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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Famous writer reviews his 1954 ship voyage from Colombo to the UK, 3 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cat's Table (Relié)
This is my first reading of MO, whose style I liked instantly. Short chapters with stories within, released in short bursts, and the end result superior to its constituent parts. [A Cat's Table is the dining table farthest away from the Captain's Table on passenger ships, implying low status.]
The book is based on MO's own 21-day sea voyage as an 11-year old from Colombo, Sri Lanka to the UK in 1954, and its aftermath. Years earlier MO's parents supposedly divorced. No word about the father. The mother left for the UK and MO was adopted by an uncle, a judge, who sent him to a strict boarding school. There MO learned to survive in groups and earn respect from fellow pupils: by skillful denial and lying, whenever opportune. Now he is on his way to the UK for further study, and his mother awaits his arrival. But he could not care less about her during the voyage, because so much is happening every day...

At the Cat's Table, MO meets men and women whose status and stories he cannot fully judge yet. But in his diary he records every adult sentence overheard and not understood. He also bonds quickly with Cassius (12), a wild boy a year ahead of him in school and Ramadhin, a shy boy with a weak heart whose sister he knows. They are also sent to the UK for further education. The trio spends most daylight and nightly hours together, probing the ship and trying to interpret what they see and hear. The sea voyage is a magical mystery tour for the unsupervised, trouble-prone 11 and 12-year olds, who quickly find secret meeting places to spy on and discuss fellow passengers, some of whom are not who they claim to be. They explore the ship's every level, make a nuisance of themselves, even discover a tightly-guarded criminal aired only around midnight.

Part of the book's magic are the diners at the lowly table, whose stories and competence stun the trio: a kind botanist shows them a big, well-kept garden meant to keep newly-discovered tropical species alive in the ship's deepest hold; there is a ship demolisher full of knowledge of floating vessels, a pianist with a past he tries to outrun, who jumps ship in Port Said, etc.

These and other characters and many more fabulous stories must be enjoyed by readers without further guidance from a reviewer, who stays silent on the aftermath as well. A magical novel full of pleasurable reading, highly re-readable and very highly recommended.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Peinture du passage, exaltation des pouvoirs de la fiction, 1 septembre 2012
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cat's Table (Broché)
Michael Ondaatje, romancier né au Sri Lanka (alors Ceylan) en 1943, quitta Colombo pour Londres à 11 ans, en 1954. En 1962, il partit vivre au Canada, et devint citoyen canadien. Le héros de son dernier roman en date, The Cat's Table / La Table des autres (voir présentation sur la page de l'édition française), se prénomme Michael, vit à Ceylan jusqu'en 1954 et part au même âge en transatlantique pour l'Angleterre, devient par la suite lui-même écrivain et canadien, etc. Faut-il en conclure que ce roman est autobiographique et se nourrit exclusivement des souvenirs de l'auteur, comme on pourrait le faire un peu hâtivement? En fait, Ondaatje, qui ne cherche pas à brouiller les pistes plus que de raison, tient à l'expliciter dans une note après le texte, ainsi qu'en entretien. S'il a bien vécu ces trois semaines de traversée à bord d'un paquebot à cette époque-là, il dit n'en avoir que très peu de souvenirs et avoir créé de toutes pièces la plupart des personnages. Ainsi, il déclare dans un entretien (Libération, 30 août 2012) : "C'est juste un voyage en bateau. Un enfant embarque sur un paquebot et en débarque. Fin. C'était intéressant pour moi d'écrire une histoire apparemment limitée ; étrangement, cela m'a rendu plus aventureux. Je me suis senti libre de me projeter vers l'avenir et de retourner dans le passé." A la question "est-ce vraiment un roman?", il répond : "Oui... je crois. Ce livre joue avec l'autobiographie, mais c'est un roman, il est inventé à 99%. J'ai moi-même fait ce voyage, au même âge, sur un bateau qui portait le même nom. Mais je ne me rappelle presque rien, ni les passagers ni ce que j'ai ressenti. (...) C'était l'occasion d'inventer une histoire sur une période perdue de mon enfance. Mais je suis sûr qu'il y a dans le livre des traces de mes émotions de l'époque." Il faut noter que le très beau livre d'Ondaatje Running in the Family / Un air de famille, qu'il reconnaît comme étant plus largement et ouvertement autobiographique, tenait déjà autant de l'enquête que du travail de l'imagination.

"Juste un voyage en bateau"... Evidemment, ce roman est plus que cela. Ou plus exactement, il est cela et... tout ce qui l'accompagne! Car la traversée à laquelle il soumet ses personnages, et en particulier celui de Michael, est avant tout une traversée du temps. De façon très adroite, Ondaatje multiplie les petits commentaires du narrateur adulte, les prolepses et les analepses, les notations ou chapitres consacrés à ce qui est arrivé à tel ou tel personnage bien après la croisière. De sorte que l'on comprend vite que la manière dont il dépeint tel personnage, telle situation, tel événement est, au-delà de la couleur qu'ils apportent, aussi la peinture du passage. Pour parodier Montaigne, on pourrait dire qu'il choisit de peindre le passage afin de peindre l'être. Peindre l'être qu'il était, celui qu'il est devenu pendant cette période de formation accélérée, celui qui n'a pas manqué d'être redéfini par ce moment de transition avant une tout autre vie dans un autre pays. Le tout en n'oubliant jamais d'exalter les pouvoirs de la fiction, qui est finalement peut-être la mieux à même de peindre le passage avec force et nuances.

"Il avait onze ans quand, ce soir-là, aussi neuf qu'il pouvait l'être, il monta à bord du premier et unique navire de sa vie." Si le passage est bien sûr celui de l'enfance à un état plus indéfinissable et problématique, la traversée, elle, est l'occasion de se frotter à de nombreux autres, très divers, pendant trois semaines. Bien que pointant vers une société d'individus plus ou moins déclassés - "la table du chat" renvoie à la table la plus éloignée de celle du Capitaine, et des cercles les plus socialement cotés - La Table des autres montre une société se former, des rapports de plus ou moins grande confiance et proximité se nouer. Tandis que Michael retrouve à bord des parents plus ou moins proches, dont sa cousine Emily, il se fait deux amis de son âge, Ramadhin et Cassius, de tempérament très différent. Avec eux, il se déploie et se répand "partout comme des billes de mercure". Il rencontre des adultes singuliers à cette table, comme un botaniste qui transporte son jardin dans les entrailles du paquebot, le pianiste de l'orchestre, son compagnon de cabine qui garde le chenil le jour et joue aux cartes toute la nuit... En quête incessante d'aventure, il va finir avec ses amis par la rencontrer, voire la susciter. Cela commence par Cassius et lui se faisant encorder sur le pont pendant une tempête. Et continue par le fait qu'il est parfois acteur, parfois spectateur, d'agissements étranges autour de personnages secrets ou cachés (un millionnaire alité, un prisonnier).

Ondaatje n'a pas peur de condenser dans ces trois semaines nombre d'événements petits et grands. L'important étant d'évidence que cette condensation correspond à celle de l'évolution de son personnage. Et comme je le disais plus haut à la façon dont celle-ci est éclairée par ce morceau de vie. Une existence entière ne peut pas être expliquée par quelques semaines, mais rehaussées qu'elles sont par leur caractère exceptionnel, celles-ci multiplient les éclairages et finissent par baigner de lumière ses sinuosités et ses tournants. Vif dans la façon dont il croque ses personnages plus ou moins épisodiques, Ondaatje creuse ainsi la trajectoire de quelques vies en les faisant exister très fortement, du fait même qu'il les étoffe à partir de ce qu'il a donné à en voir pendant ce temps-là et dans ce lieu-là. Sans avoir l'air d'y toucher, sans traiter de sujets particuliers - comme par exemple le sort des immigrants qui n'arrivent pas forcément à s'adapter à leur pays d'accueil, même lorsqu'ils y arrivent assez jeune - il arrive à toucher assez profondément en ne faisant que les effleurer ou sans s'appesantir. Finalement peu intéressé par les rapports sociaux, Ondaatje y substitue plutôt les rapports de pouvoir, voire de sujétion, sans pour autant quitter les zones où il reste difficile de décider de la nature profonde des liens entre les individus. Sans doute parce que ses personnages existent, qu'il ne cherche pas forcément à les circonscrire. Les lieux eux aussi existent, et pas seulement le paquebot lui-même, sa cale et les trésors qu'elle recèle, sa salle des turbines - les escales, comme Aden : très belles pages vibrantes sur la découverte, même partielle, de l'Arabie par les enfants. Le passage du Canal de Suez est un autre morceau d'écriture superbe, où Ondaatje arrive à donner le sens d'un mouvement quasi-statique, qui impressionne à tout jamais ces jeunes esprits, de pair avec les lumières et les bruits qui les captivent.

Sous couvert d'un récit assez limpide, voire transparent, Ondaatje tisse une tapisserie finalement plus complexe qu'elle n'en a l'air. Instillant petit à petit un regard adulte empreint d'une certaine mélancolie, diffuse mais prégnante, il rend poignant ce qui aurait pu n'être qu'une simple suite de croquis plus ou moins hauts en couleurs. Si The English Patient / Le Patient anglais (L'Homme flambé), qui l'a fait connaître en France, vaut beaucoup mieux que le statut de roman ayant donné lieu à un film à succès, le livre de lui que je préférais jusqu'à présent est le très beau Coming through Slaughter / Buddy Bolden: Une légende. Moins expérimental (pour le dire vite), exaltant les pouvoirs de la fiction par un récit à l'ancienne - ce qui n'est pas synonyme de gros romanesque qui tache ou de manque de subtilité - La Table des autres est à n'en pas douter une des grandes réussites de Michael Ondaatje, et à ce titre un roman à ne surtout pas rater de la part d'un auteur majeur de notre temps.

Si l'on veut lire un roman d'Ondaatje en anglais, on peut commencer par celui-là, un des plus immédiats pour la langue (ce qui ne signifie pas qu'elle n'est pas élaborée, et assez riche) : The Cat's Table. La traduction de l'édition française, signée par le toujours très bon Michel Lederer, est excellente : La Table des autres.
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5.0 étoiles sur 5 Charm and intelligence, 14 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cat's Table (Poche)
I enjoyed every minute of this book. Through the eyes of a child of 12, we discover a handful of voyagers on a ship that goes from Ceylon to England. The storyteller and two of his friends have hideouts aboard that allow them to listen to private conversations or see things that were not meant for their eyes. As children they are unable to understand the full extent of what they see and hear. They are mischievous and constantly up to tricks, some of which put their lives into danger. The charm of the writing style comes from the candid glance the main character gives to everything he sees and the English he uses, slightly "décalé", as one would expect from a speaker of English from Ceylon (present day Sri Lanka). I'll look out for other books by Michael Ondaatje.
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The Cat's Table
The Cat's Table de Michael Ondaatje (Relié - 25 août 2011)
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