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117 internautes sur 133 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
prometteur mais insuffisant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Cet ouvrage à les qualités et les défauts de bien des romans actuels plus ou moins liés à l'histoire .Ils procèdent d'un vrai talent d'ecrivain et d'un piètre talent de romancier .Qu'est-ce à dire ? En fait l'auteur y décrit avec justesse et une grande force d'évocation divers moments historiques ou sociétaux, dans lesquels il sait nous plonger. Mais on a trop le sentiment que ces morceaux de vraie littérature ont été elaborés dans un premier temps pour eux-mêmes, pour être ensuite raboutés les uns aux autres avec un fil trop apparent,à savoir le destin imaginé d'un personnage qui y est mêlé à un titre ou un autre, comme acteur ,spectateur, ou victime. Et là on ne marche plus .On entre dans le événements ,mais pas dans le destin du personnage . C'est dommage On a une série de reportages, souvent magnifiques mais pas un roman Et cela on pourrait même le dire pour une oeuvre aussi forte que « Les bienveillantes « bâtie elle aussi selon cette recette Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
99 internautes sur 113 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un sujet ambitieux,un ensemble mitigé.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Des passages forts sur les guerres coloniales,formidables sur l'Indochine en particulier; et des pages contestables ressemblant souvent à des discussions style Café du Commerce,problème des banlieues,avec des parallèles exagérés,comparez les policiers en tenue d'aujourd'hui avec les parachutistes en Algérie!!Qu'apporte Mariani et son grotesque groupuscule d'extrème-droite?Bizarre lecture,l'auteur fait preuve de deux styles qui sont différents l'un brillant,l'autre "ras les paquerettes",admiration certaine pour le guerrier parachutiste puis un brouillamini sur notre société dont le narrateur n'est d'ailleurs pas un exemple brillant! Je donne 4 étoiles car c'est un livre ambitieux et bon en définitive pour moi,mais il faut franchir les écueils (633 pages)et il ne fera sûrement pas l'unanimité!Gallimard a t'il voulu nous faire un coup nouveau "Les Bienveillantes" auquel cas aucun rapport,c'est raté! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Pesant,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre (Format Kindle)
Je n'ai pas aimé le tempo, pesant, ni le style. Ni l'écriture. Prix Goncourt donné pour la position politique, pas pour la qualité littéraire ( à mon avis)
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Belle idée ; mais quelle longueur...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Voilà un pari ambitieux : placer 2 romans en un. Le premier, appelé "Commentaires" montre l'histoire, à la première personne, d'un homme, un peu paumé, fasciné par la guerre à la française, qui rencontre, justement, un vétéran des guerres coloniales. Le second, appelé "Roman", est la biographie du second, écrit par le premier. Tout est bien écrit, et l'auteur-narrateur interroge sur les rapports entre les émanations culturelles (linguistiques surtout) et guerrières de la France.Seulement, pour cela, il laisse la place à des digressions en cascade. Et un roman digressif, cela peut être long. Alors deux en un... Peu à peu, l'intérêt se transforme en lassitude ; la langue, belle au premier abord, devient boursouflée. Le fil de l'histoire se perd. Quelques magnifiques scènes, soudainement actives, gardent l'intérêt en éveil : un dîner transformé en exhibition d'art contemporain, l'attente dans une pharmacie de nuit, une poursuite dans la jungle vietnamienne. Mais même ces courts moments de grâce s'éparpillent, et il ne reste plus rien. Je l'avoue, je n'ai pas été au bout, malgré mon enthousiasme dévorant au début du livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
35 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Excellent début qui se gâte,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Voilà un roman qui démarre sur les chapeaux de roue. J'aimais ce style, cet humour quand il définit le rôle du narrateur:J'aimerais bien une autre vie mais je suis le narrateur. Il ne peut pas tout faire, le narrateur. Déjà, il narre. S'il me fallait, en plus de narrer, vivre, je n'y suffirais pas. J'aimais aussi sa façon de nous ouvrir sur les yeux sur les inégalités entre pays pauvres et riches, décelable à la manière dont on traite leurs morts: On ne saura jamais le nombre des morts iraniens, ni comment chacun mourut. Comment le saurait-on? C'est un pays pauvre, ils ne disposent pas d'une mort par personne, ils furent tués en masse[...]. Ils sont morts en gros, on n'en retrouvera rien. Leur nom n'a pas été gardé. Une différence de traitement symbolisée par le film La Chute du faucon noir (merci à mon mari pour avoir retrouvé le titre de ce film car Alexis Jenni n'en donne pas le titre) où chaque mort d'américain est détaillée alors que les somaliens mouraient comme au ball-trap, en masse, on ne les comptait pas. Jusque là, j'aimais beaucoup ce roman mais tout d'un coup, mon enthousiasme est retombé. A force de trop vouloir donner de leçons, il m'a semblé que le roman s'enlisait. Il faut dire que les leçons, j'aime qu'on les donne avec subtilités. Là, par exemple, Alexis Jenni passe des pages à décrire la peur de personnes qui attendent leur tour pour entrer dans une pharamcie de garde, alors qu'une bande de jeunes de couleur rôde en ricanant. L'ennui a commencé alors à pointer le bout de son nez. A côté, il nous fait un brillant compte-rendu du rôle de la carte d'identité. Je n'ai pas réussi à retrouver mon intérêt pour ce roman. A peine ai-je retrouvé un semblant d'attention dans sa critique acerbe du Général De Gaulle appelé le Romancier, tout simplement parce que cela m'a rappelé la colère de mes collègues profs de lettre qui s'insurgent (avec raison), d'être obligés d'enseigner les mémoires de De Gaulle au bac littéraire alors qu'il y a tant de vrais auteurs à faire découvrir à nos ados. Mais si ce roman parle de guerre, il parle aussi d'amour, celui du narrateur pour celle qu'il rencontrera au cours de l'écriture de son récit et celui de Victorien pour Eurydice, dont le narrateur a l'intelligence de percevoir la beauté, malgré leur différence d'âge: A cause des différences d'âge, on ne sait plus juger de la beauté, car la beauté se ressent comme un projet: est belle celle que je peux désirer embrasser. Et malheureusement, j'ai trouvé que les scènes d'amour n'étaient pas crédibles et que les dialogues, en général, étaient trop ampoulés pour paraître vrais. On nous livres des points de vue mais sans subtilité. Malgré tout, je me suis forcée à aller au bout de ce pavé (plus de 600 pages grand format, c'est à dire plus grand que le dernier Foenkinos par exemple) mais ce fut pénible pour moi car je n'ai, à aucun moment, ressenti une quelconque émotion. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
42 internautes sur 54 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Très bien,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
D'emblée en ouvrant ce livre je me suis dit: "tiens voilà quelque chose de bien écrit, quelque chose d'intelligent, quelque chose à savourer.. prenons notre temps" Et on a le temps de découvrir pas mal de choses tout au long de ce roman dense de 632 pages. En première approche ce roman est une défense et illustration de l'armée française, en particulier du corps des parachutistes. Ce sujet inhabituel détonne dans le monde culturel français, plus traditionnellement orienté vers un pacifisme et un antimilitarisme "à la Brassens" dirons nous. Donc ce livre parle exactement du sujet qui est indiqué dans le titre "l'art français de la guerre", au travers de trois guerres qu'ont connues beaucoup de nos anciens: la Résistance, l'Indochine, l'Algérie. Le personnage du légionnaire passe traditionnellement pour un déclassé, ici il est réhabilité avec toute sa vérité, sa complexité, sa souffrance.Les thèmes abordés sont clairement de droite, l'identité nationale, la puissance, la race. Le tout est traité sans à priori, sans réponses toutes faites non plus.La vérité de la guerre, la violence des armes est décrite de façon incroyable, on a l'impression que l'auteur (prof de biologie) a été militaire lui-même. On sent en lisant certaines pages le poids du fusil mitrailleur dans nos bras et le soleil qui nous tape sur le crâne! Le style est magnifique, clair et imagé. C'est ce qui m'a le plus plu dans ce livre. La digression sur les banlieues est plus discutable, et même l'histoire d'amour du narrateur, qui semble "rajoutée" après coup. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
La guerre, même pas en peinture....,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
J'avoue que j'ai du mal à commenter ce livre. Il est vrai que je suis d'accord avec beaucoup d'autres commentateurs(trices): les quelque 600 pages peuvent paraître un peu longues et sans doute que ce livre aurait pu gagner en intensité en le racourcissant. Mais je dois dire que, pour ma part, le style m'a suffisamment plu pour que je ne m'en lasse pas.Maintenant sur le fond, il est clair que tout le monde ne peut pas être d'accord avec l'auteur dont les vues sur la guerre "made in France" sont tranchées et sans appel. Pourtant, venant d'un anti-militariste, j'ai été agréablement surpris par le ton. L'auteur ne rejette pas tout en bloc. Il analyse, il dissèque ou, pour être plus proche de l'esprit de Victorien Salagnon, le protagoniste de ce livre, il use de son pinceau pour nous dépeindre la guerre. N'utilisant que le blanc et le noir, il arrive pourtant à nous en montrer tout le dégradé de couleurs. D'aucuns ont trouvé la comparaison entre les guerres coloniales et le maintien de l'ordre dans les banlieues outrancière. Une fois de plus, je l'ai comprise comme étant une variation de ton pour décrire la même réalité. Ce n'est donc pas identique, mais c'est la même idée sous-jacente. La référence faite également dans ce livre à la gifle, véritable défouloir d'un mal-être, est pour moi caractéristique de cette idée. Enfin, pour avoir eu la malchance d'avoir vécu de l'intérieur des conflits armés, certaines descriptions m'ont paru d'une véracité extraordinaire. Les couleurs, mais aussi les odeurs, sont là dans ce livre. Ces perceptions qui ne sont pas faciles à décrire, je les ai bel et bien vues et perçues au fil des pages. Bref, tout cela pour dire que j'ai eu plaisir à lire L'art français de la guerre et que je le recommande. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
une anthropologie de la guerre,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Voici un ouvrage monumental et surprenant. Il me laisse insatisfait quelque part. Le concerto entre les deux hommes, le centurion et le narrateur, permet de plonger dans une forme d'anthropologie de la guerre et de la violence en l'homme. Le "tricotage" des trois moments (maquis, Indochine, Algérie) et du temps présent, celui des cités, donne le vertige et introduit à une psychologie de Front National qui n'est pas simpliste.Voilà pour le projet. Reste que le style est parfois approximatif et laborieux. Mais la guerre est un matériau difficile à travailler. Sans doute le plus universel des grands prix de cette année....et, donc, le plu proche du projet littéraire..Un projet passionnant et une écriture un peu faible (mais il est vrai que je suis en train de lire Blanchot et que je met la barre très haut!) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Innovant,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
Livre très intéressant. L'écriture est fluide, intelligente, proche des personnages et très recherchée. L'auteur est un érudit. Le sujet est novateur, peu traité et on découvre la guerre de l'intérieur, la guerre vécue par les soldats et l'effet de ces deux guerres (Corée et Algérie) sur ces soldats et sur la France encore aujourd'hui. La est la thèse développée par l'auteur: les séquelles de ces guerres qui se manifestent encore aujourd'hui en France sous d'autres formes.L'organisation du roman est original. Le lecteur passe d'un personnage à l'autre, se perd un peu au début puis découvre que tout se tient. Un reproche: c'est un peu trop long et j'ai sauté des pages. Mais c'est un livre que je recommande et qui ne laisse pas indifférent tant par le style que par la thèse développée. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3.0 étoiles sur 5
Désagréable surprise,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 (Broché)
La commande en elle-même n'est pas en cause, livraison rapide et emballage soigné, comme d'habitude mais je n'ai pas apprécié qu'on m'impose un abonnement annuel à quarante neuf euros pour un service "premium" que je n'ai pas sollicité.
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L'art français de la guerre Prix Goncourt 2011 de Alexis Jenni (Broché - 18 août 2011)
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