undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles17
4,2 sur 5 étoiles
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 13 juillet 2008
Le temps qu'on se réhabitue à sa non ponctuation, à son adoration pour la virgule, rapidement, le rythme nous revient. Un peu plus long et lent qu'un autre roman, mais il vient :-)

Dans ce roman, il n'y a pas de nom de ville ou de pays, ou de personnages. Tout comme les Intermittences de la mort. Même si ce dernier vient bien après L'aveuglement, la construction est relativement la même (ça m'apprendra à lire dans le désordre !). Les personnages n'ont pas de nom non plus. Ce sont "le médecin", "la femme du médecin", "le permier aveugle", "la femme du premier aveugle", "le vieux au bandeau", "la fille aux lunettes de soleil" et "le garçon strabique".
Lorsque le premier aveugle arrête de conduire en pleine heure de pointe, il ne sait pas qu'il sera à l'origine (est-il réellement le premier) à tomber aveugle et à contaminer tous les autres. On ne sait pas comment ou pourquoi. De peur, le gouvernement enferme les premiers "malades" dans un ancien asile. Tout le monde est aveugle au contact d'un autre aveugle, sauf une: la femme du médecin, la seule personne à avoir des yeux vivants dans toute cette épidémie. Mais elle ne le dit à personne à part son mari. Le dicton dit: "dans un monde d'aveugles, le borgne est roi". Mais dans ce cas-là, elle serait sûrement esclave... surtout parce que dans l'asile, c'était vite fait de "voir" les hommes devenir des bêtes.
Encore une fois, Saramago parle de l'âme humaine. Avec son humour parfois douteux, il nous montre ce qu'on ne veut pas voir. Dans le quatrième de couverture de l'édition portugaise, est écrit: "Si tu peux voir, regarde. Si tu peux regarder, remarque." Et les êtres humains ne vont pas vouloir ce qu'on peut devenir en si peu de temps...
Remarquable Saramago ' !
0Commentaire|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 septembre 2005
J'ai été agréablement surprise par la lecture de ce livre dont je ne connaissais pas l'auteur et effectivement c'est le genre de récit qui vous tient en haleine et se lit d'une traite.
L'intrigue de départ, l'épidémie inexpliquée d'aveuglement, pique la curiosité et nous plonge lentement mais de manière angoissante dans un monde où la médecine est désemparée et le gouvernement impuissant. La manière de décrire les réactions des populations saines et touchées fait de ce livre une peinture assez féroce de la nature humaine où toutes les petites bassesses sont dévoilées et où la solidarité à petite échelle s'impose comme un facteur de survie.
Un petit bémol cependant, j'ai eu une certaine impression de déséquilibre entre le corps du récit et la fin qui m'a semblé bien longue. De plus, certaines affirmations des personnages m'ont paru un brin grandiloquentes et on sent une certaine volonté moralisatrice de la part de l'auteur.
Quoi qu'il en soit, c'est tout de même un très bon livre sur lequel il faut se pencher sans hésiter!
0Commentaire|20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
J'ai découvert Saramago dans ce roman étrange à l'atmosphère de fin du monde.

Le propos en est simple en apparence, la cécité se répand sur le monde sans cause évidente, on commence par isoler ceux qui en sont atteints dans des conditions inhumaines, en vain, car tous seront atteints, sauf une. Réflexe antique, ils sont mis à l'écart, tels des lépreux ou des pestiférés. Alors, comme à chaque fois dans ce genre de scénario s'installent le désordre et la bestialité, c'est le règne de la loi du plus fort. Etrange monde où cette `cécité blanche' met les êtres face à leurs propres noirceurs, les force à patauger et à survivre dans leurs immondices au propre et au figuré jusqu'à ce qu'ils en renaissent - peut-être purifiés.

Un style d'une simplicité apparente, avec une ponctuation minimale, des dialogues inclus tels quels dans le récit sans ponctuation, ni référence au locuteur donnent paradoxalement à ce roman une grande fluidité et en accélèrent le rythme jusqu'à une fin apaisée. C'est tout à fait paradoxal, car la ponctuation minimale et les longues phrases ne nous laissent pas un souffle, et pourtant....
Un roman qui ne laisse pas indifférent, que l'on peut lire à plusieurs niveaux, que l'on tourne et que l'on retourne longtemps après l'avoir terminé. Je me sens définitivement prête pour d'autres romans de Jose Saramago.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 7 avril 2002
Fidèle à l'ensemble de son oeuvre, Saramago ici encore nous donne un aperçu sincère et réaliste d'une humanité plongée dans des circonstances exceptionnelles. Suite à l'aveuglement total de la population, auquel a échappé une et unique personne, les personnages vont se retrouver confrontés à la barbarie, à la souffrance, mais également à l'espoir magnifique.
Ce livre se lit d'un trait, et le style magnifique de Saramago nous plonge une fois encore dans l'intimité des protagonistes.
A lire absolument, ainsi que tous les autres ouvrages de l'auteur, prix Nobel de littérature.
0Commentaire|22 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 mai 2014
Dans une ville sans nom, un homme perd la vue au volant de sa voiture.
C'est le début d'une épidémie fulgurante qui touche un à un les habitants, ce qui entraine le chaos total, accidents, vols, des aveugles errants les rues, hagards, perdus, apeurés, parfois blessés, contaminant les personnes encore voyantes, qui essayent de les aider, ou de les voler...
Une femme seulement semble être épargnée !
Le gouvernement avec l'aide de l'armée tente de limiter la propagation en parquant les aveugles dans un asile d'aliénés désaffectés, insalubre, sans eau, avec des sanitaires bouchés, des lits remplis de puces.
L'horreur atteint son comble lorsque la nourriture vient à manquer, la loi du plus fort entre en jeu, l'enfer se présente quand les hommes décident de violer les femmes.
De jour en jour les aveugles se déshumanisent, ils sont sales, pouilleux, pataugent dans leurs excréments!
L'humanité n'existe plus!
Dans cette apocalypse, verront ils un jour la fin de cet enfer !

Je ne pense pas que ce soit un livre qui se lise d'une traite, tant les repères de la lecture sont brouillés.
La ponctuation est anarchique, les paragraphes sont quasi inexistants, les actions se mélangent aux discutions des protagonistes.
Si on se laisse distraire, on peut vite perdre le fil de la lecture et c'est la, peut-être la force de José Saramago; faire perdre au lecteur ses repères, comme les personnages de son roman devenus aveugles par un mal mystérieux,.
Un brin mystique, philosophique, assez répétitif dans les détails scatologiques.
Un livre intéressant.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 mai 2012
...personne n'était là, personne n'y a assisté, mais tout le monde sait ce qui s'est passé. »
Même chose pour cette histoire d'épidémie où le monde semble devenir aveugle. Les premiers infectés sont placés en quarantaine pour tenter de limiter la contagion. Regroupés dans un asile et laissés à eux-mêmes, chacun découvre sa vraie nature sous les yeux d'une femme qui n'a pas perdu la vue mais a malgré tout choisi de suivre son mari médecin parmi les premiers infectés.
« Il y a en chacun de nous une qui n'a pas de nom, et cette chose est ce que nous sommes. »

Un style un peu difficile à lire au début, et qui pourrait en rebuter quelques-uns qui n'auraient pas la patience d'atteindre le moment où le roman devient véritablement intéressant (l'arrivée dans l'asile) : très peu de ponctuation, et l'impression d'être moitié narrateur objectif, plein de détachement et d'ironie, et moitié directement dans la tête des personnages.

Et pourtant, en terminant la lecture de ce roman, je me suis surpris à penser intuitivement que les gens qui m'entouraient étaient tous aveugles, preuve du niveau d'immersion qu'a réussi à atteindre Saramago.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2012
Cinq etoiles parce que la narration, la manière dont c'est écrit est vraiment interessante. Il m'a rappellé l'écriture de Faulkner. Par contre c'etait un cadeau pour quelqu'un, moi je l'ai lu en espagnol, donc je ne peux pas dire si la traduction au français est bonne.
L'histoire nous fait reflechir sur la routine de tous les jours, d'en autre point de vue.
Je recommande ce livre à tout le monde, ce n'est pas difficile a lire, on se sent a l'aise avec l'écriture mais pas avec l'histoire (il y a de choses troublantes).
C'est mon livre préféré!
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 décembre 2012
Tout simplement génial. On le lit d'une traite. je le relirai prochainement. âme sensible s'abstenir. on se plonge littéralement dans cet univers chaotique.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce livre est une attaque frontale contre le système capitaliste et le marché libre.

L'hôpital pour les arriérés mentaux, où les aveugles sont emprisonnés, est le symbole de ce système en pleine dégradation: une compétition sauvage pour de la nourriture et des femmes, la loi du plus fort, viols et famine.

L'auteur montre son dégoût viscéral pour ce système en nous plongeant dans des paquets de pourriture et d'excréments dans lesquelles les `aveugles' doivent (et devront) vivre.

Philosophiquement parlant, pour Saramago, l'homme est un animal très simple. D'ailleurs, il utilise un chien comme symbole de la nature pure. L'homme pour lui est un être pur; l'égoïsme n'est que sa seconde peau. C'est le système qui le corrompt et qui le rend aveugle pour ses intérêts `réels'.

La femme du médecin ne devient pas aveugle, parce qu'elle aide d'une manière altruiste les autres personnes. Elle ne tue pas les gangsters qui terrorisent ses camarades. Uniquement ceux, comme elle, qui ne se laissent pas tenter par les sirènes du marché sont sauvés. Tous les autres deviendront et resteront aveugles.

J'estime que ce point de vue est extrêmement naïf. Le rêve de Saramago d'un retour à l'Age d'Or me semble enfantin, car l'Age d'Or n'a jamais existé. Scientifiquement parlant, l'altruisme n'est pas une option pour la survie d'une espèce. Aucune idéologie ne peut arrêter `l'horloger aveugle'.

A part quelques grosses exagérations (`manger, c'est voler'), ce livre est, en fait, une description farouche, à la manière de Schopenhauer, de la vrai nature de l'espèce humaine.

Un roman fort, mais biaisé.
33 commentaires|13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 août 2013
Un livre qui ne laisse pas indemne !
On éprouve pratiquement tous les sentiments en lisant ce bouquin : la joie, la peine, la colère, la haine, l'amour et tellement d'autres

Certains passages sont horribles, mais cela nous plonge vraiment dans l'univers du livre ! Âmes sensibles s'abstenir !

Le seul bémol c'est le manque de paragraphes, la lecture est assez compact et la police petite, juste pour cela que j'ai mis 4/5
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,70 €
7,70 €