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le 19 octobre 2013
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Les "Contributions à la philosophie (De l'Événement)", pour oser une traduction sobre des "Beiträge zur Philosophie (Vom Ereignis)", sont le second grand livre de Heidegger (après "Être et temps" en 1927), et donc l'un des textes philosophiques les plus importants du XXeme siècle.

Mais cette traduction ne permettra certainement pas au lecteur français de s'en rendre compte, pas plus que la traduction Vézin de Être et Temps ne lui avait permis d'étudier le traité de 1927.

Fédier ne rend pas audible Heidegger aux Français : bien au contraire, il leur ferme totalement tout accès au texte, avec un charabia absurde et inepte. Allégie, avenance, fondamentation, garance, aitrée, être-le-là, déifiement, dignefiement, colligance..., ces mots n'ont tout simplement aucun sens dans la langue française (alors que les mots Wesen, Dasein, Ereignis, Lichtung, Grund... sont tout à fait courants en allemand). La langue de Heidegger après "Être et temps" a évolué vers toujours plus de sobriété et de simplicité, mais pour la traduire, Fédier s'est fait une méthode d'aller chercher les vocables et les tournures les plus anciens de notre langue (au plus tard dans Montaigne, si possible au Moyen-âge), voire des dialectes régionaux ("horsain", p.552, qui vient d'un patois normand) : on se demande alors pourquoi il n'a pas directement traduit les "Beiträge" en langue d'oïl ou en Bas-latin (c'est-à-dire en latin d'église, ce qui est le rêve secret qui hante toute l'entreprise). Je défie quiconque n'a pas le texte allemand sous les yeux de comprendre quoi que ce soit à cet ersatz de traduction ; ou du moins, il devra au préalable apprendre une langue nouvelle: le Fédier. On lui conseillera plutôt d'apprendre carrément l'allemand.

C'est que Fédier et ses disciples ont conçu le projet délirant de transformer la langue française pour (disent-il) refonder la pensée et provoquer un événement dans l'histoire de l'être. Projet mégalomaniaque élaboré par des autistes : il faut avoir depuis longtemps perdu tout contact avec la réalité pour croire que l'usage de la langue dans les siècles à venir sera en quoi que ce soit influencé par ces néologismes douteux, et surtout pour croire qu'une petite coterie de littérateurs français du début du XXIeme siècle puisse avoir quelque influence que ce soit sur le cours de l'histoire mondiale.

Cette influence sera d'ailleurs d'autant plus réduite que cet hermétisme assumé a contribué à marginaliser Heidegger, en empêchant ses textes prodigieux de féconder le débat philosophique contemporain dans toutes ses dimensions, pour le réserver à une élite d'initiés voués au culte de l'être, qui psalmodient servilement les mêmes formules en ayant abdiqué tout esprit critique. Les volumes de l'édition intégrale sont ainsi devenus les écritures saintes d'une nouvelle religion à mystère, secte ésotérique qui se condamne à l'insignifiance et au ridicule.

La lecture de Heidegger reste radicalement indispensable à quiconque prétend penser aujourd'hui, et les "Beiträge" sont une cime étincelante d'une oeuvre dont il faut répéter aux lecteurs français que l'hermétisme vient exclusivement de ses traducteurs, et non de Heidegger lui-même, dont l'allemand est au contraire remarquable par sa clarté et sa précision. Mais pour ceux qui ne le lisent pas, il faudra encore un peu de patience. Une première traduction anglaise, maladroite et approximative, était parue en 2000 : Contributions to Philosophy: (From Enowning): une nouvelle, franchement meilleure, est sortie pour la remplacer : Contributions to Philosophy: Of the Event. Il ne fait aucun doute qu'une autre traduction française des "Beiträge" paraîtra dans les années qui viennent, fût-ce de façon "pirate" comme l'avait fait pour "Être et temps" l'héroïque Emmanuel Martineau.
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le 17 février 2016
Chacun connaissait la propension de François Fédier à écraser le texte heideggerien d'euphémismes et de néologismes censés dissimuler d'un voile pudique les horreurs nazies des années trente; ici, l'exercice est pleinement réussi, puisque le texte est plus lisible en allemand qu'en français: un tour de force!
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le 20 octobre 2013
Les cinq étoiles ne sont pas pour l'"oeuvre"(que je ne vais pas avoir le ridicule de commenter ici), mais pour sa parution en français. Il aura fallu attendre 25 ans après la publication en allemand (pendant ce temps l'oeuvre - j'insiste, au moins au sens d'opus - était traduite deux fois en anglais et dans bien d'autres langues ; or si la France est un pays où la "réception" de Heidegger a toujours eu sa singularité, le projet de la rendre disponible au lecteur qui ne lit pas ou peu l'allemand est pour le moins bizarrement conduit) ; ceci dit il a fallu plus du double pour une traduction intégrale de Sein und Zeit. Je ne partage pas toutes les critiques envers cette traduction, n'ayant pas le moindre doute quant aux généreuses intentions de F. Fédier - ce n'est pas un crime que de se laisser déborder parfois par sa propre générosité. Mais je doute que le lecteur non prévenu comprenne quelque chose à "avenance", puisque la justification de cette traduction ne figure pas dans ce volume, mais dans l'Entendre Heidegger, du même Fédier, qui vient d'être réédité en poche - ou l'inutilement gros pavé du Cerf. Disons le clairement (hum) : si l'on devait traduire en allemand le présent texte français, il y a fort peu de chance pour que le mot Ereignis vienne à l'esprit du traducteur face au problème que ne peut manquer de lui poser "Avenance".Mais souvenons-nous de ce qu'écrivait François Vezin en annexe de sa traduction, elle-même si chahutée, de Etre et Temps : "Maintenir l'obstacle de l'intraduisible sans se résigner à l'incommunicabilité, mais faire de celui-ci une stimulation essentielle à penser dans un certain tissu du français, il n'y a pas de traduction possible de Sein und Zeit ( et des Beiträge !) sans ce pari."
Notons que Vezin proposait de traduire Ereignis par "propriation", suivant une indication de Jean Beaufret dans les Douze questions...(aubier, p29).Et Fédier traduisait dans un esprit assez proche la phrase de Temps et être (Question IV): das Ereignis ereignet : l'appropriation approprie; dans la mesure où Ereignis, c'est cet évènement unique qui laisse advenir jusqu'à soi, fait advenir à soi, jusqu'à être proprement (eigen) sa propriété. Par contre dans le protocole du Séminaire sur Temps et être, Ereignis est traduit par "avènement" : "l'avènement fait advenir". Il est d'ailleurs fructueux de lire ou relire ce protocole, ne serait-ce que pour comprendre, en suivant ce que Heidegger y dit, que de toute façon traduire Ereignis par Evènement (évènement, pour un français, cela renvoie au contenu des "actualités", les "news" ; autant dire à une multitude de faits s'accumulant en dépit du bon sens, ce qui nous mènerait bien loin de ce que cherche à désigner Heidegger par Ereignis), c'est certes, ne pas faire le pari dont parle Vezin, et de là, risquer de passer à côté de ce que tente Heidegger dans les Beiträge.
Après quelques semaines de lecture, je signale une humble réserve : "le dieu à l’extrême" qui est supposé traduire "der letzte Gott", littéralement "le dernier dieu" : pour la justification de cette traduction bizarre, il faudra aller voir dans le pesant Dictionnaire Heidegger du Cerf. Je trouve ici l'"éclairage" du traducteur plutôt obscur ; si on lit à chaque fois "le dernier dieu", "le dieu ultime", voire "le dieu de l'après", cela me semble parler mieux et ne pas trahir Heidegger : et pourquoi nous empêcher de lire Heidegger "comme" un allemand ? Imagine-t-on traduire les "quatre derniers chants" de Richard Strauss, par les 4 chants à l'extrême (comme musique extrémiste on fait pire - ou mieux)!! "Pourquoi pas!" me répondra sans doute M. Cretella -le garde du corps du clan Fédier, comme ce bon Planchon répondait quand on lui demandait pourquoi il avait situé son Cid dans un bordel, "Pourquoi pas !"
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on peut discuter les choix du traducteur Fédier, mais c'est très compréhensible, il y a d'ailleurs des notes en bas de pages quand c'est utile pour justifier ces choix; je subodore que la critique souvent excessive du traducteur masque souvent une polémique d'une autre nature ou quelques mesquineries moins avouables ... au passage: ce livre prouve encore une fois que Heidegger n'était pas nazi, ni au sens radical où on veut nous le faire croire, ni même au sens plus modéré après le rectorat (moins d'un an en poste comme recteur!), car la critique du racisme contre les Juifs ou les Slaves est visible dans plusieurs passages. Il faut être idiot pour ne pas voir que Heidegger critique les lubies nazies de l'époque: la science aryenne, le christianisme raciste, la fascination pour le progrès technologique et l'organisation généralisée dominant la nature ... et c'est écrit en 1936-38!
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le 20 octobre 2013
Tout à fait d'accord avec le commentaire d'Ulysse. Cette traduction est l'expression d'une entreprise de cléricalisation forcenée de Heidegger. Dommage pour ceux qui ne lisent pas l'allemand !
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Impossible de ne pas admirer ce nouveau livre de Heidegger que François Fédier a traduit selon les ressorts d'une langue à la fois claire et souple - et toujours la plus précise qui soit. Ce qui frappe d'emblée, c'est le ton. Il se dégage, comme dans certaines cantates de Bach, une profondeur immédiate et insondable. Ce livre est admirablement exigeant. Raison pour laquelle on ne peut qu'en être aussitôt saisi, comme s'il y allait d'un défi pour se mettre en chemin et tenter, autant que faire se peut, de ressaisir cette parole altière.
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le 20 octobre 2013
Les commentaires critiques du travail de Fédier n'ont rien de surprenant. Ils ne font que corroborer le sentiment de Heidegger renvoyant la publication des "Beiträge" après celle de l'ensemble de ses cours d' Université. Tant il savait combien sa révolution de pensée aurait de mal à se faire justement reconnaître. Ses ayant-droits ont anticipé la publication de plus d'une vingtaine d'années, témoignant ainsi d'être plus confiants que l'auteur en ses potentiels lecteurs. Et, de fait, la réception internationale de l'ouvrage atteste qu'ils étaient bien inspirés. De sorte que c'est désormais sur la question de la traduction que l'incompréhension s'est déplacée: le "débat" sévissant désormais au sujet la façon dont il conviendrait que le penser heideggérien fût présenté: en conformité à la langue courante, ou en essayant de s'accorder avec la nouveauté de celle par Heidegger forgée ? Le choix de Fédier fut dès ses débuts, comme en témoigne sa traduction d' "Acheminement vers la parole", de ne rien sacrifier au dictionnaire des vocables reçus, et à préférer "la parole parlante" du penseur s'adressant à des lecteurs à l'insignifiance linguistique de l'usage académique. D'où, du côté des demi-habiles, l'accusation d'élitisme ou de sectarisme dissimulant la paresse de qui se sent dérangé dans ses habitudes de pensée et se refuse à l'effort de devoir en changer. Effort nécessaire cependant, que Fédier par son enseignement, ses publications, et ses traductions tout particulièrement, aura permis de faire partager à un public français autrement plus conséquent que ne tentent de le faire accroire ses Prudhommes censeurs.
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le 19 octobre 2013
Il faut dire la chance inouïe que constitue cet ouvrage pour la pensée, laquelle se fraie ici une voie de méditation absolument moderne depuis son premier commencement grec. Après 2500 ans de métaphysique, Heidegger nous offre d'entrer de plain-pied dans la modernité de notre destin, à l'instar de ces deux autres commenceurs et contemporains que lui furent poétiquement Hölderlin en littérature et Cézanne en peinture.
F.Fédier nous livre ici l'aboutissement d'un travail de traduction qu'il a mené pendant toute son existence: rendre audible Heidegger aux français et à notre époque. Qu'il en soit joyeusement remercié !
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le 8 novembre 2013
"Se libérer de l'artifice inhérent à tout production "personnelle", voilà qui ne réussit qu'en partant de l'intense tendresse qui marque le fait d'appartenir à ce qui est le plus matinal dans le matinal."... enfin une parole qui parle ! Un grand et beau travail de la part du philosophe et traducteur François Fédier ( Le mot traducteur est faible, plutôt passeur devrait on dire ) du bel ouvrage.
Indispensable à tout travail sérieux... avec à côté l'indispensable Dictionnaire Martin Heidegger.

Dictionnaire Martin Heidegger : Vocabulaire polyphonique de sa pensée
22 commentaires|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 octobre 2013
Le voici bien venu ce "second Grand Livre" de Heidegger. Le propos est difficile, certes, mais la traduction est admirable ; à la hauteur de ce "nouveau commencement de la pensée" que préparent ces Apports à la philosophie, qui seront pour notre XXIe siècle ce que Etre et Temps fut (et est encore) pour le XXe siècle. Un livre à lire (doucement et très lentement) évidemment, et à défaut, à avoir car toute bibliothèque qui en serait dépourvue serait bancale et pencherait du mauvais côté.
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