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22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage pionnier
Etudiées dans la longue durée, les peurs alimentaires apparaissent comme un élément essentiel du rapport des sociétés à l'environnement. l'ouvrage de Madeleine Ferrières aide à dépasser les clichés sur le caractère irrationnel des comportements des sociétés anciennes et...
Publié le 3 novembre 2002

versus
Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 une lectrice malheureuse
La qualité du contenu n'est pas en cause . Mais le brochage ! A la fin de la lecture, il vous reste un tas de feuilles volantes en main.
Dommage, cela gâte le plaisir.
Publié il y a 9 mois par elise


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22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage pionnier, 3 novembre 2002
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Broché)
Etudiées dans la longue durée, les peurs alimentaires apparaissent comme un élément essentiel du rapport des sociétés à l'environnement. l'ouvrage de Madeleine Ferrières aide à dépasser les clichés sur le caractère irrationnel des comportements des sociétés anciennes et montre que nos propres attitudes sont les héritières d'une longue tradition. Alors que les effets des épidémies ont depuis longtemps été étudiés, l'influence de l'alimentation sur la santé restait une grande inconnue. Ce regard anthropologique ouvre de nouvelles perspectives de recherche : il dit certes peu sur la réalité des dangers alimentaires mais il constitue une histoire des valeurs attachées aux consommations les plus fréquentes ou au contraire les plus nouvelles. Or il s'agit là d'une démarche indispensable pour comprendre par exemple les choix agricoles, les modèles d'organisation de l'approvisionnement urbain ou les relations sociales dans leur ensemble.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une mine d'informations allant bien au-delà du thème, 21 mars 2012
Par 
Sbo - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Poche)
Vraiment très intéressant. Ce livre assez dense et très bien documenté montre la relation que nos ancêtres avaient à l'alimentation et comment leurs priorités, soucis, croyances et interdits ont évolué depuis la fin du Moyen Age (incluse) et le début du 20e siècle, avec une sorte de rupture à la fin de l'Ancien Régime, et surtout à partir du 19e siècle, lorsque notre manière de voir et de contrôler les aspects sanitaires se met en place.

Un des grands bonus de ce livre, me semble-t-il, est qu'il constitue également une véritable mine d'informations sur des sujets annexes au thème principal. On apprend ainsi l'origine du "blanc-manger" duquel ont survécu des termes de cuisine tels que "blanchir" ou "viande blanche", et les croyances médico-sanitaires qui menèrent à la plantation de pins dans les Landes au 19e s.

L'ouvrage révèle également magnifiquement la vision de la médecine qui traversa les siècles en occident depuis Hippocrate et ensuite Galien jusqu'au 18e siècle environ. L'auteure décortique par exemple, la perception qu'on avait du rapport entre estomac et cerveau,... et la manière dont les intellectuels de la fin du Moyen Age et de la Renaissance y ont ajouté une grille de lecture sociale. Cette dernière, pervertissant la vision traditionnelle hippocrato-galénique, asseyait leur position au sommet d'une certaine pyramide et justifiait, en toute bonne foi (!!), que tout était bon (couleuvres, rats, etc) pour les pauvres et les paysans dont l'estomac aurait été, par nature, plus solide que le leur, auquel convenait mieux la nourriture raffinée.

Le livre montre indirectement le lent processus de centralisation de la France, et ses implications. Il ne fut possible de prendre des mesures sanitaires nationales (quarantaine, campagnes d'abattage systématique en cas de zoonoses, etc) que lorsque le pouvoir central fut devenu enfin capable de régner effectivement sur le territoire entier... et que la notion de santé publique fut suffisamment développée.

Les premiers chapitres suivent le cas de la viande comme révélateur des forces en jeu, des croyances, des préoccupations. Viennent ensuite le pain et puis la pomme de terre. Madeleine Ferrières, tout en suivant un fil globalement chronologique, ne structure pas son ouvrage par périodes. Elle annonce d'ailleurs que la vision des choses et l'organisation sociale et politique lui permettent de prendre des exemples un peu partout entre la fin du Moyen Age et celle de l'Ancien Régime. Cela constitue le gros du livre. Les derniers chapitres sont plus étroitement liés aux nouvelles structures politiques et à l'évolution de la science, de la médecine et du rôle des médias ainsi que de l'industrialisation ( découvertes d'Appert puis de Pasteur, permettant, par exemple, la confection de meilleurs conserves,'), à l'influence grandissante des Etats-Unis sur les priorités sanitaires et culinaires, etc.

L'ouvrage est très bien documenté. L'auteure semble s'être spécialisée dans l'étude de la région d'Avignon et du sud en général, mais développe, de manière vivante et circonstanciée, de nombreux exemples relatifs à diverses régions de France, assez souvent aussi d'Italie et plus rarement d'ailleurs (Allemagne, Angleterre, etc). Elle se base sur des sources manuscrites anciennes et sur une masse de publications d'histoire locale par d'autres historiens (voir l'impressionnante bibliographie finale).
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent ouvrage d'histoire, 22 mai 2010
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Poche)
Madeleine Ferrières est professeur d'histoire moderne, spécialiste de la culture matérielle. Elle a publié "Histoire des peurs alimentaires : du Moyen Age à l'aube du XX° siècle" en 2002.

Cet ouvrage d'historien est remarquable, riche d'enseignements, passionnant. Comme tout historien sérieux, Madeleine Ferrières expose en introduction sa méthode de travail :

"Qu'a l'Histoire à voir dans cette affaire [du risque alimentaire] ? Rien, si l'on prend la notion de risque au sens le plus strict et le plus objectif. Beaucoup, si l'on étudie non le risque lui-même, mais la perception du risque.
C'est de ce concept récent, forgé pour l'étude du comportement du consommateur, que l'historien peut et doit partir."

Cette histoire sur près d'un millénaire vous fera voyager dans les cuisines des Français, dans les marchés, au gré de l'évolution de la science, des préjugés, des pratiques déloyales, des moeurs. Quel fabuleux voyage documenté, explicité !

Tel médecin a raison sur un point qui se trompe sur un autre combat un médecin qui a tort sur le premier point et raison sur le second. Lutte des aéristes (le mal vient de l'air et non du sol), réglementation du marché (excellente démonstration par les faits qu'un marché ne peut exister que s'il est réglementé - cf. par exemple La Place du marché par l'économiste Michel Henochsberg et l'étude du marché de Bruxelles par Alain Supiot dans L'esprit de Philadelphie : La justice sociale face au marché total.

Contrôle des viandes ladres, nécessité des abattoirs intra-muros pour que les citadins puissent constater de visu que les bêtes qui vont être tuées sont saines (c'est seulement à partir de Napoléon que les abattoirs commenceront à être déplacés extra-muros) ; longtemps le Français est zoophage. Ce n'est qu'à partir du XIX° siècle qu'il devient sarcophage.

Que d'erreurs ! Les vaches mortes de maladies sont enterrées ... dans l'étable pour faire fuir la maladie ... ce qui provoque, par contagion, la mort du troupeau. La tuberculose des vaches est réputée non contagieuse car la vache produit le lait, la couleur blanche étant synonyme de pureté : au XIX° siècle, la mortalité parisienne était pourtant due à 30% par la phtisie.

Médecins, vétérinaires, scientifiques étudieront les moyens de combattre les infections dont certaines à l'effet d'épouvante, comme cette gangrène qui asséchait les membres jusqu'à la mort, due à la consommation du seigle avarié. Les cabaretiers ne sont pas à l'honneur qui trafiquaient le vin vendu en pichet, jusqu'à y mettre de le fiente de pigeon (Marseille). Cependant nous apprenons qu'à Venise, dès le début du XVII° siècle, pour lutter contre les épizooties, l'abattage préventif de troupeaux de boeufs (venant de Hongrie) a été non seulement recommandé, mais exécuté en Italie et en France.

Nos peurs alimentaires ne sont donc pas récentes (ESB, grippe porcine, grippe aviaire, SRAS, OGM,...). Le passé éclaire véritablement notre présent de ses enseignements.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 les peurs alimentaires ne datent pas d'hier, 2 octobre 2011
Par 
MM "MM" (France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Poche)
Aujourd'hui nous entendons fréquemment des alertes sur les bactéries, sur des conserves défectueuses, des viandes d'animaux malades... M. Ferrière montre dans cet ouvrage que dès le Moyen Age, les populations occidentales (son étude s'appuie sur des archives puisées dans les fonds européens) ont légiféré pour se protéger des maladies et pour protéger les consommateurs. Les viandes devaient ainsi entrer sur pied dans les villes. Plus tard pour éviter la peste bovine on mis au point l'ancêtre de la traçabilité avec un marquage au fer. Dans cet ouvrage très instructif on apprendra au passage que le charcutier était dissocié du boucher car il vendait des viandes cuites; que croire que l'on consommait uniquement de la viande saupoudrée d'épices au Moyen Age est une erreur, que selon le pays la préférence pour la couleur de la viande change, que le pâtissier faisait des pâtes pour les pâtés en croûte. L'auteur aborde aussi le cas de l'ergot du seigle; les conserves, le problème des métaux, l'introduction de plantes nouvelles comme la tomate et la pomme de terre. Les chapitres se lisent comme un roman. S'il évoque le passé cet ouvrage est finalement d'actualité.
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4.0 étoiles sur 5 Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'origine de la gastronomie française, 16 août 2014
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Broché)
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'origine de la gastronomie française.
Nous comprenons beaucoups sur l'origine des produits, des plats, leurs conceptions et leurs noms , et de l'aboutissement de la sécurité alimentaire d'aujourd'hui, ainsi que ses travers.
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4.0 étoiles sur 5 Quelques passages pas très clairs, 30 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce qu'il y a de bien avec un Kindle, c'est qu'il y a un dictionnaire intégré. Et là, il m'a bien servi car certains mots sont assez inhabituels ou peu employés. J'aurais bien aimé une traduction des citations latines, pour celles en français du moyen-age, ça va encore. A part ça, le livre se lit bien et on ressent bien l'évolution historique.
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 interessant, 17 août 2009
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Poche)
Les règlementations en boucherie, l'histoire de la pomme de terre, pain noir/pain blanc ... Par une plongée dans le contexte culturel et historique des différentes époques on comprend comment s'est dessiné notre rapport à l'alimentation. Un ouvrage interessant et documenté, instructif mais un peu lourd à lire, un bon livre de chevet.
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Aucun internaute (sur 2) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 une lectrice malheureuse, 8 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle (Broché)
La qualité du contenu n'est pas en cause . Mais le brochage ! A la fin de la lecture, il vous reste un tas de feuilles volantes en main.
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Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle
Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle de Madeleine Ferrières (Poche - 13 avril 2006)
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