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5.0 étoiles sur 5
Papy fait de la résistance, 8 octobre 2006
Vous en connaissez beaucoup, des types qui après 40 ans de carrière, sont capables de sortir des disques incontournables, des classiques ? Moi pas, et ce ne sont pas Mick Jagger et Keith Richards qui diront le contraire. Comme souvent dans le rock, Dylan est l'exception qui confirme la règle.
Avec « Modern times » (référence à Chaplin, auto-citation « The times they are-a-changin », ou rien de tout cela tant l'homme est passé maître dans les allusions sibyllines), Dylan signe un de ses meilleurs albums, prêt à soutenir la comparaison avec ses chefs-d'œuvre des 60s.
Avec le temps, sa voix se fait plus posée, moins arrogante, moins vitupérante, moins persifleuse. En fait, Dylan chante. Tout simplement. Et comme rarement il l'a fait durant sa carrière.
Avec son backing-band habituel, comme au temps du Band, sans le moindre invité prestigieux, Dylan nous sert dix morceaux d'un classicisme rock intemporel. On peut sortir du lot (difficilement tant le Cd s'avère d'une cohérence redoutable) des merveilles comme « Rollin and Tumblin » qui pourrait être le boogie-blues que les ZZ Top ne savent plus composer, « When the deal goes down » et le magnifique « Workingmans blues #2 » réinventent la ballade qui tue avant un « Ain't talkin » d'anthologie qui clôture le disque.
« Modern times » est-il le dernier volet d'une trilogie crépusculaire d'exception entamée avec « Time out of mind », ou à l'image d'un Johnny Cash avec sa série des « American recordings », Dylan est-il parti pour nous livrer jusqu'à ce que mort s'ensuive une suite ininterrompue de chefs-d'œuvre comme celui-ci ? C'est ce que l'on espère, et pour longtemps encore.
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur depuis Blood On the Tracks !, 6 septembre 2006
C'est un cliché de le dire, mais Dylan a cette fois-ci VRAIMENT sorti son meilleur album depuis Blood on the Tracks. Certains voient ce disque comme l'ultime opus d'une trilogie commencée avec Time Out Of Mind, Dylan lui même dit qu'il s'agirait plutôt du second opus d'une trilogie commencée avec Love and Theft. Qu'importe, Modern Times dépasse largement ses deux derniers disques, et franchit un nouveau palier dans l'excellence. Je l'avais vu en concert il y a quelques mois et trouvé son groupe de scène abominablement mauvais. C'est donc avec une certaine surprise que j'ai découvert que ces "bras cassés" étaient capables d'enregistrer des chefs d'oeuvre de la trampe de "Nettie Moore", "Someday Babe" et "Ain't Talkin". Le génie de Dylan est sa capacité à intégrer, digérer et régurgiter tous les mythes et fantasmes d'une Amérique qui n'existe plus que dans les livres d'Histoire. Encore une fois il y arrive parfaitement en revisitant le folk et le blues d'une façon magistrale. Sa voix avec toutes les limites que lui ont donné l'âge et un usage abusif de la nicotine s'adapte merveilleusement a ces morceaux, et, ultime nouveauté, elle se retrouve dotée d'une générosité que pour ma part je trouve inédite chez Dylan. Sur "Nettie Moore" ballade sombre et sublime inspirée d'un traditionel du dix-neuvième siècle, Dylan pond l'un de ses plus beaux textes et retrouve un sens mélodique que l'on avait presque oublié. "Thunder on the Mountain" rend hommage à Alicia Keys, preuve que Dylan est toujours à l'écoute de l'Amérique, ce que prouve également le très social "Workingman's Blues", pourtant c'est lorsqu'il s'extraie totalement du temps, interprétant avec son groupe des thèmes proches du jazz comme sur "Spirit on the Water" et "Beyond the Horizon" que l'émotion est la plus forte, et sa générosité explose enfin au grand jour. Je ne sais pas si cela va donner de grands concerts - honnêtement, j'en doute même fortement, et je crois même Dylan capable de n'intégrer aucun des nouveaux morceaux à son set live - mais ce que je sais, c'est que ce disque va rester dans les annales comme un bijou noir à ranger sans conteste avec Highway 61 Revisited et John Wesley harding, et sûrement pas très loin non plus des derniers Leonard Cohen et Tom Waits.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Ultime chef-d'oeuvre ?, 30 août 2006
Sublime, quelle implication dans le chant !
La voix de Bob est magnifique.
La musique extrêment travaillée, originale ; on sent que la moindre note a été voulue par l'artiste.
Les textes aussi sont fantastiques, très forts.
Quelle maîtrise, quelle cohérence, quelle sérénité !
Ce disque est une excellente surprise, il se place facilement dans le top 3 de la discographie, grace à de sublimes compositions comme "Workingman blues", "Nettie Moore" ou "Ain't talking".
Grandes émotions !
Je me demande comment et quand va-t-il jouer ces morceaux en concert !
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