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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Agréablement surprise., 12 juillet 2010
Par 
M. CELINE (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Darkborn (Broché)
Darkborn est un livre dont je n'avais absolument jamais entendu parlé auparavant, et pour cause, puisqu'il n'est même pas encore traduit en français. En fait, ce livre a particulièrement attiré mon attention grâce à la superbe illustration de couverture de Mélanie Delon. Oui, cela malgré le fait que je sache qu'il ne vaut mieux pas juger du contenu d'un livre par son apparence.
Le concept "diviser pour vaincre" est la trame de ce roman. Une personne mal intentionnée ce serait servi de magie pour diviser toute une ville. Il y a les Darkborn, qui ne peuvent supporter le contact de la lumière du jour, sous peine de se transformer en poussière, et il y a les Lightborn qui eux s'évaporent dans le néant dès que la lumière disparaît.
J'ai été agréablement surprise par le style très désuet de l'auteur et par le fait que ce roman ne traite absolument pas de vampirisme, qui semble être au goût du jour ces derniers temps. C'est un peu comme si l'on lisait un livre de Jane Austen avec cependant un ajout de fantasy.
Avec Darkborn, on fait essentiellement connaissance avec les moeurs de ceux qui vivent dans le noir, avec Lightborn je m'apprête à découvrir la vie de ceux pour qui la lumière est essentielle.
Et oui, il y a un deuxième tome et il y en aura certainement un troisième également...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 De la fantasy originale, aussi pleine de logique que de magie, 26 avril 2011
Par 
Lady Lama (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Darkborn (Poche)
"Darkborn" est le premier tome d'une série de trois tomes: "Darkborn", "Lightborn" (paru en grande édition l'an dernier et en poche en juin 211) and "Shadowborn"(à paraître en grande édition en juin 2011).

L'écrivain y décrit un monde inédit, plutôt victorien, plein de magie (classique) et de logique (nettement moins courant). Suite à une malédiction il y a 800 ans, les humains se sont divisés en deux races (il y a en bien une troisième, les Shadowborn, mais les deux autres feignent de l'ignorer): les Darkborn qui ne peuvent vivre que dans l'obscurité (la lumière les brûle) et les Lighborn qui à l'inverse ne supportent pas l'obscurité.

L'histoire semble au début raconter l'histoire de personnages ordinaires, juste pourvus d'un trait particulier. Les Darborn, ne pouvant se mouvoir que dans l'obscurité, sont pourvus d'un sonnar leur permettant d'identifier leur environnement.

On commence par faire la connaissance du docteur Balthazar, resté en ville pendant que sa femme est dans sa famille. Une jeune femme arrive pour demander de l'aide, enceinte jusqu'au cou, et refuse de révéler l'identité du père, sinon en disant qu'il est arrivé durant le jour, ce qui semble absurde et impossible puisque aucun Darkborn ne peut évoluer le jour et aucun Lightborn ne peut évoluer dans une maison fermée à la lumière. C'est le début d'une enquête pour comprendre ce qui s'est passé.

On va alors croiser ceux qui sont présentés comme ayant l'étoffe des héros: la femme du docteur, Telmaine, magicienne très puissante cachant sa "tare" (considérée ainsi par les Darkborn) de la société, y compris de son mari, et Ishmaël, un baron ayant lutté contre des Shadowborn, lui aussi magicien et qui tombe amoureux de Telmaine (heureuse en ménage par ailleurs, mais troublée néanmoins par cet homme qui peut la comprendre). C'est Telmaine qui est représentée en couverture du livre. Je pensais sans connaître l'histoire que les gants faisaient un peu "too much", mais en fait ils sont essentiels.

Dans ce premier tome les Lighborn, bien qu'abondamment cités (après tout ils partagent la même cité, seulement pas aux mêmes heures que les Darkborn), n'apparaissent pas. On ne fait qu'entendre Flora White Hand, une des assassins du Prince des Lightborn, et qui, fait remarquable, partage un mur de papier, signe de la confiance établie, entre sa maison et celle du docteur Balthazar. Flora White Hand dont par ailleurs Telmaine est, sans le cacher, très jalouse.

Il y a de l'action, certes (plutôt de type complots politiques/mondains) mais l'auteur prend son temps. Ce qui permet au lecteur de découvrir au fil des pages l'univers des Darkborn, la manière logique dont il s'articule avec celui des Lightborn, leurs différents culturels et idéologiques (exemple: les Lighborn défendent la magie et l'entretiennent pendant que les Darkborn la condamnent et qu'ils se consacrent à la mécanique et autres sciences "dures"). On a aussi le plaisir de passer beaucoup de temps avec chaque personnage. Je n'ai ressenti un vrai manque de rythme que vers la fin (avant la fin elle-même, qui elle comporte de l'action en rafale).

Il y a des conflits de famille, de la magie, des enjeux politiques et de la romance (assez inédit, on ne nous présente pas de jeunes gens qui vont tomber amoureux, mais un père et une mère de famille, heureux en ménage, mais potentiellement tentés de chaque côté par quelqu'un d'extérieur, qui semble aussi irréprochable).

Malheureusement la série ne semble pas encore traduite en français mais j'espère qu'elle le sera. Elle satisfera les amateurs de séries de fantasy solides, et le public féminin (mais pas que) en particulier.
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5.0 étoiles sur 5 Remarquable et inespéré, 13 avril 2011
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Darkborn (Poche)
Dans mes lectures de fantasy, mêmes les meilleures, je regrette très souvent le piètre traitement des distorsions existant entre le monde imaginaire du récit et le notre.
L'auteur, bien qu'il ait en général consciencieusement "travaillé" son monde (ou pioché dans des idées classiques) utilise rarement ces variantes d'une façon satisfaisante à mon goût. Dans le meilleur des cas, ces bonnes idées sont sur-utilisées, sur-exposées, pour un résultat dépaysant, mais parfois un peu gauche, ralentissant et alourdissant la lecture. Parfois, l'auteur semble régulièrement oublieux des contraintes inhérentes à ce monde différent, ou pas entièrement conscient de leur impact vraisemblable - réaliste - et là mon intérêt pour le livre s'étiole souvent irrémédiablement (exemple type selon moi: Le cycle des démons, tome 1 : l'homme rune et contre-exemple, un livre où cette distorsion est magnifiquement exploitée : The Way of Kings).

A mes yeux, avec "Darkborn", Alison Sinclair a réussi un exploit : l'intégration de ses choix d'alternatives est tout simplement parfait : convaincant, fluide et envoûtant.

Ce livre est un livre de fantasy complète, sans accroche dans le réel (ni monde parallèle, ni uchronie), dans un monde qui évoque le tout début du 20° siècle en Europe.
Il y a voici huit cent ans, suite à de mystérieuses circonstances, la malédiction d'Imogène s'est abattue sur les hommes : ceux-ci ont été irrémédiablement séparés - à plus d'un titre - en deux sociétés : les darkborns et les lightborns.
Les premiers ne peuvent plus, en aucun cas, être soumis à l'exposition du moindre rayon lumineux, sous peine d'être brûlés puis immolés. Seules exceptions : la lumière des étoiles et celle du feu, qu'ils ne perçoivent d'ailleurs pas, puisque tous les darkborns naissent aveugles. En revanche, la malédiction les a doté d'un sens supplémentaire, très semblable à celui du sonar des chauve-souris, qui leur permet de percevoir leur environnement.
Les lightborn ont conservé la vue, mais risquent, à l'inverse, la mort dans l'obscurité totale.
En conséquence de cette étrange malédiction, ces deux populations cohabitent, au sein des mêmes villes, se partageant le jour et la nuit, mais sans JAMAIS se croiser ! En revanche de nombreux accords existent, puisque les échanges sont tout à fait possibles, à travers de fins murs opaques qui laissent passer uniquement le son. L'harmonie entre ces deux sociétés est plutôt bon, malgré de fortes divergences concernant la place des femmes et celle de la magie.

L'action de ce livre, trépidante, se déroule sur quelques jours. Le récit met en scène plusieurs personnages de la classe supérieure de la société des darkborns. Aucun lightborn "n'apparait", à l'exception de l'énigmatique Floria White Hand, une amie de longue date de Balthasar Hearne, médecin calme et effacé.
Celui-ci fait l'objet d'une attaque brutale, peu après l'arrivée inopinée et intempestive d'une vague connaissance, une jeune femme de qualité, enceinte - et non mariée...

Cet homme au profil type du anti-héros, sa jeune femme aussi belle que talentueuse, Telmaine, et un homme un peu frustre, Ishmael di Studier, sont les personnages pivots de ce récit, où se mêlent affaires de Cour, troubles mystérieux aux frontières (où sévissent depuis le début de la malédiction des êtres étranges et violents, les shadowborns), enlèvement d'enfants et magie.

Les personnalités de ces trois personnages sont aux antipodes de tout stéréotype. Leur caractère, leur passé, leurs sentiments, leurs peurs et leurs émois sont d'une grande finesse, et exposées avec délicatesse tout le long du récit. L'évolution de leur relation, durant ces quelques jours violemment troublés, est infiniment convaincante et touchante.
La façon de juger, d'appréhender et d'utiliser la magie m'a particulièrement séduite. Je ne souhaite pas en dire plus, mais sa place dans cette double société est très subtilement mise en valeur.

L'intrigue se déroule et se dévoile, mais pas entièrement, laissant place à une suite, pour une fois parfaitement attendue et justifiée. Les titres mêmes des livres suivants, "Lightborn" et "Shadowborn", laissent supposer un déroulement logique - et passionnant.

Un des points qui m'a le plus enthousiasmée dans ma lecture est la parfaite crédibilité de la perception de ce monde nocturne par les darkborns. La façon d'utiliser leurs sens, ouïe, odorat et sonar est exposée d'une façon remarquable. Les limites de ce système d'appréhension de l'entourage (non perception des longues distances, sensation "retour" du sonar des autres, variabilité de l'intensité de l'expression de ce sens - entachée de valeurs sociales -, possibilité de "fermer" ce sens) sont exceptionnellement bien utilisées. Ce nouveau sens ne remplace absolument pas la vue, même s'il permet le déplacement et les échanges sociaux.
Toute la trame même de l'histoire, ainsi que les relations entre les personnages, se retrouve ainsi remaniées d'une manière étonnante et fascinante.
De même, l'intense phobie pour la lumière est omniprésente dans tout le récit, ceci malgré une vie parfaitement organisée et routinière.

Un parcours sans faute !
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Darkborn de Alison Sinclair (Poche - 4 mai 2010)
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