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4.0 étoiles sur 5 Une nécessaire prise en compte de son propre destin.
Après des ouvrages tournés davantage vers l'action guerrière, les souvenirs de la légion étrangère, les combats de 14 puis les corps francs, JUNGER rédige là un livre qui prend aux tripes.

Décrivant, dans un pays imaginaire, la lutte permanente du bien et du mal, cet ouvrage démontre que l'on...
Publié le 7 avril 2007 par FB

versus
3.0 étoiles sur 5 A lire ...
... pour les amateurs de Junger ! Ce récit est une allégorie qui renvoie à la barbarie et à la notion de résistance. Livre assez ardu si on ne connait pas l'univers et la manière d'écrire de Junger, toutefois considéré comme son chef d'œuvre.
Publié il y a 14 jours par Amoureuse60


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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une nécessaire prise en compte de son propre destin., 7 avril 2007
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les falaises de marbre (Poche)
Après des ouvrages tournés davantage vers l'action guerrière, les souvenirs de la légion étrangère, les combats de 14 puis les corps francs, JUNGER rédige là un livre qui prend aux tripes.

Décrivant, dans un pays imaginaire, la lutte permanente du bien et du mal, cet ouvrage démontre que l'on ne peut impunément tourner le dos à son passé et se désintéresser de l'univers extérieur sans être, un jour, rattrapé par sa destinée.

Il interpelle le lecteur, l'amène à réfléchir sur la passivité et, in fine, l'invite à prendre en main sa propre destinée avant que d'autres ne s'en chargent.
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28 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la beauté des belvédères, 4 avril 2005
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ils ne sont pas moines : ils vivent, au bord des falaises de marbre, austèrement "bien qu'aucun voeux ne [les] lia".
Mais c'est effectivement un hymne à la vie, aux bienfaits de la civilisation, à l'aigrellette odeur des herbes sauvages, au sursaut, à la vigilance, à la contemplation et à l'action.
Le plus grand roman du XXème siècle pour moi, avec le Rivage des Syrtes de Gracq. Une épure.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les forces de l'esprit, 21 mars 2009
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Ce livre est un roman sur la supériorité des forces de l'esprit sur celles du mal, sur le sens de l'action, sur la résistance, contre le totalitarisme, contre la force brute des masses sans âme, sur l'importance de la sauvegarde des valeurs essentielles de l'humanité, même face à l'écrasante adversité. Par son caractère symbolique, voire mythique, l'oeuvre prend une dimension universelle qui en fait une lecture nécessaire.
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la littérature en granit, 31 octobre 2005
Par 
Joël (Hotonnes, Ain) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les falaises de marbre (Poche)
Ce roman allégorique est une pure merveille de la littérature. Par ailleurs, la traduction qui en est faite est très soignée et le style est puissant. C'est dans ce langage très soutenu que l'auteur nous décrit la vie de ces deux frères qui herborisent et assistent du haut de leur rocher à la destruction des terres qu'ils dominent. Quelle alternance entre la douceur de leur ermitage et la fureur du grand Forestier ! Pourtant, comme le nazisme dans les années 30, il détruira tout sur son passage et poussera ces deux frères à l'exil.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Puissamment agréable !, 27 octobre 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les falaises de marbre (Poche)
Ce livre est à la fois puissant tout en ayant une légèreté dans le récit des plus agréables : merci à l'auteur et au traducteur !
Désillusionné sans doute par le nationalisme moderne, la guerre industrielle et sa mobilisation totale, Junger choisit un cadre idyllique et une narration presque romantique pour nous conter son histoire. Deux frères, herboristes passionnés et aimant les promenades en forêt suivies d'une soirée à boire du vin au coin de feu vont voir la montée de la barbarie et des affrontements.
Notre frère participera à la bataille, pas avec son sabre d'ancien guerrier aristocrate mais avec son fusil de chasse : la canaille ne mérite pas de mourir par le sabre, il faut la tuer comme une bête !
Notons certains détails comme les serpents faisant une roue solaire qui renvoie à une certaine forme de paganisme.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Livre à lire, 4 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les falaises de marbre (Poche)
Toute personne ayant à cœur de comprendre l'œuvre d'Ernst Jüger devra en passer par la lecture de Sur les falaises de marbres (Auf den Marmorklippen, 1939), pour la simple et bonne raison que c'est par ce livre qu'est censée commencer la prise de distance, voire la résistance passive, de Jünger au régime nazi.

De son premier livre Orages d'acier (In Stahlgewittern, 1920) Jünger précisait au travers de sa description des zones de destruction caractéristiques de la première guerre l'émergence d'un nouveau type d'homme qui se distinguât à la fois de l'individu et de la masse tous deux produits par la pensée et la politique bourgeoise libérale du XIXe siècle. Alors que les maigres forces de l'individu, timoré ou héroïque, se dissolvaient complètement dans la violence du conflit elles ne se fondaient en aucun cas dans une masse uniforme de soldats qui ne présentait jamais à l'ennemi organisé — fut-il en petit nombre — qu'un flanc toujours vulnérable. La division du travail guerrier et l'adéquation croissante du type d'hommes mobilisé et de ses moyens techniques donnaient naissance à la Figure du Travailleur* qui remplaçait l'ordre militaire d'ancien style par son absence de caractéristiques individuelles par ses qualités typiques (communes aux membres du type) et organiques (adéquation des hommes aux moyens). Dans le Travailleur justement, qui est considéré comme le point culminant de la proximité de Jünger avec les nazis, ce dernier poursuit et systématise les réflexions initiées, parfois de manière implicite, dans ses livres qui traitent de l'expérience de la guerre. Pour le dire très rapidement, il y explique pourquoi au sein d'un paysage de destruction (dans la guerre), de chantier (dans la paix) et de déclin (dans la “culture”) le monde est en train de fournir son territoire à l'émergence d'une nouvelle Domination qui s'appuiera justement sur la figure du Travailleur et qui fournira de nouveaux critères pour juger souverainement de l'art et de toutes les valeurs prétendument autonomes présentes dans l'idée de “culture”.

Dans toutes ces situations en effet l'observateur doit saisir que toutes les forces qui déclinent sont celles qui en dépit de leur utilisation des nouveaux moyens ne leur sont pas organiquement adaptés. La volonté de puissance à l'œuvre produit son propre type d'homme et ses propres formes politiques. Et il faut d'abord que les anciennes formes soient évacuées et vidées de leur substance avant que l'émergence de la nouvelle Domination ne leur donne de nouveaux avatars. De son côté la prétendue neutralité de la technique pousse l'ensemble des puissances d'ancien style à penser s'y régénérer ou se préserver, quand ce n'est que leur disparition progressive qu'elles y trouvent. Car accepter le moyen de la puissance c'est accepter sa langue de commandement. Ce qui partout et dans toutes les circonstances sort grandi de ce paysage de destruction, c'est uniquement la figure du Travailleur qui paraît indistinctement du côté des vainqueurs et des vaincus de la même façon que les vieux ordres nationaux, qu'ils aient gagné ou non la guerre, en sortent affaiblis. Les volontés qui mobilisent ces moyens inédits ne sont pas à la hauteur de leurs dimensions gigantesques. Ils appellent à leur maîtrise une volonté émancipée des cadres étroits des anciennes formes, ils appellent une Domination et un empire mondial.

Cette courte présentation n'a pour but que de marquer un contraste qui ne saurait apparaître à la lecture du livre qu'en ayant connaissance de ce qui l'a précédé.

Sur les falaises de marbre, donc, nous conte l'histoire de deux frères vivant dans un pays idyllique (la culture de la vigne y est emblématique comme visage même de la civilisation), progressivement menacé par le déclin et la guerre (l'ordre social, les mœurs et les anciennes traditions étant bafoués avant même le début du conflit qui sera très court). Il serait oiseux de vouloir ici fournir un résumé ou une interprétation exhaustive de l'œuvre, contentons-nous de noter rapidement que le Grand Forestier, l'initiateur de la guerre, est la source mystérieuse de ces changements, une sorte de corrupteur qui se nourrit de la fange et dont le projet d'invasion ne vise pas à s'emparer des richesses des plaines mais bien à rendre le monde aux forêts qui sont les siennes et aux brigands qui les habitent.

Ledit Forestier est généralement assimilé à Hitler et il est vrai que beaucoup d'éléments concourent à cela dans le choix des noms de lieux qui évoquent les futurs belligérants de 1939-1945. Mais Jünger était un homme intelligent qui savait prendre ses précautions et le livre peut tout aussi bien être vu comme un pamphlet contre l'URSS et Staline (chose, on le comprendra, plus logique de la part d'un ancien des Freikorps). D'ailleurs il n'est pas besoin de raisonner en ces termes. Le propos du livre n'est pas explicite et il n'y a aucune raison pour assimiler bêtement le Grand Forestier à tel personnage historique ou tel autre. Le nazisme et le communisme peuvent tout à fait être ensemble renvoyés dos à dos comme c'est le cas dans d'autres livres**. Et en définitive la critique du nazisme ou du communisme n'équivaudra jamais à un retour à la démocratie.

Il faudrait donc prendre ses précautions avant d'y voir la moindre remise en cause de ses livres précédents. Après tout la condamnation de la brutalité nazie pourrait très bien être effectuée de manière impitoyable sans qu'une virgule du Travailleur soit retranchée ou modifiée. Le texte demande une analyse bien plus poussée que celle que l'on a souvent complaisamment voulu lui apporter afin de faire de Jünger un résistant de l'intérieur. Le lecteur comprendre pourquoi il est absolument nécessaire qu'il se confronte lui-même seul à seul avec l'œuvre pour juger de la question plutôt que de prêter attention à des querelles stériles dont le seul but est de s'approprier politiquement un auteur en lui faisant violence ou de le discréditer lorsque la chose est impossible.

Au passage la collection L'imaginaire chez Gallimard fait toujours un travail d'édition d'une remarquable qualité.

* il ne faut pas entendre Travailleur en un sens restreint, Jünger ne fait pas ici preuve d'un proto-marxisme quelconque, il égrène son livre de propos assassins concernant les tentatives de gauche de s'approprier la Figure en question. Il les assimile soit à une tentative d'embourgeoisement du Travailleur (il ne parle d'ailleurs jamais des travailleurs comme classe) en lui donnant des objectifs bourgeois (les droits ou la propriété qu'elle soit commune ou non) soit à une vision passive et souffrante de l'homme. Le travailleur pour lui est l'homme qui répond à la langue du commandement, et qui ne voit sa liberté que dans une obéissance d'un ordre supérieur. Le travailleur s'organise sur le modèle de l'armée et implique dans la forme politique qu'il se donne une forme ou une autre d'impérialisme et d'autoritarisme.

** prenons l'exemple de Nabokov dans Bend Sinister : la dictature qui s'y installe n'est ni clairement une dictature fasciste, ni clairement une dictature communiste, le totalitarisme y est pris non pas en un bloc mais dans un entrelacs flou où il est impossible de distinguer l'une ou l'autre de ses composantes.

Le Travailleur

Orages d'acier

Bend Sinister

Nabokov est un complément idéal à Jünger. On sent chez lui la même influence fondatrice de la pensée de Nietzsche, mais couplée à un antidote puissant qui lui rend vivable et même souhaitable l'existence et la santé du régime libéral. Bend Sinister raconte justement le destin d'un philosophe (qui ressemble parfois beaucoup à Heidegger) au sein d'une dictature qui prend ses traits aux deux totalitarismes...
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3.0 étoiles sur 5 A lire ..., 13 décembre 2014
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... pour les amateurs de Junger ! Ce récit est une allégorie qui renvoie à la barbarie et à la notion de résistance. Livre assez ardu si on ne connait pas l'univers et la manière d'écrire de Junger, toutefois considéré comme son chef d'œuvre.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Suffit d'une bougie, 29 novembre 2000
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Comment croire au lendemain quand votre destin est scellé dans les étoiles ? Chronique de deux anciens guerriers qui se sont fait moines et qui assistent à la fin de leur monde. Une leçon de vie.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 incontournable, 25 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les falaises de marbre (Poche)
chef d oeuvre de la litterature mondiale , difficile d en dire plus, a lire absolument, d une beautèe a couper le souffle.
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6 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Qu'ils mangent de la brioche, 14 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sur les falaises de marbre (Poche)
Deux aristocrates oisifs et amateurs de botanique tuent le temps en faisant un herbier, en buvant du vin et en se promenant dans la forêt. Un jour, l'attaque de la région par un peuple dont on ne sait pas grand chose sauf que sa nature semble d'être irrémédiablement barbare et méprisable, met un terme à cette vie enchantée et les force à quitter le pays. J'y vois une allégorie réactionnaire (sans que ce terme soit particulièrement péjoratif) du changement perçu comme incompréhensible et monstrueux. Avec beaucoup de botanique et de zoologie pour faire bonne mesure. On a comparé ce roman au Rivage des Syrtes ou au Désert des Tartares, il me fait penser aux Sept cavaliers de Jean Raspail, peut-être lui-même inspiré des Sept messagers de Dino Buzzati, d'ailleurs.
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Sur les falaises de marbre de Ernst Jünger (Poche - 19 septembre 1979)
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