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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 février 2009
J'ai trouvé ce produit très interessant car il m'a permis de monter des séquences avec mes élèves. De plus, les explications du lexique sont très claires ainsi que les articles additionnels des thèmes abordés. J'en suis très contente.
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Molière en 1672 critique avec sévérité les femmes qui, cultivées, "savantes", en viennent à vouloir tout régenter à commencer par l'ordre de la maisonnée (faisant le lit du comique, la femme porte les "hauts de chausse") et surtout, le plus terrible, à opposer l'esprit brillant et cultivé au corps. Le corps n'existe plus, ses besoins sont niés dans leur profonde vérité, celle physique de l'amour, la chair. Verser dans la polémique chrétienne de la lutte contre le jansénisme (finissant à cette époque) me parait tentant. Molière n'aime pas cette opposition, non judéo-chrétienne, d'opposition radicale entre l'âme et la chair, hérésies de l'arianisme, du marcionisme et plus profondément d'une radicalisation de l'idée de prédestination (augustinienne, développée par le protestantisme et le jansénisme) à celle de la création continuée qui est au coeur de la théologie catholique.

Le métaphysicien Claude Tresmontant, dans La prescience de Dieu, la prédestination et la liberté humaine, avait bien mis en exergue cette dérive leibnizienne décelée chez les jansénistes. Le développement critique de la "Théodicée" illustrant l'opposition fixée entre la prédestination et la création est repris en fin de commentaire, extrait de l'ouvrage précité, page 33.

Car enfin Molière n'est pas un contempteur de la gente féminine ! Il a su défendre le sexe dit faible dans une pièce à la tonalité féministe, exigeant l'éducation non seulement intellectuelle de la femme mais aussi sentimentale et sexuelle dans L'Ecole des femmes. Mais il sait critiquer la sottise, la prétention déraisonnée qui interdit la libre expression, le concept même de création dans Les Précieuses ridicules.

Vouer son existence à la culture de la philosophie au mépris de soi peut conduire à des dérèglements absurdes. Bélise, femme âgée, n'imagine-t-elle pas ainsi être aimée des hommes en général et de l'amant de sa nièce Henriette, Clitandre, en particulier, dans un quiproquo des plus amusants ? Armande, la soeur de Henriette, qui fut le sujet des soupirs amoureux de Clitandre pendant deux années, avant que ce dernier, comprenant l'impasse sentimentale, jette ses feux sur Henriette qui les reçoit avec affection, ne se perd-t-elle pas au mépris de la vie elle-même ? La prétention intellectuelle des "femmes savantes" au-delà du ridicule qu'elle cause dans la vie, exposée avec l'esprit comique du théâtre de Molière, est en fait une tragédie. Philaminte, travaillée par l’orgueil est aveugle au profond désir de sa fille Henriette la voulant de force, contre l'avis de son mari dominé, la faire épouser au fat Trissotin (littéralement : "triple so.t") coureur de dot.

Molière, dans "Les femmes savantes", s'allie à Boileau qu'il cite dans ses satires. Avec Boileau, il mit fin soudainement à la préciosité littéraire.

Pour le plaisir du combat contre les hypocrites, sots, prétentieux, esprits chagrins, ennemis de Molière, j'aime à citer un extrait de l'Acte IV, Scène III, joute entre Trissotin et Clitandre, Rasius et Baldus étant des noms latinisés pour se donner de l'importance, outres creuses de l'intellect, qui démontre l'actualité toujours pertinente de Molière :

"TRISSOTIN

Ce que je vois, Monsieur, c'est que pour la science
Rasius et Baldus font honneur à la France,
Et que tout leur mérite, exposé fort au jour,
N'attire point les yeux et les dons de la Cour.

CLITANDRE

(...)
Que font-ils pour l'Etat vos habiles héros?
Qu'est-ce que leurs écrits lui rendent de service,
Pour accuser la cour d'une horrible injustice,
Et se plaindre en tous lieux que sur leurs doctes noms
Elle manque à verser la faveur de ses dons?
Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire,
Et des livres qu'ils font la cour a bien affaire!
Il semble à trois gredins, dans leur petit cerveau,
Que, pour être imprimés, et reliés en veau,
Les voilà dans l'Etat d'importantes personnes;
Qu'avec leur plume ils font les destins des couronnes;
Qu'au moindre petit bruit de leurs productions
Ils doivent voir chez eux voler les pensions;
Que sur eux l'univers a la vue attachée;
(...)"
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 septembre 2011
le livre fut très intéressant rien à redire la dessus.
je le recommande
ma fille a bien aimé et elle en dit que du bien donc n'hésiter pas à le prendre
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 avril 2014
C'est une pièce en alexandrins, donc un peu plus difficile à lire. C'est une comédie de mœurs, notamment sur l'éducation des filles, créée en 1672. Elle a souvent été citée en exemple, notamment au 19e siècle, pour démontrer qu'il est dangereux de trop éduquer les filles. Cette opinion est effectivement émise dans la pièce par un des personnages. Molière la place dans la bouche de Chrysale, personnage d'ailleurs un peu ignorant des femmes, ce qui ne veut pas dire que c'est son opinion à l'auteur. Quant aux «femmes savantes», elles ne sont pas ridicules parce qu'elles veulent s'instruire, mais parce qu'elles croient s'instruire en ne fréquentant que des pédants ignorants, prétentieux et sans talent. Belle édition, pas chère du tout, avec un dossier, une iconographie et des notes en bas de page qui expliquent les mots de français ancien.
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Molière en 1672 critique avec sévérité les femmes qui, cultivées, "savantes", en viennent à vouloir tout régenter à commencer par l'ordre de la maisonnée (faisant le lit du comique, la femme porte les "hauts de chausse") et surtout, le plus terrible, à opposer l'esprit brillant et cultivé au corps. Le corps n'existe plus, ses besoins sont niés dans leur profonde vérité, celle physique de l'amour, la chair. Verser dans la polémique chrétienne de la lutte contre le jansénisme (finissant à cette époque) me parait tentant. Molière n'aime pas cette opposition, non judéo-chrétienne, d'opposition radicale entre l'âme et la chair, hérésies de l'arianisme, du marcionisme et plus profondément d'une radicalisation de l'idée de prédestination (augustinienne, développée par le protestantisme et le jansénisme) à celle de la création continuée qui est au coeur de la théologie catholique.

Le métaphysicien Claude Tresmontant, dans La prescience de Dieu, la prédestination et la liberté humaine, avait bien mis en exergue cette dérive leibnizienne décelée chez les jansénistes. Le développement critique de la "Théodicée" illustrant l'opposition fixée entre la prédestination et la création est repris en fin de commentaire, extrait de l'ouvrage précité, page 33.

Car enfin Molière n'est pas un contempteur de la gente féminine ! Il a su défendre le sexe dit faible dans une pièce à la tonalité féministe, exigeant l'éducation non seulement intellectuelle de la femme mais aussi sentimentale et sexuelle dans L'Ecole des femmes. Mais il sait critiquer la sottise, la prétention déraisonnée qui interdit la libre expression, le concept même de création dans Les Précieuses ridicules.

Vouer son existence à la culture de la philosophie au mépris de soi peut conduire à des dérèglements absurdes. Bélise, femme âgée, n'imagine-t-elle pas ainsi être aimée des hommes en général et de l'amant de sa nièce Henriette, Clitandre, en particulier, dans un quiproquo des plus amusants ? Armande, la soeur de Henriette, qui fut le sujet des soupirs amoureux de Clitandre pendant deux années, avant que ce dernier, comprenant l'impasse sentimentale, jette ses feux sur Henriette qui les reçoit avec affection, ne se perd-t-elle pas au mépris de la vie elle-même ? La prétention intellectuelle des "femmes savantes" au-delà du ridicule qu'elle cause dans la vie, exposée avec l'esprit comique du théâtre de Molière, est en fait une tragédie. Philaminte, travaillée par l’orgueil est aveugle au profond désir de sa fille Henriette la voulant de force, contre l'avis de son mari dominé, la faire épouser au fat Trissotin (littéralement : "triple so.t") coureur de dot.

Molière, dans "Les femmes savantes", s'allie à Boileau qu'il cite dans ses satires. Avec Boileau, il mit fin soudainement à la préciosité littéraire.

Pour le plaisir du combat contre les hypocrites, sots, prétentieux, esprits chagrins, ennemis de Molière, j'aime à citer un extrait de l'Acte IV, Scène III, joute entre Trissotin et Clitandre, Rasius et Baldus étant des noms latinisés pour se donner de l'importance, outres creuses de l'intellect, qui démontre l'actualité toujours pertinente de Molière :

"TRISSOTIN

Ce que je vois, Monsieur, c'est que pour la science
Rasius et Baldus font honneur à la France,
Et que tout leur mérite, exposé fort au jour,
N'attire point les yeux et les dons de la Cour.

CLITANDRE

(...)
Que font-ils pour l'Etat vos habiles héros?
Qu'est-ce que leurs écrits lui rendent de service,
Pour accuser la cour d'une horrible injustice,
Et se plaindre en tous lieux que sur leurs doctes noms
Elle manque à verser la faveur de ses dons?
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Qu'avec leur plume ils font les destins des couronnes;
Qu'au moindre petit bruit de leurs productions
Ils doivent voir chez eux voler les pensions;
Que sur eux l'univers a la vue attachée;
(...)"
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 janvier 2011
Encore du grand molière avec cette pièce qui se révèle très contemporaine. Un grand bonheur pour les amateurs de théâtre.
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le 9 août 2014
On y retrouve tout ce qui fait la force du grand Molière : une langue merveilleuse qui garde sa force et sa fraîcheur à travers les siècles, un humour efficace et surtout beaucoup de messages passés au second degré.
En effet, si Philaminte, Bélise et Armande sont ridicules par leur pédanterie (ce qui provoquent force situations comiques), elles sont touchantes et convaincantes dans leur envie d'émancipation dans leur siècle qui cantonnait la femme bourgeoise à des tâches purement domestiques (mariage, enfants, tenue de la maison, ...).
De la même façon, Chrysale est touchant et comique au premier degré écrasé qu'il est par son acariâtre de femme, mais au second degré il est un peu ridicule par son côté terre à terre et son refus complet des choses intellectuelles.
A part les tirades de Clitandre sur la cour (tribut obligé de Molière à son mécène royal ?) qui marquent l'âge réel de cette oeuvre, cette comédie pourrait avoir été écrite des siècles plus tard tant sa langue et les messages universels qu'elle porte sont encore d'actualité.
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le 12 novembre 2013
Il n'y a pas de meilleure collection pour les élèves de collège : Molière ne change guère, c'est toujours drôle et moderne...., je suis passé par là il y a longtemps. Pas de longues explications (souvent, l'élève est dégoûté par trop de digressions savantes et on aboutit au résultat inverse de l'effet escompté). Cette collection pas chère est à recommander à de nombreux parents.
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le 16 février 2013
C'est donc l'avant dernière pièce de Molière... Cette version commentée est bien utile pour remettre le texte en perspective par rapport à son époque (eh, non, ce n'est pas forcément misogyne...). Un grand classique. Le lire, c'est bien, le voir (bien) joué, c'est encore mieux !!!
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le 19 mars 2013
Toujours intéressant de lire Molière, surtout quand c'est gratuit et facile (on peut le lire sur l'ordinateur ou sur son smartphone). Petit bémol, le texte n'est pas aligné tel que chaque ligne rime avec la suivante (ou précédente) comme dans d'autres éditions.
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