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le 19 janvier 2012
L'idée que la vie aille du plus simple au plus complexe peut sembler logique : comment expliquer autrement l'évolution menant des premières cellules à l'Homme ? L'explication est d'autant plus plaisante qu'elle implique un progrès et permet d'envisager l'Homme comme l'aboutissement d'une "échelle des espèces". Ce raisonnement qui fut longtemps dominant chez les évolutionnistes se trouve aujourd'hui majoritairement critiqué. L'une des meilleure démonstration du caractère infondé de cette idée est effectué par Stephen Jay Gould dans cet essai.

En fait ce progrès ne paraît évident que par manque de recul : en observant des lignées, on ne prend pas en compte l'ensemble du vivant, toutes ses variations. L'objectivité demande donc de recourir aux statistiques aussi Gould présente et utilise un certain nombre de notions comme les différentes moyennes ou l'écart-type. Rien de très compliqué, et les graphiques parlent d'eux-mêmes. Dès lors Gould peut démontrer que l'accroissement de la complexité du vivant est le simple fruit du hasard et que les bactéries dominent l'ensemble du vivant depuis son origine. L'idée de progrès et l'anthropocentrisme n'ont donc aucune raison d'être compris dans la théorie de l'évolution.

Si Gould est un grand vulgarisateur des sciences, cet essai possède cependant un certain nombre de défauts. Gould se disperse un peu par excès de pédagogie et cette prudence complique une démonstration finalement assez simple, qui pouvait sûrement tenir dans quelques dizaines de pages en allant au fait. A noter aussi qu'un chapitre de 70 pages est consacré au baseball, précisément à l'explication de la disparition du score de 400 à la batte. Une question importante aux états-unis où c'est un sport national et notamment pour Gould qui est un passionné, mais quelque peu exotique et hermétique en France. A mon avis la lecture de ce chapitre n'est pas indispensable.

Au final si L'éventail du vivant possède des défauts pédagogiques étonnants de la part de Gould, cet ouvrage qui évacue le mythe du progrès et l'anthropocentrisme de la théorie de l'évolution est sans nul doute l'un des plus plus importants de l'auteur avec La vie est belle : Les surprises de l'évolution.
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La nature a une tendance à la complexité « à la marge », mais pas « en moyenne ». Le monde pris dans sa globalité ne devient pas plus complexe : à chaque étape de sa progression, la nature tente en même temps des versions complexes et simplifiées des modèles courants, et le hasard retient celui qui continuera sa carrière. De temps à autre une catastrophe balaie les modèles les moins rustiques, qui sont les plus fragiles. La complexité n''a donc pas de véritable « avantage concurrentiel ».
Autrement dit l'évolution ne tend pas vers l''homme, qui serait son couronnement, elle l'a plutôt laissé apparaître par distraction. D'ailleurs s'il disparaissait elle lui substituerait sûrement un autre être complexe, mais qui ne lui ressemblerait en rien.
Les livres de S.J Gould sont à la fois très « grand public » et remarquablement rigoureux.
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le 10 septembre 2008
Parfois un peu complexe, parfois un peu long, mais au final des exemples si pertinents voir amusants.
Au fil des lignes l'homme est invitée à la modestie et quelques notes d'espoirs sont à retenir...
L'auteur argumente, et replace les grands singes que nous sommes sur notre brindille de l'arbre de la vie.
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le 31 août 2004
L'auteur nous montre comment certaines de nos conceptions sont erronés dans leur fondement même, lorsque nous raisonnons en terme de distribution normale, plutot qu'en terme de distribution biaisée .
Le changement de perspective est total !
Et nous prenons alors conscience de la maniere dont on nous manipule avec les chiffres ...
Malgré tout, certaines longueurs et redondances dans l'argumentation, voulues par l'auteur pour prouver l'étendu du sujet .
A lire, pour tous .
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le 8 novembre 2014
Un livre que tout biologiste devrait avoir lu (c'est la suite de La vie est belle). Theillard et sa noosphère peut aller se rhabiller
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