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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Mal équilibré, 14 août 2013
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(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Uncanny X-Men - Volume 1: Revolution (Marvel Now) (Relié)
Ce tome contient les épisodes 1 à 5 de la série "Uncanny X-Men" (en abrégé UXM) relancée en 2013, dans le cadre de l'opération "Marvel NOW". Elle succède à la série relancée en 2012, écrite par Kieron Gillen, s'étant achevée avec Uncanny X-Men AvX (épisodes 15 à 20). Elle se déroule concomitamment à Yesterday's X-Men, Brian Michael Bendis étant le scénariste de ces 2 séries.

Épisodes 1 à 4 (dessins de Chris Bachalo, encrage de Tim Tonwsend, Jaime Mendoze, Al Vey et Victor Olazaba, mise en couleurs de Chris Bachalo) - Mariah Hill (la directrice du SHIELD) discute avec l'un des membres du groupe de Cyclops qui a décidé de livrer des informations sur le prochain endroit où ils vont intervenir. Il explique comment Scott Summers a décidé d'opter pour une attitude plus proactive pour la défense des mutants. Summers estime que sa race est en danger, menacée par les humains. Il a décidé de venir en aide aux jeunes mutants dont le pouvoir vient de se déclarer en ouvrant une école clandestine. Au début du récit le groupe se compose de Scott Summers (Cyclops), Emma Frost, Erik Lehnsherr (Magneto), Illyana Rasputin (Magik), Eva Bell (Tempus), et Christopher Muse (Triage). Ils sont en mission à San Diego pour recruter Fabio Medina quand des Sentinels interviennent, validant par la même le point de vue de Cyclops.

Épisode 5 (dessins, encrage et mise en couleurs de Frazer Irving) - Magik a perdu la maîtrise de ses superpouvoirs, ce qui a des répercussions sur le territoire de Dormammu, une entité surnaturelle extradimensionnelle, ennemi récurrent du Doctor Strange.

Avec la série "All new X-Men", Brian Michael Bendis (BMB) disposait d'un point de départ intriguant et immédiatement reconnaissable : l'arrivée des 5 X-Men originaux au temps présent. Avec la série UXM, le point de départ présente plusieurs difficultés. Pour commencer, BMB doit rendre crédible que Scott Summers soit devenu le nouveau Magneto, c'est-à-dire un mutant en dehors de la loi prêt à utiliser des moyens illégaux. D'un coté c'est la suite logique de plusieurs années d'évolution du personnage ayant trouvé leur aboutissement lors d'AvX, et consolidé dans AvX Consequences. De l'autre Bendis rame comme une brute pour essayer de donner de la consistance à cette équipe réduite, aux objectifs louables mais difficiles à concrétiser, et donner un peu d'épaisseur à chaque personnage, tout ça en 5 épisodes de 20 pages chacun, et en racontant une histoire.

Le pire est que chaque fois qu'il arrive à développer un de ces axes, il le fait aux dépends d'un autre. Ainsi l'équipe se compose au départ de 4 mutants de premier plan (Cyclops, Magik, Magneto et Emma Frost), et de 2 élèves (enfin 3, mais Benjamin Deeds a dû être perdu en cours de route dans le premier épisode, il n'apparaît qu'à partir du deuxième). Arrivé au cinquième épisode, l'équipe a récupéré un nouveau mutant, et 4 anciens, passant de 6 membres dans l'épisode 1, à 12. Sachant que Bendis doit aussi développer une intrigue dans chaque épisode, autant dire que le développement des personnages est réduit à sa plus simple expression pour la moitié d'entre eux. Pour l'autre moitié, il doit incorporer de nombreuses informations sur qui ils sont et comment ils en sont arrivés là. Par exemple l'historique de Magik semble à la fois occuper beaucoup de place pour les anciens lecteurs au fait de sa situation, et bien peu pour les nouveaux arrivants qui auront bien du mal à se faire une idée des épreuves qu'elle a traversées. Une fois ces rappels répartis dans l'épisode, il reste finalement peu de place pour l'intrigue.

Et pourtant Bendis fait parcourir du chemin à l'intrigue puisqu'il arrive à traiter 3 points de passages obligés : l'installation dans la nouvelle base au Canada qui sert d'école clandestine, l'appel à candidats en allant piocher dans l'école Jean Grey (plein de tact et de délicatesse ce Scott Summers !) et une première confrontation avec les autorités officielles de l'univers Marvel. Il arrive même à caser d'autres intrigues secondaires. Pourtant cela peut paraître à nouveau bien superficiel. Le recrutement à l'école Jean Grey correspond à un autre point de vue d'une scène se déroulant dans Here to stay. Pour le lecteur lisant la série "All new X-Men", il y a donc un effet de répétition, malgré les informations supplémentaires apportées.

Le point le plus difficile à développer pour arriver à emporter l'adhésion du lecteur reste la position politique de Scott Summers. Certes il s'agit d'une évolution sur plusieurs années, certes il a raison de ne pas entièrement faire confiance aux êtres humains pour bien accueillir la nouvelle génération de mutants. Mais son programme reste assez mince : ouvrir une nouvelle école avec déjà son équipement de Danger Room prêt à l'emploi. D'où sort-elle, avec quels moyens financiers et logistiques ? Mystère. Et finalement Summers leur propose quel genre d'avenir ? Là aussi ce développement se fait au détriment de la plausibilité des actions de Cyclops, même si ses convictions sont crédibles et bien établies.

Il lui reste encore à développer les autres personnages. Scott Summers est avant tout le représentant d'un idéal discutable, même s'il a le droit à quelques pages pour clarifier sa relation avec Emma Frost. Le résultat est mi-figue, mi-raisin, laissant le lecteur dubitatif quant aux motivations d'Emma de rejoindre le groupe de Cyclops. Magneto apparaît comme un vieux lion ayant accepté de se ranger aux cotés de la relève, mais avec encore quelques idées bien arrêtées, et peut-être des objectifs inavoués. Pour les pauvres nouveaux arrivés, il faudra de nombreux épisodes pour qu'ils disposent d'assez de cases pour acquérir une vraie personnalité (même le passage entre Eva Bell et Captain America laisse un goût de trop peu). Il faut reconnaître à Bendis qu'en 5 épisodes, il a abandonné sa narration décompressée pour essayer de caser le maximum de choses, jusqu'à une apparition de l'agent Phil Coulson (en provenance directe du film Avengers). Par contre, il ne s'est pas beaucoup foulé pour la nature des superpouvoirs des nouveaux personnages (un pouvoir de guérison générique, ou une génération de balles rebondissantes évoquant Speedball).

Pour les 4 premiers épisodes, le lecteur retrouve le graphisme si personnel de Chris Bachalo, sous influence manga, avec une utilisation intéressante des aplats de noir, une bonne densité d'informations visuelles, des personnages dotés d'une forte identité visuelle mi-séduisante, mi-imposante (l'étrange nez de Benjamin Deeds), et une approche construite des confrontations verbales comme physiques. Malgré tout, le style de Bachalo comporte une forme d'autodérision discrète qui joue contre la gravité de la position de l'équipe de Cyclops. En particulier, il représente souvent les personnages avec une silhouette élancée, presque dégingandée, et des visages d'adolescents. Quand il représente Scott Summers de cette manière là, au milieu des jeunes recrues, le lecteur a l'impression qu'il a le même âge que les petits jeunes, petit souci d'incohérence visuelle. Quand Scott et Emma échange sur la situation de leur couple en faisant des moues d'enfant, là encore le mode de représentation semble en décalage avec le sérieux du dialogue premier degré. Malgré le pouvoir de séduction des dessins, le lecteur finit pour éprouver la sensation que Bachalo emmène l'histoire dans une direction incompatible avec celle donnée par le scénario.

Le travail de Frazer Irving propose une immersion totale, en particulier du fait de son travail très personnel avec la couleur, et dans une moindre mesure les effets spéciaux. Les 2 premières pages sont en vis-à-vis et propose un univers tout rose (entre rose vif et rose cerise). La double page consacrée à l'apparition de Dormammu met en évidence la dextérité et l'intelligence avec laquelle Irving utilise l'infographie pour lui créer une tête éthérée et étrangère. Dans les pages d'après, les couleurs sont magnifiques, entre les flammes de Dormammu, les effets spéciaux lorsque son doigt fouaille les entrailles de Magik, etc. Mais lorsqu'Irving revient à un rendu plus traditionnel avec un trait pour délimiter les contours, les personnages perdent en personnalité, jusqu'à jurer par rapport aux séquences d'action, ou à laisser planer un doute quant à savoir si le lecteur l'a bien reconnu (entre la tête d'Emma et celles des 3 autres personnages féminins).

Par comparaison avec le premier tome de "All new X-Men", "Revolution" paraît plus décousu, moins convaincant quant à son point de départ, touchant à trop de thèmes, d'intrigues et de personnages, sans réussir à en développer aucun de manière satisfaisante. Les images souffrent d'un problème similaire dans le sens où elles sont remarquables, mais pas toujours en adéquation avec la tonalité du scénario, ou alors étrangement fades pour quelques pages de Frazer Irving. Le lecteur pourra apprécier que Bendis ne fait traîner les choses en longueur et le cas de Magik est traité dès le tome suivant Lost in Limbo.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Coup de grâce !, 17 août 2014
Par 
Bruce Tringale (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Uncanny X-Men Volume 1: Revolution (Marvel Now) (Broché)
Ce commentaire portera sur les trois premiers arcs de la série soit Révolution, Broken et The good, the bad and the inhumans.

Lorsque j’ai commencé l’année, jamais je n’aurai pensé devoir détruire Bendis pour chaque article le concernant.En ce qui me concerne l’homme est artistiquement perdu depuis sa fin du run de Daredevil où pointait déjà son goût pour les partouzes marveliennes.

Entendons par là détruire les familles des héros Marvel pour créer des équipes qui ne font rien, balancent des blagues et s’en vont.Jusque là rien de grave… Bendis n’est rien d’autre qu’un tâcheron spécialisé dans événementiel comme l’histoire des Comics en est parsemé.

Tout ceci serait bien anodin, si ce type ne détruisait pas égoïstement le travail des autres plus talentueux que lui pour livrer des histoires insipides.Les habitués de la maison se rappelleront tout le mal que l’on pense de ses nouveaux Xmen. On ne rentrera pas dans les détails d’arguments développés ici et là.

Comme Chris Claremont et Scott Lobdell avant lui, Brian Bendis a donc l’honneur de superviser les deux séries principales des mutants.All New Xmen est censé suivre le destin des anciens Xmen tandis qu’ Uncanny Xmen porterait sur la fuite et les projets révolutionnaire de Scott Summers et ses potes Magnéto, Emma Frost et Illyana Raspoutine.

Sauf que comme d’habitude Bendis est incapable de respecter son cahier des charges et recommence son échangisme éreintant. Lorsque la série commence, le jeune Angel rejoint l’équipe, tout le monde est ravi de le voir et il prononce à peine 10 mots en 10 épisodes. Puis plus aucun pour les épisodes restants.

Après le crossover Battle of Atom Bendis rapatrie ses nouveaux Xmen pique l’adorable Kitty Pryde à Jason Aaron et brise par là même l’adorable idylle avec Bobby Drake, sûrement la plus joliment écrite depuis les amours contrariées de Rogue et Gambit. Pour quoi ? Encore une fois pour rien…

On apprend que pour échapper au SHIELD et et à Wolverine, Cyclops se planque dans le laboratoire de Weapon X.
Encore un tour de passe-passe dont Bendis a le secret. Se cacher dans un lieu classé Top Secret et au passé si chargé c’est un peu comme si après la guerre des nazis s’étaient planqués à Auschwitz…

Bendis multiplie les pistes qu’il n’arrive pas à exploiter : Magnéto, agent double avec le Shield, vraiment ? Maria Hill est elle si stupide qu’elle oublie que Magnus déteste les humains ? Et de croire qu’il serait prêt à trahir Scott Summers qui a accompli ce qu’il a toujours rêvé sous prétexte qu’il a tué Charles Xavier son vieil ami qu’il a souvent essayé de trucider ?

Bendis écrit plutôt bien Cyclope : malin, charismatique, capable de soulever les foules lors de manifestation politique. Encore faudrait il qu’il rouvre son dictionnaire à la page Révolution et applique à son leader un projet politique défini. Cette révolution Cyclope la prône à longueur d’épisodes, les gens le suivent ou le détestent sans qu’il explique une seconde en quoi consiste sa vision politique.

Illyana Raspoutine est peut être la plus gâtée dans tout ce foutoir. Deux épisodes lui sont consacrés au début du run.

Emma Frost sert définitivement de potiche, son rôle consistant à rappeler à Scott Summers qu’elle reste son ex dévouée, à des années lumières de la femme excentrique que sa personnalité suppose. Tout comme les Cuckoos Sisters dont la grande évolution est qu’une des trois choque ses frangines en se teignant en brune…

Bendis, avec l’aide de Bachalo ne se contente pas de massacrer ses personnages sur le papier. Son dessinateur se fait une joie de les affubler de look improbable. Magneto se rase la tête façon Charles Xavier tout ça pour maintenir le suspense durant le premier épisode : qui est ce chauve vu de dos qui veut trahir les Xmen ?

Son costume blanc (qu’il a déjà porté chez Claremont il y a 30 ans ) va totalement à l’encontre de la mouvance révolutionnaire de Scott Summers. Le rouge du costume de Magnus a toujours symbolisé le sang des victimes de la guerre raciale et la colère de l’ancien Sonderkommando. Que fait il fringué en blanc à l’aube d’une nouvelle guerre idéologique. Peut-être a t’il perdu un pari avec la reine blanche habillée en…noir…

Et Cyclope ? Le malheureux est affublé d’un costume grotesque où ses yeux ne sont pas alignés sur son costume et sans visière de quartz rubis apparente…Ses rafales semblent être situées…près de son nez…

Enfin carton rouge pour le créateur de Generation X. Sans la frange sur les yeux, il n’y a aucun moyen de différencier l’Emma Frost de Bachalo d’Illyana Raspoutine. Les deux semblent avoir une vingtaine d’année et être des sœurs jumelles.

En guise d’armée révolutionnaire Bendis nous offre des mutants aux pouvoirs les plus absurdes les uns que les autres, le pompon revenant bien évidement à celui qui balance des boulets en or dont Bendis ne nous fait même l’honneur de nous expliquer la provenance.

Alors que Scott Summers a vécu, combattu et couché avec des mutants alpha, il doit vraiment ne pas y voir clair pour penser accomplir une révolution avec des tocards pareils…Et les vilains ? Ils ne servent à rien !

Bendis ne prend même pas la peine de se centrer sur un vilain qui viendrait contrer les projets de Scott. Il essaie sporadiquement avec Mystique et des machinations gouvernementales qui doivent être aussi opaques pour son créateur que son lecteur.
Lorsque Mystique et Sabretooth serrent la paluche de Magneto en tentant de le recruter dans la confrérie, on croit rêver…

Comment Erik Leinsherr, un vilain aux principes moraux si forts pourrait il se compromettre avec une barbouze comme Raven qui représente tout ce qu’il déteste ?

Comment lui qui condamna Gambit pour son implication dans le mutant massacre pourrait il pactiser avec Sabretooth ? Bendis s’en fout et écrit cette scène comme si le trio se connaissait de longue date.

Uncanny Xmen paradoxalement se lit agréablement et s’oublie tout aussi vite. Alors que je pourrai vous réciter par coeur des histoires lues il y a 30 ans, je serai bien incapable de vous résumer les Xmen de Bendis lus il y a 40 minutes. Un run qui se veut politique sans jamais insinuation à la dimension raciale de la série,sans aucune métaphore ou double lecture.

Une série appelé Xmen alors qu’il s’agit d’avantage d’un quatuor. En héritant de la série historique des mutants sans en maîtriser la mythologie, Bendis confirme une fois de plus qu’il est le Mc Donald de Marvel, expert en fast writing, fast reading et dieu merci en fast forgetting…

Ce commentaire en images et bien d'autres sur Bruce Lit le blog comics-mangas-bd (brucetringale.com)
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Uncanny X-Men - Volume 1: Revolution (Marvel Now)
Uncanny X-Men - Volume 1: Revolution (Marvel Now) de Brian Michael Bendis (Relié - 23 juillet 2013)
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