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50 PREMIERS REVISEURSle 22 juillet 2013
Ce tome fait suite à The counterfifth detective (épisodes 31 à 36). Il contient les épisodes 37 à 42 parus en 2002/2003, avec un scénario de Brian Azzarello, des dessins et encrage d'Eduardo Risson, une mise en couleurs de Patricia Mulvihill, et des couvertures de Dave Johnson.

Épisode 37 - C'est l'histoire de 2 mecs dans un bar qui papotent : Mister Shepherd et l'agent Graves. Pendant ce temps là Dizzy Cordova fait un tour dans son quartier où elle papote avec ses anciennes copines au sujet du temps qui passe et de ce qu'elles ont fait depuis la dernière fois. Épisode 38 - Cole Burns rend visite à son ancienne copine, pendant que 2 types pas très futés essayent de récupérer la recette de la journée dans un bar, juste après la fermeture. Épisode 39 - Augustus Medici participe à une partie de domino endiablée, pendant que Benito Medici (son fils) prend un café et offre une glace à une charmante jeune femme. Épisode 40 - Lono accepte un petit boulot bien payé commandité par Mister Shepherd, puis rejoint Echo Memoria dans leur chambre d'hôtel. Épisode 41 - L'agent Graves a une discussion à haut risque et pleine de sous-entendus avec trois chefs de famille (Fulvio Carlito, Helena Kotias, Javier Vasco), pendant que 2 jeunes adultes découvrent un ticket de loterie sur le cadavre d'un accidenté de la route. Épisode 42 - Une mallette avec 100 balles et un pistolet pour Wylie Times, jeune adulte flemmard éclusant des bières et faisant semblant de bosser dans une station service.

Azzarello et Risso ne reculent devant aucun défi. La nouvelle policière est un genre des plus délicats à maîtriser (en particulier comment donner corps à une enquête ou un mystère dans un nombre de pages réduits ?). Au travers de ces 6 histoires, ils jouent sur 2, voire 3 tableaux. Il y a tout d'abord l'occasion de faire le point sur la situation de plusieurs personnages (Dizzy, Cole, les Medici, Lono et l'agent Graves) pour à la fois rappeler où ils en sont, ce qu'ils préparent et creuser un peu leur personnalité. Cet aspect là de ces histoires courtes n'est pas toujours satisfaisant. Il est sympathique de voir Dizzy papoter avec ses copines pour voir quel genre de vie elles ont choisi, mais très vite c'est la discussion entre les 2 mecs dans un bar qui l'emporte pour le lot de révélations qu'elle contient. Avec Cole Burns, les auteurs répètent un schéma analogue à celui du parcours intérieur de Dizzy, avec là encore un intérêt limité puisque finalement le lecteur n'apprend pas grand-chose de plus sur le personnage. À nouveau c'est l'histoire parallèle du hold-up qui s'avère plus savoureuse et plus inattendue. Finalement les personnages principaux se font voler la vedette par les histoires secondaires.

Azzarello et Risso jouent sur un deuxième tableau en apportant, dans chaque épisode, quelques pièces supplémentaires sur l'organisation du Trust, son fonctionnement ou sa relation avec l'agent Graves, et avec Mister Shepherd. Bien sûr les personnages continuent de parler à mots couverts, avec des sous-entendus inintelligibles pour le lecteur. Et pourtant il est facile de saisir les grands principes de la situation, et il s'avère très ludique de recoller les morceaux pour mieux discerner ce qui a pu se produire, et quelles ont été les évolutions des relations entre les divers protagonistes et les différentes factions. Comme à leur habitude, Azzarello et Risso savent s'approprier les clichés et conventions du genre polar, dans ses multiples facettes et sous-genres pour en donner une version qui leur est propre.

Cela peut paraître bizarre d'associer Eduardo Risso au scénario, toutefois il est indéniable qu'il participe à la narration au-delà du simple aspect fonctionnel des dessins dans les faits qu'ils représentent. Les deux tiers de la deuxième page sont occupés par un dessin de l'agent Graves retirant ses lunettes de soleil (l'autre tiers sert à lister les auteurs et leur fonction). Il s'agit d'un moment d'une rare banalité, d'un cliché visuel usé jusqu'à la corde servant à révéler le regard ténébreux du personnage principal. Et pourtant les yeux du lecteur s'attardent quand même sur cette image pour détailler les rides du visage, la manière dont l'ombre mange le visage (des aplats noirs informes naît un visage reconnaissable), le regard décidé et farouche de Graves. Même s'il est impossible de faire abstraction du stéréotype visuel du geste, la personnalité de Risso fait de cette image un instant unique attaché à un individu particulier. Risso renouvelle régulièrement cet exploit, ne serait-ce que dans le même épisode avec cette silhouette de saxophoniste qui installe l'ambiance de la conversation dans le bar d'une manière aussi élégante qu'évidente.

Si la scène à la laverie automatique est moyennement intéressante pour ses dialogues, les images plongent à nouveau le lecteur dans une banlieue défavorisée à peine fantasmée, une scène de l'ordinaire plausible et savoureuse. Les dessins de Risso apportent à nouveau beaucoup plus qu'une simple représentation de l'activité liée au lavage. Lors de la scène de prise d'otages dans un autre bar, les dessins apportent également une mine d'information sur l'état d'esprit des otages au fur et à mesure de l'énervement des braqueurs. Et les 2 jeunes adultes de l'avant dernier épisode dégagent une présence incroyable tout au long de leurs atermoiements pour savoir quelle attitude adopter.

Il faut enfin saluer le travail de Patricia Mulvihill qui continue à affiner sa palette de couleurs pour mieux rehausser les dessins de Risso, sans prendre le pas sur eux. L'amélioration de cette complémentarité devient éclatante lors de la partie de dominos se déroulant au soleil de la Little Havana. Le lecteur ressent la chaleur du quartier, la moiteur et la transpiration grâce aux couleurs habiles.

Avec ce tome, Azzarello et Risso continuent à s'aventurer dans tout le champ des possibles de la littérature policière, en livrant l'équivalent de 6 nouvelles. Leur talent est intact, mais étrangement, les personnages principaux de ces 6 histoires semblent évoluer dans la redite, alors que les histoires secondaires s'avèrent beaucoup plus palpitantes. La lutte de pouvoir continue dans Samurai (épisodes 43 à 49).
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Peu de choses à ajouter, 6 ans et demi après le premier commentaire client, sinon une insistence particulière sur la très grande qualité du travail rendu par le duo d'auteurs, à la complémentarité très justement mise en avant par le préfacier, Greg Rucka. Mention spéciale au dessinateur, Eduardo Risso, qui ne fait que s'améliorer de volume en volume. Cette histoire, au fond, de conspirations entre puissants groupes occultes (je n'ai lu à ce jour que les 6 premiers volumes) est particulièrement prenante du fait de la maîtrise avec laquelle sont narrées les micro-histoires qui, telles un puzzle en construction, révèlent peu à peu l'intrigue ou les intrigues principale(s). Cette oeuvre mérite totalement l'appellation de "roman graphique" (graphic novel).
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le 14 février 2004
Ce volume regroupe les épisodes 37 à 42 de la série 100 bullets (qui est en cours de publication aux USA et est sensée en comporter 100). Les six épisodes sont des histoires "indépendantes" se focalisant sur un personnage précédemment rencontré : Dizzy, Cole, Benito,Lono, Graves et Wylie. On retrouve tout ce qui fait le charme de la série : scénario complexe, dialogues sonnant justes, graphisme épuré mais efficace et story-telling de haut vol. Seul bémol : pour apprécier totalement cette BD, il faut lire les 5 autres Trade-Paperbacks déjà parus...
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