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50 PREMIERS REVISEURSle 8 novembre 2013
Ce tome fait suite à Here to stay (épisodes 6 à 10). Il contient les épisodes 11 à 15, initialement parus en 2013, écrits par Brian Michael Bendis, dessinés par Stuart Immonen et encrés par Wade von Grawbadger (épisodes 11 à 14), et par David Lafuente (dessins et encrage de l'épisode 15).

Épisodes 11 à 14 - L'un des 5 All new X-Men a décidé d'accepter l'invitation de Cyclops à rejoindre son équipe, contre l'avis des professeurs de l'école Jean Grey, et contre l'avis de ses 4 autres camarades. Mystique (Raven Darkhölme) et ses 2 acolytes (Lady Mastermind et Sabretooth) continuent de se livrer à des cambriolages et autres détournements d'argent en se faisant passer pour les All new X-Men. Lors d'un voyage en Blackbird, les X-Men (all new + Wolverine & Kitty Pride) sont interceptés par les Uncanny Avengers (Havok, Captain America, Scarlet Witch, Rogue et Thor) qui souhaitent tirer au clair cette histoire d'imposture. Épisode 15 - Après avoir combattu Mystique et consort, les 4 All new X-Men restants prennent un peu de repos sur le site de l'école Jean Grey. Hank McCoy senior aide Jean Grey à tester son pouvoir télékinésique. Scott Summers (new) et Bobby Drake (new) vont prendre l'air en ville.

Contre toute attente, Brian Michael Bendis continue à concocter des histoires denses, tant du point de vue de l'intrigue que des relations entre les personnages. Le lecteur découvre donc qui quitte les All new X-Men pour rejoindre le camp de Cyclops. La scène est plus longue que l'on pouvait s'y attendre (10 pages soit la moitié de l'épisode). Et pourtant il ne s'agit pas d'une décompression ou d'un étirement dont Bendis a le secret, mais bien de plusieurs points essentiels de l'intrigue. Bendis a l'avantage de disposer de personnages quasiment tout neufs (les all new X-Men) qui ont beaucoup de choses à découvrir, à commencer par ce qu'ils sont devenus (leur version actuelle) les épreuves par lesquelles ils sont passées, mais aussi ce que sont devenus les autres superhéros Marvel ce qui lui permet d'insérer des références aux événements majeurs de l'univers partagé Marvel, de manière naturelle et justifiée). Cette première scène sert donc également à Bendis pour montrer que Jean Grey n'a pas abusé de son pouvoir télépathique (dans le tome précédent) juste pour pouvoir créer un moment saisissant dans la narration. Ces jeunes mutants maîtrisent effectivement mal leurs pouvoirs et leurs émotions. Ils leur arrivent d'agir sous l'emprise d'une de ces émotions.

D'ailleurs les adultes autour d'eux les traitent comme des jeunes sous le coup d'un traumatisme (leur déplacement dans le temps) qu'il faut donc ménager, comme des novices maîtrisant mal leurs pouvoirs, donc peu utiles pendant les affrontements, qu'il vaut mieux protéger et épargner. Et pourtant le lecteur n'a jamais le sentiment que ces jeunes soient passifs, ne faisant que subir ce qui leur arrive. Bendis rééquilibre la situation en leur donnant des réactions très personnelles et les mettant régulièrement en valeur. À plusieurs reprises, l'énergie de leur jeunesse illumine la situation sous un jour nouveau. Il y a ce moment très poignant où Jean Grey apprend ce que Wanda Maximoff a fait subir au peuple mutant à l'occasion de House of M. Il y a cet autre moment (au milieu d'un combat) où les jeunes X-Men appliquent l'une des tactiques apprises en Salle des Dangers (Danger room), Bendis montrant ainsi leurs capacités, en évoquant une composante originelle de la série (les entraînements). Tout au long du tome, il développe ses personnages dans des situations nouvelles, tout en insérant de manière organique des réponses aux questions évidentes. Comment réagira new Scott Summers en rencontrant Alex Summers (son frère) ? Lady Mastermind (Regan Wyngarde) reproduira-t-elle le tour de passe-passe de son père (Mastermind, Jason Wyndgarde) avec Jean Grey ? La jeune Jean Grey est-elle liée au Phénix ? D'un côté, Bendis a le bon goût d'éviter les redites (et puis le sort de la force Phénix semble avoir été réglé pour quelques temps dans AvX). De l'autre, ces moments agissent également comme des révélateurs des attentes implicites des lecteurs, et comme la preuve que Bendis sait qu'il doit y répondre, tout en s'en servant pour enrichir les personnages. Le dernier épisode est un exercice tout en équilibre instable du début jusqu'à la fin où Bendis accentue la composante "comédie dramatique" pour des faire naître des moments de grâce d'une délicatesse inattendue, par exemple les 2 rencontres silencieuses et fortuites entre Jean Grey et Rachel Summers.

L'état de grâce de cette série doit également énormément au dessinateur principal de la série : Stuart Immonen. Il succombe régulièrement à la tentation de ne pas dessiner d'arrières plans (délais de production obligent), mais il bénéficie de la sophistication de la mise en couleurs de Marte Gracia (épisodes 11 & 14) et Rain Beredo (épisodes 12 & 13) qui masquent cette vacuité chronique par de savantes compositions chromatiques établissant l'ambiance d'une scène, et renforçant l'expressivité des émotions par les couleurs. Mis à part ces raccourcis, Immonen sait transcrire la jeunesse des all new X-Men, sans en faire des marmots. L'encrage de von Grawbadger arrondit les contours pour les rendre très agréables à l'œil, tout en faisant ressortir la consistance de chaque surface grâce aux aplats de noir, eux aussi très fluides.

Même s'il est possible de ne pas y prêter attention, Immonen accomplit un travail remarquable de composition des images pour qu'elles ne paraissent jamais surchargées malgré le nombre important de personnages. Il sait insister sur chaque caractéristique principal d'un personnage (morphologie, costume, visage) pour que le lecteur ne les confonde jamais. Les expressions des visages sonnent juste, du chagrin au rire. Il imagine des mises en scènes qui rendent également les séquences de dialogue intéressantes, en variant les angles de vue, mais aussi les postures, les déplacements des personnages, etc. Et la combinaison des dessins, de l'encrage et des couleurs aboutit à une magnifique manifestation du Phénix, éloignée des clichés habituels, aussi imposante que vivante. Par comparaison, l'épisode dessiné par David Lafuente apparaît un peu fade, moins flamboyant, plus enfantin. Il faut un peu de temps pour dépasser cette impression et se rendre compte qu'il réussit plusieurs séquences délicates (le croisement rapide et inopiné de Jean et Rachel, l'intervention de Scott et Bobby pour stopper une voiture) de manière discrète et efficace. Par contre il y en a une ou deux moins convaincantes (la scène du baiser avec des expressions peu convaincantes sur les visages).

Troisième tome des aventures des all new X-Men, et pas de baisse de régime. Bendis profite des dessins savoureux d'Immonen et von Grawbadger. Il raconte une histoire dense mêlant une bonne dose d'action pétante qui en met plein la vue, sur le mode d'une comédie dramatique très convaincante, oscillant entre moments tragiques et joie de vivre d'une manière naturelle et fluide. Tout n'est pas parfait (absence chronique de décors, motivation de Mystique peu claire, Hydra ridicule d'inefficacité, accumulation de billets de banque comme si la monétique n'existait pas), mais le lecteur est emporté dans une narration dense, sensible et jouant avec habilité sur ses attendus et sa connaissance des X-Men. Cette équipe participe ensuite au crossover X-Men: Battle of the Atom (contient "All new X-Men" 16 & 17, "Uncanny X-Men" 12 & 13, "Wolverine & the X-Men" 36 & 37, "Battle of the Atom" 1 & 2, "X-Men" 5 & 6) en l'honneur des 50 ans d'existence de l'équipe (le premier épisode des X-Men est paru en 1963.).
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