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La vérité est belle quand elle comprise, conquise par la souffrance. Ce qui a vocation à détruire l'homme peut au contraire l'élever. Quel paradoxe humain ! En fait Soljenitsyne comprend que l'homme n'est rien sans Dieu.

Pages terribles sur les conditions du zek, ce sous-homme de l'univers concentrationnaire stalinien, du Goulag, qui en tua par millions.

Dans l'un des chapitres de fin de ce second volet de l'Archipel, intitulé "L'âme et les barbelés, Elévation ..." Soljenitsyne, alors sorti de la salle de soins où il est "traité" pour un cancer de la peau, qui vient de voir assassiner son meilleur ami, Boris Nicolaïévitch Kornfled, à coup de marteau de plâtrier, au plus profond désespoir sent au plus profond de lui un roc, la re-découverte de la Foi, de Dieu ; il écrit :

"Sur la paille pourrie de la prison, j'ai ressenti pour la première fois le bien remuer en moi. Peu à peu j'ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats ni les classes ni les partis, mais qu'elle traverse le coeur de chaque homme et de toute l'humanité. Cette ligne est mobile, elle oscille en nous avec les années. Dans le meilleur des coeurs - un coin d'où le mal n'a pas été déraciné.

Dès lors, j'ai compris la vérité de toutes les religions du monde : elles luttent avec le mal en l'homme (en chaque homme). Il est impossible de chasser tout à fait le mal hors du monde, mais en chaque homme on peut le réduire.

Dès lors, j'ai compris le mensonge de toutes les révolutions de l'histoire : elles se bornent à supprimer les agents du mal qui leur sont contemporains (et de plus, dans leur hâte, sans discernement, les agents du bien), mais le mal lui-même leur revient en héritage, encore amplifié. (...)

J'ai passé de nombreuses années à dévider ces réflexions douloureuses et quand on me parle de l'insensibilité de nos hauts fonctionnaires ou de la cruauté des bourreaux, je me revois avec mes galons de capitaine conduisant ma batterie (d'artillerie) à travers la Prusse ravagée par les incendies, et je dis : "Nous autres, avons-nous été meilleurs ?"
Quand on me fait remarquer avec amertume la mollesse de l'Occident, sa myopie politique, ses divisions, son désarroi, j'invoque le passé :
"Ceux d'entre nous qui ne sont pas passés par l'Archipel ont-ils eu des pensées plus fermes, plus fortes ?"

C'est pourquoi je me tourne vers mes années de détention et dis, non sans étonner ceux qui m'entourent : "BENIE SOIS-TU PRISON !"

Tolstoï avait raison quand il rêvait d'être enfermé dans une prison. Vint un moment à compter duquel ce géant commença à se dessécher. La prison lui était réellement nécessaire comme l'averse à la sécheresse.
Tous les écrivains qui ont parlé de la prison sans y avoir été se sont crus obligés d'exprimer leur sympathie aux détenus et de maudire la prison.
Moi j'y suis resté suffisamment, j'y ai forgé mon âme et je dis sans ambages : BENIE SOIS-TU PRISON, béni soit le rôle que tu as joué dans mon existence !

(Mais des tombes on me répond : - Parle toujours, toi qui es resté en vie !...)"

Ce géant combattant du Mensonge s'exprimait dès 1973, alors qu'il n'était pas encore expulsé d'URSS : "Je ne suis qu'un glaive bien affûté, brandi contre la force impure, un glaive magique, capable de la tailler en pièces et de la disperser." (cité par Bruno Frappat dans "La Croix du 16 avril 2009 à propos de Le phénomène Soljénitsyne de Georges Nivat). Suit une supplique à Dieu : "O donne-moi, seigneur, de ne pas me briser en frappant! de ne pas choir de Ta main!".
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Second tome de l'implacable triologie que Soljenitsyne consacra au système concentrationnaire sovietique, cet ouvrage ne perd rien de la force de temoignage qu'avait le premier. Une nouvelle fois, c'est l'horreur et l'incompréhension qui nous saisit à la lecture des pages évoquant le système dans son ensemble et le quotidien dans les camps.

Dans cette seconde partie Soljenitsyne démonte toute la logique implacable qui se cache derriere l'extermination par le travail depuis les iles Solovski (ancetres des Goulags) jusqu'a l'abattage des arbres dans les coins les plus reculés et les plus glaciaux de l'ancien empire, en passant par le travail pharaonique de creusement des différents canaux ordonnés par Staline. Evidemment pour tenir les délais délirant fixés par le petit père, se sont des journées de 12 - 14h de travaux auxquelles les prisonniers sont soumis, 360 jours et quelques par ans, avec pour seul hébergement, parfois, une simple tente par moins 50 degrès.

Une fois mené à bien cet historique, Soljenitsyne s'attache a dresser un portrait de la population de ces camps, des enfants, des femmes, des politiques, des mouchards, des planqués, etc... tout un petit (enfin, quelques millions de personnes tout de meme) monde partageant les memes horreurs, le froid, l'humidité, la promiscuité, la faim, les mauvais traitements, le viol, la maladie, le travail harrassant, la fatigue, et une humanité, à de rares exceptions près, rabaissée a ses plus bas instincts animaux pour tenter de survivre.

Bien evidemment, comme pour le tome 1, c'est horrifié que l'on referme ce livre, peut etre plus encore qu'au premier tome, tant est cette fois abordée le quotidien qui fut celui de millions de personnes comme vous et moi dont le seul crime fut parfois de poser negligemment une veste sur un buste du petit pere des peuples et qui s'en trouvérent dénoncés comme sociaux traitres.

Témoignage édifiant d'une époque pas si lointaine, ou l'occident proclamait, a l'issu des horreurs nazis, "plus jamais ca", tandis que la machine semblait s'emballer de l'autre coté de l'encore inachevé rideau de fer.

CREW;KOOS
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le 29 mars 2015
excellent !
sa lecture devrait être rendue obligatoire dans les écoles. Et par la même le parti communiste devrait être jugée comme "organisation criminelle" !
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le 2 septembre 2013
parfait, merci.
ouvrage de référence sur la Russie soviétique et sa culture très particulière. à recommander à ceux qui souhaitent mieux comprendre cet immense pays.
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le 18 novembre 2013
Encore plus intéressant que le premier tome que j'ai relu plusieurs fois...
Une fois terminée la lecture du second tome, je passerai au tome 3...
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le 20 janvier 2015
le deuxième volume de l'archipel du goulag quelque peu difficile d'accès mais néanmoins très bien écrit à lire de toute urgence
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