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100 PREMIERS RÉVISEURSle 2 décembre 2012
Ce tome fait suite à Dead man's knock (épisodes 13 à 18). Il contient les épisodes 19 à 24, parus en 2011. Il faut absolument avoir commencé par le premier tome de la série, à savoir "Tommy Taylor and the bogus identity". Tous les scénarios sont de Mike Carey et les illustrations de Peter Gross, avec l'aide de Vince Locke (illustrateur de A history of violence) pour quelques séquences, et d'Al Davison pour l'épisode 24.

Épisodes 19 à 23 - L'histoire commence avec une scène permettant de découvrir l'arrangement entre Wilson Taylor et Susan Morgenstern. Puis le trio composé de Thomas Taylor, Lizzie Hexam et Richie Savoy réinvestit le devant de la scène. Ils se trouvent à Pittsfield dans le Massachusetts car cet endroit figure sur la carte laissée par le père de Thomas. Il s'agit de la ville dans laquelle Herman Melville a écrit Moby Dick. Thomas espère y découvrir un signe ou un indice sur sa véritable nature. Lizzie n'a toujours pas rétabli la connexion avec son chef, au travers des livres. Richie a du mal à supporter le soleil. Pullman contacte un nouvel agent qui avait réussi à rester neutre dans le conflit qui oppose la Cabale à Wilson Taylor. Il s'agit d'Anna Elizabeth Rausch, une marionnettiste. Elle l'accueille en lui proposant un spectacle basé sur la mythologie sumérienne, mettant en scène Dumuzi et Enkimdu.

Épisode 24 - C'est le grand retour de Pauly Bruckner (l'homme de main condamné à vivre comme un lapin dans un monde évoquant celui de Peter Rabbit de Beatrix Potter). Il débouche dans un escalier où une troupe imposante d'animaux anthropomorphes gravit les marches jour après jour dans l'espoir d'arriver un jour à la Porte d'Or.

Les 3 premiers tomes ont permis à Mike Carey et Peter Gross de poser les bases de la dynamique de cette série dont le thème principal est une réflexion sur la nature de la fiction, sous couvert des aventures extraordinaires de 3 jeunes adultes dont la vie est un véritable roman d'aventure. Alors que le lecteur pourrait se croire confortablement installé dans une course poursuite entre Thomas, Lizzie et Richie d'un coté (qui essayent de comprendre les règles du jeu), et la Cabale menée par Pullman de l'autre, il s'avère que le récit reste toujours aussi imprévisible. Thomas effectue un voyage en bonne et due forme dans un classique de la littérature, mais le niveau d'interaction ne se conforme pas aux attentes du lecteur. Richie doit gérer les conséquences de sa rencontre avec le comte Ambrosio, mais la réaction de Lizzie (avec un test de la croix, hilarant) n'a rien d'habituel. Le premier recrutement de Pullman dans sa croisade contre Tom Taylor conduit à l'apparition d'un nouveau personnage qui se pique elle aussi de fiction sous forme de spectacle de marionnettes.

Soit le lecteur ressent un effet d'habitude en retrouvant les illustrations de Peter Gross, soit il y a vraiment une amélioration dans la densité d'information, ce qui permet à chaque lieu de devenir plus substantiel, plus concret. L'apport de Vince Locke est également déterminant pour ajouter une forme de densité liée à l'encrage qui enrichit les textures pour les passages auxquels il collabore. Leur approche graphique pour le Pequod et son équipage (à commencer par Queequeg) est convaincante, et même très bien équilibrée, entre la texture du bois, l'étrangeté des tatouages tribaux, et la retenue pour ne pas en faire de trop, ne pas tomber dans l'exotisme de pacotille.

L'apport d'Al Davison est également essentiel pour le dernier épisode, avec une ambiance irrésistible entre l'apparence craquante des animaux anthropomorphes et la démesure de l'escalier. Pour cet épisode Mike Carey a lui aussi amélioré sa narration avec un décalage encore plus grand entre Bruckner et ces gentils animaux, grâce aux cellules de texte qui raconte l'histoire du point de vue de l'un d'entre eux.

Pour l'histoire principale, Carey et Gross se focalisent sur Thomas Taylor qui se confronte à la nature de la fiction, aux points de convergence entre différentes oeuvres. La baleine de Moby Dick acquiert dans Unwritten une dimension symbolique différente de celle du roman de Melville, et devient universelle en étant aussi bien celle de Thomas Hobbes dans Léviathan, que celle de Sinbad dans Les Mille et une nuits, ou encore celle de 2 autres personnages de fiction inventés par l'un par Rudolf Erich Raspe et l'autre par Carlo Collodi. Le lecteur découvre que Wilson Taylor a initié son fils aux classiques de la littérature à sa manière (avec l'aide de Mathilde Venner, son assistante). Thomas Taylor prend conscience que lesdits classiques finissent par s'intégrer dans le patrimoine culturel de l'humanité, par trouver une place dans l'inconscient collectif, une référence que tout le monde connaît sous une forme dégénérée, simplifiée à l'extrême, sans avoir jamais lu le livre en question. Il se remémore quelques adages de son père tel celui pointant du doigt que les aventures d'un héros ne sont jamais le fruit du hasard (elles ont été conçues, structurées et construites par un auteur). Cette dernière remarque me fait prendre conscience que je n'ai toujours pas compris la présence du monstre de Frankenstein.

Au fil des tomes, l'effet cumulatif se traduit par une mise en perspective vertigineuse. Carey et Gross étendent les ramifications des voyages des héros dans des directions qui couvrent un territoire de plus en plus étendu, en termes d'utilisation du langage, et mêmes des langages. La marionnettiste introduit une nouvelle forme de communication, mais le choix de son histoire (celle de Dumuzi et Enkimdu) évoque à la fois l'un des premières histoires écrites (celle de l'épopée de Gilgamesh), mais aussi un récit des origines, une cosmogonie. Le Léviathan de Hobbes rappelle que le langage est synonyme de penser, de réfléchir, d'interpréter le monde de manière conceptuelle et intellectuelle. Mettre sur le même plan Hobbes, la mythologie sumérienne et Pinocchio peut sembler saugrenu et même dénué d'intérêt ; pourtant dans le contexte d'Unwritten, ça tombe sous le sens. Carey et Gross utilisent la forme de la bande dessinée d'aventure pour exprimer leurs convictions quant à la nature du langage et la substance de la narration. Ils sont passionnés, et Unwritten est passionnant. L'odyssée continue dans On to Genesis (épisodes 25 à 30).
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