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165 internautes sur 173 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une fort intéressante étude de la répartition des revenus et patrimoines depuis 2 siècles. Mais des propositions discutables.
Je viens de terminer la lecture de cet ouvrage de près de 1000 pages comportant un bon nombre de chiffres et de graphiques.
Eh bien cette lecture n'est en rien rébarbative. Bien au contraire je l'ai trouvée passionnante. Pourtant au cours de mes études je n'ai pas suivi de cours spécialisé en économie ou en histoire...
Publié il y a 9 mois par M. Grynwald

versus
32 internautes sur 50 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Beaucoup de pages pour peu d'idées neuves
L'ouvrage de Piketty a de quoi décourager les néophytes. Avaler 900 pages d'économie, pour celui qui n'a pas l'habitude d'en lire, pourrait être une perspective anxiogène.
En réalité c'est plutôt le contraire, l'auteur s'adresse d'abord aux non-initiés. Pour ceux qui sont habitués aux modèles...
Publié il y a 12 mois par Delattre Damas


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165 internautes sur 173 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une fort intéressante étude de la répartition des revenus et patrimoines depuis 2 siècles. Mais des propositions discutables., 23 janvier 2014
Par 
M. Grynwald "Vieux débutant" (France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Je viens de terminer la lecture de cet ouvrage de près de 1000 pages comportant un bon nombre de chiffres et de graphiques.
Eh bien cette lecture n'est en rien rébarbative. Bien au contraire je l'ai trouvée passionnante. Pourtant au cours de mes études je n'ai pas suivi de cours spécialisé en économie ou en histoire. Malgré cela, ce livre m'a paru facile à comprendre ; il est, à mon avis, accessible à tous. Certes, pour bien suivre certains passages, il faut se remémorer un peu d'algèbre élémentaire mais dont le niveau ne dépasse pas celui de la classe de 3ème.

Ainsi Thomas Piketty, qui a un indéniable talent de pédagogue, traite en scientifique d'une grande rigueur intellectuelle (pour autant que je puisse en juger) un sujet politique ultrasensible : la répartition des richesses dans les pays riches (capitalistes) de la fin du 18ème siècle jusqu'à nos jours. En outre, en fonction des lois du capitalisme qu'il nous expose brillamment, il en déduit des tendances possibles pour le 21ème siècle.

En très bref :
Cette étude nous montre que, pour les revenus du travail, les inégalités ont globalement peu variées pendant la période (2 siècles) considérée.
En ce qui concerne les patrimoines :
-Pour la moitié la plus pauvre de la population la situation est restée inchangée : au début du 21ème siècle, comme au début du 20ème siècle, elle ne possède qu'environ 5% du patrimoine total.
-Pour les 10% les plus riches de la population on est passé de 90% du patrimoine total en 1910 à 50 à 70% en 2010.
-Mais pour l'avenir, la tendance serait au retour d'une très forte concentration du capital aux mains d'une petite minorité, car le rendement du capital est supérieur à la croissance économique et démographique, ce rendement étant d'autant plus important que le capital est important.

Partant de ces constats, notamment de l'aggravation de la domination d'une oligarchie qui sape les fondements de la démocratie, l'auteur formule, dans les 200 dernières pages, la proposition d'un impôt « mondial » progressif sur le capital, avec des chiffres précis : de 1 à 5% à partir de 1 million d'euros.

Bien entendu cette dernière partie de l'ouvrage est de nature différente de la première partie (la plus fournie) et peut être plus aisément discutée. En ce qui me concerne, j'admire, sans restriction, son étude (jusqu'au chapitre 12) car j'estime qu'elle remet les idées bien en place en mettant en évidence la place de l'oligarchie (les détenteurs des capitaux les plus importants), mais j'ai moins d'admiration pour ses propositions. En effet proposer un impôt « mondial » touchant les plus fortunés revient à ne rien proposer du tout sauf à attendre un miracle.
En fait ces propositions de Thomas Piketty correspondent à sa sensibilité, qu'il qualifie de non-révolutionnaire dans son introduction, et à son engagement en faveur du PS (comme nous l'apprend Wikipédia). Ainsi il est facile de remarquer que le PS au pouvoir prend le chemin inverse de ses propositions. J'observe aussi que l'auteur semble envisager de porter à 70 ans l'âge de la retraite pour les professions intellectuelles, ce que les enseignants apprécieront...

Mais ces remarques négatives n'altèrent pas mon appréciation positive sur son étude, au moins jusqu'au chapitre 12. En d'autres termes j'attribue 5 étoiles à l'étude mais non aux propositions.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le capital, 19 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Sujet passionnant : Pourquoi le capital tend à se concentrer naturellement ? Quel est le niveau de concentration actuel, et comment le comparer à ce qu'il fut au début du XXè siècle ? Comment se positionnent les revenus du travail et du capital, et comment cette position évolue dans le temps ? Comment naissent les inégalités en matière de revenus du travail, de revenus du capital, ou de patrimoine, et quels sont les facteurs qui tendent à les accroître ou au contraire à les réduire ? La richesse est-elle un indice fiable du mérite ? Comment concilier méritocratie et démocratie ? Quelles perspectives pour le XXIè siècle ?

Autant de questions auxquelles Piketty apporte une réponse simple et crédible, fondée sur l'analyse de séries statistiques impressionnantes, avec une louable honnêteté intellectuelle. Comme le débat droite / gauche est malheureusement incontournable en France, nul doute que Piketty sera taxé de gauchisme. Et de fait, son cœur penche plutôt en faveur des déshérités que des nantis. Qui lui en fera grief ? Mais sa raison se positionne autant que possible en terrain neutre, et il ne rechigne pas à affirmer les mérites du capitalisme ni à dénoncer l'échec des idéologies socialistes. Revendiquer l'égalité des droits tout en acceptant l'inégalité fondamentale de la vie, c'est pas si compliqué. Piketty livre un travail d'économiste, qui peut aisément et utilement nourrir le débat politique, mais il veille à ne pas entrer dans ce débat.

Il ne manque pas grand chose pour un note parfaite. Sur la forme, pas mal de répétitions, redites et résumés, qui facilitent la compréhension et la mémorisation, mais l'ensemble pourrait tenir en 500 pages au lieu de 950 sans perdre de son efficacité.

Par ailleurs, les recommandations en partie IV sont totalement utopiques, et d'ailleurs présentées comme telles. Leur valeur pédagogique subsiste, certes, mais font naître une certaine frustration, car le livre semble ne pas déboucher sur grand-chose en pratique. Piketty énonce à la fois la coordination entre pays comme indispensable, et le caractère inévitable de la concurrence fiscale entre eux, évidemment antinomique de toute coordination. Pas de chance!

Enfin, l'analyse de la montée d'un certain type de capitalisme dans les pays anglo-saxons mériterait plus de profondeur et une attention plus poussée au rôle déterminant des fonds de pension et des rémunérations innovantes, de type options. Tout ne s'explique pas par une la volonté, réelle, de libéralisation à tout va. La compréhension de la cause n'explique pas le comment. Et le comment est important pour mettre en place des ajustements correctifs, qui manquent encore à ce jour. L'incantation pour un impôt mondial sur le capital ne suffit pas à donner les clés.

En bref, à lire absolument, pour la compréhension des mécanismes fondamentaux et la lecture historique très documentée et très intéressante, l'ensemble fournissant une grille de lecture très efficace des temps présents. En notant au fur et à mesure les questions encore ouvertes, peut-être à traiter dans un tome 2 ?
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98 internautes sur 106 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Analyse historique de la répartition des richesses sur la longue période : des faits !, 5 novembre 2013
Par 
Kallisthène (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Ce livre est assez déprimant, il était donc nécessaire. Il vous permettra de dépasser l’écume des jours et de comprendre que le monde d’hier a déjà disparu et que celui de demain ressemblera vraisemblablement à celui d’avant-hier.

En effet la vieille malédiction invoquée par Karl Marx et tant d’autres sur l’accroissement infini du capital semblait n’avoir été qu’une méchante histoire propre à effrayer les p’ôvres gens. Les trente glorieuses n’ont-elles pas réhabilité l’homme au détriment du capital ?

Or ne sommes-nous pas tous dans l’attente du retour de ces trente glorieuses, considérées comme l’état normal et naturel de l’économie européenne ?

Comment l’auteur s’est-il donc débrouillé pour faire tomber ces certitudes ? Et bien, à l’inverse de bien trop d’économistes, il a initié une démarche scientifique (je vous assure, c’est extrêmement rare) et a tenté de mesurer le capital accumulé de la fin du XVIIIème siècle à nos jours grâce aux archives disponibles.

Il s’est avéré d’ailleurs que c’est la France qui dispose des données les plus complètes au monde, avec d’autres pays européens juste derrière. Ce sera donc l’Europe qui sera pendant longtemps au cœur de ce livre, et c’est normal, c’est là que les mouvements de capitaux ont été les plus violents.

Les premiers chapitres du livre sont alors consacrés au processus normal d’accumulation du capital dans laquelle l’auteur entre avec beaucoup, trop, de pédagogie et d’interminables explications. L’auteur montre simplement que lorsque le rendement du capital excède la croissance économique, le rapport capital/revenu se déplace naturellement en faveur du capital.

Or les séries historiques étudiées par l’auteur montrent une étonnante stabilité du rendement net (avant impôt) du capital à environ 5 %, l’auteur se fait alors historien, voire critique littéraire en nous faisant remonter au XIXème siècle.

Pourquoi ce siècle là ? Hé bien parce que c’est peut-être l’horizon de nos sociétés actuelles, en tous cas c’est une société où la concentration du capital a atteint des valeurs absurdes (10 % de la population concentrant 90 % du capital, sans parler du dernier centile) et dans laquelle le travail salarié ne permet pas de s’élever notablement dans la société. Situation illustrée par les personnages et les situations du Le Père Goriot de Balzac dans laquelle l’un d’entre eux conclut qu’il vaut mieux viser un bon mariage pour vivre confortablement de la dot de son « aimée » plutôt que de risquer les hasards peu rémunérés du salariat.

Mais que s’est-il donc passé pour que nous ayons tous l’impression de vivre dans une société de salariés méritocratique (l’auteur nous montrera tout au long du livre qu’il s’agit d’ailleurs aujourd’hui d’une illusion) ?
Simple : deux guerres mondiales centrées sur l’Europe, une terrible crise économique en 1929 et trente années de croissance forte.

Ces événements tragiques ont réalisé une incroyable purge du capital « historique », tandis que la forte croissance qui a suivi la deuxième guerre mondiale a ralenti la progression du capital dans l’ensemble des revenus nationaux.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Car il faut se méfier des économistes qui se font les laudateurs du Présent, souvenez-vous de l’imposture des années 2000 où beaucoup affirmaient que la nature même de l’économie ayant changé, la croissance ne s’éteindrait jamais = foutaises.

Des foutaises bien humaines, n’avons-nous tous pas le réflexe de supposer que demain sera comme aujourd’hui (d’ailleurs en météo ça marche 60 % du temps!).
Aujourd’hui donc, Thomas Pikkety nous montre, chiffres consolidés à l’appui, que l’accumulation totale du Kapital a quasiment rejoint les valeurs extrêmes historiquement constatées (de l’ordre de 6 fois le revenu national), et c’est normal !

Ce qui n’est pas normal, c’est qu’en Europe nous vivons avec l’espoir fou de retrouver un jour l’époque bénie des Trente Glorieuses. Illusion encore une fois, cette folle croissance était le résultat de la période de reconstruction et de rattrapage de la productivité des pays les plus avancés, en l’occurrence les États-Unis. C’est d’ailleurs la même chose qui est arrivé un peu plus tard aux Japon/Corée et maintenant à la Chine.

Nous avons donc rejoint les concentrations en Capital du début du XIXème, vous savez cette époque bénie (voir Downton Abbey - Saison 1) remplie de riches oisifs servis par des armées de serviteurs. Pourtant nous n’avons pas l’impression d’être réellement revenus à cette époque, que s’est-il donc passé ?

Ça s’appelle la démocratisation du Capital, le fait que pour la première fois dans l’histoire, un pourcentage non-négligeable de la population parvient à accumuler un petit capital, plus le fait que les grandes fortunes n’ont pas encore atteint les sommets précédents. Un petit coup de griffe pour l’occasion au fait qu’une bonne partie de cette richesse est immobilière, donc en France en partie artificielle puisque issue de la restriction à la construction due aux Maires et aux réglementations instables et complexes.

Autre différence, encore plus récente, les ultra-Cadres dirigeants qui captent une partie de plus en plus importante des rémunérations en entreprise, sans que la performance réelle n’en bénéficie (de nouveau, l’auteur apporte des éléments mesurables), constituant ainsi un début de fortune qui vient concurrencer le vieil argent.
Enfin, l’impôt, un impôt extrêmement punitif (90 % dans l’Amérique pré-Reagan et 98 % sur la dernière tranche pour l’héritage dans l’Angleterre pré-tatchérienne et ) qui a longtemps limité l’éventail des revenus puisque les augmentations devenaient quasi-inutiles. Les États-Unis ont donc été notablement plus égalitaires que la France dans les années 60-70 où les prélèvements ne dépassaient pas 30 % du PIB.

Cependant la trajectoire est aujourd’hui très inquiétante, d’autant plus que l’auteur nous informe que le recours à des cabinets d’optimisation fiscale par les très grandes fortunes permet d’atteindre des taux moyens réels de l’ordre de 10 % (source : gestion du patrimoine des universités américaines), aggravant encore l’écart entre pauvres, riches et ultra-riches.

A la fin du livre, l’auteur sort quelque peu de son habit de distributeur de faits mesurés et questionne la justification de l’impôt, du service rendu en échange, de l’impossibilité d’aller beaucoup plus loin en terme de pression fiscale, combiné à l’évasion fiscale massive dont on parle beaucoup aujourd’hui.

Pour la mesurer, c’est amusant, il constate que la planète Terre a une balance des paiements fortement négatives, ce qui implique que la Terre est sans doute possédée par une planète lointaine ?
… A moins que l’argent ne disparaisse massivement dans des paradis fiscaux qui ne déclarent rien, aggravant encore la méconnaissance de la réalité du capital dans le monde.

A la fin de l’essai, l’auteur se penche finalement sur les freins à cette accumulation, en dehors des éléments qu’il a déjà abordé, c’est-à-dire surtout et essentiellement l’Impôt, un impôt bien affaibli doctrinalement parlant par la Révolution Conservatrice de ces 30 dernières années.

Et de toute façon l’impôt sur le revenu est bien impuissant à limiter l’accumulation du capital une fois celle-ci enclenchée, il n’y a guère pour ça que l’impôt sur le capital. Mais sur ce point, le monde Anglo-Saxon qui avait également inventé l’impôt punitif sur les successions a complètement viré sa cuti.

Tout reste donc à faire, viennent donc enfin les propositions de l’auteur qui nous propose une recette inapplicable à court en moyen terme : une Utopie quoi. Mais une utopie utile, car déjà la simple démarche de recenser les patrimoines réels permettraient de faire tomber nombre d’affirmations légères ou intéressées sur les véritables inégalités et leurs conséquences.
L’auteur discute alors des détails techniques de cette affaire, qui sont loin d’être évidents et que je vous laisse le soin de lire !

Un ouvrage qui remet les choses à leurs places, qui donne un coup de griffe en passant aux économistes anglo-saxons qui profitent financièrement de leurs propres avis et pose une question fondamentale à nos Démocraties : quelle niveau d’inégalité sommes-nous prêts à supporter avant que tout explose ?
Gageons que la France explosera en premier, n’a-t-elle pas déjà montré l’exemple ?
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La route du servage, 22 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Les écrits les plus subversifs circulent en salle de marché : j’ai emprunté ce livre sur le bureau d’un trader. Je pensais que ce serait une étude très technique et statistique mais en fait c’est une histoire économique des inégalités depuis 1700 en Europe et aux Etats-Unis, narrative, pleine d’humour, et non dénuée d’intérêt littéraire malgré la complexité du sujet. L’introduction, en particulier, pose clairement les problèmes et mériterait d’être imprimée à part comme en son temps le Discours de la méthode. La critique sociale est particulièrement bien vue, à travers notamment les références littéraires à Balzac, à Jane Austen et même aux Aristochats. L’auteur touche un peu à tout, ouvre beaucoup de sujets, de la divergence entre la consommation et la production en Chine, à la banqueroute des deux tiers, et au fait que les riches se considèrent moralement supérieurs aux pauvres (entitlement effect).

Le point de vue est plutôt de gauche mais on ne jette pas l’économie de marché avec l’eau du bain. Je trouve cependant étonnant que l’auteur ne se pose à aucun moment la question de l’inégalité de consommation : il n’étudie que l’inégalité de revenus ou de capital en montants. Pourtant la même inégalité de revenus qu’au XIXe siècle (période où la pénurie de nombreux biens permet de transformer tout revenu additionnel en consommation utile) ne correspond pas à mon avis aujourd’hui à la même inégalité de consommation, d’autant plus que les citoyens du XXIe siècle disposent de nombreux services gratuits qui ne sont pas pris en compte dans les revenus (santé, éducation notamment). Plusieurs études sur le bonheur montrent d’ailleurs qu’au XXIe siècle, un revenu supérieur à trois ou quatre fois le revenu moyen cesse de procurer un bien être additionnel significatif, alors que selon Balzac il fallait bien vingt fois le revenu moyen pour vivre décemment en 1820. Et si les riches dépensent l’essentiel de leurs revenus en smart phones de luxe à mille euros alors que les pauvres ont des téléphones à vingt euros ce n’est peut-être pas si dramatique en termes d’égalité, même si en montant la différence est énorme.

Je trouve aussi que l’auteur écarte un peu trop rapidement l’hypothèse que les écarts de rémunération observés aujourd’hui sont dus aux écarts de productivité (il les attribue principalement au pouvoir de négociation excessif des « super-cadres »). En réalité on voit que de petites structures de quelques personnes (hedge funds, sociétés de private equity, start ups…) ont réellement des productivités énormes, et bien des cadres de grande société pourraient sans doute maintenir leur rémunération en travaillant indépendamment. Cela ne rend d’ailleurs pas le phénomène moins inquiétant car il semble pouvoir aboutir à une situation où un petit nombre de « super-producteurs » ferait marcher toute l’économie d’une seule main tandis que le reste de la population serait chez eux en survêtement, en train de jouer à la playstation.

Le principal enseignement de cette étude reste que le XXe siècle est une période exceptionnelle dans l’histoire économique, et que seules les guerres mondiales ont permis de modérer temporairement les inégalités. Le marché (et non les inefficiences du marché) tend naturellement à la concentration de plus en plus forte des patrimoines. L’équilibre économique de nos sociétés est donc fragile et dépend fortement du contexte politique. Finalement dans ce tableau assez inquiétant, une crise économique ou une guerre semble beaucoup moins à craindre qu’une situation d’esclavage généralisé et d’immobilisme social total - comme à la fin de l’Empire romain.
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158 internautes sur 184 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Donne à réfléchir même pour un libéral, 9 septembre 2013
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Capital au XXIe siècle (Format Kindle)
Avertissement : je n'ai lu « que » 40% environ des près de 1000 pages du livre + 100 pages d'annexe technique (mais attentivement, en surlignant et en annotant scrupuleusement ! ;)

« Ce livre, je crois, est autant un livre d'histoire que d'économie. »

En effet, le livre de Piketty contient beaucoup d'histoire, un peu de théorie, et quelques recommandations. Le texte parle très peu de théorie économique à proprement parler (microéconomie, offre & demande etc.), et essentiellement de comptabilité nationale. Je résume plus bas la partie théorique en donnant au passage mon opinion : je la trouve faible, sauf le fameux (r > g). Sur ce dernier point, j'avoue que mes certitudes libérales optimistes ont été un peu ébranlées. Voir plus loin...

La partie d'histoire économique, en revanche, est impressionnante d'un bout à l'autre et il serait vain d'essayer de la résumer ici. Le livre contient une somme d'informations et d'explications passionnantes sur les grandes évolutions des inégalités de revenu et de patrimoine au cours de ces derniers siècles à travers le monde.

Voici quelques questions laissées en suspens qui me semblent importantes et j'espère que Piketty les abordera un jour :
1) Quel est l'impact des retraites par répartition ? Ne pourrait-on comptabiliser les droits à la retraite dans le patrimoine individuel ? La répartition socialise et égalise d'autorité une bonne partie du capital, principalement pour les classes moyennes. En diminuant la mesure du capital privé, cela peut donner l'apparence d'inégalités plus fortes. Selon moi, cela peut aussi accroître les inégalités et diminuer la mobilité sociale en raison du meilleur rendement des gros patrimoines.
2) En-dehors du classement Fortune 500, existe-t-il aussi des études longitudinales des inégalités pour les pauvres et les classes moyennes ? Le classement de Forbes nous dit s'il est plus ou moins facile d'entrer dans le club des milliardaires. Mais la question qui devrait surtout nous préoccuper est de savoir si la pauvreté constitue un club fermé - dans le sens ou l'on ne peut pas en sortir facilement. Qu'est-ce qu'une politique visant à freiner l'accumulation dynastique changera pour ceux qui sont enfermés à l'autre bout de l'échelle sociale (critère rawlsien) ?
3) Les données de revenu et de patrimoine sont données avant impôt : comment cette image est-elle modifiée si l'on prend les données après impôts ? Cf. débat avec A. Reynolds sur ce sujet.
4) Comment se situe la France ? A lire les données, il me semble qu'elle a déjà un rendement du capital plus faible qu'ailleurs (même avant impôts), des impôts progressifs sur le capital, et on n'y observe pas d'accroissement considérable des inégalités de revenu ni de patrimoine ces dernières décennies. On se pose donc la question : les recommandations du livres sont-elles destinées principalement au reste du monde ?

Le résumé-commentaire de la partie théorique :

* Loi 1 : (rapport du stock de capital au revenu national) x (taux de rendement du capital) = part des revenus du capital dans le revenu national. Cette loi est nécessairement vraie car c'est une identité comptable, ou une tautologie. Seule la définition précise des termes à gauche du signe = et surtout « l'interprétation » du terme de droite pourraient être débattus.

A ce sujet, Thomas Piketty demande : « Quel est le « bon » niveau de partage capital-travail ? » et il présente deux scénarios que j'ai compris comme une utopie et un scénario catastrophe.

- Utopie : « Rien n'interdit d'imaginer une société où le rapport capital/revenu serait extrêmement élevé, mais où le rendement du capital serait nul. Dans ce cas, la part du capital dans le revenu national serait elle aussi nulle. Dans une telle société, la totalité du revenu national et de la production irait au travail. »

- Dystopie : « Marx donne l'exemple d'une fabrique textile qui semble avoir un rapport extrêmement élevé entre la valeur totale du stock de capital et la production, supérieur à dix. Ce type de rapport capital/revenu a quelque chose d'assez effrayant : il suffit que le taux de rendement du capital soit de 5 % pour que la part des profits dépasse la moitié de la production. »

Mais Piketty écrit aussi : « Si la propriété du capital était répartie de façon rigoureusement égalitaire et si chaque salarié recevait une part égale des profits en complément de son salaire, la question du partage profits/salaires n'intéresserait (presque) personne. Le rapport capital/revenu ne nous dit rien sur les inégalités. Si le partage capital-travail suscite tant de conflits, c'est d'abord et avant tout du fait de l'extrême concentration de la propriété du capital. »

Commentaire : tout est dit dans la dernière remarque de Piketty. La loi 1 ne me semble pas avoir de conséquences évidentes du point de vue éthique et normatif. Je suis d'ailleurs profondément en désaccord avec la présentation des deux scénarios. Il me semble au contraire que le scénario de Marx pourrait être idyllique, puisque le capital accumulé permet d'avoir une production importante avec peu d'effort. Si Marx y voit un problème, c'est uniquement parce que le capital est entre les mains des uns tandis que le travail est fourni par les mains des autres. Du point de vue de la justice et de l'équité, ceci doit nous amener à oublier complètement la loi 1 et à nous concentrer sur les inégalités de revenu et de patrimoine (cf. plus loin, la « contradiction centrale du capitalisme »).

* Loi 2 : lorsque le taux d'épargne augmente ou lorsque le taux de croissance diminue, le rapport du stock de capital au revenu national augmente. Conditions : c'est une loi dynamique, asymptotique, qui indique donc une tendance et non une égalité ; elle repose sur l'hypothèse que le taux de rendement est fixe. Elle valable uniquement pour les formes de capital accumulables par l'homme et si le prix des actifs évolue en moyenne comme les prix à la consommation. Ce n'est pas une tautologie et sa validité pourrait en principe être débattue, mais je ne vois pas comment.

Piketty écrit : « La loi 2 joue un rôle essentiel dans ce livre. D'une certaine façon, elle en résume la logique d'ensemble. Lorsque le taux de rendement du capital dépasse significativement le taux de croissance - et nous verrons que cela a presque toujours été le cas dans l'histoire, tout du moins jusqu'au XIXe siècle -, cela implique mécaniquement que les patrimoines issus du passé se recapitalisent plus vite que le rythme de progression de la production et des revenus. Dans ces conditions, il est presque inévitable que la concentration du capital atteigne des niveaux extrêmement élevés, surtout si le taux de rendement moyen effectivement obtenu est d'autant plus élevé que le capital initial est important. »

Commentaire : cette loi peut avoir un intérêt en termes de causalité, puisqu'elle étudie les effets de certains facteurs sur l'évolution du stock de capital. Elle est utile pour identifier les causes des évolutions passées ou pour risquer un pronostic sur le XXIe siècle. Piketty craint en particulier que, si la croissance devient moins forte au XXIe siècle qu'au XXe, les revenus du capital ne prennent de plus en plus de poids dans le revenu national ET se concentrent entre les mains de quelques ploutocrates : « L'inégalité r > g est le fondement des sociétés de rentiers. » (r est le taux de rendement et g le taux de croissance, « growth »)

« L'inégalité r > g implique que les patrimoines issus du passé se recapitalisent plus vite que le rythme de progression de la production et des salaires. Cette inégalité exprime une contradiction logique fondamentale. L'entrepreneur tend inévitablement à se transformer en rentier, et à dominer de plus en plus fortement ceux qui ne possèdent que leur travail. Une fois constitué, le capital se reproduit tout seul, plus vite que ne s'accroît la production. Le passé dévore l'avenir. »

C'est la « contradiction centrale du capitalisme », avec un clin d'aeil à Marx : « David Ricardo et Karl Marx s'imaginaient tous deux qu'un petit groupe social - les propriétaires terriens chez Ricardo, les capitalistes industriels chez Marx - allait inévitablement s'approprier une part sans cesse croissante de la production et du revenu. » Mais aucune de ces prévisions ne s'est réalisée, comme le dit très clairement Piketty. Au contraire, on a observé « une baisse de la part du capital sur très longue période, de 35%-40% vers 1800-1810 à 25%-30% vers 2000-2010, et une hausse correspondante de la part du travail, de 60%-65% à 70%-75%. »

Un autre fait empirique me semble devoir être noté : « Aujourd'hui, la réalité est que l'inégalité du capital est beaucoup plus domestique qu'internationale : elle oppose davantage les riches et les pauvres à l'intérieur de chaque pays que les pays entre eux. » Comment se fait-il que les pays en développement augmentent leur part du revenu et du capital mondial alors que l'essentiel du stock de capital est concentré dans les pays riches ?

Commentaire : Piketty hasarde ici une « loi du retard qui se creuse » (r > g et loi 2), qui risque de se révéler aussi fausse que l'ancienne « théorie du rattrapage » (selon laquelle les pays pauvres devaient automatiquement rattraper les riches par l'importation de capital et de technologies). Il est évidemment conscient du risque puisqu'il écrit « qu'il faut se méfier de tout déterminisme économique ».

* Loi des successions : (mortalité) x (patrimoine moyen des défunts/patrimoine moyen des vivants) x (rapport du stock capital privé au revenu national ) = part du flux successoral dans le revenu national. Dit simplement : si peu de gens meurent et qu'ils ne sont pas très riches, l'héritage ne pèsera pas lourd. A l'inverse, etc.

L'héritage est présenté ici comme légèrement immoral, car il permet d'avoir un bon niveau de vie sans effort, sans travail, sans mérite personnel. Or, du fait du vieillissement de la population et de l'enrichissement croissant des générations âgées, la part du flux successoral dans le revenu national s'est remise à augmenter après une forte baisse. Il y a une question morale qui se pose, mais elle relève pour moi de l'opinion que chacun se fait de la bonne vie et de la façon d'éduquer ses enfants. Faut-il leur laisser un patrimoine pour les protéger et perpétuer au-delà de notre existence ce que l'on a construit ? Faut-il au contraire les encourager à être des « self made men » ? L'héritage me semble avoir la préférence pour une raison simple : si tout le monde préfère la seconde option, qui détient le stock de capital croissant de l'humanité ?

Piketty le reconnaît d'ailleurs : « De toute évidence, l'épargne en vue de la retraite ne représente qu'une des raisons - et pas la plus importante - pour lesquelles les uns et les autres accumulent des patrimoines : le motif de transmission et de perpétuation familiale du capital a toujours joué un rôle central. »

Commentaire : même conclusion que pour la loi 1 : le débat sur le « retour de l'héritage » présente peu d'intérêt pour la question des inégalités dont traite le livre.

Enfin, les recommandations :
- Le fameux impôt mondial progressif sur le capital (cf. question 4 plus haut).
- Éviter l'inflation : « On pourrait certes soutenir l'idée selon laquelle il est plus facile d'être un rentier dans un régime d'inflation nulle. Mais lorsque l'inflation se prolonge durablement à des niveaux élevés, les uns et les autres cherchent à s'en protéger en investissant dans des actifs réels. Or tout laisse à penser que les patrimoines les plus importants sont souvent les mieux indexés. »
- Plus de croissance, mais avec une recette qui fait sourire : « La croissance peut certes être encouragée, en investissant dans la formation, la connaissance et les technologies non polluantes. Mais cela ne fera pas monter la croissance à 4 % ou 5 % par an. » Mouais...
- Mélenchon, non, non : « On pourrait certes taxer assez fortement le rendement du capital de façon à abaisser le rendement privé au-dessous du taux de croissance. Mais on risque de tuer le moteur de l'accumulation et d'abaisser encore un peu plus le taux de croissance. Les entrepreneurs n'auront même pas le temps de se transformer en rentiers, puisqu'il n'y en aura plus. »

« L'inconvénient de la société est de favoriser l'inégalité de richesses, elle doit toujours s'occuper de la diminuer, toutefois par des moyens doux et jamais violents. » (Destutt de Tracy)
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5.0 étoiles sur 5 Très bonne vulgarisation, 28 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Capital au XXIe siècle (Format Kindle)
Il s'agit ici d'un livre destiné à tous, et surement pas aux seuls économistes qui risqueraient de s'y ennuyer.

En effet, pas ici de théories mathématiques complexes pour signifier le monde. Peu de réflexions profondes sur les interrelations du taux d'intérêt et de la monnaie, mais un essai historique et social fort sur l'importance de la richesse et des hauts revenus depuis les 200 dernières années.

Pour les connaisseurs, il s'agit clairement d'une extension/amélioration du premier gros livre de l'auteur qui se cantonnait aux revenus du 20e siècle (en prouvant la mort des rentiers et son retour).

A lire, du moins en partie, sans aucun a priori.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Piketty s'attaque au vrai problème, 30 juin 2014
Par 
Jean Preau "esthète" (Lutèce, Gaule) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Dommage que les dirigeants de ce monde n'y voient pas un problème et vivent très bien avec ces inégalités.
Du coup il faut s'attaquer au volet politique : le processus électoral a montré toutes ses limites puisqu'il est sous l'influence des lobbies et des fortunés.
Seul le tirage au sort de citoyens pour des mandats courts pour représenter la nation permettra de remettre les vrais problèmes au cœur de nos décisions politiques. Lire Etienne Chouard à ce sujet.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un livre unique, 9 octobre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Le livre de Piketty est aujourd'hui unique en son genre.
La richesse de ses sources est impressionnante pour un livre grand publique et ce sans gêner la lecture car les référence au site web associées sont constante pour ne pas alourdir l'exposé.
Ce livre fournis des informations et une référence qui manquaient à toutes les discussions politico-économique amateur.
Un livre que tout citoyen devrait lire.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le capital au XXIème siècle, 3 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
Un pavé à lire d'urgence et à jeter ensuite à la tête de tous les défenseurs du libéralisme.
Puissent les hommes politiques prétendument de gauche (mais ayant fait leur le présupposé libéral) ainsi que les serfs volontaires du libéralisme lire ce texte.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'économie pour tous, et avec peu de biais idéologique, 30 mai 2014
Par 
Jacky P. (Versailles, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le capital au XXIe siècle (Broché)
C'est un ouvrage assez incroyable: D'une part il explique dans des termes à la portée de tous divers aspects macroéconomiques, les limites des divers modèles employés par le passé, et énonce clairement les limites actuelles de la science économique (et des sciences sociales en général). En même temps, il me semble que cet ouvrage est à la pointe de ce que la science a à offrir aux décideurs politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche, pour leur permettre de fonder leurs décisions (en particulier, en démontant certains dogmes économiques). Par ailleurs, il y a une modéstie toute scientifique qui me plaît beaucoup dans les analyses de Thomas Piketty. Il ne présente jamais la "vérité", mais des théories mieux fondées expérimentalement que les précédentes, et qui ont vocation à être enrichies par la suite.
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Le capital au XXIe siècle
Le capital au XXIe siècle de Thomas Piketty (Broché - 30 août 2013)
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