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Raising Stony Mayhall
Format: BrochéModifier
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Certes, ce livre est sur les zombies. Et comme tout livre sur les zombies qui se respecte, vous aurez droit aux scènes d'action et de destruction habituelles, avec une petite touche gore. Cependant, cette composante ne vient qu'en deuxième partie du livre, et n'apparaît que très secondaire. Ce livre est surtout pour moi sur la différence, l'acception de la différence et sur les liens familiaux.

Il m'a beaucoup fait penser au livre Sunshine (simplicité, chaleur humaine, acceptation de la différence, style talentueux et maîtrisé, fluidité de la lecture, empathie envers des personnages qu'on imagine tout de suite, y compris le Coréen taiseux et réparateur de voitures). il y a meme quelques moments franchement humoristiques (les repas en particulier).

L'introduction m'est apparue surtout comme un exercice littéraire un peu fermé - mais réussi. Cependant dès que la première partie a démarré avec le bébé dans les bras de la femme, j'etais happée dans l'histoire. La première partie de l'histoire ne comporte pas d'action, autant prévenir le potentiel lecteur de suite. Mais il pose toutes les étapes fondamentales permettant au lecteur de tisser ses liens avec le héros, surnommé affectueusement Stony, un bébé zombie élevé en cachette par des humains, et qui va (fait exceptionnel) se développer comme n'importe quel humain, caractéristiques zombies mises à part.

La deuxième partie (que j'ai dévorée d'une traite!), plus classique, plus sombre, est une histoire de zombies (les gentils, les méchants) et d'humains (les gentils, les méchants, les scientifiques, les militaires...) haletante à la fois grâce à certains twists du scénario (auxquels on peut s'attendre, mais sans savoir de qui et quand ils vont arriver) et grâce à l'action vue principalement des yeux de Stony. Certaines scènes sont très dures, mais l'auteur réussit très bien à ne garder que l'essentiel (le résultat) sans s'attarder sur le processus, avec un stoïcisme tout zombiesque, ai-je envie de dire.

L'histoire elle-même s'étale sur plusieurs décennies, permettant à l'auteur de faire évoluer l'histoire et les personnages sans à coups (à l'exception de Chrystal, seul personnage dont j'ai trouvé l'évolution brutale et pour laquelle je trouvais qu'il manquait quelque chose). Chaque personnage est finement dépeint, et au-delà de l'intrigue politique, des enjeux planétaires (la survie du genre humain et du genre zombie), des potentiels enjeux religieux (que personnellement j'ai ignorés) j'ai surtout eu l'impression de lire un grand roman profondément humain. C'est un livre que je conseillerais à tous les amateurs de fantasy (pas au-delà ceci dit, on reste chez les zombies quand même, le genre en lui-meme peut en répugner certains...).

C'est un des meilleurs livres que j'ai lus cette année. L'auteur a publié deux autres romans, que je compte lire rapidement.

(lu en anglais)
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Encore un bouquin sur les zombies ... pff ... quel est l'intérêt de ces sempiternels romans-catastrophe-d'horreur pour lesquels je n'ai aucun atome crochu. Sauf que déjà Feed m'a appris l'usage qu'on pouvait faire d'un tel outil (énorme !) lorsque les sociétés décrites restent organisées.
Dans d'autres romans, ce sont les zombies les héros, avec d'énormes défauts narratifs, peu éloquents, peu intelligents et jamais réellement organisés en société.
Et puis voici qu'un auteur réellement spéculatif, Daryl Gregory, rencontre ce thème qu'il traite à sa sauce étonnante.

Tout d'abord le zombie ne sera ni muet, ni stupide, mieux la plupart d'entre eux garderont toute la mémoire de leur état antérieur de 'Breather' (argot zombie pour décrire un être humain encore ... chaud), et puis les zombie n'ont pas causé (encore) la fin du monde (même si des courants politiques en leur sein s'en font l'avocat).

Mieux, les Zombies forment une minorité opprimée par le pouvoir fédéral et doivent, pour survivre, compter sur des Vivants qui les hébergent, les transportent même, pour différentes raisons allant de la résistance au pouvoir fédéral, en passant par l'empathie des membres de famille de zombies abattus jusqu'aux défenseurs des droits civiques.
Cette histoire est racontée par un être d'exception, un certain Stony Mayhall, né directement zombie d'une jeune victime de la première contamination zombie datant des années 60 aux Etats-Unis.
Quel meilleur antidote aux films et livres d'horreur sur les zombies que de faire du bébé Stony Mayhall l'enfant chéri d'un foyer tout entier ? Car nous avons droit pendant un bon tiers du roman à une histoire de dissimulation et de solidarité au profit d'un étrange enfant parfaitement normal par ailleurs mais qui ne semble grandir que pour ressembler au jeune voisin asiatique, Kwang.

Ce bonheur familial ne peut cependant pas durer, les jeunes filles grandissent et naturellement le monde extérieur accapare une part de plus en plus grande de leur intérêt et de leur temps, laissant forcément de côté leur frère qui ne peut pas les suivre à moins d'être abattu sur le champ.
Car depuis cette première apparition de zombie, régulièrement de nouveaux cas sont repérés, pourchassés par le FBI et souvent brûlés, sans d'ailleurs que ne soit révélé à la population que ces morts-vivants sont bels et bien conscients.

D'ailleurs en lisant ce livre j'ai eu l'impression d'un croisement entre une chasse aux noirs à l'époque de l'esclavage et aux communistes au temps du McCarthysme.

Un drame précipitera cependant le jeune Stony dans le vaste monde où il fera connaissance avec la conspiration qui organise la survie des zombie au milieu d'un océan de Vivants. Nous en apprendrons alors plus sur l'état de zombie, leur étonnante humanité, leur exceptionnelle normalité finalement abstraction faite de l'enveloppe physique. Nous vivrons aussi leur remarquable pacifisme, fruit d'un constant combat politique qui les a fait jusqu'à présent accepter de disparaître en tant que groupe persécuté pour que le plus grand nombre (les Vivants) vivent.

Car tous les films ou les livres de zombie vous l'ont appris, le monde n'est qu'à trois jours de la conversion 'totale' si tous ces zombies devaient décider de l'option « The Great Bite » !

L'histoire de Stony Mayhall est parcouru par de grandes questions philosophiques, car l'état de Zombie remet en cause la nature de l'individu, ce qui le définit, ce qui le limite mais aussi l'endroit où il réside si le corps n'a pas besoin de vivre pour accueillir la conscience.

Un roman étonnant, qui ne ressemble à rien d'autre et dans lequel le pire comme le meilleur ne sont jamais certains, rafraichissant non ?

Très Fortement Recommandé.
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Daryl Gregory nous offre avec ce livre une variation sur le thème zombie, à la fois intéressante et émouvante, mais à mon sens un peu vaine.

Après une introduction plutôt ratée, la première partie est très originale, pleine de finesse et de mystères. Elle fait la part belle aux sentiments, aux relations familiales et à l'amitié. Par contre je n'ai pas du tout aimé le côté tragique de sa conclusion, que j'ai trouvé inutile et gratuit. Une des faiblesses du livre est à mon sens le manque de suivi des personnages de cette première partie, à part Stony. (Kwang et la maman de Stony sont quasiment absents pendant tout le reste du livre).
La suite m'a d'ailleurs semblé plus anecdotique, parfois un peu longuette (la partie de la prison !) mais le plus souvent drôle et pleine de second degré. La politique zombie est assez divertissante, et les nouveaux personnages valent le détour.
La dernière partie du livre m'a semblé un peu prévisible, à partir du moment ou j'ai lu "Science was failing him".

C'est globalement très bien fait, les personnages sont tous très réussis (Mr Blunt, le capitaine Igloo...), c'est souvent drôle, plein d'esprit, avec de bons dialogues et beaucoup d'idées originales.
Mais ce qui m'a gêné dans ce livre, outre son rythme parfois trop lent, c'est l'exploitation du thème zombie. A mon sens ce type d'univers ne se prête qu'à des livres d'actions typés "horreur" ou de franche rigolade, voire un mix des deux. C'est tout de même très bête cette idée de virus zombie, et dès que l'on veut utiliser le thème pour en faire quelque chose de plus fin on se heurte inévitablement au mur du réalisme et de la crédibilité. Que je me suis pris dans le nez.
D'ailleurs l'auteur semble bien conscient du problème, mais son esquive subtile du problème ne m'a pas convaincu. Trop facile. "But we're a little bit beyond rational right now". (ben ouais...)

Daryl Grégory transpose dans ce livre le thème zombie vers le fantastique et le mélodrame. Je n'ai pas réussi à adhérer totalement à sa démarche, mais ce livre restera probablement dans les annales comme une variation remarquée du genre. Et probablement appréciée avant tout par tous les réfractaires du genre zombie / post apocalyptique qui seront ravis de trouver un peu de finesse et d'amour dans un univers qui fait plus souvent la part belle aux militaires et autres brutes survivalistes.

Quelques jolies perles :
"Zombie snorkeling, Stony said. It's like snorkeling but without the snorkel." (j'aimerais bien savoir comment le traducteur s'en est sorti là dessus...)
"We believe we can get Bono". (trop marrant dans le contexte)
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VINE VOICEle 9 mai 2012
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Fans de zombies, vous serez servis, anti-zombies, surtout de grâce ne passez pas votre chemin ! Ce livre est un diamant aux multiples facettes, susceptible de retenir l'attention des amateurs de genre, mais aussi des lecteurs de littérature classique, tant par sa forme que son fond.
L'originalité de la forme du récit tient à ses choix narratifs, choisis de façon éclairée et tenus de main de maître tout au long du roman.
La trame générale m'a beaucoup évoqué un livre classique, de ceux que je lisais jadis, qui n'avaient aucun élément fantastique mais racontaient la vie des gens.
Les gens, dans "Raising stony Mayhall" ce sont quatre femmes, une famille soudée, pas très riche, vivant simplement au cœur de l'Iowa. Une mère et ses trois filles, puis, après une nuit d'hiver, une mère, ses trois filles et son fils adoptif: John - Stony.
Le récit est conté selon le mode que je préfère, le plus subtil à mon sens : à la troisième personne du singulier, mais focalisé sur la même personne du début à la fin, ici, Stony Mayhall, un des personnages le plus attachant de toutes mes lectures jusqu'alors. C'est ainsi le narrateur qui raconte l'histoire de Stony, depuis sa naissance jusqu'à nos jours. Le narrateur ne fait qu'effleurer le contexte, celui que les lecteurs connaissent et sur lequel il n'est pas utile de s'appesantir, celui de l'avènement des zombies dans notre monde, depuis une quarantaine d'années. Rarement, mais parfois, il prend la parole pour prendre le lecteur à témoin ; cet artifice, utilisé avec beaucoup de légèreté, donne une tonalité très riche au récit.
Le style est excellent, très fluide, sans excès d'aucun genre et agrémenté de touches de malice à faire rire aux éclats.

(Remarque : sans rien dévoiler du fond de l'intrigue, j'expose ci-après les premiers temps de l'histoire. Les lecteurs qui souhaitent garder toutes les surprises sont sommés de passer leur chemin et de lire le livre sans délai aucun).

Le récit commence peu après la première vague, l'horreur est derrière les vivants, bien que le cauchemar ne soit pas jugulé. Les scientifiques ont baissé les bras, ou presque, incapables d'expliquer de manière scientifique cette monstruosité. La seule arme qui leur reste est la prophylaxie sanitaire : chercher et exterminer les zombies qui auraient pu échapper à la vigilance des autorités, par hasard ou parce que cachés par des proches incapables d'admettre la vérité : le zombie est un mort-vivant, ayant perdu toute humanité, qui ne cherche qu'à détruire tout ce qui est vivant d'horrible manière...

Le décor est ainsi planté rapidement : point de panique, d'émeute, de scènes gores à foison. Et quand ces dernières sont finalement évoquées, le narrateur se retranche derrière la sobriété : "Inutile de vous raconter tout ça, vous le savez déjà". Pas d'héroïsme non plus, chacun a fait comme il a pu et le monde essaye de se reconstruire, lentement.

Le lecteur fait alors connaissance de Stony, le jour même de sa naissance, une naissance plus qu'improbable, miraculeuse. Ou plutôt... monstrueuse.
Sans que sa mère adoptive, pourtant médecin, puisse le comprendre, une jeune femme est morte en donnant naissance à un bébé zombie. Et ce n'est qu'en essayant de réanimer le bébé qu'elle avait cru mort puis avait vu, à sa stupeur, bouger, que Wanda comprend la vérité. Trop tard pour sauver ce nouveau-né, qui n'a jamais été vivant, mais aussi trop tard pour le détruire ou le porter aux autorités : le bébé, en quelques heures, fait déjà partie de la famille.

Stony grandit - de manière très spéciale. Il vit caché aux yeux du monde, à l'exception des voisins, des immigrés Coréens qui lui resteront fidèles et ne le trahiront jamais. La première partie du livre (dont l'articulation est classique, en trois temps pour un rythme excellent) est certainement ma préférée : on y découvre un Stony adorable, plein d'humour et d'auto-dérision et empli d'un amour inconditionnel pour sa famille - qui le lui rend d'ailleurs très bien. Son évolution à mi-chemin entre le garçon normal et le garçon mort (il ne mange pas, ou alors pour faire plaisir, en mode boulimique-vomisseur, ne dort jamais, ne se fatigue jamais, ne souffre pas et ne cicatrise jamais : "They repaired him like a rag doll with too much sentimental value to throw out") est une réussite merveilleuse. Il a un ami, Kwang, le fils des voisins, sa référence, avec lequel il joue à tester ses limites, il est "The Unstoppable" !! Une partie du livre est dédié aux comics avec autant de malice que d'à-propos.

La partie suivante est celle où l'on comprend mieux la vérité en ce qui concerne les zombies, et quelle est leur nature exacte ; non pas biologique, car leur existence sans vie demeure un mystère incroyable, mais leur nature philosophique. Cette partie, pleine d'action et de rebondissements, est sous-tendue par la question de la définition de l'humanité. De nombreux passages sont poignants et l'auteur garde avec beaucoup de rigueur un éclairage de la situation par le biais des yeux de Stony, par sa bonté, son humour et sa générosité. Stony, l'enfant-zombie, a plus l'âme d'un ange que celle d'un démon (en plus, pour un zombie, il est beau gosse ! Oui, parce que les autres sont vraiment zombiesques, défigurés par leur mort violente ou leur passage dans la tombe).
On y découvre une société très étayée, avec des parallélismes intelligents et convaincants, et d'excellents personnages.

La troisième partie est celle qui amène le dénouement, un dénouement à la fois prévisible et surprenant, où tous les fils tissés pendant le roman - certains de manière invisible - se déploient jusqu'à l'évidence et le mystère, celui de la foi.

"I don't think you realize what he means to his people" (dit Delia)
"I don't think you realize what he means to his family" (répond Ruby)

Daryl Gregory est un auteur que j'ai découvert l'année dernière avec ce livre, et dont les qualités, de romancier et de tempérament (ses récits sont tous incroyablement chaleureux, humains, drôles et généreux) et l'imagination fertile m'ont amené à le classer parmi mes préférés, ceux dont je lis et relis les livres avec un plaisir constant.
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