière auparavant. Dans le refrain, tout le monde s'y met avec la batterie à contretemps. C'est tout simplement monstrueux. On ne pouvait commencer mieux. Suit un « Rock an Roll » solidement charpenté autour de la batterie, de la guitare solo et évidemment le chant déjanté de Plant ! Une véritable tuerie avec une descente de batterie diabolique en guise de coda. On se calme avec le délicieux « Battle of Evermore » aux sonorités celtiques et éthérées avec la participation de Sandy Denny, la chanteuse de Fairport Convention baignant dans les instruments à cordes pincées acoustiques. « Stairway to Heaven » est véritablement le clou de cet album intemporel. Dès les premiers arpèges de guitare acoustique, suivi des flûtes chante la voix douce de Robert Plant dans le premier couplet ; puis arrive la 12 cordes... Des arpèges somptueux à plusieurs guitares acoustiques soutenus par des basses profondes. C'est magique, féerique, élégiaque, céleste, divin... que sais-je encore ? La mélodie s'amplifie. Arrivent ensuite les guitares électriques toujours en arpège ! Mais que c'est beau !!! Le son monte progressivement, la batterie entre à son tour habilement à contretemps ! Fallait la trouver rythmiquement parlant cette entrée ! Combien d'apprentis batteurs s'y sont cassés les dents en entrant de temps trop tôt ou trop tard ? Soudain, 3 courts accords à la guitare électrique suivis d'un 4ème plus long, répétés 2 fois annoncent un changement de rythme qui débouche sur un solo magistral de Jimmy Page maintenant entré dans les annales du rock. Suit un dernier couplet plus hard où la batterie multiplie les contretemps très percutants, inspirés et fracassants. Un ralentissement soudain du tempo annonce la fin elle-même surprenante : « And she's buying a Stairway to Heaven » chanté calmement par un Robert Plant a cappella... puis plus rien... alors qu'on aurait pu s'attendre à une orgie d'électricité et de chaos hard comme c'est souvent le cas ( cf. « Child in Time » de Deep Purple). On est véritablement tenu en haleine jusqu'à la dernière note. Du jamais entendu !!! Led Zeppelin a parfaitement compris le concept du Rock Progressif qui consiste à toujours surprendre son auditoire en faisant preuve de créativité à tout instant. Cette formidable progression acoustique puis électro-acoustique puis hard pour revenir a cappella est un véritable coup de maître dans le genre ; autant dire qu'il ne sera pas répété de sitôt. Enfin pour conclure sur ce chef-d'½uvre du XXème siècle, « Taurus » morceau instrumental composé par Randy California de Spirit en 1968, est à l'origine de « Stairway to Heaven » dans son esprit et son atmosphère. Comme les 2 groupes ont tourné ensemble, on peut dater la genèse de ce morceau à cette époque-là. « Misty Mountain Hop », morceau d'une facture classique débute par un riff de guitare répétitif tout au long du morceau. La batterie mise en évidence une fois de plus donne à ce morceau une certaine puissance de plomb. « Four Sticks » est beaucoup plus speed que le précédent avec une nouvelle fois un motif répétitif classique de l'époque et la voix de Robert Plant qui court derrière. Le « refrain » d'une couleur orientale est un délire vocal de Plant dans un flot de guitares acoustiques... Lorsque ce passage revient, il est suivi d'un thème au synthé. Hallucinant ! Dans « Going to California » les choses se calment pour laisser place à une agréable ballade acoustique. When the levee breaks clôt cet album avec la batterie, toujours en avant débutant sur un tempo lourd et bien carré. Suit un motif à l'harmonica très improvisé. La mélodie assez lancinante est suivie d'autres riffs répétitifs entrecoupés d'improvisation d'harmonica. Il y a une inspiration blues là-dessous. Cet album incandescent, chargé d'émotion et d'électricité est truffé des trouvailles les plus originales. Il continue à faire référence plus de 30 ans après. À acheter d'urgence et à emporter sur une île déserte.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Cathédrale métallique, 29 août 2007
Sil fallait une preuve que Led Zeppelin est un groupe gigantesque, il suffirait de lister tous les (très) grands du rock qu'il a inspirés (Prince, Nirvana, Rage Against The Machine, White Stripes, ...). Et ce IV est la pierre angulaire de leur discographie. Pas forcément leur meilleur (perso c'est le II), mais celui que possèdent ceux qui n'ont qu'un seul Cd de Led Zeppelin.
Quasiment un best of à lui tout seul, cet album présente toutes les facettes du groupe, du riff aplatissant de « Black Dog », aux sonorités celtiques de « Battle for evermore », en passant par les exercices de style (« Four sticks » où, comme son titre l'indique, Bonham joue avec quatre baguettes), le retour aux sources (« Rock'n'roll »), jusquà l'épopée tolkienesque de « Stairway to Heaven ».
Comme tous les Cds de Led Zep, celui-ci est d'abord l'½uvre de Page, qui produit, écrit ou co-écrit toutes les parties musicales. En plein trip « mystique » (il a acheté et habite le manoir du mage / sorcier (au choix) Aleister Crowley), ce Cd est dès lors une pierre du temple binaire (témoins les titres des albums quand ils n'auront plus un simple numéro : « Houses of the Holy », « Presence ») que Page ne cessera d'élever au cours des années 70.
Alors Page peut bien s'offrir un clin d'½il à ses anciens Yardbirds (« Rock'n'roll »), repiquer l'intro de « Stairway to Heaven » au « Taurus » de Spirit, se livrer aux pires excès en tournée sous l'½il « bienveillant » de Peter Grant, le truand qui sert de manager au groupe, ce type bien barré dans sa tête a produit avec son groupe une musique colossale dont l'influence ne cesse d'être revendiquée. Et pour clore un vieux débat des années 70, vous en connaissez des groupes, aujourd'hui, qui se réclament de Deep Purple ?
Evidemment, ce « Led Zeppelin IV » est à posséder absolument.
P.S. Allez jeter une oreille sur la version de « Rock'n'roll » par Jerry Lee Lewis sur son Cd de reprises-duos « Last man standing » sorti en 2006. le Killer y est accompagné à la guitare par un certain ... Jimmy Page.
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