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5.0 étoiles sur 5 L'absurde, l'humour, l'inventivité et le suspense règnent en maître, dans une harmonie gracieuse., 15 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chew Volume 7: Bad Apples TP (Broché)
L'absurde, l'humour, l'inventivité et le suspense règnent en maître, dans une harmonie gracieuse.)

Ce tome fait suite à Space cakes (épisodes 26 à 30). Il contient les épisodes 31 à 35, initialement parus en 2013, écrits par John Layman (qui réalise également le lettrage), dessinés, encrés et mis en couleurs par Rob Guillory. Il faut absolument avoir commencé par le premier tome : Tasters choice.

Ce tome débute par un enterrement qui réunit toute la famille Chu, à commencer par Tony Chu (enfin sorti de son fauteuil roulant), en passant par Rosemary Chu, Chow Chu, Sage Chu, Harold Chu Bao Chu, Charlie Chu, Ong Chu, Tang Chu et Olive Chu (la fille de Tony). Ce sera également l'occasion de découvrir Min Tso-Chu (la femme de Tony). Contre toute attente, c'est l'occasion que choisit le directeur Mike Applebee pour apprendre à Tony Chu qu'il est réintégré dans la FDA (Food and Drugs Administration). Tony Chu est bien décidé à venger le meurtre ayant endeuillé la famille Chu. John Colby et Caesar Valenzano ont une discussion à cœur ouvert. Colby est toujours partagé entre ses 2 amours (avec à nouveau une scène de lit). Jeremiah Cumberland (le vampire) dévoile son jeu. Et Poyo fait une brève apparition.

Ils sont forts, John Layman et Rob Guillory, et même très forts. Ils arrivent à combiner une intrigue originale, un vrai suspense, des personnages attachants et diversifiés et un humour décapant (aussi bien visuel que narratif) allant jusqu'à l'absurde, sans rompre le charme de la narration. Guillory est de plus en plus à l'aise pour insérer des gags visuels qui font mouche dans ses cases, avec une large palette d'effets. Le lecteur retrouve les immondes auréoles sous les bras (cette fois-ci des individus en surpoids en train de faire du sport), ainsi que la vue du dessus du lit de John Colby avec son amant du moment. Il maîtrise une large palette d'expressions des visages, allant de la plus nuancée, à la plus exagérée pour un effet comique (Antonelle Chu mordant à pleines dents dans l'épaule de son amant). Il a amélioré la qualité et le punch de ses graffitis et autres inscriptions diverses, de l'individu portant un T-shirt avec l'inscription "Am I a dude ?" (à rapporter à son apparence), à la boîte de mouchoirs en papier avec l'appellation "snot catcher" (attrapeur de morve).

Chaque page apporte son lot de trouvailles visuelles, surprenant et séduisant le lecteur sans cesse. Il est également possible d'évoquer l'apparence physique de chaque personnage (tous immédiatement identifiables), ou la séduction de chaque personnage féminin pourtant souvent éloignée de la morphologie de type mannequin hypertrophié. Même Alani Adobo (le gourou du culte anti-poulet) dégage une forme de séduction malgré sa ferveur fanatique et son visage dur. Le langage corporel de chaque personnage est adapté à la situation avec éventuellement de légères exagérations, ou de franches exagérations. Incroyable Min Tso-Chu montée sur le bureau de Tony dans un habit de Tarzan. Plus subtile, les bras ballant de Caesar Valenzano attablé et écoutant John Colby pour savoir où il veut en venir, mais ayant déjà saisi que son secret allait être découvert.

Le tour de force réalisé par Rob Guillory est de ne jamais nuire à la tension narrative. John Layman fait montre d'une confiance sans borne dans les capacités de Guillory, lui concevant des scènes délirantes et impossibles. Guillory dessine absolument de tout sans que la narration ne s'en trouve jamais gênée. Pourtant Layman ne lui épargne rien. L'intervention de Poyo s'effectue sur un dessin occupant une double page dans lequel il est confronté à un monstre Pengthulu (croisement impossible entre un pingouin et Cthulhu, et pourtant d'un humour visuel ravageur). Toujours plus déraisonnablement exigeant, John Layman a imaginé un mode de combat absurde entre Tony Chu et un adversaire (Dominic Partridge) sur l'île de Yamapalu. Layman construit la séquence de telle sorte à ce que le lecteur s'attende à l'intervention d'un personnage, et il sort de sous le tapis un deus ex machina énorme d'un niveau d'absurde inégalé. Pour le lecteur, la réaction normale serait de s'offusquer de ce grand n'importe quoi scénaristique faisant fi des règles basiques d'un scénario. L'énormité absurde du mode de combat de Tony Chu combinée avec la verve visuelle de Guillory emportent tout dans un grand éclat de rire.

Il ne vient pas beaucoup de séries à l'esprit dont les auteurs soient capables de marier humour tout azimut et intrigue pleine de suspense, sans que l'une des composantes n'écrase l'autre. Layman et Guillory font partie de ce cercle très fermé, ce sont des conteurs d'une rare habilité. La fin du dernier tome et le début de celui-ci ne laissent planer aucun doute sur le fait que le récit a entamé sa deuxième moitié. Il y a un changement palpable dans la narration où les réponses aux questions commencent à augmenter. À l'inverse de la tendance actuelle des comics, John Layman n'hésite pas à faire le point sur plusieurs des intrigues de la série pour aider le lecteur à toutes les garder en tête. Si ce dispositif a son intérêt dans le cadre de la parution mensuelle des épisodes, il déconcerte un peu dans le cadre d'un recueil, mais il permet aussi de se remémorer les intrigues délaissées depuis plusieurs numéros (l'écriture extraterrestre dans le ciel). Le lecteur éprouve un plaisir certain à découvrir des éléments apportant plus de consistance et de sens à plusieurs des intrigues, à commencer par les objectifs et l'identité du vampire (Jeremiah Cumberland). Commencer à découvrir ce qui se cache derrière plusieurs mystères ne signifie pas pour autant que tout est révélé ou que John Layman se contente de se diriger vers une résolution. Lui non plus n'a rien perdu de son inventivité, que ce soit pour imaginer de nouvelles capacités surnaturelles liées à la nourriture, des moments énormes (recomptez bien vos doigts en refermant ce tome), des concepts farfelus (un homme avec une tête de hamburger, ou une citrouille de la taille d'une maison à étage), ou des séquences dégageant une forte empathie grâce à des rencontres ou des dialogues à fort potentiel émotionnel.

Pour les lecteurs les plus attentifs, il sera possible de déceler de nombreux clins d'œil, des plus évidents aux plus pointus. Dans l'épisode 32, Rob Guillory dessine une parodie de Charlie et la chocolaterie, facile à repérer. Dans le dernier épisode, Olive Chu porte un T-shirt de Lying Cat, personnage de la série Saga de Brian K. Vaughan et Fiona Staples. Dans l'épisode 34, le lecteur s'interrogera peut-être sur la raison qui pousse une femme à demander à un sénateur de tenir son bébé dans les bras. Layman et Guillory évoquent ainsi une scène marquante de la série Cerebus de Dave Sim (dans Church & State, épisode 66) au cours de laquelle Cerebus accède à la demande d'une mère de bénir son bébé (avec l'illustration terrible du fait que l'on peut obtenir ce que l'on souhaite, et ne pas être satisfait pour autant).

Avec ce septième tome, John Layman et Rob Guillory racontent leur histoire avec une verve comique ahurissante allant du comique de situation à l'absurde sans concession, pour un divertissement intense, unique en son genre, irrésistible et haletant.
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4.0 étoiles sur 5 Toujours au top, 12 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chew Volume 7: Bad Apples TP (Broché)
Chew reste à mon avis une des meilleures séries du moment, avec à chaque tome son lot de surprises et de moments plus délirants les uns que les autres. Ce tome ne déroge pas à la règle, même s'il y a un léger ralentissement dans l'histoire (préparation au combat contre le "big bad" qui aura sans doute lieu dans le prochain tome).
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Chew Volume 7: Bad Apples TP
Chew Volume 7: Bad Apples TP de John Layman (Broché - 3 septembre 2013)
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