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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le dernier des classiques, le premier des modernes
Il y a des romanciers dont le seul nom suffit à évoquer tout un univers. Prononcez celui de Joseph Conrad et tout de suite on a l'impression d'entendre claquer les voiles et clapoter les vagues. On s'imagine à la proue d'un trois-mâts filant sur les mers du Sud ou à bord d'un "steamboat" remontant le fleuve Congo entre deux murs de lianes. Ah,...
Publié le 27 janvier 2010 par Gwen

versus
1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ce n'est plus le meilleur de Conrad.
Après l'effort gigantesque fourni par Conrad pour écrire "Sous les yeux de l'Occident", qui est un roman prophétique sur le nihilisme révolutionnaire des émigrés russes en Occident, il était épuisé. Les récits qui composent ce 4° tome de ses oeuvres quasi-complètes en portent témoignage...
Publié le 30 août 2010 par Brice Couturier


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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le dernier des classiques, le premier des modernes, 27 janvier 2010
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conrad : Oeuvres, tome 1 (Cuir/luxe)
Il y a des romanciers dont le seul nom suffit à évoquer tout un univers. Prononcez celui de Joseph Conrad et tout de suite on a l'impression d'entendre claquer les voiles et clapoter les vagues. On s'imagine à la proue d'un trois-mâts filant sur les mers du Sud ou à bord d'un "steamboat" remontant le fleuve Congo entre deux murs de lianes. Ah, que de belles heures de lecture je dois à ce magnifique raconteur d'histoires!

Adolescente, j'adorais son exotisme, sa prose au goût d'embruns, la richesse de son imagination. Ouvrir un de ses livres, c'était comme partir en voyage, embarquer pour une aventure dont j'ignorais tout, sinon que l'évasion et le plaisir seraient au rendez-vous. Et puis, en grandissant, peu à peu, je me suis ouverte à la complexité de cette oeuvre qui, sous ses dehors divertissants, cache en fait un profond pessimisme et une formidable aptitude à plonger dans les abysses de l'âme humaine.

Si Conrad fait de la mer le théâtre privilégié de ses récits, c'est parce qu'il fut longtemps marin, mais les drames qu'il met en scène et les passions qu'il décrit dépassent de loin ce cadre particulier. Ce qui l'intéresse vraiment, c'est l'aventure intérieure de ses personnages. Celle de Lord Jim, par exemple, qui, à la suite d'une faute morale, n'aura de cesse de se racheter, quel que soit le prix de sa rédemption. Ou celle de Kurtz, anti-héros nietzschéen pris au piège de sa propre folie.

L'univers de Conrad, c'est celui de Dostoïevski, Dieu en moins. Chez lui, point de salut. Ou guère. C'est la fatalité qui gouverne le monde et agite les fils des marionnettes que nous sommes. Désespoir ou lucidité, à chacun d'en juger, mais quel style, en tout cas, pour dire cette noirceur! A la fois post-classique et pré-moderne, rappelant Dickens et annonçant Faulkner, la prose conradienne est tout bonnement éblouissante de grâce, d'intelligence, de virtuosité. Elle ne se lit pas, elle se savoure. Telle page, parfois, semble touffue, mais ôtez-en un seul mot, une seule virgule, et le charme est rompu. C'est ça, la magie des grands écrivains!
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 les premiers écrits de Conrad, 1 septembre 2010
Par 
Jean for Joel "J.V Omri" (Suisse) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conrad : Oeuvres, tome 1 (Cuir/luxe)
ce premier volume contient quatre romans et un recueil de nouvelles : "La folie Almayer" qui nous conte le destin d'un homme qui gère un comptoir à Sambir -sur la côte de Borneo ou de Sumatra- pour le compte du capitaine Lingard, dont il a épousé la protégée malaise et avec qui il a une fille Nina dont il est fou, il s'est marié afin d'hériter du richissime capitaine et d'apprendre de ce dernier l'emplacement d'un trésor... il va sombrer de désillusions en désillusions -à cause de son affaire, de ses espérances de richesse, de sa fille métisse qui l'abandonnera pour un homme ; "Un paria des îles" qui se déroule -pour la partie principale- aussi à Sambir alors que Nina a cinq ans et dont Almayer ainsi que le capitaine Lingard sont des personnages secondaires mais dont le héros -ou anti-héros- Willems qui a commis une malversation le mettant au ban de la société occidentale -un homme imbu de lui-même, égoïste et vaniteux- va définitivement se mettre à dos le seul être -le capitaine Lingard- qui l'a aidé et qui a tenté de lui assurer un semblant de vie normale... ; "Le nègre du Narcisse" est une tragédie maritime en cinq actes qui se déroule durant une traversée de Bombay à Londres où les hommes d'équipage se révèlent sur cet île flottante à travers les éléments déchaînés de l'océan -particulièrement au chapitre trois où un ouragan au large de Madagascar leur tombe dessus-... ; "Lord Jim" l'histoire d'un homme qui a commis une veulerie -l'abandon du Patna un navire prêt à sombrer avec 800 pèlerins à son bord...- qui le poursuivra toute sa vie, qui en souffrira, qui s en relèvera pour mieux sombrer... ; "Inquiètudes" cinq nouvelles/contes très pessimistes dont une "Les Idiots" se déroule dans une Bretagne pluvieuse où l'on sent l'influence de Maupassant. Conrad a le génie des descriptions que se soit de la nature, des éléments, des atmosphères -particulièrement de celle d'Asie du Sud-Est- ou du tableau intérieur de ses héros -dont Lord Jim en est le meilleur exemple, un être tourmenté, douloureux, naïf et fier-, son écriture est d'une grande richesse langagière -fourmillantes de milliers de détails-, précise et fortement imagée, sans parler de ses protagonistes très modernes et souvent politiquement incorrect ; même si j'ai moins aimé son recueil "Inquiétudes", j'ai quand même mis cinq étoiles car j'ai adoré ses quatre romans qui m'ont donné l'envie de continuer à découvrir ce grand écrivain. A lire.
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin Conrad vint..., 27 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conrad : Oeuvres, tome 3 (Cuir/luxe)
Je savais qu'un jour je lirais Conrad.
Sans en connaître grand chose, il me semblait quand même qu'il était beaucoup questions de fortunes de mer. En vous lisant, lecteurs chroniqueurs d'Amazon, j'ai aussi appris que d'un de ses romans un cinéaste démesurément grand avait tiré, quoique de façon fort lointaine, un film halluciné, à jamais gravé dans ma mémoire depuis l'adolescence, et dans la vôtre j'ose croire...
Un jour, je suis entré en Conrad, un peu comme un oblat, par l'acquisition des trois premiers volumes de la Pléiade (oui, ce papier est impossible pour mes gros doigts transpirants d'habitant des Tropiques; oui ces caractères de fourmi défient mes lunettes de myope-astigmate-quasi-neo-cinquentenaire; mais, comment dire ? pour entrer en cmmunion (en communication ?) avec une oeuvre, l'expérience est indépassable. Pire, il n'y a rien d'autre.
Oui, oui, super ces considérations de pseudo bibliophile, mais Conrad ?
Mais j'y suis, patient lecteur. Tout d"abord, je me suis bien gardé d'approcher de la mer, bien convaincu que c'est pour cela que je voulais lire ces romans, en commençant par un titre accrocheur, prometteur de suspense et rebondissements en tout genre. L'AGENT SECRET. Foin. C'est un récit immobile, sans action, ou avant l'action, ou après l'action : une galeries de ratés défile sous nos yeux, épinglés par un auteur qui tient si fort sa narration qu'il ne laisse jamais aucune ouverture à son lecteur pour ne serait-ce qu'un instant imaginer, ou construire lui-même un pan du récit à sa guise. Tous ces pantins, quelles que ce soient leur origine sociale ou leur place dans la société, du bon côté de la loi, ou du bon côté de la lutte politique ( dépend du point de vue) ne sont en réalité que des clones d'un type d'humain médiocre, épinglé par l'ironie féroce de Conrad.
Quel pessimisme de la part de celui qui a arpenté la planète ! Peut-être au fond que ceci explique cela.
D'autant que tout se passe - ou ne se passe pas- dans le microcosme de Londres, cloaque de fourmis qui s'agitent en tous sens, sous la plume de l'entomologiste sans pitié.
Une quasi monochromie de gris et de boue où perce avec peine dans le brouillard tant physique que mental ou moral un pâle rayon de lumière;
Il y a un peintre chez Conrad, surnaturaliste. D'ailleurs un internaute l'a comparé à Maupassant. Avec raison, et à Balzac, aussi, mais sans cette montée au sublime des personnages de la Comédie Humaine ; parce que Conrad, lui maintient ses créatures rivées au sol par leur poids de plomb de mediocritas.
S'il est balzacien c'est par sa volonté d'embrasser la totalité d'un monde à une époque donnée, des salons d'ambassade aux remugles d'arrière-cour.
Conrad, apatride, et cosmopolite ne peut que considérer avec ironie cette société anglaise triomphante, qui s'admire sans réserve, alors qu'elle est corsetée, boutonnée, compartimentée dans ses préjugés. Médiocre.
Balzacien, surtout par le style, superlatif et hyperbolique : Conrad interrompt sans cesse sa narration pour commenter, juger à grands renfort de circonlocutions choisies. Le style de Conrad peut surprendre, voire agacer, tant il est prodigue en mots, un peu ampoulés. On pourrait l'accuser de ne considérer son histoire que comme un prétexte pour la farcir de commentaires. Méfiance, à y voir de près, l'on s'aperçoit que le maillage de l'intrigue est serré, si serré que tout est en place dès les premières lignes.
Par exemple, rien que cette façon d'introduire un personnage, l'air de rien, en croisant PAR HASARD un autre personnage.
Quant au style, l'on sait que Conrad a sué sang et eau pour écrire en anglais, alors qu'il pensait en français, et le parlait fluently. D'où cette syntaxe si libre, si flottante.
Un regret : j'ai jeté un coup d'oeil sur le texte original, en anglais, et ai pu constater cette souplesse dans la syntaxe britannique. Mon regret être d'être incapable de lire le texte dans la langue originale. Too bad.
Au passage, j'envie, je plains, j'admire le traducteur qui doit museler cette liberté dans une langue française à la syntaxe rigide.
Enfin, il faut accepter. C'est comme voir un film étranger doublé : l'on n'a que la moitié de l'oeuvre originale.
Voilà, ces quelques remarques jetées sur le papier (enfin, tout comme), un verre de vin à la main (excusez les fautes, pas toutes de frappe).

La suite au fil de ma lecture du volume Pléiade, si vous êtes intéressés, bien sûr.
Signé : NM.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 amateurs d'aventure à vos postes, 20 octobre 2010
Par 
C. Christian "les bons livres Hermès" (Verberie Oise) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conrad : Oeuvres, tome 2 (Cuir/luxe)
Ce second volume des oeuvres de Joseph Conrad contient essentiellement des nouvelles et un "gros" roman Nostromo;chaque oeuvre campe un personnage haut en couleur qui raconte ce qu'il a vécu ou bien qui est au centre de l'aventure ; en fait Conrad puise dans ses souvenirs de capitaine au long cours et de sa connaissance des mers dangereuses , encombrées de pirates et semées de récifs , pour alimenter ses récits ; "Au coeur des ténèbres" nous raconte le délire d'un homme seul dans une jungle sournoise; "Typhon"nous narre la lutte contre les éléments d'un capitaine confiant dans sa belle étoile ; les amateurs d'aventure ne seront pas déçus ,Conrad est un fabuleux conteur qui agrippe ses lecteurs au collet et leur fait partager ses propres angoisses , car ce sont des récits que l'on peu qualifier de "noirs"en ce sens que les hommes ne sont pas présentés sous leur meilleur jour; ajoutons la qualité de la reliure ,le papier bible et l'appareil critique de premier ordre.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ce n'est plus le meilleur de Conrad., 30 août 2010
Par 
Brice Couturier (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Conrad : Oeuvres, tome 4 (Cuir/luxe)
Après l'effort gigantesque fourni par Conrad pour écrire "Sous les yeux de l'Occident", qui est un roman prophétique sur le nihilisme révolutionnaire des émigrés russes en Occident, il était épuisé. Les récits qui composent ce 4° tome de ses oeuvres quasi-complètes en portent témoignage. On peut s'en dispenser, pour se limiter aux 3 premiers volumes.
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Conrad : Oeuvres, tome 2
Conrad : Oeuvres, tome 2 de Joseph Conrad (Cuir/luxe - 22 mars 1985)
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