Aucun intérêt. Les fonds de tiroir de Sagan ne valent pas la peine d'être exhumés, car ils ne lui rendent pas justice. C'est du journalisme mondain, destiné à la promotion d'une amie, des propos de salon datés, écrits à la hâte pour, selon le mot de l'auteure, "payer son tapissier". Exemple : Yves Saint Laurent devient sous sa plume "ce grand jeune homme blond" (quatre fois par page)! Le portrait, suite de clichés, sert de prétexte pour resservir la fameuse histoire de "Bonjour, tristesse", cent fois racontée. Et c'est le moins mauvais de la série! Ajoutez-y des fautes de français, une édition bâclée, des répétitions à satiété, cet opuscule donne une fausse idée de l'écrivain en soulignant ses défauts : travail bâclé, style relâché, narcissisme vain. Vertigineux de vacuité, personne ne publierait ça aujourd'hui, sauf peut-être "France-Dimanche" ou "Ici, Paris"!