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le 11 septembre 2007
D’abord, il me semble qu’il faut bien préciser que ce livre, d’un anglais facilement accessible, est avant tout une autobiographie, d’où une force et une faiblesse. La bonne surprise a été le plaisir de lecture, évident. La vie de John Perkins est assez fascinante en elle-même, il essaie constamment de prendre du recul – il analyse très bien, par exemple, les failles de sa personnalité qui ont attiré ses « recruteurs »-, et en même temps on le sent toujours baigné de cette culture d’entreprise ou de cabinets de consultants, exaltant l’accomplissement personnel, et ce même lorsqu’il aborde ses activités avec des peuples de l’Amazonie. Ceci est particulièrement marqué dans le chapitre final, « what can you do », qui fleure bon les cours de développement personnel. Tout ceci dresse un portrait complexe, assez brut, de Perkins. Là où l’ouvrage m’a déçu, c’est sur l’aspect de la réflexion. Perkins explique qu’il a été recruté par un cabinet nommé MAIN, aujourd’hui disparu, chargé par les grands organismes internationaux et notamment la Banque mondiale et le FMI, de réaliser des études sur l’impact de grands projets de construction, surtout dans les PVD. En fait d’études, il s’agissait surtout de gonfler les résultats escomptés de ces opérations, de manière à inciter ces PVD à accepter des prêts énormes de la part de ces grands organismes internationaux. De l’usage des consultants en tant qu’analystes prétendument neutres. Un grand classique. Grâce à ces prêts, ces grands organismes offrent des chantiers gigantesques à des multinationales américaines où l’on retrouve souvent des personnalités politiques de premier rang. Il est préférable que le PVD ne soit pas en mesure de rembourser, car il devient ainsi à la merci de ce qu’il nomme la « corporatocracy », alliance de politiciens, de multinationales et d’organismes internationaux. Faire accepter ces prêts à des politiciens de PVD pas toujours dupes était le rôle de John Perkins qui, au-delà de prévisions exagérément optimistes, savait donner ce que ces hommes de pouvoir attendaient : argent, femmes… L’ouvrage évoque aussi plusieurs épisodes laissant entrevoir ce qui se passe lorsque les « economic hit men » (EHM) échouent, avec les jackals, sortes de tueurs dont il n’aura connu que l’existence, dont il peut difficilement prouver les interventions, mais sur lesquelles il n’a aucun doute. C’est le cas pour Torrijos au Panama par exemple. Un des intérêts de ce livre réside également dans ces rencontres avec des hommes assez admirables, tels Torrijos justement, dont l’assassinat semble l’avoir beaucoup marqué. Sur toutes ces questions, comme sur tout ce qui a une dimension factuelle, l’auteur est assez convaincant. Par contre, pour une analyse plus globale du phénomène, on est très loin des subtilités d’un Stiglitz, dont le propos recoupe beaucoup celui de l’auteur. Perkins éprouve une réelle culpabilité vis-à-vis de ses activités passées. Il semble parfois être passé d’un extrême à l’autre, n’hésitant plus à mettre tous les maux des PVD sur le dos des EHM et de cette colonisation moderne, autrement plus subtile que ses lointaines (ou pas si lointaines) parentes. Vers la fin du livre, alors que j’avais toujours du mal à mettre des mots sur l’étrange impression que me faisait Perkins, il en a lui-même mentionné un qui m’a tout de suite semblé synthétiser son parcours et son regard actuel : la rédemption. Aussitôt je me suis dit qu’il y avait en lui quelque chose de ces protestants, musiciens par exemple, qui, au soir d’une vie remplie d’excès en tous genres, se retournent brutalement vers l’Eglise et modifient totalement leur mode de vie, se transformant en croyants béats, sans doute animés par le désir de rattraper le temps perdu. J’avoue que si cette capacité à rejeter son passé me fascine, je ne fais pas vraiment confiance à ces personnes pour avoir une certaine lucidité sur leur propre vie. J’ai parfois eu les mêmes doutes avec l’analyse de Perkins : ce qu’il décrit est sans doute très grave, d’une portée gigantesque, mais il semble difficile de faire des EHMs la source de toute difficulté sur cette planète. Mais, je le répète, son analyse est globalement convaincante. Elle gagnera sans doute à être croisée avec d’autres approches.
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le 14 février 2010
Autobiographie passionnante. Facile à lire.
La teneur de ce livre n'était pas une révélation pour moi, elle pourrait toutefois l'être pour vous qui êtes en train de lire ce commentaire. Et dans ce cas elle sera de taille...

Toutefois, on peut reprocher à l'auteur que le lien qu'il établit avec la NSA semble un peu ténu. Au delà de l'environnement familial propice, tout repose sur "Claudine"...

Parfois des relents d'égotrip, mais ça se pardonne vite.

Un ouvrage nécessaire pour une lecture contemporaine des constructions d'empires.
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le 18 juin 2010
L'auteur interrogé sur Dailymotion ou Youtube a résumé ce qu'il a écrit dans ses livres et explique comment certains états sont "rançonnés" à partir du moment où leurs richesses (économiques, minières, pétrolières) intéressent des superpuissances (l'Amérique, notamment).Mise en coupe réglée, asservissement à des puissances supérieures. La démonstration est saisissante.
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le 18 novembre 2014
N'étant pas un grand lecteur, j'ai beaucoup aimé ce livre qui nous en apprends pas mal de choses sur les combines de l’état Américain.

Je ne peux que le conseiller.
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