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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au delà de la réalité
Dans une approche directe, on est confronté à une société où l'homme et la religion sont les seuls au pouvoir. La femme, tenue à l'écart, n'a qu'à se soumettre à la volonté de l'un et de l'autre. De cet affrontement, naît Ahmed qui bouleversera les coutumes et les connivences. Ahmed, femme de nature,...
Publié le 16 novembre 2003 par Marie Maalouli

versus
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La chute
Le livre est palpitant au début, mais globalement inégal.La fin m'a un peu décue, car elle décrit la chute d'un "homme" ayant fatalement choisi de sombrer et s'en plaignant.

"L'enfant de sable" nous plonge dans une histoire, inspirée d'un fait divers authentique: la terrible tragédie de la huitième enfant d'un...
Publié le 27 janvier 2008 par Christelle


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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Au delà de la réalité, 16 novembre 2003
Par 
Marie Maalouli "T M" (Toronto, Canada) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
Dans une approche directe, on est confronté à une société où l'homme et la religion sont les seuls au pouvoir. La femme, tenue à l'écart, n'a qu'à se soumettre à la volonté de l'un et de l'autre. De cet affrontement, naît Ahmed qui bouleversera les coutumes et les connivences. Ahmed, femme de nature, homme d'éducation relèvera le défi en s'appropriant les droits de l'homme mais n'arrivera pas à changer de peau...La confusion et la solitude seront les compagnons de cet être qui n'est point ordinaire. Les conteurs se disputeront sa vie et son histoire et Ben Jelloun, dans un art bien distingué réussira à créer l'intrigue, le sel des contes arabes.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La chute, 27 janvier 2008
Par 
Christelle (Amiens (80)) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
Le livre est palpitant au début, mais globalement inégal.La fin m'a un peu décue, car elle décrit la chute d'un "homme" ayant fatalement choisi de sombrer et s'en plaignant.

"L'enfant de sable" nous plonge dans une histoire, inspirée d'un fait divers authentique: la terrible tragédie de la huitième enfant d'un couple désespéré de n'avoir eu que des filles. Ahmed naîtra homme dans un corps de femme, car son père l'a décidé.Il semble que l'amour ne peut être donné qu'à un enfant de sexe masculin, c'est pourquoi le jeune protagoniste semble heureux dans ses premières années.

Avec le temps, sa fausse identité le conduira à sa chute. Parqué dans sa solitude, souffrant de la folie de sa mère, de la passivité de ses soeurs, après la mort de son père, il se laissera mourir. Cette seconde partie est suffocante, troublante et parfois insoutenable. On se demande pourquoi il ne lutte pas, n'essaie pas de sortir de ce cercle vicieux conduisant irrémédiablement à sa perte. L'enfant de sable, s'émiettant, critique chez ses soeurs, le mal envahissant dont il est lui-même atteint: l'enfermement, le désespoir, la haine de soi et des autres.
Plusieurs personnages fantomatiques apparaissent alors et le récit devient cauchemardesque. L'histoire semble, comme le héros, mourir lentement, dans une longue agonie. Plus de lumière, une descente aux enfers éprouvante moralement et parfois insoutenable pour le lecteur.

Le livre charme cependant par sa poésie tournée vers une fascination pour le néant et l'anéantissement: "Je m'en vais sur la pointe des pieds. Je ne veux pas peser lourd au cas où les anges, comme il est dit dans le Coran, viendraient me porter jusqu'au ciel. J'ai vidé mon corps et j'ai incendié ma mémoire. Je suis né dans un faste et une joie fabriqués. Je pars en silence. Je fus, comme le dit le poète, "le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux". Je fus une erreur et je n'ai connu de la vie que les masques et les mensonges."
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La lecture de Patryck Froissart, 5 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
Auteur : Tahar Ben Jelloun

Titre : L'enfant de sable

Genre : roman

Editeur : Seuil (Paris, 1985)

Tahar Ben Jelloun est un sorcier, un forgeron, un griot détenteur du pouvoir de ces charmeurs de serpents, ou d'auditeurs, qui faisaient autrefois la magie de la place Jamaa El Fna, et qui apparaissaient régulièrement, fidèlement, à un endroit fixé de tous les souks villageois.

Le lecteur est transporté dès les premières pages sur le tapis persan, oriental, marocain.

L'histoire d'Ahmed, que son père a appelé de ce nom d'homme par honte d'avoir eu avant lui sept filles, est le récit d'abord intime, déchirant, lourd, d'une secrète histoire de famille. Seuls les parents, l'accoucheuse, puis l'intéressé(e), savent qu'Ahmed est la huitième fille.

Le roman n'est pas linéaire, reste inachevé, comporte des zones d'ombre, est à plusieurs voix, à plusieurs narrateurs qui se contredisent, ou se complètent, peut-être (au lecteur de choisir, d'imaginer, de remplir les vides), à la manière, justement, de ces récits interminables qui courent de place en place, de conteur en conteur, enjolivés, exagérés, personnalisés par les fantasmes de chaque diseur, comme les Mille et Une Nuits dont chaque conte aurait été composé par une personnalité différente.

Le Je des narrateurs, prétendus témoins, ou héritiers du cahier journal d'Ahmed, se mêle à celui du personnage, les versions s'entrecroisent, s'entremêlent, dans un jeu savant, labyrinthique, de miroirs, de routes, de lieux géographiques ou littéraires, où le narrateur auteur finit par se perdre lui-même, volontairement, avec délectation, jusqu'à s'identifier à au moins un autre grand auteur, qu'on reconnaît comme étant Jorge Luis Borges, dont le zahir apparaît brusquement dans les fils d'une histoire de plus en plus embrouillée, qui se dilue dans les sables du désert, c'est-à-dire l'intertexte.

On comprend que Le Clézio, lui-même conteur des sables et des déserts, ait aimé ce roman qui n'a pas de fin, et qui a toutes les fins : « Tahar Ben Jelloun sait nous retenir au bord du sommeil par quelque rebondissement possible qu'il fera attendre jusqu'au matin, surtout qu'au bout il y a le Secret, une Toison d'Or, qui est la récompense du lecteur et le cadeau du scribe... ».

A chacun d'y découvrir son propre secret.

Patryck Froissart, le 3 mars 2006
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un être évanescent, 28 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
L'enfant de Sable est un poème. Un poème incandescent, un vertige embrasé qui dévoile la destruction d'une identité.
Tahar Ben Jelloun, écrivain franco-marocain du XX siècle, met souvent en scène des personnages marginaux voués à l'errance, refoulés dans le silence et l'indifférence. A travers une écriture chaotique et discontinue, approchant parfois la dimension du rêve, il fait immerger un langage interdit en rapport avec le corps, la sexualité et le statut de la femme.
Dans ce livre, L'enfant de Sable, il aborde surtout le thème d'une enfance saccagée, celle d'un enfant auquel on a volé son identité. Se matérialise alors dans un univers crépusculaire un personnage étrange, solitaire, sombre et cruel, dont les traits indéfinis sont modelés par diverses voix narratives.
Mais ce personnage semble n'apparaître que pour disparaître. Le jour de sa naissance est aussi celui de sa mort. A la nuit succède la lumière du jour ; à la guerre, la victoire. L'aube apporte la nouvelle de l'heureux événement et la réhabilitation d'un père qui jusque là n'avait eu que des filles.
Seulement, la victoire du père ne peut être qu'apparente, ce ne peut être q'une illusion. Car le mensonge agit souterrainement. La trahison subsiste. La bataille du Jour et de la Nuit est éternelle. Cet être qui déjà n'existe plus, cet être qu'il a créé échappera peut-être à son contrôle.
A travers ces mots, Tahar Ben Jelloun dénonce la condition de la femme qui est n'est pas reconnue. Il dénonce aussi le vol d'une identité, le « meurtre » d'un enfant, qui ne sera désormais qu'un « enfant de Sable », un être évanescent.

"Suite" : "La Nuit sacrée".

Extrait :
" Un livre tel que je le conçois est un labyrinthe fait à dessein pour confondre les hommes avec l'intention de les perdre. " (Le conteur)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Image et identité: un récit vertigineux !, 26 décembre 2011
Par 
Gerard Muller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
L'enfant de sable/Tahar Ben Jelloun
En deux jours j'ai lu ce récit magnifique dans lequel la souffrance le dispute à la détresse d'un être dédoublé, prisonnier de son image.
Dans un langage imagé, parabolique puis hyperbolique, le conteur qu'est Tahar Ben Jelloun fait merveille en faisant alterner le journal intime d'Ahmed , sa confession en somme, et le récit du conteur lui même . Cette confession nous confie les peines et les tourments d'Ahmed qui officiellement est heureux de vivre homme quoi qu'étant femme.
« Ma nudité est mon privilège sublime. Je suis le seul à la contempler. Je suis le seul à la maudire. »
Ahmed va connaître la solitude physique et morale au cours de ses pérégrinations. « Vous savez bien que ma patrie n'est pas un pays et encore moins une famille. C'est un regard, un visage, une rencontre, une longue nuit de silence et de tendresse. »
L'auteur se livre entre autres à une critique impitoyable de la société musulmane qui dénie tout droit à la femme.
« Dans ce pays une femme seule est destinée à tous les refus'Une femme seule célibataire ou divorcée, une fille-mère, est un être exposé à tous les rejets' La violence de mon pays est aussi dans ces yeux fermés, dans ces regards détournés, dans ces silences fait plus de résignation que d'indifférence. »
Peu à peu le récit va prendre une tournure plus dramatique quand Ahmed va être taraudé par des pulsions sexuelles tardives, après la mort de Fatima.
Dans un style souvent poétique, Tahar Ben Jelloun nous embarque dans un nouveau conte des « Mille et une Nuits », histoire qui restera toutefois inachevée. Car cette histoire devenue légende, mythe, est revue et corrigée par différents conteurs, chacun excellant à vouloir nous offrir la vérité, sa vérité. Objectivité, passion partisane, tous ces ingrédients sont au rendez-vous de cette œuvre prenante de Tahar Ben Jelloun.
Malgré ces éloges, je suis un peu d'accord avec le commentaire de Christelle : la fin n'offre pas la même intensité que le début dans cette méditation vertigineuse sur l'identité.
Je vais découvrir la suite dans « La Nuit Sacrée »
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'expression de l'Humanité, 18 août 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
L'Enfant de sable, c'est elle, c'est lui, c'est vous, c'est moi, c'est nous tous ! Tahar Ben Jelloun réussit, à travers le bouleversant témoignage d'Ahmed, à nous offrir un voyage au coeur de notre propre inconscient. Qui suis-je ? Voilà la question à laquelle ce livre nous invite à répondre.
A titre anecdotique, on ne pourra s'empêcher de faire un parallèle entre cet émouvant roman et le splendide film de Barbra Streisand "Yentl" où l'héroïne juive, à l'image de l'héroïne musulmane de Ben Jelloun, cherche son identité dans un monde où les voix de la religion sont encore trop souvent impénétrables.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Décevant !, 5 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
Les bases pour une bonne histoire étaient là... Mais c'est tout. Beaucoup de bla-bla inutiles, on ne sait plus que penser. Trop de narrateurs les uns après les autres... Où est la vraie histoire ???
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2.0 étoiles sur 5 ennuyant, 13 septembre 2011
Par 
Favennec - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
Alors que le premier tiers du livre était intéressant et m'avait captivé, le reste nous mène lentement vers l'ennui... J'ai très vite eu l'envie de laisser le livre de côté. Il faudra aussi bien s'accrocher pour comprendre toute l'histoire. Ce livre nous fait part d'un personnage à la psychologie malheureuse de par le choix de son père et les traditions orientales. On passe d'une histoire à une autre selon le narrateur et l'on peut dire que toutes les histoires s'inscrivent dans une certaine fatalité. Finalement, on ne sait plus où on en est et c'est très désagréable. L'auteur pouvait donner une leçon de vie sans faire une histoire aussi tordue.
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4 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Realité bien deguisée en ironie!!, 13 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Enfant de sable (Poche)
Si j'avais lu ce livre sans connaitre le nom de l'écrivain, alors j'aurrai deviné que Tahar Benjelloun est l'auteur! Un style uncomparable...une belle histoire triste mais rigolotte au meme tps, á travers de laquelle il décrit la société marocaine, une société qui ne sait plus ou donner la téte au juste...modernité ou tradition...c ou le chemin le plus sure...choix difficile...car les deux chemins se croisent, pour se séparer de nouveau...et á mon avis Tahar est l 'un des écrivains rares, qui ont ce sens et la capacité de décrire ce paradoxe....
Mon commentaire peut apparaitre uncomprensible, mais j'en suis sure, que pas mal d'entre vous le comprendrait bien..et ce sont ceux, qui serrait mieux lire entre les ligne de ce livre "enfant de sable"!!!
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L'Enfant de sable
L'Enfant de sable de Tahar Ben Jelloun (Poche - 3 février 1995)
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