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4.0 étoiles sur 5 Régner sur Hell's Kitchen
Ce tome fait suite à The Widow (épisodes 61 à 65, et la réédition du numéro 81 de 1971). Il contient les épisodes 66 à 70, parus en 2005, écrits par Brian Michael Bendis (en abrégé BMB), dessinés et encrés par Alex Maleev, et mis en couleurs par Dave Stewart. Ces épisodes ont...
Publié il y a 22 mois par Présence

versus
3.0 étoiles sur 5 Pas en or, mais on en a pour son argent
Alexander Bont, l'homme qui était le Caid avant le Caid, sort de prison et cherche à se venger de Matt Murdock alias Daredevil.

Une trame très classique par Brian Michael Bendis enrichie par les illustrations d'Alex Maleev, qui modifie son style selon l'époque des scènes racontées :

- du noir et blanc pour...
Publié le 12 juin 2005 par J. P. NGUYEN


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4.0 étoiles sur 5 Régner sur Hell's Kitchen, 12 avril 2013
Par 
Présence - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Golden Age (Broché)
Ce tome fait suite à The Widow (épisodes 61 à 65, et la réédition du numéro 81 de 1971). Il contient les épisodes 66 à 70, parus en 2005, écrits par Brian Michael Bendis (en abrégé BMB), dessinés et encrés par Alex Maleev, et mis en couleurs par Dave Stewart. Ces épisodes ont également été réédités dans Daredevil ultimate collection 3 (épisodes 66 à 81, "what if Karen Page had lived ?", et épisodes 6 à 8 de "Ultimate Marvel team-up").

Un vieil homme descend d'un taxi à un coin de rue. Il s'appelle Alexander Bont. Il fut autrefois un caïd (kingpin) dans le quartier de Hell's Kitchen, régnant sur la pègre, avant le règne de Wilson Fisk. Il se remémore son ascension, à commencer par un rendez-vous clandestin où il essayait de refourguer des diamants à d'anciens Nazis, transaction brutalement interrompue par l'arrivée de The Angel (Thomas Halloway, un superhéros). Quelques années plus tard, bien installé, Alexander Bont a droit à une visite de Daredevil (alors au début de sa carrière, en costume rouge et jaune) qui réussit à le coincer et à le faire arrêter. Au temps présent, Matt Murdock est toujours poursuivi par la presse désireuse d'obtenir une preuve irréfutable de son identité de Daredevil. Lors d'un moment de calme, il est abordé par Angela del Toro, une agente du FBI (apparue pour la première fois dans King of Hell's Kitchen) qui a reçu les amulettes des Fils du Tigre (Lin Sun, Abe Brown et Bob Diamond) conférant des capacités physiques augmentées (Hector Ayala s'en servait pour devenir White Tiger, un superhéros). Peu de temps après l'entretien, Matt Murdock est fait prisonnier par Gladiator (Melvin Potter) pour le compte d'Alexander Bont.

Bendis propose de quitter quelques instants le flux régulier de l'histoire pour examiner une question peu traitée : et avant Wilson Fisk, c'était comment ? Voici donc le précédent Kingpin qui revient pour un dernier baroud d'honneur, après avoir purgé sa peine. Maleev s'aligne sur le récit de manière assez classique en utilisant 3 styles graphiques différents, un pour chaque époque. C'est ainsi que les débuts et l'ascension d'Alexander Bont seront dessinés en noir & blanc avec un style plus sec et un peu moins détaillé que celui utilisé d'habitude par Maleev (mais en y regardant bien, toujours avec des références photographiques retouchées pour les décors, mais en plus fruste). Pour le passé proche, il dessine les superhéros dans des postures évoquant aussi bien Jack Kirby que Bill Everett, avec une mise en couleurs à base de points grossiers rappelant les limitations techniques de la reprographie des années 1960 (en plus exagéré). Pour le temps présent, le lecteur retrouve le style inimitable de Maleev, mélangeant photographie, utilisation intelligente de l'infographie, visages marqués et aplats de noir judicieux.

À bien y regarder, le thème du passage de garde d'une génération à une autre est décliné sous plusieurs formes dans ce récit. Cela commence avec les réminiscences d'Alexander Bont, mais aussi lors de son échange avec Saul (un ancien compagnon de crimes) où ils constatent, avec le recul de leur âge, l'évolution inéluctable du monde qui les entoure. Lorsque Bont se rend au cabinet de Nelson & Murdock pour se faire représenter, le lecteur peut aussi assister au changement de génération : les anciennes méthodes d'intimidation ne sont plus efficaces sur les nouvelles générations. Aux débuts de la carrière de Daredevil, Spider-Man lui présente White Tiger, l'identité secrète d'Hector Alaya à l'époque (défendu ensuite par Murdock dans Out, épisodes 32 à 40). Par la suite, Daredevil explique à la nouvelle White Tiger l'essence du superhéroïsme ; il y a eu là aussi un passage de flamme. Cette scène est l'occasion pour Maleev de briller de mille feux, dans des séquences qui laisse la part belle aux images pour porter la narration (un combat sur un toit absolument magique d'évidence, une intervention lors d'un braquage de superette tout aussi superbe dans les mouvements de Del Toro, et dans les décors photographiques sans supplanter les personnages).

En introduisant ce thème du passage de génération, Bendis évite l'écueil de se répéter (même s'il déçoit les lecteurs assidus qui attendent une résolution à la situation de Murdock). Il peut même se permettre d'insérer de nouvelles variations sur ses thèmes favoris sans tomber dans le rabâchage, que ce soit la fraternité existante dans la communauté de superhéros (entre Spider-Man, Daredevil et White Tiger), ou le rôle de la drogue MGH (Mutant Growth Hormone). Il peut même s'autoparodier en organisant une deuxième exposition publique de l'identité secrète de Daredevil, et la transformer en blague référentielle grâce à un démenti immédiat.

Pour être indispensable, il aurait fallu qu'Alexander Bont dispose d'une personnalité plus développée. Au fur et à mesure des séquences, BMB le réduit à un dispositif narratif pour justifier les scènes d'action et de suspense, Murdock et Del Toro s'imposant comme les vrais personnages principaux, éclipsant Bont et reléguant Melvin Potter au rang de simple figurant. Le tome suivant Decalogue (épisodes 71 à 75) revient sur la période pendant laquelle Daredevil a régné comme maître incontesté d'Hell's Kitchen. Angela del Toro a eu droit à sa propre minisérie A hero's compulsion, écrite par Tamora Pierce, une écrivaine, auteur de la série Alanna, à commencer par Le secret du chevalier.
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3.0 étoiles sur 5 Pas en or, mais on en a pour son argent, 12 juin 2005
Par 
J. P. NGUYEN (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Golden Age (Broché)
Alexander Bont, l'homme qui était le Caid avant le Caid, sort de prison et cherche à se venger de Matt Murdock alias Daredevil.

Une trame très classique par Brian Michael Bendis enrichie par les illustrations d'Alex Maleev, qui modifie son style selon l'époque des scènes racontées :

- du noir et blanc pour les années 30

- de la couleur "grossière" façon photogravure pour les années 70

- le style moderne (couleurs infographiées) pour les scènes contemporaines

Graphiquement, c'est très bien maîtrisé.

Au scénario, en revanche, on trouve quelques incohérences et une narration parfois peu fluide qui donne l'impression de rallonger la sauce.

Le titre de l'album est "Golden Age" mais l'âge d'or du run Bendis-Maleev est déjà derrière...
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Golden Age de Brian Michael Bendis (Broché - 4 mai 2005)
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