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3,3 sur 5 étoiles
V.
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le 18 août 2010
Ce roman est tellement décousu qu'il vaudrait presque mieux l'aborder comme un recueil de nouvelles. Le problème c'est que c'est un recueil de nouvelles de 630 pages qu'il n'est pas possible d'abandonner quelques jours sous peine d'en perdre le fil (qui existe plus ou moins malgré tout). Le fil, donc, c'est l'enquête menée par le fils d'un espion anglais ayant sévit à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Stencil poursuit une mystérieuse femme "V." intimement lié à la vie de son père. Parallèlement à cette enquête on suit la vie mouvementée de la clique des "paumés", jeunes new-yorkais beatnick-isants, et notamment de Benny Profane "jocrisse yo-yo". Inventivité extrême, un peu brouillonne quand-même, beaucoup d'humour et de liberté. Et puis, à travers ces histoires de vies bohèmes, de gouvernements manipulés/manipulants, de révolutions déclenchées ou avortées à cause de détails comme la météo, ces histoires de filiations cachées, de modifications corporelles (par accident, par chirurgie esthétique), Pynchon nous conte aussi sa perception de la condition humaine, simple yo-yo qui ne contrôle rien en vérité (à moins que V., peut-être...) mais qui de la même manière est imbriqué dans et fabrique des vies et des mondes.
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31 sur 35 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 décembre 2002
V. est d'abord un immense délire de génie. Deux identités entrecroisées, deux facette d’un même cerveau, Profane & Stencil, mènent, chacune à leur manière, la quête d'un invisible rêve, un impossible tiers, point de fuite rempli de promesses... V. L'un dans l'errance spontanée (espace), l'autre dans la recherche assidue (temps) : deux pôles, deux paraboles qui, inévitablement, promettent un croisement retentissant, puisqu’il s’agit peut-être là de la clé de voûte de la vaste Réalité. Bien sûr, l’explosion de génie se trouve dans le cerveau de chaque lecteur, puisqu’il faut s’y mettre doublement pour élucider (mais est-ce seulement possible?) cette immense énigme qu’est V. Une fresque post-moderne qui se lit et relit avec un plaisir décuplé tant les détails foisonnent et permettent des degrés d’interprétation quasi infinis. Pour qui aime une littérature cérébrale et délirante, tels Ulysse de Joyce ou, dans un autre registre, Mille-plateaux de Deleuze, V. comblera amplement toute les attentes d’un lecteur exigent.
V. n’est peut-être pas le meilleur roman de Thomas Pynchon et un lecteur peu habitué à ce genre de littérature expérimentale risque d’y laisser quelques plumes. Il est conseillé à tout néophyte pynchonnien de commencer par le roman Vente à la criée du lot 49, plus accessible puisque suivant une intrigue beaucoup plus linéaire. Toutefois, V. est un roman davantage satisfaisant et compréhensible dans sa trame elle-même.
* Il est à noter que V. est à la fois un roman et un recueil de nouvelles. C’est-à-dire que le récit principal, celui de Benny Profane, traverse le livre en ligne droite tandis que le récit mettant en scène Stencil est plutôt un prétexte à la lecture de nouvelles toutes différentes, à la fois dans le style et le sujet (on ne s’étonnera donc pas de retrouver dans certains récits des clins d’œil à une certaine littérature, comme celle de Julien Gracq ou Faulkner par exemple et bien d’autres), nouvelles, donc, qui forment toutes autant de courbes dressées dans l’axe du Temps. Car n’oublions pas qu’il s’agit ici de découvrir ce qui se cache réellement derrière la mystérieuse lettre V.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 septembre 2010
V. V pour Victoria, pour Veronica, pour Vénézuela, pour visage, pour Vheissu, pour Vésuve, pour Vénus, pour plein de choses en fait. V., paru en 1963, écrit entre 1961 et 1963, est le premier roman de Thomas Pynchon, auteur américain né en 1937, toujours de ce monde, ayant peu écrit (huit livres, le dernier date de 2010), mais n'ayant rien loupé. Auteur discret, qui vit en reclus ou presque, fuyant les interviews, dont on n'a que peu de photos, comme ce fut le cas pour J.D. Salinger. V. est son sommet, un roman inclassable, indescriptible, aussi énigmatique que son court titre. C'est le genre de livre qui vous happe, vous emporte, vous chavire, vous détruit et vous reconstruit durant sa lecture. Comme la citation d'un article de presse française le dit au dos du livre (poche), à lire et relire en attendant tranquillement la fin du monde.

Comment le décrire, ce roman ? Prix Faulkner en 1963, V. raconte plusieurs histoires. D'abord, on a celle de Benny Profane, ancien marin qui, dans le milieu des années 50 sur la côte est des USA, rôde à la recherche de petits boulots, de soirs de cuite, de rencontres, de son identité aussi.Profane va se lier avec la Tierce des Paumés, une petite bande de gens un peu paumés, un peu bohèmes, à New York. Il fait la connaissance d'Herbert Stencil, un homme qui, à la suite de la lecture du journal intime de feu son père, est totalement fasciné, obsédé, par un signe, V., qu'il a vu à plusieurs reprises dans ledit journal intime. La phrase Il y à plus derrière V. et dans V. qu'aucun de nous n'a jamais soupçonné le hante, et il se lance dans une quête pour découvrir qui est ce, ou cette V. , qui aurait été vu(e) à divers lieux et périodes (Egypte, Florence en Italie, Afrique du Sud...) entre la fin du XIXème siècle et la seconde guerre mondiale.

Parallèlement, des chapitres se passent à ces diverses périodes, et on y croise V. (ou ce que l'on peut penser être V. , plusieurs personnages et objets commençant par la lettre V, faisant semer le doute dans l'esprit du lecteur). Au final, tout se rassemble, tout percute méchamment, faisant de ce roman imparable une fresque initiatique à la Ulysse (James Joyce), à la Sur La Route (Jack Kerouac), à la Le Maître Et Marguerite (Mikhaïl Bougakov). Nombreux personnages, complexité de l'intrigue, petits délires (la fameuse légende urbaine des crocodiles vivant dans les égouts de New York est bien exploitée ici), tout ça fait de V. un roman tout simplement inadaptable. A ce titre, la série TV du même nom n'a, mais alors, strictement rien à voir du tout avec le roman. Mais alors, vraiment rien à voir ! Coïncidence de titre.

Pynchon, qui nous offrira encore par la suite de grands romans (Vente A La Criée Du Lot 49, le grandiose L'Arc-En-Ciel De La Gravité, Vineland) est ici au sommet de son art. Roman culte par excellence, énigmatique et riche, V. est une oeuvre majeure de la littérature mondiale. Vraiment, à lire et à relire en attendant le cataclysme.
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Un mot écrit chasse tous les non-dits dans les mondes parallèles de toutes les possibilités mortes-nées. Puisque que le monde est riche d’une infinitude de formes, pourquoi s’en tenir à une seule ? Ce qui est limité dans l’existentiel, ne l’est plus dans le domaine de l’esthétique- le style, la forme, la structure. C’est l’approche de John Barth, dans son essai « La littérature de l'épuisement », invitant le postmodernisme américain à s’engager dans la voie de la métafiction pour établir les relations possibles entre les différentes méthodes littéraires existantes, l’ironie et la parodie formant l’essentiel de cette déconstruction des structures narratives. C’est aussi la démarche de Borges, dans «Pierre Ménard, auteur du Quichotte», montrant comment on doit se servir de matériaux littéraires anciens pour en renouveler les formes. C’est encore celle de Joyce dans « Ulysse » et « Finnegans Wake ». Et enfin, celle de Pynchon dans tous ses romans, dans lesquels la structure narrative s’éparpille sur de multiples récits parallèles à différentes époques de l’histoire, parfois imaginaires, truffée de digressions conjuguant ésotérisme, mythes, légendes oubliées et théories du complot, tenant pour acquise l’érudition du lecteur et le sollicitant pour reconstituer lui-même le rebus.
V. c’est la figure géométrique de deux lignes formant angle, le croisement de deux itinéraires opposés. L’un est celui de Profane, un paumé glandouillant sans but précis autour d’une bande de déphasés, la Tierce des Paumés. L’autre est celui de Stencil, beaucoup plus énigmatique. Ce dernier ne s’exprime qu’à la troisième personne, comme ce personnage dans « L’éducation d’Henry Adams », qui n’emploie jamais le « je », se voyant comme un objet d’étude parmi d’autres, ne « parvenant jamais à jouer le jeu le moins du monde ; il se perdit dans l'étude du jeu et passa son temps à observer les erreurs des joueurs ». A la différence de Profane, Stencil, lui, a un but: retrouver V. figure emblématique apparaissant à divers moments de crises dans l’histoire de l’humanité sous divers avatars de la déesse Astarté.
V « c’est ce que sont pour le libertin les cuisses ouvertes », mais ce sont aussi les fusées V2, instruments de mort du IIIème Reich. L’allégorie est flagrante, celle de la complémentarité dichotomique « Eros »et « Thanatos », les deux principes moteurs de toutes choses.
V, c’est aussi la convergence de deux principes de thermodynamique, l’entropie et la néguentropie, le premier entrainant l’univers dans un processus irréversible de désorganisation vers sa mort, le second allant à contre-courant du premier par un processus d échanges d’information. Une allusion à la courbe de Gauss laisse à penser que pour l’auteur, tout phénomène n’est que la superposition d’un nombre de causes aléatoires indépendantes. « Les incidents entre une âme et une autre sont fonction soit du hasard soit de la vertu. » peut-on lire au chapitre V. On peut en déduire que le processus entropique de désorganisation de l’univers est soumis au hasard et le processus inverse d’organisation intelligente est dictée par la vertu, terme qu’on peut interpréter comme on voudra en fonction de ses convictions philosophiques.
Bref on peut passer toute sa vie à faire l’exégèse de chaque mot jusqu’à plus soif, pour sans doute réaliser au bout du compte qu’il n’y a pas de réponse. Pynchon s’est amusé à créer un jeu de piste en soulevant des énigmes dont il n’en a pas la solution. N’a-t-il pas avoué avec une déconcertante franchise dans la préface de « L’homme qui apprenait lentement » que lors de son apprentissage de l’écriture, il s’est amusé à dresser un inventaire de mots savants, dont il ne saisissait pas parfois complètement le sens pour l’insérer dans ses récits afin de faire « littéraire » ?
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 19 juillet 2011
Je ne vais pas faire redondance avec les articles écrits avant moi et consacrer des lignes à m'extasier sur la brillance de cet auteur, mais avertir tous les gens qui seront vite rebutés par la densité de ce roman (comme les autres romans de Pynchon, d'ailleurs !) : les anglophones - dont je suis - ont beaucoup plus de chances que les gens qui n'ont d'autres choix que de le lire en français, non seulement parce qu'il y a toujours des pertes cruelles dans une traduction, mais plus encore dans le cas de cet auteur parce qu'il existe en langue anglaise tout un tas de livres fournissant moult clés pour mieux (tenter d') interpréter cette oeuvre. Certains sont de classiques compilations d'articles, mais il existe aussi de très complets ouvrages qui accompagnent véritablement la lecture, fonctionnant comme une suite chronologique de notes pour expliciter certaines références ou proposer des interprétations thématiques. Cela ralentit votre lecture, certes, mais la rend beaucoup plus facile et vous dispense de nombreuses recherches personnelles !
Avec ce genre d'outils, vous plongez sans vous noyer (enfin, si l'on veut !) dans ce bouillonnement passionnant qu'est "V.", portrait complexe, religieux comme scientifique, contemporain, mais profondément enraciné dans l'Histoire, de ce qui pourrait être l'entropie de notre civilisation. Très post-moderne, absolument jouissif et, contrairement à beaucoup d'ouvrages français, non dénué d'humour, qui vire parfois au grotesque. On peut passer le reste de son existence à étudier la profondeur abyssale d'un roman comme "V.", mais il est chaleureusement recommandé aux débutants de lire d'abord "Vente à la criée du lot 49", bien plus court, quoique pas moins dense.
Avis aux lecteurs qui deviendraient (ou sont déjà) fans : Pynchon à un frère jumeau, qui traite des mêmes thèmes avec la même ambition encyclopédique non dénué d'humour, c'est William Gaddis. Commencez par "Gothique charpentier", et ensuite, escaladez la montagne qu'est "Jr" ; vous ne serez pas déçus !
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le 16 octobre 2011
Accès difficile, ne quittant jamais un roman avant la page 100, je tiens bon, quoique mais page 209 : stop, trop c'est trop !!!! Personnages consistance poupées de chiffons, cocottes en papier, détails: psycho-odontologie, alligators dans les égouts de New-York,soit ! Et V.comme Vivement que j'arrête cette lecture-----???? puiqu'il y est paraît il question d'attente de l'apocalypse. N.Y toujours N.Y prétendu joyau de la planète avec l'île Mustique ). Psychose de quelques écrivains américains nés dans un pays neuf, sans histoire, sans passé .
Pour moi et peut-être à tort, le post-modernisme s'illustre par une réappropriation du passé et de ses oeuvres( inexistant comme dans notre cas )pour faire de l'expérimental comme dans le cinéma de Monsieur Peter Greeneway . J'ai vécu la même expérience, il y a des années, avec "Trilogie new-yorkaise" de paul Auster alors qu'avais apprécié "Léviathan" .
Philippe Roth: oui, Douglas Kennedy: oui mais là ne suis pas dithyrambique .
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le 9 mai 2010
Personnellement, j'ai un problème avec Pynchon : autant son style et son imagination cyclopéenne m'enchantent, autant j'ai du mal à dénicher dans ses livres un sens, ou du moins un fil conducteur. C'est un peu comme faire l'amour sans pouvoir parvenir à l'orgasme, même si ce dernier semblait acquis et receler de mirobolantes promesses. V. m'a fait cet effet : j'en attendais beaucoup plus au vu des premières pages, et je me suis retrouvé avec la sensation de lire des histoires plaisantes sans lien les unes aux autres, ne justifiant pas l'épaisseur du livre... A lire sous ivresse, certainement...
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le 26 mai 2009
D'accord, Pynchon connaît du vocabulaire, d'accord, il faut le temps pour qu'une intrigue s'installe, d'accord, d'accord, mais quel ennui... Je n'ai pas pu un seul instant m'intéresser aux "aventures" de Benny Profane. Autant "vente à la criée..." me paraissait étrange, envoûtant, me donnait envie, à chaque page, d'aller plus loin, autant la lecture des 50 premières pages de "V" a été un supplice.
Roman non achevé. Et c'est rare.
Au fait, c'est qui/quoi, "V"?
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