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4.0 étoiles sur 5 Qui veut donc vivre en enfer?
Gabriel Zucman, qui enseigne dans une prestigieuse institution de Londres, vient de commettre un petit livre sur ce que les économistes des pays gouvernés par des incapables ou des hypocrites, voire les deux, appellent des "paradis" fiscaux.

La planète compte un peu moins de 200 États, et tout naturellement chacun de ces États...
Publié il y a 5 mois par Orénoque

versus
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1.0 étoiles sur 5 Délire totalitaire sur base de lieux communs
Quelles sont les sommes placées dans les paradis fiscaux ?

En 2000, le FMI les évaluait à 1700 milliards de dollars ; en 2005, le Réseau mondial pour la justice fiscale arrivait à 11500 milliards. La fourchette est impressionnante, mais pas tant que cela. Rapportée à la totalité du patrimoine mondial, cela...
Publié il y a 8 mois par Gu Si Fang


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4.0 étoiles sur 5 Qui veut donc vivre en enfer?, 28 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux (Broché)
Gabriel Zucman, qui enseigne dans une prestigieuse institution de Londres, vient de commettre un petit livre sur ce que les économistes des pays gouvernés par des incapables ou des hypocrites, voire les deux, appellent des "paradis" fiscaux.

La planète compte un peu moins de 200 États, et tout naturellement chacun de ces États fait ce qu'il peut pour exister, "avec les moyens du bord". Un État possédant des ressources minières ou en hydrocarbures fera commerce de ses ressources, si possible transformées en produits à plus haute valeur ajoutée, sans états d'âme. Un État maritime développera ses pêcheries, etc.

Prenons l'exemple de la France. Elle décrète les 35 heures (quand la Suisse a une durée de travail hebdomadaire de 42 heures et demie), elle impose et taxe tout ce qui bouge (ce qui fait fuir les investisseurs étrangers et casse la consommation intérieure), elle s'enfonce dans l'archaïsme avec les chèques bancaires (à l'heure de l'IBAN et des cartes de crédit) et, aussi, son véritable refus de s'ouvrir à l'étranger (essayez un peu d'entrer en contact avec GDF ou Veolia depuis l'étranger si vous avez acquis une résidence secondaire en France...), elle ne songe pas une seconde à s'inspirer au-delà de ses frontières de ce qui se fait de mieux dans le domaine de la formation professionnelle, bref, elle se regarde décliner ou aller dans le mur et elle joue les victimes. Rien n'est de sa faute, c'est toujours de la faute des autres, notamment des paradis fiscaux. C'est évidemment plus facile que d'admettre que si "paradis" fiscaux il y a, c'est dans l'exacte mesure où il y a des enfers fiscaux!

G. Zucman, dans ce registre, n'y va pas avec le dos de la cuiller. Il assassine pratiquement le Luxembourg (où il n'a sans doute jamais mis les pieds), disant notamment que ce n'est plus une nation ou qu'il faut virer ce pays (pourtant fondateur!) de l'Union européenne, voire carrément le fermer. Pour ce qui est de la nation, il n'a qu'à venir à la rencontre du Luxembourgeois moyen, toujours tri- ou quadrilingue, profondément européen et généralement flexible, et il verra si le citoyen lambda du Grand-Duché n'a pas de sentiment national. Il en a même d'autant plus que d'autres que G. Zucman ont déjà eu l'idée de faire disparaître le Luxembourg, un dénommé Hitler par exemple. Et G. Zucman sait-il que le Luxembourg emploie près de 100.000 "frontaliers" lorrains? Veut-il fermer le Luxembourg et condamner autant de familles françaises à la misère à la "sauce hollandaise"? Brillant l'économiste! Il ignore la moitié des paramètres à prendre en compte.

Au lieu d'écrire des inepties, G. Zucman ferait mieux de se dire que tout le monde n'a pas les mêmes ressources. Le Luxembourg était, dans les années 60, le plus gros producteur d'acier du monde par tête d'habitant. Depuis la fin des années 70, il a réduit - tout en conservant quelques domaines de pointe - son activité sidérurgique et a petit à petit développé une place financière qui s'est spécialisée, comme d'autres (Londres, Zurich, Singapour...), dans certaines activités ou dans des "produits" bien précis, le tout dans le cadre de ce que permettent les législations luxembourgeoise et... européenne. On peut critiquer ce qui est critiquable, objectivement, mais on ne peut pas reprocher tout et n'importe quoi au Luxembourg. D'autres ne se gênent pas pour vendre des armes, se prendre encore pour des grandes puissances, magouiller avec des régimes corrompus ou dictatoriaux en Afrique et ailleurs ou implanter des centrales nucléaires de préférence à leurs frontières (cf. Fessenheim, Cattenom, Chooz...). Les voisins ont bon dos, autant leur laisser la moitié des problèmes en cas de pépin!

J'ai évoqué des hypocrites au début de ce commentaire. Eh bien la France a encore le bras long à Monaco (dont le Premier ministre est toujours un haut fonctionnaire français) ou en Andorre (dont François Hollande est co-prince); aussi, Monsieur Zucman, dites aux autorités françaises de faire leurs devoirs et, pour commencer, de balayer devant leur porte. Question de crédibilité...

Orénoque
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5.0 étoiles sur 5 Highway to Hell !, 13 mars 2014
Par 
Darko (Bretagne - France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux (Broché)
voici un petit ouvrage très didactique et bien documenté qui apporte un certain nombre de précisions intéressantes sur les paradis fiscaux, des informations que tout citoyen se devrait d'avoir l'esprit avant d'aller voter ou de payer ses impôts....

Tout d'abord un constat : l'argent planqué dans les paradis fiscaux n'est pas caché dans des coffres, mais bien investi dans l'économie réelle des principales nations développées de la planète (Europe, USA, Japon...). Il n'est pas non plus investi sur place dans l'économie locale, puisque la plupart des paradis fiscaux interdisent l'activité domestique de sociétés offshores. En comparant les actifs financiers et les passifs financiers, déclarés par les Etats comme étant détenus par les ménages au niveau mondial, l'auteur obtient "un trou noir", une discordance de 5.800 milliards d'€ qui correspondraient grosso modo aux montants des avoirs financiers dissimulés par les "ultra riches" dans les paradis fiscaux, au premier rang desquels figurent la Suisse, le Luxembourg, Singapour, Hong Kong, Jersey, les Iles Caïman....soit autant de pays qui ne figurent pas sur la liste noire officielle des paradis fiscaux de l'OCDE . Cette somme représenterait au total 8 % du patrimoine financiers des ménages au niveau mondial correspondant à une perte annuelle de recettes fiscales de 130 milliards d'€ .

L'auteur reconnaît que sa méthode n'est pas exempte de critiques. Son évaluation tient compte uniquement de la fraude fiscale des ménages au niveau mondial, à l'exception de celle des sociétés multinationales (sur lesquelles il revient à la fin de l'ouvrage). Il ne tient pas non plus compte de l'argent du crime organisé qui trouve refuge dans les paradis fiscaux et qui est souvent blanchi dans l'économie réelle, mais c'est déjà un début .

Deuxième constat : Il ne faut pas croire les cris de victoire nous annonçant la fin du secret bancaire (encore récemment avec le Luxembourg ..) et la fin des paradis fiscaux, notamment grâce aux accords d'échanges automatiques de renseignements (les fameux accords FATCA) . Ces accords ne concernent que les particuliers détenant des comptes en direct à l'étranger et uniquement certains types de revenus (les dividendes sont exclus) . Pour échapper à l'échange automatique de renseignements, il suffira donc de transférer ses avoirs à une société écran au Panama ou aux Iles vierges britanniques, ce que les vrais fraudeurs se sont déjà empressés de faire. Selon l'auteur, le montage idéal reste une société écran aux iles vierges britanniques pour garantir l'anonymat juridique, un compte en Suisse pour bénéficier de la compétence des banques en gestion de fortune et des avoirs dans un fonds d'investissement luxembourgeois pour s'assurer de l'exonération fiscale des revenus de placements (plus values, dividendes, intérêts...). Depuis la crise de 2008, le montant des avoirs financiers détenus en Suisse se seraient ainsi accrus de 14 % !

La presse économique et financière nous apprenait récemment que les anglais, qui avaient conclu en 2011 l'accord "Rubik" avec la Suisse, prévoyant le versement d'un impôt libératoire sur les avoirs britanniques en échange du maintien de l'anonymat des détenteurs, et qui espéraient ainsi récolter 7 milliards de Livres sur 10 ans, reconnaissaient avoir été floués. La Suisse a versé dans un premier temps 800 millions de livres et puis plus rien, parce que, évidemment, les fraudeurs se sont organisés depuis !

troisième constat : il existe des solutions pour venir à bout des paradis fiscaux: : l'auteur propose la création d'un cadastre financier mondial recensant tous les propriétaires de titres financiers de part le monde, l'instauration de sanctions commerciales (droits de douanes) à l'encontre des paradis fiscaux récalcitrants et la mise en place d'un impôt mondial sur le capital. Là on est moins convaincu....Ses propositions sont intéressants, mais il ne faut pas être trop naïf . Les paradis fiscaux offrent d'autres services que ceux permettant la fraude fiscale des "ultra riches", des services auxquels les états ne sont pas prêts de renoncer. Pas un contrat d'armement d'importance ne se négocie sans l'interposition de sociétés écrans et le versements de commissions et rétro-commissions sur des comptes offshores. Le pillage de l'Afrique par les multinationales minières et pétrolières passe, avec l'assentiment des dictateurs locaux et des puissances tutélaires, par les paradis fiscaux. Et l'on pourrait encore parler des oligarques russes et chinois, des pétromonarchies, des mafias...On n'est pas prêt de voir la fin des paradis fiscaux, faute de volonté politique, même si des solutions techniques existent !

Pour finir une note rigolote : qui sait que Jersey est le 1er exportateur mondial de bananes ? Incroyable non ? Voilà un mystère qu'il faudra bien éclaircir un jour.....
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5.0 étoiles sur 5 Vérité, toute la vérité (enfin, presque) et que la vérité!, 13 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux (Broché)
Ce livre ne se lit pas, il se dévore! Extrêmement bien recherché et d'une rare clarté, il jette une nouvelle lumière sur les zones d'ombres de la finance mondiale et répond aux questions que vous vous êtes jusque là en vain posées.
Bravo à l'auteur!
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6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un ouvrage édifiant et fascinant sur les mécanismes de l'évasion fiscale, 14 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux (Broché)
Un ouvrage d'une grande pédagogie et de vulgarisation agréable. Après sa lecture nous pouvons nous demander pourquoi les personnes en charge du fonctionnement des États, qui ne sont pas déficients mentaux, en arrivent à conclure des accords de coopération qui ne prennent pas en compte la réalité du problème de l'évasion fiscale ? Y aurait-il connivence ? A l'issue de l'ouvrage le lecteur est en droit de se poser la question. Quand nombre de conseillers et de spécialistes se sont penchés sur la rédaction d'accords bilatéraux anti-évasion fiscale nous pouvons nous interroger sur la non prise en compte de certaines réalités évidentes. La trilogie grande finance, politique et média serait-elle à l'œuvre. Pourquoi ne sommes nous pas tenus informés de tout ceci ? La question m'obsède.
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1.0 étoiles sur 5 Délire totalitaire sur base de lieux communs, 11 novembre 2013
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux (Broché)
Quelles sont les sommes placées dans les paradis fiscaux ?

En 2000, le FMI les évaluait à 1700 milliards de dollars ; en 2005, le Réseau mondial pour la justice fiscale arrivait à 11500 milliards. La fourchette est impressionnante, mais pas tant que cela. Rapportée à la totalité du patrimoine mondial, cela représente entre 3 et 15 % du total. En s’appuyant notamment sur une nouvelle source (la BNS), Zucman annonce 8 %. L'apport du livre est donc de préciser ces chiffres par une étude statistique sur la Suisse, d'abord, sur l'ensemble de la planète, ensuite.

Pourquoi les taxer ?

Zucman écrit que « les paradis fiscaux ont été au cœur de la crise financière, budgétaire et démocratique. » Quand on a un marteau, tous les problèmes sont des clous, dit le proverbe. Ici, l’auteur a un Code fiscal mondial, et il compte dessus pour affronter des problèmes comme les faillites bancaires et le déficit public. Ces espoirs semblent bien naïfs, pour ne pas dire plus.

A titre d’exemple, l’auteur calcule que taxer le patrimoine des français « ultra-riches » dans les paradis fiscaux (350 Md€) aurait diminué la dette publique de 20 %. Pour cela il faudrait le taxer à 100 % (!!!). Même en acceptant cette évaluation optimiste, quand on sait que la dette publique approche 100 %, voire 3 ou 4 fois plus avec les retraites, on mesure l’écart entre les problèmes budgétaires de l’Etat français et ce qui est proposé. Un autre calcul permet de s’en convaincre : ces mêmes 350 milliards d’euros, s’ils étaient déclarés et rapportaient 2 % de recettes fiscales au Trésor, ne feraient rentrer que 7 milliards par an. C'est autant que l’ISF, et une paille alors que le déficit structurel est de 80 Md€ par an, en constante augmentation depuis 40 ans.

Cela pose donc des questions élémentaires :
- qu'est-ce qui contribue à l'équilibre ou au déséquilibre budgétaire d'un Etat ?
- si le patrimoine caché avait été taxé, qui en aurait supporté réellement le coût ?

Pour y répondre, il faudrait un minimum de théorie économique. Malheureusement, le livre ne les évoque absolument pas. On cherchera en vain des thèmes comme l'incidence fiscale, l'élasticité de substitution capital / travail, la mobilité des facteurs de production ou les choix publics. Ils ne sont pas vulgarisés, pas mêmes évoqués. Aucun argument normatif non plus, c'est-à-dire pas de commentaire sur ce que serait une "bonne" fiscalité. Zucman opinionne à longueur de pages mais ne nous donne aucune piste pour prédire les effets d'une politique et pour séparer ce qui est souhaitable de ce qui est nuisible.

Pourtant, marteau en main, l'auteur propose 3 mesures :
1) Créer un cadastre mondial nominatif des titres : un grand fichier mondial listant qui possède quoi
2) Imposer des représailles douanières de 30 % et plus aux pays qui refusent de renoncer au secret bancaire
3) Instituer un ISF mondial

On peut difficilement imaginer plus coercitif et liberticide. Je m’attendais au moins à ce que l’auteur tente de répondre par anticipation à une objection si évidente mais ce n’est pas le cas. Mon grand-père a été révoqué en 1941 et a du fuir en Afrique après les lois de Vichy sur le statut des Juifs, tandis que ma grand-mère, enceinte, se réfugiait en Suisse où ma mère est née en sécurité. Certes, ce n’était pas une question de patrimoine et de fiscalité, mais je ne peux m’empêcher de penser à ce qui leur serait arrivé si les fichiers de Zucman avaient existé.

Si tout cela figurait dans un pamphlet du FN ou du NPA, j'aurais compris, mais venant d'un docteur en économie qui a soutenu une thèse de 600 pages sur la question, non. Peut-être faudrait-il lui conseiller de lire "La trahison des clercs" de Julien Benda ?
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5.0 étoiles sur 5 Un petit espoir, 8 janvier 2014
Par 
Boulley "Fifi" (Chateau-Renault, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux (Broché)
Excellent exposé, clair et précis. On peut toujours espérer sur le fait de concrétiser ma volonté des pays de faire un blocus des paradis fiscaux.
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La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux
La richesse cachée des nations : Enquête sur les paradis fiscaux de Gabriel Zucman (Broché - 7 novembre 2013)
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