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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 3 décembre 2014
Voilà le seul livre que j'ai lu de vraiment sérieux sur le "mystère" de la bête du gévaudan parce que (enfin !) écrit par un historien chevronné spécialiste des sociétés rurales de l'ancien régime.

En effet la plupart des oeuvres précédemment consacrées à cette histoire ( mis à part "The making of a beast" de l'historien Jay Smith, non traduit) furent le fait d'amateurs de mystère se recopiant entre eux, de polygraphes peu regardants sur les sources ou d'idéologues défenseurs acharnés des loups et étaient dépourvus de toute méthode historique, de critique des sources, de vraie connaissance de l'époque concernée.

La thèse de Moriceau emporte presque entièrement la conviction : on y apprend que des faits similaires se produisirent auparavant en France et ailleurs, que le loup n'est pas forcément un animal "inoffensif pour l'homme" ou chose surprenante que des descriptions qu'on pensait réservées à la Bête du Gévaudan (raie sur le dos, museau effilé, bref morphologie étonnante) se retrouvent déjà dans d'autres attaques de loups du siècle précédent et relèvent donc de l'imaginaire collectif.

Pourtant la thèse de l'auteur reste ouverte à discussion : certains témoignages bizarres relatifs à cette affaire ( vêtements retrouvés pliés près d'une victime- Michel Louis en parle d'après Pourcher, mais pas Moriceau), silhouette humaine étrange aperçue au bord d'une rivière par un paysan etc -Moriceau met un peu vite cela sur le compte des superstitions) ne cadrent pas avec la thèse de la culpabilité des loups ou du moins pourraient réserver d'autres responsabilités ou évènements connexes...Mais ces témoignages, que l'on trouve entre autre chez Pourcher sont-ils tous bien fiables ?
D'autre part l'animal abattu par Chastel a été décrit par le procès-verbal de l'époque comme de dimension vraiment inhabituelle pour un loup et n'en ayant pas toutes les caractéristiques. De quel sorte de canidé s'agissait-il ? Un loup anormalement proportionné ? Un croisement ? Moriceau envisage l'hybride mais ne s'y attarde pas vraiment, comme il n'apporte pas non plus de réponse satisfaisante à l"'intelligence stratégique" parfois consternante de la bête.

Faute d'un ouvrage proposant une critique systématique de tous les témoignages subsistants afin d'éliminer les inventions tardives ou les superstitions de l'époque, une partie du mystère ne s'est, pour moi, pas entièrement dissipé. Le livre-somme sur cet effrayant fait-divers du dix-huitième siècle reste donc à écrire.
Celui-ci est pourtant intéressant et à mettre en balance avec le recueil de l'abbé Pourcher (1889), le premier recueil de témoignages (avec prudence) et celui de Michel Louis (avec énormément de réserves) ardent défenseur du loup pas toujours regardant sur les sources.

PS : parmi certains points contestables de ce livre, à noter nombre d'erreurs que Moriceau répète après tant d'autres : ainsi contrairement à ce qu'ils disent, Moriangès n'est jamais allé à Minorque, Portefaix n'est pas mort d'un incident de tir à Douai (mais est décédé de cause inconnue à Franconville-la-Garenne) et aucun dragon du roi n'a été dépêché en Gévaudan.
Je signale à ce sujet un excellent site Facebook ("Bêtes du Gévaudan"), page remarquable d'investigations sur cette affaire dont je ne suis pas l'auteur et d'où j'ai prélevé ces dernières précisions. J'invite vraiment les mordus de la Bête à la visiter.
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le 25 août 2014
Un vrai livre bien documenté, intelligent. Une part de l'énigme reste sans doute cachée , peut être des chiens sont intervenus ?, dressés pourquoi pas ? Mais ce sont bien les loups les coupables. Et puis comment ne pas rester scotché par cet extrait (page72) du "catechiste des peuples de campagne.........." écrit en 1699 et réédité à l'identique depuis (1722,1740,....). 65 ans avant la bête, apparaissent déjà tous les poncifs utilisés pour décrire la bête et ses méfaits:"bête féroce", "sans toucher le bétail", "dressée (debout) contre des demi portes", saute sur les personnes à cheval", "grosseur considèrable de la taille d'un veau", "un poil rougeatre", "UNE MARQUE NOIRE LE LONG DU DOS" !!!. Un fléau de Dieu pour punir les femmes de danser (sic cf catéchiste !) et autres crimes affreux. Reliez celà au Mandement de l'évèque de Mende, et posez vous une question: entre les témoignages, les actes de sépulture, les livres divers, la place des abbés dans cette histoire n'est elle pas énorme ?? Merci Mr Moriceau
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 21 novembre 2014
Ce livre est une description des faits, aucun parti pris de la part de l'auteur qui se contente de décrire les faits en toute objectivité selon ses sources qui sont le fruit d'un colossale travail de recherche de sa part et de ses élèves. J.M. Moriceau énonce les faits et se contente de ça, et c'est très bien. A la question qu'était finalement la bête, il est donc possible après avoir lu ce livre d'avoir encore divers interprétation et le mystère demeure même si le lecteur rationnel se fera une petite idée, mais pas forcément définitive. Il m'a été conseillé par un fin connaisseur du sujet comme bon premier livre pour me faire une idée de la bête.
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le 19 mars 2009
Mr Moriceau est persuadé qu'il s'agit bel et bien d'un grand méchant loup et l'on ne manquera pas de remarquer ses positions très ancrées qui traduisent un manque de remise en question et une volonté délibérée d'ignorer les "détails de l'Histoire" qui ne servent pas sa thèse. Or, ignorer ces détails revient à déformer l'Histoire, fâcheux pour un historien ! Plus fâcheux encore, hormis les nombreuses contradictions dans ses arguments, Mr Moriceau a écrit deux livres sur les loups et ses attaques sur l'Homme hors il semble ne pas connaître précisément l'identité du loup et ses moeurs. Il eût été souhaitable, pour être crédible et ne pas raconter de sornettes, qu'il travaillât avec un zoologue ou un spécialiste des loups.
Mais évidemment, il est facile de se retrancher dans ses positions et ignorer la vérité, fermer les yeux, pour éviter de se remettre en question et qualifier les autres hypothèses (à propos de la Bête du Gévaudan) de totalement fantaisistes, imaginaires etc.... Monsieur l'Historien, nous aurions aimé que vous lisiez TOUTES les archives récoltées à ce jour sur l'Histoire de la Bête et non pas celles qui servent votre thèse !! Se remettre en question, c'est également avancer, il faut savoir ouvrir les yeux à un moment donné....
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Autant j'avais lu avec un certain intérêt l'"Histoire du méchant loup" du même auteur, (même si comme le fait remarquer un autre lecteur, Mr Jean-Marc Moriceau semble ignorer qu'historien et zoologue sont deux métiers différents) autant ce livre là pose problème.
Les positions de l'auteur ne tiennent nul compte de faits historiques prouvés et avérés et que l'on retrouve dans les archives publiées concernant cette affaire. Du point de vue empirique il y a donc modification de la réalité historique de façon volontaire et donc trucages qui correspondent à autant de fautes graves de la part de l'historien.
Je n'en citerais que deux :
1/ Tous les témoignages se recoupent quant au fait que la bête griffe ses victimes, les lacèrent de ses GRIFFES. Or, apprenons de suite à Mr Moriceau que le loup n'a pas de griffes mais des ongles, que la bête n'aurait pas manquer d'user au vu du nombre considérable de kilomètres qu'il lui arrivait de faire (voir les localisations des attaques sur des laps de temps très courts)...
2/ Elément essentiel que l'auteur ignore superbement : TOUS les témoins parlent de "bête" et non pas de LOUPS. Or, les paysans de l'époque connaissaient très bien le loup, cohabitaient avec lui et savaient l'affronter et le mettre en fuite (il leur suffisait souvent de frapper leurs sabots l'un contre l'autre !!!). Est-ce à dire qu'aux yeux de Mr Moriceau son avis prévaut sur des témoignages historiques ?
Il s'agit ici d'une déconstruction de l'histoire afin de faire coïncider la réalité aux fantasmes de l'auteur, et c'est grave.
A quand un prochain livre pour nous démontrer que :
Jack l'éventreur était un loup,
Le monstre du Loch Ness est un loup,
Mon voisin qui fait du bruit après 23 heures est un loup ?
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le 16 janvier 2011
Il manquait à l'affaire de la Bête du Gévaudan l'étude d'un véritable historien. Voilà qui est fait avec le livre de Jean-Marc Moriceau. Loin des échafaudages extravagants ou des plaidoyers nourris d'arrières-pensées diverses, ce livre est l'oeuvre d'un spécialiste de l'histoire du monde rural et des relations entre les hommes et la faune sauvage, notamment le loup. À partir d'une analyse complète des sources disponibles et de l'abondante bibliographie existante, les faits et les témoignages sont relatés et étudiés dans leur contexte économique, idéologique et social et mis en perspective, notamment par comparaison avec d'autres affaires similaires. Il en résulte un livre clair et fiable et néanmoins passionnant, en somme un livre de référence sur le sujet.
55 commentaires|9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 mai 2011
Comme la plupart des commentateurs l'ont fait remarquer, ce livre souffre de graves lacunes. Lacunes documentaires avant toute chose puisque l'auteur choisit d'ignorer certains faits ou certains documents historiques qui ne plaident pas en faveur de la thèse lupine.
Lacune historique d'ailleurs, puisque il se présente comme le premier travail « historique » sur l'affaire ce qui est totalement faux et ne tient pas compte de l'ouvrage de l'Abbé Pierre Pourcher, auteur de la première étude historique complète et qui fait encore autorité : "Histoire de la bête du Gévaudan, véritable fléau de Dieu". L'auteur a recherché et recopié tous les documents qu'il a pu trouver dans les archives publiques, il a également recueilli la tradition orale, encore bien vivace à son époque car ce livre a été publié pour la première fois en 1889. Cet ouvrage qui peut, lui, prétendre à l'exhaustivité a été réédité plusieurs fois depuis. Nous nous permettons d'en conseiller la lecture à Monsieur Moriceau.
Evoquons encore les lacunes statistiques puisque ce livre est en fait un chapitre développé d'un ouvrage précédent de l'auteur dans lequel il pointe le loup comme un nuisible à cause de 3000 attaques répertoriées au cours de l'histoire. Apprenons à l'auteur que, rien qu'aux Etats Unis, on recense 5 millions d'attaques par an par des chiens. D'où il ressort, si on utilise les méthodes historiques de Monsieur Moriceau, que mon caniche est un terrible super prédateur.
Bref, le travail de l'auteur, quoique terriblement orienté et souffrant de l'absence d'objectivité indispensable à l'historien (ici il suffit de démontrer une certitude de l'auteur acquise avant même le début du travail de recherche), mérite le respect, même si la vision de l'affaire ne résiste pas trop à l'analyse. Pas un livre indispensable sur l'énigme de la bête, à réserver aux plus curieux ou aux lecteurs pas trop à cheval sur l'aspect historique.
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le 22 décembre 2009
quel acharnement de la part de jean-marc Moriceau aprés le loup , pourtant la bête la plus craintive envers l'homme ,a croire que le diable en personne serait un loup ? je suis entierement en phase avec les commentaires de Thierry 66 et de Florence Bellon . Pour moi le plus beau livre et le plus historiquement loyal sur la bête du gévaudan est à 100% celui de Eric Mazel .
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