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66 internautes sur 70 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Il avait toutes les qualités qu'on attendait d'un soldat"
Il fait chaud, lourd, une chaleur presque caniculaire. Et ce chien qui n'arrête pas d'aboyer, ce qui a le don d'agacer Dujeux, geôlier dans une prison du Berry.
1919, la guerre est finie, Hugues Lantier du Grez est le jeune juge militaire chargé d'interroger Morlac, prisonnier décoré de la Légion d'honneur. Lors de son entretien, le juge...
Publié il y a 16 mois par Tornade - Isa

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un peu court !
De Rufin, je n'avais lu que le pavé "Rouge Brésil", que j'avais assez apprécié, puisqu'il conjuguait un certain sens du romanesque classique avec une richesse historique indéniable. A priori, c'est la même formule dans ce très court "Collier Rouge", puisque Rufin évoque un épisode peu connu - me...
Publié il y a 3 mois par Pokespagne


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66 internautes sur 70 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Il avait toutes les qualités qu'on attendait d'un soldat", 10 mars 2014
Par 
Tornade - Isa - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
Il fait chaud, lourd, une chaleur presque caniculaire. Et ce chien qui n'arrête pas d'aboyer, ce qui a le don d'agacer Dujeux, geôlier dans une prison du Berry.
1919, la guerre est finie, Hugues Lantier du Grez est le jeune juge militaire chargé d'interroger Morlac, prisonnier décoré de la Légion d'honneur. Lors de son entretien, le juge essaie de comprendre ce qui a poussé Morlac à cet acte incompréhensible : "Mes actes, j'en suis responsable et je ne vois aucune raison de m'en excuser", sera la réponse de Morlac.

C'est un livre que je n'aurais sans doute jamais acheté si je n'avais pas été attirée par le bandeau en noir et blanc sur la couverture, et le contraste avec la couleur rouge du collier du chien. Et je me serais privée d'un émouvant moment de lecture.
"Le Collier rouge" est un livre sur la bêtise de la guerre, les combats, le front, les tranchées, les armes qui ne sont faites que pour tuer. C'est un long interrogatoire à l'issue duquel un juge devra dresser un procès verbal, rendre son verdict. Un interrogatoire qui petit à petit se muera en une conversation, presque un échange arrondissant les angles, équilibrant les forces entre les deux hommes. Car ce juge sait aussi être un homme à l'écoute, avec un réel souci d'objectivité, tout en sachant donner des leçons, mais en essayant de comprendre le pourquoi du comment.

C'est également l'histoire d'une rencontre, d'un amour entre un homme et une femme, une femme qui lit Zola et Rousseau. Un amour aussi fragile que fort.

C'est un beau roman parce qu'il est écrit simplement avec des mots justes, des mots qui touchent, un roman dans lequel l'auteur ne s'éternise pas en détails inutiles, va à l'essentiel, sait nous faire languir, par des procédés habiles, la fin de l'histoire. De ce fameux jour où tout a basculé, il en est question du début à la fin, mais il faudra attendre les huit dernières pages pour qu'enfin l'on soit mis au courant de l'outrage.

C'est enfin un roman sur la fidélité, fidélité d'un homme à une femme, d'un juge à son prisonnier, d'un chien à son maître, d'un être humain à un chien, d'un auteur à l'histoire. Et si j'ai choisi de parler de cette fidélité entre humain et animal, à la fin, ce n'est pas parce que ce "détail" n'a que peu d'importance... bien au contraire, c'est un bel hommage. C'est en tout cas ce qui m'a le plus touchée et émue de même que le dénouement que petit à petit l'on voit se dessiner, en tout cas espérer.

Comme quoi, le bandeau sur le livre, c'est super important.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand cousu main, 14 avril 2014
Par 
Serge Caulier (Belgique, 7060) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
La qualité de ce roman tient à la fois à son ancrage dans la réalité de l'époque où il se situe,dans la progressive élucidation d'un mystère, à la façon des meilleurs thrillers, dans ses personnages complexes et par là si profondément humains - le juge qui mène l'enquête, un aristocrate marqué en ses valeurs par la Grande Guerre; une paysanne curieusement instruite et son amant, père de son enfant, héros bien malgré lui des combats sur le front d'Orient., maintenu prisonnier dans une geôle d'une caserne déserte

Et puis, il y a Guillaume, le chien Guillaume par qui, dans un sens beaucoup est arrivé, personnage clef parce qu'il détient la clef du drame..

Le style est simple. Il colle au réel de chacun des protagonistes. Jean-Christophe Rufin, dans ce roman sur la fidélité, ne s'en va pas embouchant les trompettes thébaines. Les valeurs les plus fortement vécues son,t de cet acabit.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A vrai dire c’est la photo du clebs qui me l’a fait lire, 27 mai 2015
Par 
HOANG THUY DUNG (PARIS, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Poche)
A vrai dire c’est la photo du clebs qui me l’a fait lire. Regard attentif, intelligent, expressif. Beaucoup plus intéressant que chez la plupart des humains. Les premières lignes me font penser à Parabole de Faulkner. Mais non, il n’y a pas la même dimension métaphysique que chez l’autre. Ici, c’est uniquement un drame existentiel.
Morlac s’imagine avoir des convictions contestataires, révolutionnaires et pacifistes et agit en conséquence. On l'a mis en taule parce que, décoré de la croix de guerre, il a bafoué l’ordre établi en refilant en public à son chien sa décoration, signifiant là que les héros ne valent guère mieux. Pourtant, est-il vraiment supérieur comme il le croit à l’animal? Les bêtes n’ont –elles pas des qualités que la nature leur a donné et que nous avons perdus ?
Le juge chargé du dossier, perspicace et fin psychologue, lui assène ses quatre vérités. Non, il n’en fera pas un martyr. Pas de psychodrame. Il ne le condamnera pas comme il le souhaite. Nul n’est tenu responsable de ses actes s’il n’a pas de libre-arbitre. Morlac n’est pas responsable et donc pas coupable. Et le juge de lui expliquer que s’il avait pu continuer à vivre heureux auprès de sa femme et de son gosse sans être séparé par la guerre, il n’aurait pas, par orgueil déplacé , cherché à occulter la cause réelle pour fabriquer de fausses justifications en projetant ses malheurs sur le monde extérieur et à rechercher par auto- flagellation une sorte de punition pour avoir raté le bonheur .
Voilà, tout est dit : si tous les frustrés essaieraient de résoudre leurs problèmes par l’introspection au lieu de les projeter à l’extérieur et à emm***** les autres, il y aurait beaucoup moins de maux sur terre. Pas de guerre, pas de prosélytisme idéologique ou religieux. Pas de héros non plus, mais ce n’est pas une grosse perte.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un peu court !, 21 avril 2015
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
De Rufin, je n'avais lu que le pavé "Rouge Brésil", que j'avais assez apprécié, puisqu'il conjuguait un certain sens du romanesque classique avec une richesse historique indéniable. A priori, c'est la même formule dans ce très court "Collier Rouge", puisque Rufin évoque un épisode peu connu - me semble-t-il - de la Première Guerre mondiale, une tentative de rébellion conjointe des soldats des deux camps, inspirés par le succès de la Révolution d'Octobre, sur le front grec, tout en déroulant avec un classicisme imperturbable le récit émotionnel de plusieurs destins qui se rencontrent dans la chaleur d'un été du Berry. Histoire de fidélité, histoire d'éveil de la conscience (politique, humaine), histoire d'amour, Rufin essaie de caser tout cela dans 200 pages. Le problème est qu'on referme ce trop court livre avec le sentiment d'avoir effleuré plein de sujets, plein de thèmes potentiellement passionnants, tout cela pour pas grand chose, puisque, à la fin, Rufin évacue tous les conflits en les étiquetant "péché d'orgueil" : c'est un peu facile, quand même ! On aura même d'ailleurs le droit de trouver bien réactionnaire cette lecture de l'engagement politique sous le prisme des petites mesquineries de l'âme humaine... Un dernier commentaire irrité : vu que Rufin se donne un mal de chien pour laisser planer le doute pendant tout son livre sur la nature du "crime" commis par Morlac, quelle drôle d'idée de la part de l'éditeur de nous révéler la solution sur la couverture !

Eric Debarnot · 2401 critiques
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Loyauté et fidélité, 21 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
Le titre de la critique résume à lui tout seul le dernier roman de Jean-Christophe Rufin.
Cet opus très court, ce qui change des codes habituels, n'en est pas pour autant inintéressant. Bien au contraire ! Je n'en décrirais pas le contenu pour éviter de spoiler. Mais également car pour moi ce n'est pas l'histoire qu'il faut retenir de cet ouvrage mais les thèmes sur lesquels Rufin nous impose la réflexion.
Comme à son habitude, l'écriture de Rufin est belle, sobre et fluide. On prend un grand plaisir à lire ce roman d'une seule traite. La lecture est facile et les pages se tournent sans s'en apercevoir.
Le livre est construit de telle sorte à conserver le suspens quasiment jusqu'au bout. Et quelle réussite ! Rufin nous fait mariner réellement jusqu’au bout avant de nous dévoiler le fin mot de l’histoire… La fin ? Elle est romanesque et certes attendue en ce qui me concerne. Peut-être ne sera-ce pas le cas de tous car cette conclusion fait appel au côté sensible du lecteur. Tout dépendra de son "implication personnelle" dans la lecture...
Il n'empêche que même si un développement plus long n'aurait pas été de refus, Rufin nous permet de nous
interroger sur la guerre (l'histoire se déroule suite à la première guerre mondiale), son utilité (ou inutilité), la fidélité et la loyauté à ses idéaux, le pacifisme et l'humanisme... et l'amour! que ne ferait-on pas par amour! Y compris des choix "stupides" pour rassasier son orgueil! Autant faut-il ensuite le reconnaitre et l'admettre...
Le choix du chien est émouvant. Il est fidèle par nature à son maitre quoiqu'il se passe. L'homme en tire sa force!
Un grand roman aussi passionnant qu'émouvant malgré son trop faible nombre de pages. Ce livre a fait le buzz et je comprends
pourquoi! C'est une réussite pour moi. J’ai beaucoup aimé, c’est du très grand Rufin que je conseille vivement !!!
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fidèle, 14 juillet 2014
Par 
Feron Béatrice (Marbais, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
Été 1919. Un petit village écrasé de soleil. Dans la prison, un seul détenu. Un héros de la guerre, pourtant. Et sur la place, un chien. Son chien. Qui aboie lamentablement. Sans discontinuer. Depuis des jours.
Le juge militaire arrivera-t-il à le faire taire ? Comprendra-t-il comment et pourquoi Morlac est arrivé derrière les barreaux
Le roman est court. Ils se passe juste après la guerre de 14-18, par un été caniculaire, dans un petit village rural en bordure de la forêt.
Les personnages sont peu nombreux. Il y a d'abord le prisonnier, Jacques Morlac, un paysan taiseux et bourru dont on connaît peu de choses. Il a été envoyé sur le front d'Orient, il a été décoré, mais pourquoi a-t-il été interné ? Mystère.
Malheureusement pour moi, alors que l'auteur maintient soigneusement le secret jusqu'aux dernières pages du livre, la première critique que j'en ai entendue à la radio le révélait d'emblée, gâchant ainsi une bonne partie du plaisir de lecture.
J'ai survolé quelques commentaires sur Amazon et Babelio, et des lecteurs commettent la même faute. Dommage !
Morlac ne fait rien pour attirer notre sympathie. A la première visite du juge militaire, il ne daigne ni bouger, ni répondre. Il se montre agressif, hautain, brutal.
Ensuite, il y a le juge, Hugues Lantier du Grez. Étant donné que l'acte commis par le prévenu pourrait lui valoir le peloton d'exécution ou la déportation, le juge a le mauvais rôle.
Mais il ne fait pas partie de ces officiers pleins de morgue pour lesquels la vie des hommes n'a aucune valeur (comme Aulnay-Pradelle, dans « Au revoir là-haut »).
Il tente de comprendre. Toutes les astuces sont bonnes pour amener Morlac à lui parler, à baisser sa garde, à dévoiler ses motivations. Il ne se contente pas de son dossier militaire. Il discute avec les gens, observe, écoute.
Il y a Valentine. C'est une rude paysanne qui vit seule dans une petite masure perdue au milieu de la forêt. Elle a un petit garçon dont le père est Morlac. Pourtant, Valentine n'est pas une rustaude. Dans sa maison, la bibliothèque tient une place de choix. Elle est la fille d'un révolutionnaire et a fait découvrir à son amant les œuvres de Marx, Proudhon et d'autres.
Enfin, surtout, je dirais, il y a Guillaume. « De près l'animal faisait peine à voir. Il avait vraiment l'allure d'un vieux guerrier. Plusieurs cicatrices sur le dos et les flancs témoignaient de blessures par balles ou d'éclats d'obus. On sentait qu'elle n'avaient pas été soignées et que les chairs s'étaient débrouillées pour se rejoindre tant bien que mal, en formant des bourrelets, des plaques dures et des cals. Il avait une patte arrière déformée et, quand il se tenait assis, il devait la poser en oblique pour ne pas tomber sur le côté. » C'était d'abord le chien de Valentine, mais, quand Morlac avait dû partir à la guerre, il l'avait suivi et depuis, lui montrait une fidélité à toute épreuve. Il s'était débrouillé pour sauter dans le train quand son maître avait été envoyé à Salonique.. Depuis que Morlac a été incarcéré, il reste sur la place du village, sans manger et sans boire, en plein soleil, et il aboie.
Malgré cette preuve d'attachement indéfectible, Morlac ne se soucie pas de lui : « je n'ai jamais eu beaucoup de sentiment pour les chiens (…). Un chien, je l'emmène à la chasse ou dans les champs pour garder les vaches. Mais le caresser, tout ça, ce n'est pas trop mon genre. »
Je n'ai pas aimé Morlac, trop intransigeant, trop dur. En revanche, Hugues Lantier du Grez est un très beau personnage. J'ai particulièrement apprécié ce qu'il nous raconte de son enfance et la manière dont il agit tout au long du roman, surtout à la fin.
Le style, bien que simple, est très soigné et l’œuvre captive immédiatement le lecteur. C'est ce qui m'est arrivé, en tout cas.
Le thème de la fidélité est très finement analysé.
J'ai donc beaucoup aimé ce livre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Haletant, 7 juillet 2015
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Poche)
Cette histoire a été inspirée par celle du grand-père du partenaire photographe de l'auteur. Décoré de la légion d'honneur pendant la première guerre mondiale, un jour de 14 juillet, pris de boisson, il insulta la nation et fut mis au trou pour y être jugé militairement.
L'orgueil est le maître mot de cette histoire peu commune, d'un juge militaire, ancien commandant ayant connu le front, et d'un caporal, héros de guerre. Rencontre à huis clos. Amour. Honneur. Fidélité à un engagement politique.
En quelques pages qui se lisent le temps d'un trajet ferroviaire de moins de deux heures, Rufin tient en haleine son lecteur par une écriture aérée et concise.
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4.0 étoiles sur 5 Un récit poignant., 3 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Poche)
"Le Collier rouge" relate un épisode méconnu de la première guerre mondiale, lorque l'on envoyait les poilus se battre sur le front grec. Mais au-delà de ce témoignage, c'est un réquisitoire sur l'absurdité de la guerre. L'originalité de ce court récit est qu'il se lit également comme un roman policier: un homme, héros de la guerre, est prisonnier pour on ne sait quelle raison (on le saura à la fin du livre) tandis que son chien hurle à la mort dans le village, à l'extérieur de la prison. Pourquoi ? Quel lien existe-t-il entre le prisonnier et l'animal ?
Au fil des interrogatoires, on assiste au mystère qui entoure ce personnage désabusé, blessé, "déchiré". Le style dépouillé de Rufin, les mots simples qu'il utilise ne font pas oublier tous les "non-dits" qui se cachent dans les phrases ou le comportement des protagonistes. Cet ouvrage est également un très bel hommage sur nos fidèles compagnons que sont les chiens. Je suis juste un peu sceptique sur la relation "chaste" qui existe entre Valentine et son jeune refugié: ils dorment tous les deux dans le même lit et se contentent de quelques tendres caresses ?...Il faut vraiment avoir une volonté de fer pour ne pas "fauter" !
Quoiqu'il en soit, voilà un ouvrage qui tient en haleine et qui devrait être lu par le plus grand nombre de lecteurs.
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4.0 étoiles sur 5 TOUT FINIT BIEN POUR LE CHIEN,, 25 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
1919 - Un village perdu du Berry écrasé de chaleur. Une prison vétuste avec un seul prisonnier, héros de la guerre, emprisonné pour un acte choquant. Et dehors, sous un soleil impitoyable, un vieux chien pelé, plein de cicatrices, aboie sans discontinuer jour et nuit, au grand dam du gardien de prison. Le jeune juge aristicratique venu statuer sur le sort du prisonnier, considérant l'absurdité de la guerre, essaie d'interroger cet homme frustre qui refus toute aide. Quel peut-être ce crime ? Guillaume, le chien , détient les clés du drame. A travers ce court roman se pose la question sur la boucherie de la Grande Guerre, le pseudo héroïsme des combattants emportés dans un conflit qui les dépasse. Bien écrit, le suspense monte peu à peu et on ne sait que dans les dernières pages le fin mot de l'histoire. Et le destin de ce chien si particulier.
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15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le chien aboie et la guerre passe (Le collier rouge), 26 mars 2014
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le collier rouge (Broché)
Le collier rouge, court roman ou longue nouvelle, est un exemple de plus du talent de Jean-Christophe Rufin qui s'empare d'une simple histoire, laquelle peut paraître anecdotique un siècle plus tard, lui permettant d'évoquer, à sa façon, l'horreur et l'absurdité de cette boucherie aussi appelée Grande Guerre. De fait, le livre pourrait être condensé dans une fable de La Fontaine, avec une morale cinglante pour terminer. Il était une fois un chien qui aboyait jour et nuit, non loin de la cellule où croupissait son maître, pourtant héros de guerre mais auteur d'un acte choquant qui lui a valu sa détention. Ce qu'il a fait, Rufin, avec l'art consommé d'un maître queux, cuisinier d'intrigues, ne nous le révélera que sur la fin du livre après avoir fait mariner son lecteur, pour le plus grand plaisir de celui-ci d'ailleurs. Le temps de planter le décor, le bas-Berry de 1919, et de peaufiner le portrait de ses personnages : le soldat, le juge et la paysanne. Et de raconter la guerre, d'une autre manière qu'officielle, dégommant le pseudo-héroïsme des troupes au passage. Le collier rouge est un roman sur la fidélité, la croyance en certaines valeurs humanistes et pacifiques. Un livre aussi bref que magistral. Superbe.
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Le collier rouge
Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin (Broché - 27 février 2014)
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