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Que les choses soient tout de suite claires, " Pour en finir avec le Moyen-Age " est avant tout un essai engagé de Régine Pernoud. Rien de neutre dans son écrit (ce n'est pas ce que j'attendais, mais je pense qu'il faut le préciser pour ceux qui ne seraient pas au courant !). Elle y redore l'image de cette très longue période que l'on nomme communément Moyen-Age et détruit un à un tous nos préjugés à son sujet. On y découvre des choses passionnantes sur la différence entre serfs et esclaves, sur l'Inquisition, sur l'influence et le rôle du droit romain sur notre Histoire française. Il y a plein d'autres sujets, mais ce sont les trois que j'ai préférés !
Mais cette mise au point passe aussi par la destruction de l'image de la Renaissance. Si cette étape paraît tout à fait logique puisque la Renaissance a succédé au Moyen-Age et a vivement critiqué ces époques antérieures supposées " sombres ", " barbares " et " inintéressantes ", elle est parfois quelque peu dérangeante. De la même façon qu'une critique globale du Moyen-Age est stupide et culturellement inutile, une critique aussi acerbe de la Renaissance choque quelque peu et ne fait pas vraiment avancer le débat (je caricature énormément, mais en quoi dire la Renaissance c'est nul, fait comprendre que le Moyen-Age c'est passionnant ?!).
Par ailleurs, certains de ses commentaires m'ont énormément gênée, en particulier sur l'orthographe. Régine Pernoud se gausse de notre orthogrape complexe qui puise ses h et autres lettres " inutiles " dans ses origines grecques et latines, et là je dis non (sans avoir aucune légitimité universitaire ou littéraire à ce sujet). Madame Pernoud, les langues commes les peuples ont une histoire, et c'est l'orthographe qui nous permet très justement de la comprendre. Sans "h" à "homme", comment saurions-nous que ce mot vient de "hominem" en Latin. Inutile ? Superflu ? Pas plus que le reste de notre culture. Ces soi-disant détails complexes nous permettent de définir des familles de mots qui nous aident ensuite à comprendre les mots que l'on ne connaît pas. Ca permet aussi de retracer les voyages des mots à travers le globe et les origines communes de différentes langues.
22 commentaires|15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 janvier 2008
Effectivement "Pour en finir avec le Moyen-Age", n'est pas un ouvrage théorique, ou la théorie furtive de l'auteur est tissé tel une toile d'araignée insalubre au fil des pages. Ce livre est clair, net et précis.

Il résume assez bien ce que furent les travaux de Régine Pernoud durant toute sa vie : nous démontrer que le Moyen-Age est peut-etre la période historique qui porte le plus mal son nom.
Et que dire du recadrage sociologique démontrant que certaines femmes du M-A avaient autant de pouvoirs, si ce n'est plus que certains hommes... Telle cette abesse qui, au XII è siècle, avait la responsabilité de gérer deux monastères, dont un peuplé que d'hommes...vous avez dis barbare ?

Tout cela sans tomber dans la caricature ou l'extremisme féministe. C'est en cela, à mon sens, la véritable force persuasive de l'auteur. De simples phrases, dépourvues de toute théorie fumeuse et subjective.

Pour résumer, un petit livre clair et concis, qui bouleverse le béotien peu éclairé dans son approche moyen-ageuse du Moyen-Age.

A mon avis, c'était le but.
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le 14 juillet 2006
"Pour en finir avec le Moyen-Age" est une collection d'essais rafraîchissants, alertes et drôles, où Régine Pernoud reprend les âneries les plus fréquemment proférées à propos du Moyen-Age (sur les femmes, l'Eglise, la féodalité, l'art, etc), pour les analyser et rétablir la vérité historique de ces mille ans qui ne furent pas un âge de ténèbres, mais d'une brillante et multiforme civilisation. En passant, l'auteur rappelle que la légende noire du Moyen-Age est due, essentiellement, aux idéologues des Lumières, tout à leur polémique antichrétienne; elle souligne que le progrès (cette religion qui nous vient des hommes de 89) n'est pas un mouvement uniforme et fatal, qu'entre le Moyen-Age et les siècles ultérieurs, il y eut de vraies régressions (rétablissement de l'esclavage, mise en tutelle des femmes, etc). Voilà donc un petit livre salubre, qui en apprend beaucoup et qui ouvre les yeux sur "l'historiquement correct."
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le 18 août 2004
Petit livre vite et facilement lu qui n'a qu'une prétention : pour les non spécialistes qui résumeraient le Moyen-Age à la peste et aux guerres, vous faites fausse route : cette période était autrement plus riche et possède même des ressemblance troublantes avec notre société actuelle.
A lire.
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le 17 septembre 2013
Un ouvrage documenté, sérieux et très bien écrit qui rétablit la vérité historique. On s’aperçoit après cette lecture que l'on a gobé à l'école de la République une série de mensonges en cours d'histoire.
C'est un livre qui peut être lu par des adolescents et qui va certainement commencer à les faire réfléchir sur la façon dont certains cours d’histoire leur sont présentés. Cette réflexion les fera grandir.
C'est un livre qui intéressera tous les curieux et ceux qui se posent des questions sur cette période de l'histoire si décriée par certains. Les réponses sont là, par une spécialiste incontestée, et avec des arguments et références claires et précises.
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le 3 mars 2013
Je constate que 5 siècles ne constituent pas encore un recul suffisant, si j'en juge par certains commentaires passionnés. Or, l'historien doit se garder des passions, et juger sereinement. Je pense qu'on peut couper la poire en deux: le Moyen Age ne fut ni pire ni meilleur qu'une autre période. N'oublions jamais la grande leçon de R. Grousset: quand une société, une civilisation, progresse dans un domaine, elle régresse TOUJOURS dans un autre.
Le livre de R. Pernoud a eu le mérite de briser des clichés. Mais, comme c'est souvent le cas, emportée dans son élan, et par son amour pour cette période, elle va trop loin dans l'autre sens.
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le 23 octobre 2013
Au vu des commentaires des autres lecteurs, inutile que je m'attarde à répéter ce qui a déjà été dit. Il s'agit d'un livre intéressant et dont la lecture est loin d'être une perte de temps... mais qui ne fournit quand même pas autant de détails que le titre pourrait le laisser entendre. Je pensais lire une chasse aux stéréotypes, il s'agit davantage d'une chasse aux "ignorants".

Je recommande la lecture pour tous les amateurs de la période médiévale, car le livre ne manquera pas de les faire réfléchir. En cela, le but est atteint.
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le 6 juin 2010
Comment un livre de seulement 150 pages peut etre aussi riche et developper autant de grilles de lecture?!

Car l'auteur, une historienne reputée du moyen age, ne se contente pas ici de revoir un certain nombre de lieux communs sur le moyen age, elle y apporte sa comprehension du sens de l'histoire et de ce qu'est la recherche historique. Ce n'est donc pas seulement le moyen age qui est abordé, mais le moyen age dans la suite des periodes romaines, grecques, avant la rupture de la renaissance et des bourbons, et les effet de cette rupture jusqu'à nos jours.
Même pour ceux que le moyen-âge n'interesse pas particulièrement, l'angle de vue développé ici est nettement plus vaste.

Des horizons multiples et surprenants s'ouvrent dans chacune des thématiques abordées qui mysterieusement semblent toutes suivre une evolution commune. Prenons celle de la condition de la femme résumée par l'auteur:
"Un rapide survol des reines donne assez exactement idée de ce qui s'est passé pour l'ensemble des femmes. La place qu'elles tiennent dans la société, l'influence qu'elles exercent suivent un tracé exactement parallèle. Lorsqu'aux temps féodaux on attribue au couronnement de la reine autant de valeur qu'à celui du roi, il perd son importance pendant la renaissance notamment pour des raisons militaires, jusqu'au XVII siecle où la reine disparait litteralement de la scène au profit de la favorite, c'est à dire la femme devenue femme objet.
Alors qu'une Aliénor d'Aquitaine, une Blanche de Castille dominent réellement leur siecle, qu'elles exercent le pouvoir sans conteste dans le cas où le roi est mort, malade ou absent, qu'elles ont leur chancellerie, leur champs d'activité personnelle... elle est reléguée aux temps classiques au second plan: elle n'exerce d'influence que clandestinement, est exclue de toute fonction politique ou administrative, et est tenue pour incapable de régner, de succéder au domaine et finalement, selon notre Code , d'exercer un quelconque droit sur ses biens.
L'histoire du droit met en lumiere ce déclin devenu, avec le XIXeme siècle, la disparition totale du rôle de la femme, en France surtout."

Tout ceci est fait dans les limites de 150 pages, mais l'on sent que c'est toute une vie d'historienne, de philosophie, de chercheuse de sens, qui sont ici condensés, appuyé par une maitrise sans faille de tous les sujets abordés.

L'un des meilleurs livres qu'il m'a été donné de lire. Etonnant!
11 commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2010
Régine Pernoud (1908-1998) était une médiéviste reconnue et auteur prolifique. Ce livre de 1975 -le plus connu- est un pamphlet contre tous les préjugés sur un Moyen Age largement "fantasmé".

Loin d'être une période osbcure, le Moyen-Age est une tranche très longue de l'histoire de l'Occident que le classicisme a cherché à effacer et à ternir.

Parce que cette période est mal connue des Français, parce qu'elle est mal enseignée, parce que ses valeurs, admirables et étonnantes par bien des points sont éloignées de celles triomphantes du classicisme, le Moyen Age n'a pas la place qu'il mérite dans les coeurs et dans l'histoire populaire. Régine Pernoud expose tous les paradoxes et toute la grandeur des constructeurs des cathédrales pour nous en dresser un tableau honnête.

Même si Régine Pernoud est parfois carricaturale dans l'image "actuelle" d'un Moyen-Age, ne faisant pas la différence entre ce que les Français en savent réellement et l'expression "moyen-ageux" pour désigner un obscurantsime sans véritable lien avec l'histoire elle-même, ce livre est une mise au point convaincante sur ce qu'ont été ces mille ans.

Je recommande ce livre.
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le 1 décembre 2009
Un régal de clarté et d'humour que ce bref essai - qui entre parenthèse n'a certainement jamais eu la prétention, comme l'ont cru certain lecteur, d'être une thèse sur le Moyen Âge.
Il s'agit d'un salutaire remise en cause d'idées reçues sur l'évolution des sociétés et de l'art à travers les âges, suivie d'une intéressante analyse de la déplorable manière dont est fabriquée et enseignée l'Histoire.
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