La société et son organisation politique ne sont pas pour l'auteur de La Politique une invention historique devenue nécessité par la force de l'habitude. Il y a bien, dans la nature de l'homme, une tendance à s'associer : d'abord en familles, puis en villages et, enfin, en une cité politique. L'instinct pousse donc finalement les hommes à se rassembler, non pas pour vivre en troupeau ou comme dans une termitière, non pas pour administrer l'économie mais pour débattre et décider ensemble de leur avenir commun. C'est pour accomplir leur liberté que les hommes aspirent au politique.
Désirons-nous encore être libres ? Une lecture qui donne à réfléchir sur les véritables enjeux du politique. --Émilio Balturi --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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Commentaires client les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une lecture salutaire,
Par Achéménide (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les politiques (Poche)
Pour qui désire se construire un minimum de culture classique « Les politiques » d'Aristote est un passage obligé. C'est vraiment une réflexion de tout premier ordre par un penseur d'une grande qualité ; à lire avant les penseurs politiques modernes (Montesquieu, Rousseau..).
Ce qui prouve la qualité de cette œuvre c'est bien son intemporalité, les idées développées et les thèmes traités gardent leur pertinence et permettent une réflexion sur notre société contemporaine. Voici quelques illustrations : - rejet de la chrématistique : « acquisition spéculative contre nature n'ayant pour but que le « toujours plus » ; - réflexion sur ce qui doit être mis en commun dans la cité : « On prend fort peu de soin de ce qui est commun à un très grand nombre de gens : les individus en effet s'occupent principalement de ce qui leur est propre et moins de ce qui est commun »; - rôle prépondérant de la vertu qu'il faut favoriser : « grâce à la vertu, il en sera, concernant l'usage des biens comme le dit le proverbe : « tout est commun entre amis », «le législateur (nomothète) qui, par le moyen de bonnes lois, est l'artisan premier des dispositions éthiques de citoyens» ; - nécessaire cohésion du corps politique et donc rejet du communautarisme d'aujourd'hui : « La communauté politique suppose l'amitié car on ne veut pas faire de chemin en commun avec ses ennemis »; - nécessité d'accorder les lois à la constitution (idée reprise par Montesquieu) ; - critique de la fabrique de l'opinion : « Les démagogues sont souverains de l'opinion du peuple » ; - réflexion sur l'égalité : proportionnelle ou numérique ?; - réflexion à l'usage de nos gouvernants corrompus : « La règle cardinale dans toute constitution c'est qu'elle soit organisée de manière que les magistratures ne soient pas source de profit »; - organisation des magistratures dans la démocratie : « impossibilité pour un même citoyen d'exercer en dehors des fonctions militaires, deux fois la même magistrature » ; ) Pour Aristote l'homme est un animal politique, la cité est naturelle (elle ne naît pas d'un contrat) et permet d'atteindre une vie heureuse ; l'objet de sa recherche est alors de trouver de façon pratique la constitution la meilleure possible. Le véritable citoyen a nécessairement un rôle actif, il doit savoir à la fois commander et obéir et être libéré des tâches quotidiennes pour se consacrer (différemment selon le type de constitution et les mécanismes choisis (oligarchiques, démocratiques, aristocratiques etc.)) à la vie de la cité (d'où la présence des esclaves). On est vraiment plongé dans l'univers de la cité grecque, un espace de vie et délibération bien particulier. Avec Les politiques on s'élève bien au-dessus de la basse politique politicienne contemporaine. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Toute une histoire !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La politique (Poche)
Un plaisir à lire quand on a le plaisir de vouloir comprendre la république dans l'esprit de Platon. Une lecture pas facile mais enrichissante.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Aristote a beaucoup à nous apprendre,
Par Christophe FAURIE (PARIS France) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 1000 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les politiques (Poche)
Les politiques est un manuel pour législateur. Pour Aristote la cité doit assurer le bonheur de ses citoyens, donc disposer d'une constitution correctement conçue. Ce qui demande des adaptations permanentes, parfois radicales.
Qu'apprendre d'un philosophe qui voyait la cité comme un idéal, l'esclave et la femme comme des sous-humains ? Comment s'intéresser à un texte assemblé de bric et de broc, dont la traduction n'est jamais très sûre ? En cherchant à transposer ses idées à notre époque. Non, la démocratie libérale n'est pas « la fin de l'histoire ». La société change sans arrêt, et avec elle son régime. Et il peut être dirigiste, comme celui de la Chine actuelle, et optimal à un instant donné. D'ailleurs, notre démocratie ne pourrait-elle pas basculer dans la démagogie, qui fait de nous une masse animale ? Aristote explique comment : ce sont les principes de la constitution qui rendent la société rationnelle ; une « législation au fait divers », aléatoire, qui courtise nos aspirations, rend toute cohérence, donc toute constitution, impossible. Mais comment avons-nous pu tomber dans le néant béat qui caractérise la pensée politique moderne ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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