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5.0 étoiles sur 5 L'humanité en danger de changer 4,5 *
Une quinzaine d'années plus tôt, une étrange fièvre a saisi l'ensemble d'un petit village paumé du sud des EU, exterminant une bonne partie de la population et transformant presque l'intégralité des survivants en monstres, selon trois vagues de mutations génétiques successives, aboutissant à la création...
Publié le 25 septembre 2011 par Guinea Pig

versus
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Le retour du roman de mutants de l'âge d'or de la SF ?
Il s'agit sans conteste d'un roman de mutant, nous voici plongés dans une petite ville rurale américaine qui fleure bon les vieux westerns dans lequel une mystérieuse maladie/mutation a fait des ravages une dizaine d'années auparavant, laissant de nombreux morts sur le carreau, quelques rescapés et mutant les corps de tous les autres...
Publié le 11 janvier 2010 par Kallisthène


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Exploration de l'humain et de l'inhumain, 4 décembre 2011
Par 
Lady Lama (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Devil's Alphabet (Broché)
Daryl Gregory a publié je crois pour le moment trois romans et un recueil de nouvelles:
- 1: Pandemonium (2008)
- 2: The Devil's Alphabet (2009)
- 3: Raising Stony Mayhall (2011)
- 4: Unpossible and Other Stories (Novembre 2011)
Note: Aucun de ces romans n'est pour le moment traduit en français.
J'avais été enthousiasmée par "Raising..." et j'avais apprécié l'originalité de "Pandemonium", ce qui m'a incité à continuer d'explorer l'univers de l'auteur.

Dans "The Devil's Alphabet", un lecteur de Daryl Gregory se retrouve en terrain connu. Comme dans ses autres livres, il y a une idée forte, de la créativité, de l'originalité. Une mystérieuse "épidémie" s'est répendue dans une petite ville du Sud des Etats-Unis, dans les années 80. Des hommes sont morts. D'autres ont survécu, sans changement physique visible. Mais la plupart se sont transformés. Ne sachant comment les appeler, la communauté scientifique les a nommé à partir des lettres de l'alphabet. Nous avons donc les Argos, les Betas et les Charlies (pourquoi pas Alphas, Bravos, Charlies? Ou Alphas, Betas, Gammas? D'habitude tout est logique chez D. Gregory mais là je n'ai pas compris):
- Les Argos sont des géants gris et puissants, ayant conservés leur personnalité d'avant ainsi que leurs souvenirs, mais luttant contre quelques pulsions d'agressivité. Au bout d'une dizaine d'années, aucun n'a réussi à se reproduire.
- Les Betas sont de petits êtres mauves, chauves et chétifs. A la première génération il y a eu des hommes et des femmes. Mais seules les femmes (que dis-je, les fillettes) se reproduisent. Et elles adorent cela. C'est un peu particulier, par parthénogénèse...
- Les Charlie sont gros. Enormes serait en fait un terme plus approprié. Jeunes, ils sont surtout musclés. Vieux, ils deviennent tout gras. (...). Les Charlies se reproduisent comme les humains classiques.
Petite particularité (l'auteur est très habile pour sortir du cadre): cette épidémie est circonscrite à ce petit village et s'est terminée aussi vite qu'elle a commencé. On ne sait pas à quoi elle est dûe et une dizaine d'années après, même si le monde connait le nom de ce village, ce phénomène se fait oublier. Au pire quelques cars de touristes viennent pour prendre en photo les curiosités locales, c'est tout.

Au-delà de l'aspect fantastique, Daryl Gregory en profite surtout pour dresser, comme à son habitude, une chronique "privée", pour reprendre le mot d'un autre commentateur. On découvre Paxton, humain ayant survécu à l'épidémie et resté à l'état d'humain classique, parti loin de cette petite ville et revenu pour l'enterrement d'une ancienne amie. On voit quels sont ses liens avec son père, si différent de lui. On voit ses tentatives maladroites pour renouer une amitié avec Deke, qui était son meilleur ami de l'époque et avec qui il avait volontairement arrêté tout contact. Et on voit surtout le fonctionnement d'une petite ville des Etats-Unis qui s'est repliée en vase clos face à la curiosité voire à l'animosité pour ne pas dire le racisme. Il n'y a pas d'"effet de manches" (le fantastique décrit s'arrête aux caractéristiques des Argos, Bêtas, Charlie) et il n'y a pas d'héroïsme. C'est même tout le contraire, le lecteur se retrouve avec un anti-héros, ce qui généralement n'est pas ma tasse de thé. Mais ici ses défauts ne le rendent que plus humain et soulignent les faiblesses de ce que nous sommes.

Le livre avance très lentement. Trop lentement pour que je mette 5 étoiles, il y a je trouve des longueurs inutiles. C'est dommage mais d'un autre côté, même sans avoir pu dévorer les pages d'une action haletante et d'un suspense insupportable, j'ai apprécié ma lecture. J'avais par moments l'impression d'être dans un Stephen King, avec le fantastique supportant l'humanité parfois mesquine d'une petite communauté. Et j'ai beaucoup apprécié la logique quasi mathématicienne de l'auteur quant au développement du monde décrit. C'est très cohérent et même s'il soulève plus de questions qu'il n'apporte de réponses, je n'ai pas eu l'impression, en tant que lectrice, d'être flouée par la conclusion finale.

(lu en anglais)
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5.0 étoiles sur 5 L'humanité en danger de changer 4,5 *, 25 septembre 2011
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Devil's Alphabet (Broché)
Une quinzaine d'années plus tôt, une étrange fièvre a saisi l'ensemble d'un petit village paumé du sud des EU, exterminant une bonne partie de la population et transformant presque l'intégralité des survivants en monstres, selon trois vagues de mutations génétiques successives, aboutissant à la création de géants au teint crayeux et à la voix d'outre-tombe (argos), d'êtres chauves, petits, râblés à la peau couleur de vin (betas) et d'obèses au poids spectaculaires (Charlies).
Le personnage principal de l'histoire, Pax, fait partie des rares à être sorti indemne de cette catastrophe biologique, ou du moins presque indemne, puisque sa mère n'a pas résisté à la fièvre et que son père, l'ancien pasteur du village, est devenu un Charlie. Il a fui au nord, survivant plutôt que vivant, chassé du village par son père dans des circonstances mystérieuses. Il revient ainsi pour la première fois à Switchcreek, obéissant à l'appel de son ami d'enfance, Deke, transformé jadis en argo, pour assister à l'enterrement de sa meilleure amie, Jo Lynn, devenue elle-même une beta.

Comme dans chaque livre de Daryl Gregory, la matière du récit trouve ses racines dans le passé, les relations familiales et les amitiés de l'enfance. La lecture est très agréable, passionnante, et le ton toujours très juste. Les personnages sont intelligemment établis, toujours très vivants, crédibles et touchants. Le personnage de Rhonda en particulier, un personnage phare du livre, celui d'une femme transformée en Charlie, à qui la crise du TDS (Transcription Divergence Syndrome) a permis d'exprimer pleinement ses facultés dans l'adversité, est exceptionnellement bien réussi.

L'intrigue est centrée sur les affaires de famille et la vie d'un petit village isolé, redevenu presque quelconque (mis à part le tourisme régulier pour observer les monstres de près !) après la gestion de la crise initiale (excitation des scientifiques face à ce phénomène mystérieux, mise en quarantaine, pitié ou agressivité du monde extérieur).
Un des points les plus fascinant du récit est certainement le retour à une normalité décalée : les habitants de Swichcreek ne se considèrent pas comme des monstres, puisque presque tous sont devenus différents (et ceux qui sont restés "normaux" ont tous des proches ayant subi une mutation). La vie continue et les naissances, spontanées par parthénogenèse chez les betas, ou par reproduction classique chez les charlies, se multiplient.

Un autre aspect très intéressant est l'hypothèse scientifique la plus vraisemblable, qui s'appuie sur la possibilité d'une sorte de contamination par des mondes parallèles, où l'humanité aurait divergé, créant un autre type d'humain. On comprend d'ailleurs assez vite que ces humains transformés, loin d'être fondamentalement handicapés par leurs physiques si différents, possèdent au contraire des atouts importants, même s'ils paraissent encore très mystérieux et encore souvent très invalidants.
Le lecteur devine alors que ces nouveaux modèles humains, assez vite oubliés par le reste du monde, loin d'êtres des anomalies pathétiques, pourraient bien être au contraire des formes évolutives bien plus performantes que l'humain standard, et peut-être même, constituer l'avenir d'une nouvelle humanité !

Cependant le récit n'est pas du tout centré sur ces incroyables et peut-être (mais pas forcément !) inquiétantes possibilités, mais sur le mystère de la mort de Jo lynn, qui semble s'être suicidée, laissant derrière elle deux jumelles betas de douze ans, ce qui lui ressemble si peu, elle qui était si brillante et déterminée, si aimante et responsable...

J'ai beaucoup aimé ce livre ; D.Gregory sait comment raconter une histoire, ses personnages sont toujours parfaits et le ton humoristique et chaleureux du récit est un vrai bonheur. J'ai cependant regretté que le dénouement soit centré sur la vérité à propos de la mort de Jo Lynn, et pas du tout sur les nombreux mystères entourant les clades - les nouveaux humains. Les régulières insinuations m'avaient pourtant donné l'espoir de révélations, si ce n'est complètes, du moins satisfaisantes.
Le rythme est peut-être aussi un peu irrégulier, seulement sauvé par le talent de narration de l'auteur.
Ces deux réticences expliquent mes 4 *, malgré mon plaisir de lecture, bien supérieur à la plupart de mes dernières expériences. J'ai trouvé ce livre d'un qualité un peu inférieure à Pandemonium du même auteur, qui est excellent, et bien moins abouti que Raising Stony Mayhall, qui est exceptionnel.
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2.0 étoiles sur 5 Le retour du roman de mutants de l'âge d'or de la SF ?, 11 janvier 2010
Par 
Kallisthène (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Devil's Alphabet (Broché)
Il s'agit sans conteste d'un roman de mutant, nous voici plongés dans une petite ville rurale américaine qui fleure bon les vieux westerns dans lequel une mystérieuse maladie/mutation a fait des ravages une dizaine d'années auparavant, laissant de nombreux morts sur le carreau, quelques rescapés et mutant les corps de tous les autres selon trois nouveau génotypes stables et sans rapport aucun avec la biosphère terrestre telle que nous la connaissons.

Nous avons les Alpha (géants de presque quatre mètres de haut), les Beta (petits chauves, de couleur rouge se reproduisant par parthénogénèse) et les Charlie (version XXL de l'humanité). Ces nouvelles races ne possèdent pas de super-pouvoirs ni de super-capacités, là s'arrête donc un des ressorts de lecture du lectorat de science-fiction, ne reste donc que l'impact d'un tel évènement sur la dynamique sociale de la petite ville elle-même ainsi que du monde extérieur.

L'histoire est essentiellement mue par la résolution du meurtre de l'amie d'enfance de Paxton, une Beta, retrouvée assassinée et qui suscite le retour de Paxton dans sa petite ville qu'il avait quitté sitôt la quarantaine levée. Il y a aussi des enjeux très personnels puisque Paxton y retrouve son père, transformé en Charlie bientôt impotent, qu'il avait quitté en mauvais termes.

Rajoutez l'existence d'une drogue issue du corps des vieux Charlie et la volonté de perpétuation de ces nouvelles espèces et vous obtenez un cocktail varié, assez riche mais in fine assez vain (du point de vue du lecteur de SF) puisqu'aucun élément ne viendra transcender cette petite histoire, on reste dans le domaine de l'histoire privée, défaut que j'avais également relevé dans le précédent roman de l'auteur (Pandemonium), nettement plus réussi de mon point de vue.

(Remarque : la question qui est posée par le site qui abrite tous ces commentaires est de savoir si vous avez trouvé cet avis utile, ce qui ne revient pas à dire si vous êtes d'accord avec l'opinion du commentateur. Il se trouve que je n'ai peut-être pas autant apprécié ce roman que vous-même. Ça ne veut pas dire que les défauts que j'ai relevés n'existent pas, simplement qu'ils ne vous ont pas affectés, nous avons tous un petit faible pour tel ou tel type de roman qui nous permet de passer par-dessus certaines imperfections. Il me semble cependant primordial que ces défauts soient relevés afin que chaque lecteur puisse se demander si ceux-ci lui sont supportables ou non.)
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The Devil's Alphabet de Daryl Gregory (Broché - 24 novembre 2009)
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