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le 14 janvier 2001
J'ai découvert Kourouma à l'envers, par son dernier livre, Allah n'est pas obligé, véritable chef d'oeuvre de truculence et d'engagement. Les soleils des indépendances traitent par moments des mêmes sujets: le viol, le fétichisme, l'excision, l'exil, la misère. Le style est toutefois bien différent dans "les soleils". Plus brute, grossier, en friches, à l'instar de l'Afrique dont il est l'expression. Mais la force émotive n'en est pas moins grande pour autant. L'histoire africaine a trop souvent été dite par des occidentaux. Avec Les soleils, La fiction littéraire épouse l'histoire, et l'Afrique s'approprie son passé, et par la-même son présent. A lire sans faute
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le 5 août 2012
Je n'aurai pas dû tenter de relire ce roman après toutes ces années... Cette fois-ci je suis resté peu concerné par cette sorte de construction qui m'est apparue hétérogène, confuse et trop artificielle, l'auteur voulant en faire trop. C'est peut-être pour cela que ce roman semble avoir beaucoup vieilli, d'autant que l'auteur ne réussit pas à donner vie à ses personnages, qui nous restent étrangers, ni à nous faire sentir concrètement cette époque dite des Indépendances. Il peut même y avoir de-ci de-là pour les lecteur actuel, surtout s'il connaît un peu l'Afrique, et en particulier l'Afrique du golfe de Guinée, de l'humour involontaire dans certaines situations car le moins que l'on puisse dire c'est que les membres de certaines "castes" traditionnelles se sont très bien adaptées au monde moderne !

Pour terminer je dirai que j'aimerais savoir ce qui vaut à ce livre d'être sélectionné et prescrit à des lycéens par certains professeurs de français, comme s'il n'existait pas de livres plus intéressants, plus formateurs, plus utiles et plus actuels... et même en voulant se cantonner aux seuls auteurs africains de langue française !
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le 23 février 2007
Fama est un des derniers représentants d'une époque révolue: celle d'une Afrique traditionnelle, avec ses chefferies, ses sorciers, ses marabouts, ses griots. Maintenant que le continent est indépendant et que les régimes ont pris le pouvoir, le prince malinké, "dernier des Doumbouya, chef du Horodougou", se trouve mis au ban d'une société qui le juge inutile et encombrant. "Soleil", en malinké, signifie "temps, période; c'est bien en effet une nouvelle ère qui s'annonce au début des années 60 -avec l'indépendance de la majorité des pays du centre-ouest africain où se déroule le récit.

L'écriture de Kourouma s'éloigne de tout classicisme. Truculente, émaillée d'expressions malinkés, structures de phrases douteuses ("bancales" ont dit certains, ceux qui considèrent que Kourouma n'écrit "pas vraiment en Français"): autant de techniques de style qui peuvent dérouter, voire agacer. Pourtant, l'objectif de l'auteur à travers cette forme de récit est parfaitement louable: rendre compte le mieux possible de la "réalité Africaine". Pour ma part, je suis mitigé: certes, l'écriture est novatrice; certes le clivage des époques/cultures est très bien rendu. Pourtant, on se demande si Kourouma (qui a quand même une bonne connaissance de la littérature dite classique) avait besoin d'autant malmener la langue. Personnellement, je ne suis vraiment entré dans l'univers de l'auteur qu'avec "En attendant le vote des bêtes sauvages" (j'avais lu "Allah n'est pas obligé avant"). Et plus je le lis, plus je suis convaincu de la pertinence de son approche stylistique -même si certains choix me paraissent toujours contestables. Une lecture parfois déroutante, donc, mais qui a le mérite de proposer une immersion innovante (et finalement plus réaliste et actuelle que bien d'autres romans) dans la réalité politico-culturelle du continent noir du temps des Indépendances.
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le 19 février 2004
le roman "les soleils des indépendances" est un roman qui dénonce les sois-disant "cultures ouvertes" des blancs. ce livre n'est pas seulement une lutte contre les blancs francais mais contre tout ceux qui pronent la liberté, l'egalité et le respect de l'autrui. Les colons (trois-quart) pensent que les noirs ne sont que des esclaves "modernes" et beaucoup ne quittent jusqu'aujourd'hui leurs préjugés. Les noirs étaient et sont encore considérés aujourd'hui comme des races inférieures; et c'est ce que dénonce Ahmadou Kourouma. Comme lecteur, j'ai bien apprécié cette franchise que tout le monde éssait d'éviter.
Ahmadou ne fait que dénoncer les illusions que les colons blancs inventent pour sauvegarder leurs intérets.
CHAPAEU A MONSIEUR KOUROUMA!!!
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le 20 janvier 2011
Dans LES SOLEILS DE L'INDEPENDANCE,Kourouma parle sa langue maternelle, le Malinke, à travers la langue française. Cette technique d'africanisation du français lui permet de transposer l'imagination et la vision du monde des Malinkés dans une langue européennee, à savoir le français. Dès le debut du narratif, le lecteur se rend compte que le mot "soleil" a une autre signification. Dans le roman le mot "soleil" ne renvoit pas à la force cosmique que nous connnaissons tous. "Soleil" transmet la notion de "hégémonie" voire, "époque". Ce processus d'appropriation de la langue française se voit tout au long du texte. Dans une interview qu'il a accordée à Moncef Badday, Kourouma met les points sur les "i" en ce qui concerne son choix stylistique dans LES SOLEILS DES INDEPENDANCES:"J'adapte la langue au rythme narratif africain.... Ce livre s'adressse à l'Africain. Je l'ai pensé en malinké et écrit en français prenant une liberté que j'estime naturelle avec la langue classique....Qu'ai-je donc fait? Simplement donné libre cours à mon tempérament en distordant une langue classique trop rigide pour que ma pensée s'y meuve. J'ai donc traduit le malinké en français en cassant le français pour trouver et restituer le rythme africain (38). Je recommande vivement ce roman à tous ceux qui n'ont jamais visité la Côte d'Ivoire.Bonne lecture!
Dr. Vakunta est spécialiste de littératures africaines.
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le 12 mai 2014
Passionnant de voir combien la colonisation suivie des fausses indépendances des pays africains a pu affecter la vie et les valeurs des simples citoyens. Rama, dernier rejeton d'une famille de princes tente de conserver un peu de son prestige et de ses prérogatives. Ses efforts battus en brèche, parfois ridiculisés, sont émouvants, de même que le désespoir de son épouse, stérile, probablement du fait du viol et de l'excision qu'elle a subis. Roman cruel, comme tout ce qu'à écrit Kourouma, caricatural sans doute, mais instructif.
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