undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici B01CP0MXG6 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles18
4,3 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:18,50 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Voilà un étonnant roman que je n'ai pas "lâché" dés lors que j'ai commencé sa lecture. Deux raisons essentielles à cela: l'intrigue est bien menée, on s'intéresse au destin de ce singulier personnage qu'est l'écrivain Jasper Gwyn, aux hautes aspirations qui l'animent, à ses projets quelque peu tordus; le style est d'une remarquable fluidité et l'on sent que la passion d'Alessandro Baricco pour la musique a laissé des traces dans son écriture, il n'est jamais pesant.
La construction du livre est originale et intelligente: Jasper Gwyn qui aspire à une forme d'anonymat, disparaît effectivement à partir du milieu du roman et laisse la place à son assistante autour de laquelle s'ordonne désormais la suite du récit.
Jasper Gwyn est un homme étrange et quelque peu obsessionnel qui passe une grande partie de sa vie dans les laveries, et est à recherche maniaque de l'ambiance juste, du rituel juste, du mot juste, de l'attitude juste. Il veut devenir "copiste", c'est à dire, dans son esprit, devenir suffisamment transparent pour pouvoir révéler à l'autre son exact portrait, et ainsi, d'une certaine manière, le ramener chez lui.
Cette ambition un peu folle et sa mise en œuvre minutieuse nous le rendent sympathique, son évidente fragilité aussi. Les autres personnages sont également attachants, en premier lieu Rebecca, l'assistante au grand cœur, mais aussi la vieille dame au foulard imperméable conscience tendre mais exigeante dans le psychisme de Gwyn, l'agent littéraire infirme sorte de frère de coeur, le vieux fabricant d'ampoules électriques sur mesure de Camden Town, tous ceux là composent un univers poétique dont on sent qu'il est indispensable à l'épanouissement du talent de Jasper Gwyn.
Alors, certes il est question des pouvoirs de l'écriture puisque Gwyn remet un texte/portrait à ses clients, mais la méditation d'Alessandro Baricco porte, au-delà, sur la nécessité d'un certain état intérieur, d'une vacuité, pour être le témoin parfait du monde et des êtres.
Une citation de Paul Valéry "Tout commence par une interruption" est placée en exergue, et, de fait, l'interruption professionnelle de Gwyn est à l'origine de l'histoire mais il y a d'autres interruptions ou suspensions, celle du temps, celle de la lumière (il est beaucoup question d'éclairage dans ce livre, les modulations de la lumière y sont importantes, et une évidente qualité de lumière émane du texte.)
Jasper Gwyn parviendra t'il à ne plus écrire, lui qui a tellement besoin de coucher des phrases sur le papier pour se mettre en ordre intérieurement? Je ne vais pas tout vous dire, lisez ce roman subtil.
0Commentaire|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Alessandro Baricco, né en 1958 à Turin est un écrivain, musicologue et homme de théâtre italien contemporain. Après des études de philosophie et de musique, Alessandro Baricco s'oriente vers le monde des médias en devenant tout d'abord rédacteur dans une agence de publicité, puis journaliste et critique pour des magazines italiens. Il a également présenté des émissions à la télévision italienne. Il est un des collaborateurs du journal La Repubblica. En 1991, il publie, à 33 ans, son premier roman Châteaux de la colère, pour lequel il obtient, en France, le prix Médicis étranger en 1995. Son dernier roman, Mr Gwyn, est sorti l’an dernier.
Jasper Gwyn, 43 ans, est un écrivain britannique à succès. Un jour, en pleine crise existentielle, il écrit un article dans The Guardian pour annoncer qu’il renonce à écrire. Après une morne année sabbatique, il s’entrevoit pourtant un avenir mal défini encore dans son esprit mais consistant à réaliser des portraits d’inconnus, par écrit. Des peintures littéraires, en supposant que l’expression existe, expliquant « que ce projet d’écrire des portraits l’attirait parce qu’il mettait son talent à l’épreuve. »
Quand Jasper Gwyn se lance dans son entreprise, non sans avoir au préalable scénarisé son futur lieu de travail où il rencontrera ses modèles dans des conditions bien particulières (nus), avec un local bien précis et usé, des éclairages faits sur mesure et une musique de fond très particulière, le lecteur le prend pour un gentil barjot touché par une panne d’inspiration créatrice, prêt à tout pour réanimer la flamme. Mais très vite, on réalise que l’écrivain Baricco va nous conduire bien plus loin que ces apparences, nous entrons dans le processus de la création artistique qui par essence est mystérieux. Et réellement, par instants, j’ai eu la sensation d’en entr’apercevoir une part du mécanisme quand par extension, j’en ai appliqué cette illumination aux arts plastiques modernes qui me laissent insensibles – au mieux – en temps ordinaire.
Il est donc principalement question de l’art d’écrire, du métier d’écrivain et de ses aléas, « Tous les véritables écrivains détestent ce qu’il y a autour de leur métier, mais ils n’arrêtent pas d’écrire pour autant » ou bien « Il détestait lire à voix haute ce qu’il avait écrit – le lire aux autres. » Mais la littérature n’est pas faite que d’écrivains, il lui faut des lecteurs. Les portraits écrits par Jasper Gwyn ne sont lus que par ses modèles mais ils ont une puissance évocatrice immense qui les touchera au plus profond d’eux-mêmes. Création littéraire, implication totale de l’écrivain, pouvoir sur les lecteurs…
Un excellent roman, servi par une écriture qui donne envie de lire (j’ai même regretté que le roman soit si court, c’est vous dire !) et qui – cerise sur le gâteau - s’achève en mode polar avec une accélération du rythme et un mystère à résoudre.

« Il avait mis des années à admettre l’idée qu’écrire lui était devenu impossible et maintenant il se trouvait forcé de constater que sans ce métier il lui était très difficile d’aller de l’avant. Il finit donc par comprendre qu’il était dans une situation que partagent beaucoup d’êtres humains, mais pas moins douloureuse pour autant, à savoir : la seule chose qui nous fait sentir vivants est aussi ce qui, lentement, nous tue. Les enfants pour les parents, le succès pour les artistes, les sommets trop élevés pour les alpinistes. Ecrire des livres, pour Jasper Gwyn. »
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 juillet 2014
Avec son style d'écriture toujours aussi impeccable, (enfin un "vrai" écrivain !) Monsieur Baricco nous raconte une histoire
qui nous fait rire, réfléchir, nous tient tout entier suspendu à la suite, nous devenons nous aussi ses modèles, comme nous nous mettons à sa propre place ! les personnages sont si bien décrits que nous les imaginons physiquement, ah vraiment je me suis régaléé enfin! de lire une histoire pareille ! si bien que je vais l'acheter en "papier, car pour il fera partie de ces livres que j'aime toucher, lire ou relire quelques pages au gré de ma fantaisie et de celle de Monsieur Baricco ! Chapeau bas !
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 21 mars 2016
Impossible de lâcher ce petit roman qui tourne autour d'un personnage étrange, insaisissable et d'ailleurs soucieux de disparaitre, encore et encore. L'histoire de "Mr Gwyn" est présentée dans de nombreux commentaires sur ce site; je n'en dirai donc pas plus.
Mais on peut apercevoir aussi, au de-là de cette histoire, une réflexion disséminée çà et là par touches indirectes, sur le processus de création, l'art du portraitiste (Mr Gwyn réalise un temps des portraits en mots), sur ce qu'est finalement un portrait ainsi que sur ce qu'il peut révéler de la personne représentée et sur la façon dont elle se perçoit elle-même. Ailleurs, on perçoit l'importance de laisser au temps le temps de jouer son rôle de révélateur des gens au-delà de l'image sociale et personnelle qu'ils se créent et veulent contrôler.
Tout cela n'alourdit absolument pas le récit, qui avance bien, léger, enlevé.

Après 68 chapitres courts, la fin laisse coi, presque aussi insaisissable que le fameux Mr Gwyn. Même si j'ai parfois eu envie de couper un adjectif ou un élément descriptif qui ne me semblait utile ni au récit ni au portrait d'un Mr Gwyn évanescent, le style est efficace et imaginatif. L'auteur—serait-ce une savante technique de distanciation?-- m'a hélas paru quelquefois forcer un peu la dose dans certaines scènes qui frôlent la bouffonnerie ou la caricature. Malgré tout, j'ai apprécié ce livre pour tout ce qui m'y échappait un peu, qu'il s'agisse du personnage, du récit ou de la forme de ce dernier, et qui ont fait de cette lecture une expérience agréablement intrigante.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 juin 2015
Après avoir beaucoup aimé "soie" , j'ai également aimé "Mr Gwyn", un roman spécial, qui tend un peu vers le mystique à mon avis. Cet homme,, il Jasper Gwyn qui décide un jour d'arrêter d'écrire, tente une nouvelle façon d'écrire, il veut "écrire" des portraits, afin que son "personnage" se livre et se retrouve ...il s'y prend de façon étonnante, il loue un local , des meubles, commande une musique, des lumières particulières et y fait venir des personnes qui acceptent alors de rester nues, seules ou en présence de Jasper Gwyn, et doivent rester dans cet endroit durant 4h par jour durant 32 jours, déambuler, dormir, marcher pendant que l'écrivain l'observe, et quand la derniere ampoule s'éteint , il les remercie, et leur confie quelques jours plus tard leur portrait. C'est écrit d'une manière remarquable, douce, precise, humaine, lente, les rencontres avec les différents personnages comme Tom, Rebecca, La vieille dame,l'homme aux ampoules, rendent ce roman très humain car, chacun,à sa façon, contribuera à ces portraits. La fin aussi est étonnante mais je vous laisse la découvrir. Beau livre,
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 avril 2016
Roman d'une grâce discrète. Comme une silhouette de femme s'enfonçant dans le lointain.
Un écrivain, las de son métier et en quête d'authenticité, se met en tête de capter l'âme d'inconnus, leur singularité profonde.
Fascination du style, recherche de l'ambiance idéale, dépouillement, abandon, face-à-face austère avec le modèle, travail d'orfèvre, le défi de Mr Gwyn est déroutant, insolite. Son atelier devient l'antre du retour sur soi, du réveil du désir premier.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 septembre 2015
Ce roman me rappelle le premier livre de Baricco que j'ai lu, Soie, et que j'ai lu ensuite en italien, pour la musique de la langue. Mr. Gwyn est une tentative d'oeuvre "complète", mêlant texte, photographie, peinture... On dirait que l'auteur effleure la langue, les phrases. Dans un texte d'une très grande beauté, avec une fluidité superbe, le personnage essaie d'atteindre à l'ultime vérité des êtres et de fixer (ou pas) l'insaisissable. A recommander. D'urgence !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
A travers l'histoire de Mr Gwyn,qui croit pouvoir renoncer à la littérature,nous sommes entraînés dans une mise à nu des êtres qui conservent leur capacité de surprise et leur mystère quelles que soient les tentatives pour les analyser et en faire le portrait,même si la justification de cet acte est de permettre de "retourner chez soi".
Les personnages de Baricco sont guidés par la volonté d'organiser le Monde,de l'artisan éclairagiste à l'ami-éditeur infirme,et le pouvoir de la Littérature est le sujet même du livre,et ce qui est la raison d'exister de ses personnages,à commencer par Jasper Gwyn,"scribe"qui vit jusqu'à la fin dans la mystification.
Un nouveau grand livre de Baricco,dans la veine de Melville,de Chesterton...et de Fruttero-Lucentini,écrit avec la précision de la forme confinant au dépouillement, habituelle à l'auteur.
Il est néanmoins à regretter que l'éditeur ait remplacé par un fade dessin anonyme l'empreinte digitale "Bartleby"qui ornait l'édition italienne,et que je laisse découvrir au lecteur curieux.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 juin 2014
Bon livre, belle histoire, belle écriture. Je suis fan de Baricco, j'ai eu du plaisir à lire ce livre mais ne retrouve pas la magie des premiers. C'est un peu moins fou, un peu moins poétique, surtout moins intense que City, Novencento ou Océan mer ,mais reste excellent
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce roman est à mon sens le fruit de bien des interrogations de l'auteur lui même sur son métier d'écrivain.
Je ne doute pas qu'il ait eu lui même envie d'écrire cette liste des 52 choses qu'il ne fera plus, dont celle d'écrire des romans.
Pourquoi penser cela? Simplement car l'analyse qu'en fait Barrico au travers de son personnage principal, le romancier anglais nommé Gwyn, est tout simplement stupéfiante de vérité. Paul Valéry disait que "celui là seul est capable d'un vrai style, qui est capable d'un style simple et nu". C'est à croire que cette leçon a été parfaitement entendue par le héros du roman, qui décide d'abandonner la fiction romanesque pour s'engager dans la réalité crue du portrait -littéraire- mais construit comme un portrait -peinture-. Dès lors atelier, lumière, chevalet , modèles, musique, atmosphère pour que le modèle soit vrai, se révèle et pour que le portrait soit réellement une image de la réalité profonde de l'individu, interprétée et révéler par l'artiste.
Avec beaucoup d'élégance, Barrico nous entraîne dans cette aventure, dont le héros est fantasque, secret, obscur même quand il se cache, quand il disparaît pour mieux renaître.
J'avoue avoir été très séduit par ce roman qui sonne juste, qui en dit long sur les interrogations de l'artiste, qui expose la fonction primaire de l'art : nous faire appréhender l'inexplicable. Une vraie réussite littéraire !
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

5,90 €
6,50 €
4,80 €
7,70 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)