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le 3 septembre 2009
Lorsqu'on aborde un tel monument, on doit le faire avec modestie: à la fermeture de ce livre , je ne peux m'empêcher de me demander comment une oeuvre si riche, et pourtant sans histoire, a pu être le fait d'un seul homme. Il n'y a sans doute pas une seule page de ce roman (mais est-ce vraiment un roman?) ou la pensée de l'auteur ne s'écoule dans sa pureté et sa brillance. Qu'il s'agisse de réflexions prémonitoires sur l'état d'un monde à la veille de son implosion (1913), de considérations profondes sur la condition de l'homme "moderne", de questions sur les relations entre les individus qui font qu'une société est une société, sur la signification du terme "penser", du terme "décider",du terme "aimer", sur le conflit entre l'âme et la réalité, sur l'esprit, sur l'argent, sur la religion, bref sur tous les grands thèmes qui forment un être humain, ce livre est une illumination. Il ouvre tellement de portes que l'on peut facilement s'y perdre; c'est donc une lecture qui se mérite, qui nécessite du temps et de la concentration (deux luxes, sans doute)mais qui, au bout de la route, donne au lecteur l'impression d'être devenu plus intelligent.
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le 23 septembre 2007
Prouesse encore inégalée, Robert Musil, de son temps surtout apprécié en tant qu'intellectuel, est parvenu à faire de la pensée un roman et inversement, à fusionner l'essai avec la comédie épique, alors que d'autres, tels Thomas Mann ou Herman Broch, ont (brillamment!) introduit la pensée dans le roman.
Bien que volontairement non située dans le temps et dans l'espace, l'intrigue se déroule au tout début du 20e siècle probablement à Vienne, et met magistralement en scène les signes avant-coureurs des désastres qui s'annoncent.
L'Homme sans Qualité est un roman existentiel (inachevé, mais pouvait-il l'être!) qui traite avec dérision et spiritualité de l'intelligence et de la modernité, que l'on peut lire et relire sans fin, un chef d'oeuvre littéraire d'une force proprement sidérante et d'une pureté confinant à la poésie.
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J'ai hésité à écrire un commentaire pour ce livre que je n'ai pas pu achever. Je sais que c'est ce qu'il y a de plus complexe, fouillé, intelligent. Mais c'est de la littérature qui est très difficile et s'adresse à des lecteurs qui sont capables d'entrer dans la pensée de l'auteur et de suivre ses développements intellectuels dans ce faux roman. Personnellement, je n'en suis pas capable. Alors pourquoi 3 étoiles et non pas 1, 2 ou 5 ? D'autant plus que je ne suis pas allé au bout. Parce que sur Amazone, on ne peut pas laisser de commentaire sans note et que je ne trouve ce livre ni passionnant ni inintéressant. Je crois que mon expérience n'est pas unique et c'est pourquoi ce commentaire existe.
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le 20 septembre 2010
J'ai longtemps hésité avant de poster un commentaire sur ce que d'aucuns considérent comme un Everest de la littérature moderne. Mais bon, je ne me suis pas fadé 800 pages serrées, frôlant à chaque phrase la surchauffe neuronale pour flancher. L'homme sans qualités est un roman constitué d'une bonne centaine de paragraphes, courts mais denses, qui sont autant d'essais. Ulrich se pose en témoin de son époque, charnière, juste avant le premier conflit mondial, dans la bouillonnante Vienne. Observateur distancié, il dissèque les grands mouvements politiques et intellectuels de son époque. Pêle-mêle, y sont évoqués le patriotisme qui se mue en nationalisme guerrier, le matérialisme scientifique et ses déviances totalitaires, l'antisémitisme mais aussi la révolution sexuelle, la (re)découverte de l'inconscient (avec une réflexion sur la responsabilité pénale comme qui dirait d'actualité), le féminisme, la financiarisation de l'économie (cf. mon commentaire entre parenthèses infra), les nouvelles expressions artistiques, tout cela dépeint par une seule personne qui s'évertue à les analyser, sans a priori, avec ironie parfois, renvoyant dos à dos leurs prétentions absolutistes et leurs dogmatismes.

Musil voit donc loin, bien et beaucoup. Il me faut être honnête: à de nombreuses reprises j'ai eu le sentiment de traverser un long tunnel abscons. Ce n'est pas une lecture palpitante, mais on ne peut être qu'admiratif devant une telle entreprise - au demeurant inachevée - qui embrasse une époque et annonce les chocs civilisationnels à venir.

A lire donc, mais à raison d'un châpitre par jour (enfin, pour ceux qui comme moi n'ont pas l'endurance nécessaire).
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le 16 juin 2010
"L'homme sans qualités" est un roman inachevé sur lequel Robert Musil, un des grands romanciers modernistes, a travaillé une bonne partie de sa vie. L'oeuvre de Musil a été reçue avec enthousiasme par plusieurs - dont T. Mann, M. Kundera, J. Bouveresse, etc.

Incité par ces réactions, j'ai plongé. Le livre m'a laissé froid. Le temps a passé, j'ai oublié le détail des impressions de cette lecture. J'en retiens surtout l'histoire d'un héros cérébral (Ulrich), alter ego de l'auteur, qui envisage les événements dans lesquels il est plongé d'une manière désengagée, comme le ferait un spectateur de ces événements. Un roman dans lequel l'alternance du récit romanesque et des essais se fait au détriment du premier: dans les essais (souvent passionnants) qui parsèment l'ouvrage, c'est l'auteur qui parle, directement, sans aucune ironie romanesque. Alors que ce qui fait le génie du roman, comme le dit Vincent Descombes, c'est qu'il cherche à "dissoudre tout élément de théorie en une relation de personnage à personnage" (Proust, p. 75). Hélas, le héros, emprisonné en lui-même, n'entretient pas de vraie relation avec les autres personnages avant d'arriver à la seconde moitié du roman, à l'arrivée de la soeur d'Ulrich. À ce stade, le roman devient une description - qui me semble ratée - d'une expérience mystique à deux.
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le 13 octobre 2010
Musil me fait penser à Proust; le côté aristocratique (j'allais dire "français") en moins. Proust fréquente les salons, l'allemand plus "terre à terre" raconte la mise en oeuvre d'un projet. Ce n'est pas par hasard qu'il est ingénieur. Comme pour La Recherche le livre est truffé de réflexions personnelles sur le monde décrit.
Comme dans La recherche on sent cette absence de sens de la vie que l'auteur essaie de soigner par la littérature. La distanciation par rapport à l'action et le choix d'un narrateur proche du personnage principal (Ulrich c'est Musil), l'ironie portée en permanence est caractéristique de cet état.
Le livre est interminable, comme une psychanalyse. C'est un grand livre, mais le vagabondage intellectuel de Musil est tel qu'il faut une certaine ascèse pour en profiter.
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le 29 septembre 2006
Le lecteur français a du mal à trouver ses marques dans ce roman scandé ar les tentatives faites par l'auteur pour se donne un contenu, quelque chose comme une nature ou une identité: tentative dont on pourrait trouver quelques analogies chez Stendhal, mais les intérêts d'Ulrich sont plus complexes, à l'image du milieu historique et intellectuel où il évolue:il s'agitici d'une grande ville, où se côtoient brio ontellectuel, inégalités sociales, revendications nouvelles et passéisme, dans ce bouillon de culture où la presse moderne joue son rôle, et dont Vienne offre un exemple unique, inouï. Comment faire son chemin intellectuel et réussir sa vie d'homme à l'intérieur d'un monde en telle effervescence où certains voient déjà "les derniers jours de l'humanité"? La tentative d'unir réalisation intellectuelle et épanouissement physique, sans se laisser récupérer par aucune écolede pensée mais en s'intéressat à toutes, est au coeur de cette oeuvre unique en son genre, qu'il ne faut surtout pas réduire à un simple document. Les problèmes abordés avec franchise et souvent tranch"s avec un brin de désinvolture par ce lecteur de Nietzsche ami des sciences exactes et défiant devant le romantisme conquérant, ne sont-ils pas encore les nôtres?
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le 13 août 2012
Dans le Vienne du début du XX ème siècle, un cérébrolesté entre dans le monde et sait faire preuve de brio auprès des huiles. Pourtant, dans l'intimité, ses amis l'appellent 'L'Homme Sans Qualité'. Serait-ce qu'une tête bien faite n'est pas suffisante ?

Ce gros roman en deux parties est avant tout un essai philosophique inachevé dont la trame n'est que le prétexte d'un marathon intellectuel où tout est systématiquement questionné. Musil souffre bien la longueur et s'obstine à être raisonnable et gracieux au fil des pages, mais pourquoi ? Il est assez troublant au bout de la mille cinq centième page de ne pas trouver une bonne raison à son obcession. L'homme sans qualité sait qu'il ne pourra être surhomme et se répand sans se complaire en de longues lignes pour démontrer la difficulté d'être moderne quand on est terre à terre.

Au bout du compte, même si l'ombre de Nietzche plane sur la vie absurde de notre homme sans qualité, ce livre nous place aussi dans une époque sur les rails de l'idéologie fasciste. En Autriche, les prémisses nationalistes ont franchi les montagnes et ce livre aide à comprendre la torpeur des intellectuels lorsque surviendra Hitler.

En tous les cas, je ne partage pas l'avis du commentaire précédent : Le livre est loin d'être intense, il est même terne. Finalement, je doute que l'auteur aurait laissé paraître de son vivant une oeuvre aussi inachevée. Ces longues page illustrent juste les vertiges de la modernité à l'allemande (quoique la Nausée de Sartre soit à la fois plus digeste et plus puissante !).

Alors, cette lecture n'est pas recommandable à moins de chercher quelque chose de précis. Mais on se demandera pourquoi cet auteur aura couvé pendant vingt ans une œuvre si laborieuse sans jamais se décider à la brûler...
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le 26 septembre 2011
Le livre n'a pas du tout l'aspect du neuf évoqué dans le descriptif ni la même couverture, ce qui a été une grande déception.
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