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22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un livre féroce comme les chansons des griots,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : En attendant le vote des bêtes sauvages (Broché)
Le ton du livre de Kourouma me fait penser à la férocité de <<L'etrange destin de Wangrin>> (le meilleur roman de Hampaté Ba)... mais chez Kourouma on est loin de l'académisme de la langue française, on croit entendre le tintement des cordes de la Kora tout au long du livre, c'est un VRAI roman africain (vrai dans le sens qu'il ne singe pas les conventions littéraires européennes mais parle la langue des griots et autres lettrés de l'Afrique).J'ai beaucoup aimé ce livre - et juste après j'ai lu "la françafrique" de F.X. Vershave et j'ai réalisé que ce que je prenais pour une farce féroce était en fait un récit vrai, l'histoire coloniale et post-coloniale, racontée pour une fois par ceux qui l'ont subie et qu'on entend jamais... Il faut s'accrocher au début, parce qu'on est pas habitué à ce style de récit... mais cela vaut le coup (mettez vous un CD de Ismaêl Lo ou de Balafon africain pour vous aider à rentrer dans le rythme des mots).... vous ne le regretterez pas. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une histoire sanglante,
Par Un client
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C'est l'histoire de l'Afrique. Et Kourouma ne manque pas au réalisme, un réalisme passioné.De la violence de la colonisation à la violence de la "libération", le mépris du colonial envers les autochtones, et les divisions et dissensions internes estimulées dans le but de mieux contrôler âmes et matière de cet énorme et riche continent. Le regard qui porte Kourouma sur l'histoire de son continent natal est ironique et d'une profondité perçante. Un incontournable, et déjà un classique, par la qualité de l'écriture et l'interet universel et attemporel de l'oeuvre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Critique impitoyable des dictateurs,
Par
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Ce roman comporte un style parfois difficile à suivre mais crois-moi, cela vaut la peine. Mais le contenu est une critique impitoyable des dictateurs africains. Surtout de la manière qu'ils ont trahi non seulement leur peuple mais les propres idéaux. Kouroma évoque les Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Bokassa et Mobutu du continent. Ajoutez à cela des aperçus fascinants de l'importance de la magie à certains décideurs africains et vous avez un livre qui a bien mérité son Prix Inter.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
à lire absolument,
Par Hugo Pavy (limoges) - Voir tous mes commentaires
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Un livre au style rafraîchissant qui traite de façon romancé de l'évolution de l'Afrique contemporaine dirigée par divers dictateurs. Cinglante critique des chefs d'états africain mais aussi des occidentaux attentistes et hypocrites dans leur politique étrangère. Ce livre comme tous ceux de A Kourouma nous permet d'avoir une vision plus juste de l'Afrque où la religion est omniprésente. Livre instuctif et agréable à lire ABSOLUMENT .
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5.0 étoiles sur 5
Brillant à plusieurs titres,
Par Robert Draille "24QZ" (Veyrinne de Domme) - Voir tous mes commentaires
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Les commentateurs sont unanimes, et je n'en rajouterai pas. L'aspect qui m'a le plus intéressé, est l'omniprésence de la superstition et de l'animisme, au point que ces deux croyances deviennent les personnages centraux, et qu'elles conduisent souvent l'action. On ne peut pas contester la véracité de ce texte, et son mérite est donc de nous donner des clés pour comprendre ces horreurs, et la mentalité africaine. D'autant plus que les personnages sont des élites...!Un livre passionnant, bourré d'enseignements, trés dérangeant, écrit dans un style de conteur qui vous fait ressentir totalement l'action. On en finirait par trouver normal de se transformer en lion ou en serpent en fonction des circonstances. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
Jubilatoire,
Par
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Si vous connaissez un petit peu l'histoire de l'Afrique et plus particulièrement de ses dictateurs du XXème siècle (Amin Dada, Bokassa, Bongo ...) c'est à la fois un festival jubilatoire et une satyre impitoyable.
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5.0 étoiles sur 5
Magie et politique - unvoyage détonnant!,
Par
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Un chef d'oeuvre. Une vision particulière du pouvoir, en même temps personnelle et ancrée dans la pensée populaire d'Afrique centrale ou de l'Ouest - ce qui la rend d'autant plus forte. Une lecture délicieuse, un monde dans lequel on voyage sans penser au retour. Plus informatif que le journal de 20h, plus dépaysant qu'un site de vacances !
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un roman instructif,
Par Un client
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Ce livre m'a été recomandé par ma prof de Français, je devais refaire la 4eme de couverture. Au début, l'exercice m'a paru simple mais il a fallu que je repaire la structure du texte qui est un peu complex. J'ai eu le plaisir de faire cette expérience avec ce livre qui m'a beaucoup plu. Qui remet en cause la dictature Africaine pendant la guerre froide, et la façon incorect de la monté au pouvoir de Koyaga et la magie, omiprésente en Afrique.Un livre a ne pas rater ! (j'ai 15 ans) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
« Dans un pouvoir despotique la main lie le pied, dans la démocratie c'est le pied qui lie la main. »,
Par J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : En attendant le vote des bêtes sauvages (Broché)
Bingo est un sora, un chantre africain de la confrérie des chasseurs, chargé de dire la geste du président de son pays, la République du Golfe. Comme tout sora, Bingo se fait accompagner d'un apprenti appelé répondeur. Cet apprenti, en l'occurrence, se nomme Tiécoura. La geste - ou donsomana, en Malinké - doit s'organiser en une série de cinq veillées qui célèbreront la vie et les exploits de Koyaga, ledit président, selon une dynamique associant chacune d'elles à un thème d'ordre philosophique qui la singularise, apporte un éclairage sur un aspect en particulier de la personnalité de Koyaga et de son rôle dans l'Histoire.Ainsi, la première veillée traite de « la vénération de la tradition », la seconde porte sur « la mort », la troisième sur « la prédestination », la quatrième développe la thématique du « pouvoir » et la cinquième celle de « la trahison ». S'ajoute même une sixième veillée en guise de péroraison où le sora se propose de discourir autour du sujet « Tout a une fin ». Le récit demeure rythmé par des proverbes au moment de l'intermède, donnant lieu de la part du répondeur Tiécoura à un jeu de flûte et de danses destiné à amuser l'assistance, laquelle se compose des principaux représentants du pouvoir, dont Koyaga en personne : « Vous, Koyaga, trônez dans le fauteuil au centre du cercle. Maclédio, votre ministre de l'Orientation, est installé à votre droite. Moi Bingo, je suis le sora ; je louange, chante et joue de la cora [...] Tiécoura est un cordoua et comme tout cordoua il fait le bouffon, le pitre, le fou. Il se permet tout et il n'y a rien qu'on ne lui pardonne pas. » Il ressort du donsomana le portrait épique d'un homme qui s'est d'abord révélé un champion de lutte hors pair, un évélema, et qui s'inscrit à cet égard dans la lignée de son père Tchao, lui aussi un grand lutteur et un maître chasseur, le plus grand du peuple paléo, le peuple des montagnes de la République du Golfe ; Tchao qui, après son comportement héroïque de tirailleur engagé sur le front de l'armée française durant la première guerre mondiale, devint une figure vénérée dans son pays pour avoir transgressé les lois des colonisateurs et s'être imposé à la tête d'un groupe de guerriers, tous issus du peuple paléo, appelé aussi le peuple des hommes nus, comme un héros de la résistance, le membre le plus menaçant de l'opposition indigène face aux colons blancs et tragiquement disparu sous la torture dans une prison d'État : « Tchao, le champion de lutte, était de droit le généralissime des armées de toutes les montagnes. » En digne fils de Tchao et de Nadjouma, qui fut quant à elle reconnue également comme évélema, une championne de lutte initiatique, et sorcière aux multiples pouvoirs de divination, Koyaga perpétue les actions guerrières à la suite de son père, restant en cela fidèle aux traditions des hommes nus et à la célébration des mânes de ses ancêtres. Au terme d'une éducation reçue au sein des institutions françaises et de son engagement dans l'armée des tirailleurs au service de la France lors des guerres d'Indochine et d'Algérie, Koyaga, de retour dans son pays, est reconnu par ses compatriotes comme un héros, à l'image de son père, auteur de nombreux exploits dignes de ce dernier et parachève sa lutte en faveur de l'indépendance, en prenant les rênes du pouvoir mais au mépris des règles visant le respect des Droits de l'Homme. Koyaga, dès lors, instaure un gouvernement dictatorial et cette prise de pouvoir par la force est sans concession pour les opposants d'obédience communiste. Il se pose comme un acteur du libéralisme et reste soutenu dans ses actes par sa mère Nadjouma et le marabout Bokano : « Nadjouma est la racine qui pompe la sève qui nourrit le régime du maître chasseur Koyaga. Koyaga a aussi des contacts quotidiens avec le marabout Bokano. » Ahmadou Kourouma, du reste, réalise avec cette oeuvre un réquisitoire à l'encontre de toute forme abusive de pouvoir, qui se complique toujours, sur le plan politique et historique, en jeu de massacres et de trahisons sans cesse renouvelé. Son intention de situer l'intrigue au moment de la guerre froide n'est pas anodine puisqu'elle donne à voir dans la figure du dictateur africain la caricature d'un individu qui, parvenu au suprême degré de l'indépendance de son pays, se voit pour autant contraint de subir à nouveau la politique des occidentaux à l'échelle internationale, demeurant de la sorte le jouet des puissances économiques, colonisatrices, contre lesquelles s'est construite son image, adulée par tout un peuple, de grand libérateur et de héros. Le titre, ironique s'il en est, accentue l'idée d'un gouvernement sourd aux voix de la démocratie et qui se fige obstinément dans la pérennité d'un parti unique, radicalement orienté vers la politique d'un seul homme autoproclamé président et dûment plébiscité par la minorité des acteurs avec lesquels il perpétra son coup d'État. Les bêtes sauvages dont il est fait mention se comptent au nombre de quatre et sont définies métaphoriquement comme les principales menaces du dictateur. Kourouma les identifie une à une au cours du dialogue de portée initiatique réunissant Koyaga et le dictateur au totem caïman, Tiékoroni, « le maître de la République des Ébènes », qui lui transmet son savoir, fruit d'une longue expérience vécue à la tête de son pays : « La première méchante bête qui menace un chef d'État et président d'un parti unique dans l'Afrique indépendante de la guerre froide [...] s'appelle la fâcheuse inclination en début de carrière à séparer la caisse de l'État de sa caisse personnelle [...] La seconde était d'instituer une distinction entre vérité et mensonge [...] La troisième consiste à prendre les hommes et les femmes qui le côtoient, qu'il rencontre, avec lesquels il s'entretient, comme culturellement ceux-ci se présentent [...] La quatrième bête sauvage qui menace le chef d'un parti unique : le mauvais choix [...] L'histoire lui avait imposé le camp du libéralisme, le meilleur choix. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Cynique,
Par La liseuse de bonne aventure (Bruxelles, Belgique) - Voir tous mes commentaires
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J'ai trouvé ce livre particulièrement triste mais si utile pour comprendre l'actualité des Etats africains. D'ailleurs, ce livre a été conseillé dans un de mes cours universitaires.Il faut avoir une bonne connaissance de la politique africaine pour comprendre qui se cache derrière les pseudonymes. Néanmoins, le livre reste très bon dans l'ensemble malgré quelques passages un peu ennuyeux à lire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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En attendant le vote des bêtes sauvages de Ahmadou Kourouma (Broché - 1 janvier 1999)
EUR 7,22
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