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Michael K, sa vie, son temps/J.M.Coetzee/Prix Nobel de littérature 2003
C’est l’histoire d’un pauvre hère affligé d’un bec de lièvre et qui est persuadé qu’il n’a été mis au monde que pour soigner sa mère.
Une guerre hypothétique engendrant un climat de déréliction sévit dans le pays, l’Afrique du Sud, et Michael souhaite fuir la ville du Cap avec sa mère malade afin qu’elle retrouve son village natal.
Mais la mort en chemin de sa mère va bouleverser le destin de cet homme qui ne sait plus où il doit aller et qui se résigne peu à peu à errer, frappé d’une misère totale physique et morale. Jusqu’alors, il s’était toujours trouvé quelqu’un pour lui dire ce qu’il devait faire, au fur et à mesure …
Dans ce pays, pas de domicile fixe ni de travail équivaut à camp d’internement. Il va le connaître et même réussir à s’en évader.
Michael finit par retrouver la ferme de son enfance, abandonnée et se convainc que c’est ici qu’il veut vivre toujours, ici où sa mère et sa grand-mère ont vécu. Retourner à la terre, planter les graines, survivre, assumer une liberté au détriment de la sécurité, recouvrer une dignité plutôt que de subir une sorte d’esclavage. Les fruits de ses graines sont comme ses enfants, et la récolte du premier potiron lui fait murmurer au bord des larmes :
« L’aîné de la famille ! Il ne me reste plus qu’à être un homme qui soigne la terre. »
« Quel dommage que pour vivre en des temps comme ceux-ci, un homme doive être prêt à vivre comme une bête. Un homme qui veut vivre ne peut pas vivre dans une maison où il y a de la lumière aux fenêtres. Il doit vivre dans un trou et se cacher pendant le jour. Pour vivre, il faut qu’il ne laisse aucune trace de sa vie… »
Et d’aventures en aventures, devenu une créature du crépuscule et de la nuit, il apprend même à utiliser son odorat comme arme défensive, jusqu’à ce que dans ce monde kafkaïen, Michael se voie accusé d’aider des terroristes dans la ferme abandonnée où il avait trouvé refuge. Il s’apprête à subir un interrogatoire musclé de la part des sbires du Château ( référence à Kafka). Sa seule réponse est toujours la même :
« Je ne suis pas de cette guerre. »
Alors que la première partie de ce roman est plutôt descriptive, la seconde est profondément réflective, analytique et philosophique : la confession du médecin militaire du camp d’internement au chevet de Michael est un moment de grande émotion et essentielle.
Un conte bouleversant et tragique, une manière d’allégorie dans laquelle s’affrontent la cruauté et la dignité humaine. Une parabole montrant qu’il n’y a plus en ce monde de demeure pour les âmes universelles.
« Michael, tu es un phasme qui a atterri, Dieu sait comment, au milieu d’une vaste plaine déserte, nue et bétonnée…Une âme qui a eu la grâce de n’être effleurée ni par les doctrines ni par l’histoire… »
Un très beau livre. Un grand écrivain. Un style sec, brutal, dur, réaliste
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le 30 janvier 2013
Michael K. est un chef - d'oeuvre mais âmes sensibles , s'abstenir . La fuite de Michael , ou sa quête de liberté qui ira jusqu'à la mort , n'a rien de banal même si Coetzee nous conte son histoire avec une précision quasi-ethnologique qui la rend d'autant plus dérangeante . Michael naît avec un bec de lièvre qui afflige sa pauvre mère femme de ménage et plutôt que de vivre constamment rejeté , il s'éloigne des autres humains , refusant aussi bien leur cruauté que leur pitié . Le monde qu'il se crée n'exige rien des autres . Sa mère meurt , la guerre civile fait rage , des camps accueillent mais enferment tous les damnés de la terre qui n'ont ni travail ni ressources et Michael poursuit son existence de forcené de la liberté qui vit les événements tragiques de sa propre vie et de son pays sans jamais se poser la question du pourquoi tout en apportant ses propres réponses qui sont celles de la survie mais surtout d'un éblouissant besoin viscéral de liberté qui parviendra à ébranler le médecin du camp : il voit son patient , ou plutôt son corps , refuser tout soin qui l'aiderait à vivre dans cette Afrique du Sud devenue immense camp pour détenus et geôliers qui ne se distinguent plus les uns des autres . Michael ne choisit pas de mourir mais tout l'empêche de vivre et le lecteur haletant , attaché à la vie comme le médecin et bienveillant comme lui ,voudrait le voir accepter les perfusions , la nourriture du camp mais Michael est d'une autre trempe : son corps lui crie qu'il lui faut d'autres nourritures pour accepter la vie.
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le 31 mars 2010
Ce roman nous fait faire le dernier tour de la vie d'un pauvre parmi les pauvres qui parvient à survivre paradoxalement parce qu'il possède de moins en moins , puis plus rien du tout . Sa richesse est son bon sens et son absence de haine , qui lui permettent de vaincre des obstacles pourtant possiblement léthaux . L'écriture est claire et souvent poétique . Quel bonheur , un bon livre !
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le 2 mai 2011
Lu après La Disgrâce.
Tous les deux sont pour moi vraiment des chefs d'oeuvre.
Michael K va tellement loin dans la solitude qu'il s'abîme lui-même dans le monde.
Le transfert joue à plein. Impressionnant !
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le 11 décembre 2013
Séduit par " Une enfance de Jésus", je me suis plongé dans l’œuvre de Coetzee avec ce livre et l'impression d'avoir découvert un auteur majeur se confirme. Il y a dans ses pages un souffle prophétique assez rare, dosé, troublant, qui ( me ) transporte et ( m') entraine hors de la réalité. Prochaine étape " En attendant les barbares " .
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le 29 octobre 2010
La lecture de ce livre donne une bouffée d'oxygène et permet de rappeler certaines valeurs humaines essentielles.
A lire sans attendre !
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