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le 19 avril 2013
L'hypothèse iconoclaste de Dépasser la démocratie, est que les difficultés de nos sociétés (chômage, inflation, dette) ne sont pas dues à la méchanceté de certains hommes, ni à la faillite de l'économie de marché (un lieu commun répété ad nauseam) mais à la défaillance structurelle de nos institutions politiques. Selon Frank Karsten et Karel Beckman, c'est la démocratie elle-même qui produit le déclin de la civilisation, au sens d'un affaiblissement généralisé des idées de liberté et de responsabilité.

Dans la première partie, il étudie notre foi en ce dieu de la démocratie parlementaire. Comme toute religion, la démocratie a son ensemble de croyances ‒ des dogmes qui semblent être des faits indiscutables pour tout le monde. Ceci est présenté sous la forme d'une liste de 13 mythes populaires sur la démocratie.

Dans la seconde partie, les auteurs décrivent les conséquences pratiques du système démocratique. Ils montrent pourquoi la démocratie mène inévitablement à la stagnation économique et quels sont les éléments qui la rendent inefficace et injuste. « Il est temps pour les gens d'ouvrir les yeux sur le fait que la démocratie ne conduit pas à la liberté ni à l'autonomie. Elle ne résout pas les conflits et elle ne libère pas les forces productives et créatives. Bien au contraire. La démocratie crée des antagonismes et des restrictions. Les aspects centralistes et compulsifs de la démocratie provoquent un chaos organisé, alors que la liberté individuelle et la dynamique du marché désorganisé provoquent un ordre spontané et la prospérité. »

Dans la troisième partie, Karsten et Beckman posent les bases d'une alternative à la démocratie, un système politique basé sur l'autodétermination de chaque individu, caractérisé par la décentralisation, la gestion locale et la diversité. Dans une société libre, la règle principale serait de ne commettre ni fraude, ni violence, ni vol. Tant que les gens s'en tiennent à cette règle, ils pourraient offrir tous les services, y compris ceux qui sont aujourd'hui considérés comme des « services publics ». Ils pourraient également créer comme ils l'entendent leurs propres communautés ‒ monarchiste, communiste, conservatrice, religieuse ou même autoritaire, pour peu que leurs « clients » adhérent volontairement et pour peu qu'ils laissent les autres communautés tranquilles. En fait, une société idéale et libre serait semblable au modèle sur lequel est basé Internet. Avec Internet, seules quelques règles s'appliquent. Elles sont simples à respecter. Pour le reste, chacun peut participer à sa guise.

Une approche libertarienne

Dépasser la démocratie a été écrit dans une perspective libertarienne. Le libertarianisme est une philosophie politique fondée sur la propriété de soi, c'est-à-dire sur le droit que chaque individu a sur son propre corps et sur sa vie, et donc sur les fruits de son travail. L'alternative à l'autogouvernement est que les gens décident de la vie et du travail des autres (ou ‒ mais cela est tout à fait irréaliste ‒ que tout le monde décide pour tout le monde). Selon le libertarianisme, une telle situation est injuste. Il est basé sur le principe que les individus n'ont aucune obligation de se sacrifier pour le collectif, comme c'est le cas dans les systèmes socialistes, fascistes ou démocratiques.

Pour les libertariens, la liberté individuelle (propriété de soi) ne signifie pas le « droit » au travail, à l'éducation, aux soins de santé, au logement ou à quelque autre bien, étant donné que ces « droits » impliquent pour les autres le devoir de fournir ces prestations. Si une personne est obligée de se sacrifier pour les autres, ce n'est pas la liberté, mais l'esclavage. La liberté signifie que chacun a le droit de faire ce qu'il souhaite avec sa vie et ses biens, tant qu'il n'interfère pas avec la vie et la propriété d'autrui. En bref, les libertariens sont contre l'initiation de la force physique.

En définitive, ce que montre ce livre, c'est que la ligne de clivage qui séparait jadis les partisans de la monarchie et ceux de la démocratie s'est déplacée. Où passe-t-elle désormais? De nos jours, le véritable clivage est celui qui oppose les défenseurs de l'association volontaire aux défenseurs du collectivisme forcé, ceux qui ont confiance en la capacité des individus à s'organiser librement par eux-mêmes et ceux qui pensent que le collectivisme social-démocrate est la fin de l'Histoire. Toute la troisième partie de Dépasser la démocratie est justement consacrée à l'élaboration des grandes lignes de cette alternative à la démocratie: « Nous croyons que l'État-nation et la démocratie qui va avec sont des institutions du XXe siècle, pas du XXIe siècle. Le chemin vers l'autonomie et l'autogouvernement continuera, mais il ne passera pas par les larges démocraties. Il passera par la décentralisation et par l'organisation des personnes en plus petites unités administratives, conçues par les gens eux-mêmes.»
33 commentaires|14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 avril 2013
C'est avec réticence et préjugés que j'ai décidé de prendre la peine de lire ce petit opuscule, dont la brièveté seule m'a persuadé d'en entamer la lecture.

Comment ? Dépasser la démocratie ? Impensable. Soyons sérieux.

Et pourtant... L'actualité et la clarté du propos, comme la sagesse du jugement, emportent la conviction avec brio. Que de vérités inattendues qui font mouche page après page...

MM. Karsten et Beckman, je ne sais rien de vous, mais vous avez mon admiration : je crois que vous avez changé ma vision du monde, rien de moins. Mille mercis.

À oser lire, à ruminer et à offrir.
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le 3 février 2016
Le postulat de départ est certainement déroutant : la notion de démocratie, qui n'est même plus contestable à moins d'encourir les foudres et les quolibets, est pourtant un choix -éminemment discutable. Ce petit livre, d'inspiration libertarienne avouée, est très riche ; sa brièveté excuse les lacunes et les imprécisions ; les auteurs auraient peut-être dû montrer in fine que c'est plus "ce qu'on a fait de la démocratie" que "ce qu'est la démocratie dans le principe" qui est en cause, et par là souligner que nos pays, qui se gargarisent de ce mot, ont depuis longtemps dévoyé le principe ; parler de démocratie, par exemple, à propos de la représentation parlementaire, est un canular !
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le 30 avril 2013
Instructif, cohérent et rempli de bon sens.
Dénoncer les mythes de la démocratie, tout en y proposant un modèle alternatif.
Ne demande aucune connaissance en politique, économie ou en droit.
Petit livre d'environ 130 pages, il est accessible à tous et vivement recommandé à tous les curieux soucieux d'en savoir plus sur le "système" en lui même.
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le 28 août 2014
Ce petit livre offre une approche originale et cohérente des problèmes dont souffrent nos démocraties occidentales. Je doute cependant que tous les maux décrits proviennent exclusivement de l'usage de la démocratie, d'autres causes, multiples, étant probables. Le remplacement de la démocratie par autre chose reste, à mon sens, une utopie, mais une utopie sympathique, à l'opposé des utopies totalitaires telles que le communisme et le socialisme.
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le 18 mai 2013
Je le recommande à tous ceux qui réfléchissent par eux même. Ceux qui ont gardé peu d'esprit critique.
Pour paraphraser Bastia, "la démocratie est une fiction à travers laquelle chacun veut vivre aux dépens des autres". Plus grave c'est la fin de la Liberté et sur la fin,la spoliation brutale et généralisée. La propriété privée n'est plus un Droit fondamental. C'est une progression - lente - vers le collectivisme. Pour ceux qui connaissent, c'est exactement l'histoire de la grenouille plongée dans un chaudron d'eau froide placé sur le feu : 1/ Tout va bien 2/ C'est agréable, 3/ difficile, 4/ Intenable... trop tard !
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le 5 mars 2016
Facile à lire, malgré un ou deux contresens dans la traduction.

Si vous avez des doutes sur nos "démocraties" actuelles, sur l'utilité de toutes les lois et autres règlements que nous avons, sur le poids des administrations par rapport aux initiatives privées, voilà un livre qui ouvre les yeux !
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le 29 août 2014
Ce petit livre se lit très vite et a le mérite d'ouvrir la voie à de nombreuses réflexions sur un sujet que l'on ne prend jamais la peine de remettre en question: le bien-fondé de la démocratie.
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le 13 février 2015
L'auteur fait le tour de la question en ce qui concerne la démocratie. C'est d'autant plus intéressant qu'il s'agit d'un sujet que l'on considère comme acquis et jamais remis en cause.
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Je viens de lire Beyond Democracy, l'original en anglais en édition Kindle (c'est le même prix). C'est très intéressant, non pas parce qu'il expose des idées neuves (lire Frédéric Bastiat, mort en 1850; son style est plus léger), mais parce qu'on a un balcon sur le cerveau d'un libertarien de base d'aujourd'hui. Quelqu'un que sa (pas encore très longue) vie dans un pays paisible où règne l'abondance a laissé à l'abri de la famine et de la violence. L'auteur n'est pas historien. S'il l'était, il aurait (peut-être) osé parler de la dernière période en Europe où la société était entièrement décentralisée, où les gouvernants des petites entités politiques se faisaient concurrence pour attirer les peuples (un facteur rare et précieux en ce temps-là) : le Haut Moyen-age. Et il aurait décrit avec brillant une incarnation de l'idéal libertarien: l'expédition Viking, qui réunit librement des individus capables pour une entreprise commune. Bien sûr, il n'aurait pas épousé le point de vue de ceux que les Viking venaient piller, qui se sont cherché des maîtres capables de les protéger et leur ont donné tout leur superflu pour cela. Et il valait mieux pour la cause que l'auteur défend, qu'il fasse court le chapitre de l'avenir. L'avenir est au présent. Il s'appelle Mafia, et pousse sur la décadence des souverainetés. Pour avoir un autre éclairage (écrit par un vieux qui sait de quoi il parle), lire L'Empire du bien de Philippe Muray, hélas épuisé pour l'instant, (ou Essais : L'Empire du Bien, Après l'Histoire, Exorcismes spirituels en stock.
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