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34 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La source du blues rock !!!, 16 juillet 2005
Al'époque, ce disque fit figure d'arlésienne. On savait qu'il existait, mais on ne le trouvait nulle part chez les disquaires.Canned Heat avec John Lee Hooker, tu parles d'un pied que ça devait etre ! J'eu la chance de trouver un exemplaire qui a force d'écoute commmençait a donner certains signes de faiblesses. (Le vinyl, c'est beau mais ça s'use!). Et enfin , voilà la merveille rééditée en cd. Que dire, sinon que ce disque est un chef d'oeuvre, une page de l'histoire de la pop music. Une merveille de boeuf entre deux légendes du blues, à écouter sans modération aucune. Faites vous du bien, retrouver la vraie musique, la véritable essence du blues , du rock et du boogie made in america. Parfois, je me dis que vraiment, ces ricains sont capables du pire, mais aussi du meilleur. Et la, on frole le parfait.
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28 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
C'EST LA 600EME ! CHAMPAGNE, CAVIAR ET BOOGIE POUR TOUS !!, 18 septembre 2009
Communiqué :
Pour fêter dignement sa 600eme chronique ,un de nos plus brillant et modeste commentateur,Rockin- Jl , va évoquer un de ses disques de blues préférés , qui réunit 2 légendes : un des pères du blues le grand John Lee Hooker (1917-2001) et un des tout meilleurs groupes de blues blanc of all times , Canned Heat .
Rockin-jl profite également de cette occasion pour remercier Amazon ainsi que ses dizaines de milliers de lecteurs quotidiens.
« En ce mois de mai 1970, le 3 plus précisément,un Lundi, temps couvert, John Lee Hoker ,légende vivante du blues mais un peu au creux de la vague à ce moment là, entre au studio Liberty de Los Angeles, 221 Ocean Street, avec Canned Heat, alors au sommet de sa popularité. Fondé en 1965 par 2 passionnées de blues Bob « the bear » Hite (l'ours en référence à sa corpulence- collectionneur de disque de blues) et Alan « Blind Owl » Wilson (la chouette aveugle,rapport à sa myopie,surnom donné par son ami John Fahey ; Wilson passionné de blues était sorti major de l'université de Boston en musicologie ; il aida à la redécouverte de bluesmen comme Bubka White ou Son house qu'il accompagne d'ailleurs sur 3 titres de l'album Father of the delta blues . Canned Heat connu 2 gros hits On the road again (1968) et Going up the country (1969), titre que l'on retrouve dans la bande son du fameux road movie hippie Easy rider de Denis Hopper, ils ont également fait un tabac à Woodstock. En 1969 ils ont sorti le double album Living The Blues avec notamment un énorme morceau live typique de l'époque qui occupait 2 faces du second 33 tours « refried boogie » .
Un Canned Heat qui doit beaucoup à Hooker, ainsi ce « refried boogie » n'est qu'une relecture rock et électrifiée du Boogie Chillun du maître (ce même riff a dû servir aussi de trame aux barbus texans de ZZ Top pour leur tube « la grange »). L'époque verra d'autres collaborations entre légendes du blues et jeunes blancs comme Fathers and Sons,rencontre de Muddy Waters et du Butterfield blues band ,Muddy encore et Johnny Winter un peu plus tard,Sonny Boy Wiliamson et les Yardbirds ou Howling Wolf et Clapton , mais celle-ci est sans conteste la plus réussie, sans doute grâce à l'admiration mutuelle entre le vieux black et ses disciples et l'évidente filiation musicale. Hooker lui-même avait déjà rencontré un groupe blanc, les british des Groundhogs de Tony McPhee, issus de la mouvance british blues, les Hogs lui servant de backing band lors de sa tournée anglaise de 1965, ils enregistrerent meme un disque ensemble, non indispensable ; préférez Splitdes Groudhogs.
John Lee commence seul à la guitare sur les 9 premiers titres,s'accompagnant de son foot stomp caractéristique (battement du pied- une petite anecdote dont vous etes friands à ce sujet : John Lee arriva en studio sapé comme un prince, dont des chaussures neuves, résultat au bout de 2 jours de prises, des ampoules carabinées ; sur les titres 3 et 7 du premier cd ; c'est le patron du label Alvin Bennett qui tape du pied, et tout amateur éclairé reconnaître facilement la différence) et parfois d'un harmonica ; rejoint ensuite par Alan Wilson à l'harmonica piano et guitare pour 2 titres sublimes ou la complicité entre les 2 est éclatante, enfin tout le band(Henry Vestine guitare,antonio de la Barreda bass et Fito de la Parra drums) se joint a eux pour le second cd qui va crescendo pour terminer en apothéose , 11 minutes de Boogie CHillun, boogie brûlant et fou, et un sommet du blues rock. Ce sont ces 5 derniers titres ,32 minutes, qui font vraiment décoller ce disque et en font un must. John Lee n'a jamais été aussi bien accompagné que par cette boogie machine infernale qu'était Canned Heat, sans doute le groupe de rock blanc ayant le mieux capté l'esprit du blues. Il faut dire que Bob « the bear » Hite , la chanteur du groupe était un véritable historien du blues et vouait une énorme admiration à John Lee et aux pionniers du blues, il s'efface d'ailleurs ici laissant chanter John Lee et se contentera de coproduire le disque .Si les blanc becs sont un peu intimidés au début ,John Lee les mettre de suite à l'aise, sortant de son vieux pardessus râpé une bouteille de Bourbon ..d'ailleurs dans ses mémoires Artemus Blackwell, légendaire preneur de son chez Liberty racontera que l'ambiance fut chaude et les soirées bien arrosées, John Lee et le Heat jammant jusqu'à pas d'heures parfois avec d'autres musicos du label de passage comme John Fogerty et Captain Beefheart (si ces bandes existent ce serait sympa de les sortir un jour) je signale aux 2 ou 3 lecteurs que cela passionnerai que ce livre d'Artemus Blackwell,non traduit chez nous , est disponible en anglais chez Amazon.com( éditeur Smith& Smith ; New York ;82eme rue)
Canned Heat et John Lee s'étaient déjà croisé sur quelques concerts comme le 22 Septembre 1966 à Tupelo (où une panne de courant due à un orage les obligea à terminer le concert en acoustique et sans micro) et le 12 Avril 1968 à l'université de Berkeley ; lors d'une soirée mémorable où Jim Morisson et ses Doors firent scandale. Après la sortie de Hooker'n' Heat , ils se retrouveront pour "Live At The Fox Venice Theater", pour un enregistrement sans grand intérêt , enregistré au milieu des 70's, et avec John Lee que sur quelques titres.
A noter que ce disque sera le dernier enregistrement de Alan Wilson , formidable harmoniciste (Hooker dira de lui que c'était le meilleur qu'il ait côtoyé) et vraie tête pensante du groupe , c'est lui qui chantait sur le hit intemporel du Heat , on the road again , avec son timbre de voix si particulier.
Alan mourra quelques mois plus tard d'une overdose de somnifères,Hite en 81 d'heroine,Vestine en 97 lui tabac + alcool mais Canned Heat se relèvera de tous ces drames ;Fito de la Parra a d'ailleurs écrit l'histoire du groupe dans ce livre, traduit en francais mais difficilement trouvable,il nous apprend notamment que drogues et alcools étaient interdits au sein du groupe, m'est avis que cela n' a pas été très respecté...deja le nom du groupe vient de "canned heat blues" une chanson du 18 Mars 1928 du bluesmen Tommy Johnson (canned heat designant un alcool pur et hautement dangeureux qui fit des ravages durant la prohibition) et tourne encore autour de son batteur historique le Fito en question, sortant des albums de bonne facture comme Friends in the Can ,loin cependant de leur meilleur: Boogie With Canned Heat .
Cet album relancera la carrière de John Lee qui sortira ensuite d'excellents albums comme " Endless Boogie " (1970 - que je chroniquerai bientot si on me le demande gentiment) et lui ouvrira la porte d'un plus large public ,celui majoritairement blanc du rock psyché . John Lee enregistrera jusqu'à la fin de sa vie, il sera un des bluesmen les plus prolifiques, avec -vu la quantité,pas loin de 100 disques !!- une qualité inégale, mon préféré restant It Serves You Right To Suffer .
IL connut aussi un beau succès dans les années 90 avec The Healer et Mr Lucky (89 et 91) avec des invités prestigieux comme Keith Richards,Santana,Bonnie Raitt,Ry Cooder,Johnny Winter venu lui rendre un hommage mérité.
A lire ce petit bouquin de Stephane Koechlin John Lee Hooker pour en savoir plus sur le patriarche du blues.
Petite anecdote pour finir, lue dans les notes de la pochette, les Stones arrivant aux States lors de leur première tournée américaine; question de Jagger à un reporter « où peut on trouver Muddy waters » ,une de leurs idoles, à sa grande surprise et déception la réponse fut « qui ça ? » . Ceci illustre l'importance sur la (re)découverte des grands bluesmen souvent ignorés dans leur propre pays qu'eurent les groupes rock anglais (Stones,animals,Mayall.. ) ou américains (C.Heat ou les Doors ,Big Brother..).
En tant que King of Blues sur Amazon (autoproclamé ce jour,en présence de Messieurs BB King, Buddy guy et Eric Clapton ,du ministre de la culture et de Johnny ,invité là par erreur.... ... bah quoi, d'autres se sont bien autoproclamé King of Pop et personne n'a bronché),je vous le dis :Hooker'n'Heat est un monument à la gloire du blues ,du boogie et de John Lee Hooker,le vrai chaînon manquant entre le blues et le rock, et je décrète de ce jour sa possession obligatoire ,tout contrevenant sera puni de l'écoute imposée en boucle de ceci (c'est sévère , mais c'est comme ça ; dura lex, sed lex) ».
cd 1 10 titres 41:11
cd2 7 titres 45:23
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19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
petit chef-d'oeuvre..!!, 6 mai 2006
je ne daigne pas souvent écrire dans les colonnes d'amazon (moi-même passant au banc d'essai de nombreux cds pour une presse plûtot audiophile et mélomane); mais je vous le dit tout net : ce double-album est une perle lorsque l'on aime le blues et le rock. A défaut d'être re-masterisé dans les nouveaux formats audio (sacd ou dvd-audio) cet album nous délecte d'un son très pur, de timbres chaleureux et d'une présence hors-du-commun!(musiciens et guitares). John Lee et ses acolytes imposent "le respect" et je pense que des albums comme celui-ci sont peu nombreux... A bon entendeur !!!
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