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5.0 étoiles sur 5 un livre en or
L'hégémonie anglo-saxonne en matière de littérature d'espionnage est incontestable. Et pour être tout à fait précise, quand je dis "anglo-saxonne", je devrais dire "anglaise". En effet, à de rares exceptions près, tous les auteurs qui ont marqué ce genre, de Buchan à Le Carré en passant par...
Publié le 18 décembre 2010 par Gwen

versus
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3.0 étoiles sur 5 007 quoi !
livre acheté pour progresser en langue anglaise tout en se divertissant. Tout à fait conforme à l'attendu. R A S
Publié il y a 16 mois par Kovou86


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un livre en or, 18 décembre 2010
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goldfinger (Broché)
L'hégémonie anglo-saxonne en matière de littérature d'espionnage est incontestable. Et pour être tout à fait précise, quand je dis "anglo-saxonne", je devrais dire "anglaise". En effet, à de rares exceptions près, tous les auteurs qui ont marqué ce genre, de Buchan à Le Carré en passant par Graham Greene ou Eric Ambler, sont bel et bien nés au pays de Shakespeare. Pourquoi une telle hégémonie? Bonne question! Voilà des années que je me la pose sans parvenir à lui trouver une réponse satisfaisante. L'Homo Britannicus serait-il ataviquement prédisposé aux choses du Renseignement? On ne peut l'exclure... Toujours est-il que nos voisins d'outre-Manche excellent dans la peinture du monde parallèle. Oh, bien sûr, si elle est parfois réaliste, cette peinture demeure le plus souvent pittoresque, voire empreinte d'un romantisme et d'une extravagance qui doivent faire sourire en douce les véritables espions, si tant est que ceux-ci lisent des romans d'espionnage... Mais pourquoi pas?... Personnellement, je n'ai rien contre le romantisme et l'extravagance, tant que cela donne des romans excitants qui savent me garder éveillée tard dans la nuit...

Parmi tous les auteurs du genre, Ian Fleming est sans doute celui qui est allé le plus loin dans l'invraisemblance. Ce dernier, pourtant, s'il l'avait voulu, aurait parfaitement pu écrire des romans d'espionnage réalistes, voire hyper-réalistes. Lui-même agent pendant des années de l'Intelligence Service, Fleming connaissait en effet l'univers du Renseignement de l'intérieur, dans ses moindres rouages, et savait mieux que personne que l'espion lambda est à des années-lumière de James Bond... Oui mais voilà, ce cher Ian n'avait aucune envie d'être réaliste... Lorsqu'il s'installa derrière sa machine à écrire, par une belle matinée jamaïcaine de 1952, pour mettre au monde 007, il n'avait qu'un désir: s'amuser un peu entre deux séances de plongée sous-marine... Plutôt que de reproduire fidèlement la réalité souvent terne et glauque du monde parallèle, il préféra donc s'en inspirer pour concocter des contes de fées modernes... Des contes de fées où le Prince Charmant pilote une Aston Martin, où Blanche-Neige émarge au KGB et où le Grand Méchant Loup est un psychopathe mégalomane qui vole des bombes nucléaires pour rançonner le Monde Libre... Etrange et improbable alchimie mêlant le merveilleux de l'enfance et la réalité la plus contemporaine... Encore fallait-il, bien sûr, pour que cette alchimie fonctionne, que l'alchimiste eût du talent! Heureusement, Fleming en avait, il en avait même beaucoup, et de ses douze romans celui-ci en offre l'une des plus belles preuves...

Septième opus de la saga bondienne, "Goldfinger" s'inscrit chronologiquement entre Dr No et Thunderball. Lorsqu'il l'écrit, en 1958, Fleming a tout juste cinquante ans. Il ne lui reste que six petites années à vivre, hélas, mais si sa santé commence à chanceler, sa vitalité créatrice, elle, est intacte et son imagination toujours aussi débridée! L'histoire est connue, mais j'en touche un mot quand même pour les éventuels rétifs au septième art qui n'auraient pas encore vu le film. A Miami, entre deux avions, James Bond croise par hasard la route d'un milliardaire excentrique nommé Auric Goldfinger. Découvrant que celui-ci triche aux cartes, Bond lui inflige une cuisante humiliation publique. Peu après, de retour à Londres, 007 découvre que le susdit Goldfinger est en réalité un trafiquant d'or international soupçonné de liens avec le sinistre SMERSH soviétique. A la demande de M et de la Banque d'Angleterre, Bond est alors chargé de découvrir comment Goldfinger fait sortir illégalement du Royaume-Uni d'importantes quantités d'or et dans quel dessein... Une petite enquête de routine qui va rapidement prendre des proportions épiques...

Ah, le beau thriller d'espionnage que voilà! Meilleur est le Méchant, meilleure sera l'histoire, disait Hitchcock. Eh bien, en voici une parfaite illustration! Quel personnage merveilleux que ce Goldfinger, moderne Midas ne vivant que pour l'or et prêt à tout pour accroître sa colossale fortune, aussi bien à tricher mesquinement aux cartes qu'à fomenter le plus formidable hold-up de tous les temps... Sa monomanie est telle que tout ce qui l'entoure, tout ce qu'il touche, doit avoir la couleur du métal précieux. Y compris les femmes, qui n'éveillent son désir qu'une fois peintes en or! Son nom lui-même évoque l'or, et jusqu'à sa flamboyante tignasse d'un roux tirant sur le jaune... Dieu sait si, au cours de sa carrière, Bond a affronté quelques Méchants d'anthologie, de l'énigmatique Dr.No à l'inquiétant Mr. Big en passant par le coriace Blofeld, mais dans cette mémorable galerie de canailles Goldfinger brille vraiment -c'est le cas de le dire!- d'un éclat exceptionnel. Il suffirait d'un rien pour que le personnage sombrât dans le ridicule, tant il paraît outrancier, et pourtant, incroyablement, Fleming arrive à lui conférer une aura de menace crédible et convaincante...

Côté intrigue, le roman est construit avec beaucoup d'habileté. Divisé en trois parties sensiblement égales mais dont l'intensité va crescendo, il alterne harmonieusement l'action et l'introspection. J'aime beaucoup, entre autres, le chapitre 12, "Long tail on a ghost", dans lequel Bond prend en filature la Rolls de Goldfinger et, à sa suite, traverse toute la France en diagonale, du Touquet aux Alpilles, égrenant en chemin des réflexions sentimentales sur les paysages et la gastronomie de l'Hexagone... Comme toujours, le style de Fleming est ample, fluide, précis, coloré, solidement classique au meilleur sens du terme. Essentiellement composé de monologue intérieur, il nous fait entrer dans la peau de Bond, partager intimement chacune de ses pensées, chacune de ses émotions. Ce qui permet d'ailleurs de mesurer à quel point le 007 de papier diffère du flegmatique gentleman couvert de gadgets et amateur de bons mots qu'en a fait le cinéma! Le Bond de Fleming, lui, le "vrai" Bond, n'est ni invincible, ni infaillible. Il connaît la peur, le doute, la colère, l'ennui et même, à l'occasion, le désarroi existentiel... qu'il noie généralement dans le whisky! A bien des égards, ce Bond-là est plus proche des "durs à cuire" du roman noir américain, style Mike Hammer ou Philip Marlowe, que de son alter-ego de celluloïd... Est-ce pour cette raison que Chandler appréciait tant les romans de Fleming? Probablement...

En tout cas, voilà un livre qui porte bien son demi-siècle! Dynamique et constamment inventif, il mérite amplement de figurer parmi les classiques de la littérature populaire. Cerise sur le gâteau, il nous offre même la plus emblématique des Bond girls, Pussy Galore! 007 aux prises avec une somptueuse lesbienne insensible à son charme viril, il fallait y penser...
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 007 quoi !, 15 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goldfinger: James Bond 007 (Broché)
livre acheté pour progresser en langue anglaise tout en se divertissant. Tout à fait conforme à l'attendu. R A S
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellent!, 21 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goldfinger: 007, A James Bond Novel (Broché)
Le livre vaut vraiment la peine d'être lu, comme souvent on est déçu par le film ensuite!
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Goldfinger
Goldfinger de IAN FLEMING (Poche - 1963)
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