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"Je suis venu au monde un jour d'hiver sombre et glacé, le jour des soupirs et des larmes que les Morts, dont il porte le nom, ont marqué d'une prophétique poussière" ; ainsi Barbey d'Aurevilly dépeignait-il sa naissance.

Ce recueil de 6 nouvelles orchestrées autour d'énigmes où se confondent cruauté et galanterie est un bouquet de fleurs piquantes à la beauté séductrice.

Leurs titres sont évocateurs : "Le Rideau cramoisi", "Le Plus Bel Amour de Don Juan", "Le Bonheur dans le crime", "Le Dessous de cartes d'une partie de whist", "A un dîner d'athées", "La Vengeance d'une femme".

L'élégance du style provoque la beauté du trait :

"La beauté est une. Seule, la laideur est multiple, et encore sa multiplicité est bien vie épuisée. Dieu n'a voulu qu'il n'y eût d'infini que la physionomie, parce que la physionomie est une immersion de l'âme à travers les lignes correctes ou incorrectes, pures ou tourmentées, du visage."

Abîmez-vous dans la lecture de ces "diaboliques" sorties de l'imaginaire fertile de ce dandy du XIX° siècle.
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le 20 février 2010
Barbey nous offre ici, dans un parfum scandaleux délicieusement suranné, 6 nouvelles sur la passion, toujours entière, excessive et vorace, dans laquelle une femme insensible et distante en apparence se révèle brusquement brûlante et exaltée dans l'intimité, se perdant (au sens ancien) corps et âme dans la passion la plus totale.

Laissez-moi simplement vous présenter les deux plus marquantes, et commençons avec « Le rideau cramoisi ». Récit d'une passion dévorante et glaciale, aussi intense qu'inattendue et secrète, cette nouvelle met aux prises le capitaine de Brassard, séducteur légèrement blasé, cantonné dans une ville de province anonyme, vivant dans une pension familiale bourgeoise tout aussi anonyme, et la fille de ses hôtes, fille magnifique, superbe, mais fille au regard d'Infante, à l'impassibilité en apparence inébranlable, contraste saisissant avec ses deux parents gris et lisses.
« Cet air-là, qui n'était ni fier, ni méprisant, ni dédaigneux, non ! mais tout simplement impassible, car l'air fier, méprisant, dédaigneux, dit aux gens qu'ils existent, puisqu'on prend la peine de les dédaigner ou de les mépriser, alors que cet air-là dit tranquillement : « Pour moi, vous n'existez même pas. »

« A un dîner d'athées » est construit sur l'opposition entre un geste pieux, délicat, discret, et son auteur, le capitaine Mesnilgrand, soldat terrible, athée reconnu, dont les festins orgiaques répandent son effroyable renommée. Qu'y a-t-il derrière la scène incongrue du capitaine de dragons dans une église au milieu de la nuit ?
« A cette heure là, on sent vraiment très bien que la religion chrétienne est la fille des catacombes et qu'elle a toujours quelque chose en elle des mélancolies de son berceau. C'est à ce moment, en effet, que ceux qui croient encore à la prière aiment à venir s'agenouiller et s'accouder, le front dans leurs mains, en ces nuits mystérieuses des nefs vides, qui répondent certainement au plus profond besoin de l'âme humaine, car si pour nous autres mondains et passionnés, le tête-à-tête en cachette avec la femme aimée nous paraît plus intime et plus troublant dans les ténèbres, pourquoi n'en serait-il pas de même pour les âmes religieuses avec Dieu, quand il fait noir devant ses tabernacles, et qu'elles lui parlent, de bouche à oreille, dans l'obscurité ? »

Etonnamment évocateur, élégant et puissant.
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le 31 décembre 2004
Voici un livre à découvrir absolument. Il est composé de longues nouvelles autour du thème d'une diabolique (car il s'agit ici de femmes, l'auteur n'ayant pas réalisé son projet de décrire ensuite des diaboliques masculins). Ce livre est superbement écrit avec une certaine violence pour l'époque (ce qui lui valut d'ailleurs un procès). Le film qui en fut tiré s'en écarte à mon avis sensiblement. Un livre que l'on ne peut pas déposer avant de l'avoir fini et qui à mon avis fait partie des grands classiques francais malgré le fait que son auteur, un dandy du XIX se soit fait remarqué par la violence (mais aussi l'indéniable qualité) de ses critiques littéraires.
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le 29 juillet 2014
Attention: mon commentaire ne concerne que la qualité de l'édition brochée de CreateSpace Independent Publishing Platform (21 janvier 2013), ISBN-10: 1482036207, ISBN-13: 978-1482036206.

Cette édition de 'Les diaboliques' ne devrait tout simplement pas être offerte dans le commerce: elle ne comporte aucune table des matières; tout y est écrit avec le même caractère, y compris le titre des nouvelle, qui ne ressort en outre jamais grâce à un interligne supplémentaire; la situation est identique pour les épigraphes, qui semblent faire partie du texte, sans parler de points moins fondamentaux, comme les marges insuffisantes etc.

A éviter sans aucune hésitation! On espère même qu'Amazon ouvrira l'un des exemplaires et retirera l'article de son assortiment.
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Les Diaboliques/Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889)
C’est toujours un plaisir de relire un écrivain comme Barbey d’Aurevilly qui vous raconte des histoires incroyables dans un style merveilleux qui s’illustre en de belles phrases bien construites de mots bien choisis.
La première des six nouvelles intitulée « Le rideau cramoisi » met en scène le vicomte de Brassard, un dandy de la cinquantaine, capitaine à la retraite qui voyage avec le narrateur. Un homme porté sur les femmes ce vicomte :
« Je lui ai connu sept maîtresses, en pied, à la fois, à ce bon bragard du XIX é siècle. Il les intitulait poétiquement les sept cordes de sa lyre. »
Alors qu’il a dix sept ans, jeune soldat pensionnaire chez des bourgeois, apparaît à table un beau soir Alberte leur fille, dix sept ans également, telle l’infante du tableau de Velasquez, calme, réservée et impassible.
Et notre jeune militaire va connaître son premier galon d’aventure, une aventure peu ordinaire qui va mettre à l’épreuve son audace et son impudeur. La toute jeune et belle Alberte va le mener par le bout du nez à tel point que bien que sachant que les femmes nous font tous plus ou moins valeter, il n’imaginait pas une telle histoire :
« Elle me tenait éveillé cette Alberte d’enfer, qui me l’avait allumé dans les veines, puis qui s’était éloignée comme l’incendiaire qui ne se retourne pas … J’avais l’expérience des spasmes voluptueux d’Alberte, et quand ils la prenaient, ils n’interrompaient pas mes caresses… »
À noter que cette nouvelle est autobiographique et que le vicomte n’est autre que Barbey d’Aurevilly lui-même.
Dans la seconde nouvelle, « Le plus bel amour de Don Juan », une ténébreuse adolescente se rêve enceinte de l’amant de sa mère dont elle est secrètement amoureuse.
« …ces jeunesses vert tendre, ces petites demoiselles qui sentent la tartelette et qui, par la tournure, ne sont encore que des épluchettes, mais tous étés splendides et savoureux, plantureux automnes, épanouissements et plénitudes, seins éblouissants battant leur plein majestueux au bord découvert des corsages, et sous les camées de l’épaule nue, des bras de tout galbe… ». Quel style !
Le meilleur régal du Diable, c’est l’innocence !
Dans la nouvelle intitulée « Le bonheur dans le crime », Hauteclaire la bretteuse empoisonne l’épouse de son amant avant de goûter avec lui le bonheur parfait dépourvu de tout remords.
Dans « À un dîner d’athées », l’auteur nous convie en l’hôtel particulier de M. de Mesnilgrand où se déroule tous les vendredis des dîners pas très catholiques, c’est le moins que l’on puisse dire : au cours de ces repas, « on mariait fastueusement le poisson à la viande, pour que la loi d’abstinence et de la mortification prescrite par l’Église fût mieux transgressée.
Cela assaisonnait le dîner du vieux M. de Mesnilgrand et de ses satanés convives de faire gras les jours maigres, et, par-dessus leur gras, de faire un maigre délicieux. Un vrai maigre de cardinal !»
Des odalisques et des femmes telle que Rosalba, l’épouse du sieur Ydow, fréquentent et animent ces soirées, une femme dont on peut dire sans risque de se tromper « qu’il y a plus loin à son premier amant que de son premier à son dixième » !
« C’était sûrement le Diable qui dans un accès de folie avait créé Rosalba, pour se faire plaisir, du Diable, de fricasser, l’une après l’autre, la volupté dans la pudeur et la pudeur dans la volupté, et de pimenter, avec un condiment céleste, le ragoût infernal des jouissances qu’une femme puisse donner à des hommes mortels…On était toujours au début avec elle, même après le dénouement ! Elle fût sortie d’une orgie de bacchantes, comme pâmée, à demi-morte, on retrouvait la vierge confuse, avec la grâce toujours fraiche de ses troubles et le charme auroral de ses rougeurs… »
Jusqu’au jour où Ydow, son époux, ouvre les yeux et se vautre dans l’abjection et la bourbe avec Rosalba dans un scène plutôt gore.
La dernière nouvelle de ce recueil, « La vengeance d’une femme » met en scène une femme de noble ascendance italienne qui mariée par convention à un grand d’Espagne, le duc de Sierra Leone, va connaître le plus platonique des amours avec un certain don Esteban.
Mais après maintes péripéties, la duchesse finira par vengeance à l’encontre de son mari qui se débarrassera horriblement de don Esteban, dans les bas-fonds de Paris où en qualité de duchesse elle offrira inexorablement aux hommes son corps magnifique. Pour le déshonneur.
« Les Diaboliques », publiés en 1874, content six histoires de femmes pécheresses, animées de passions inavouables ou adultérines pouvant aller jusqu’au crime au cours de saturnales d’un autre temps.
Les six histoires sont basées sur des faits vrais.
L’auteur fut cependant accusé d’outrages aux bonnes mœurs. C’est Gambetta qui plaida la cause de Barbey d’Aurevilly auprès du gouvernement et l’affaire fut étouffée.
Auteur d’un style somptueux et luxuriant , Barbey d’Aurevilly ne peut résister à se fourvoyer dans de nombreuses digressions et allusions à la mythologie ou des personnages peu connus qui alourdissent le propos.
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le 19 août 2007
J'ai pris beaucoup de plaisir à relire cet excellent recueil de nouvelles de Jules Barbey d'Aurevilly. L'un de ses meilleurs livres à mon sens. Son écriture est à la fois piquante,élégante et délicieusement surannée. Il flotte un parfum de mystère au coeur de toutes ces merveilleuses nouvelles. N'hésitez pas à découvrir ce talentueux écrivain !
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le 5 janvier 2016
Pas mal, 6 nouvelles, se laisse facilement lire, une oeuvre assez intéressante pour ceux qui se passionnent sur le sujet, a recommander.
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le 30 août 2014
Un classique de la nouvelle qui n'a rien à voir avec le roman de Boileau-Narcejac dont Clouzot a tiré un film culte!.
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le 11 octobre 2014
C'est un livre passionnant et intéressant à la fois. Merci Jules Barbey d'Aurevilly. C'est un ouvrage réussi merci encore à l'auteur
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le 24 juillet 2003
Si d'Aurevilly se targue d'être un moraliste en présentant à ses lecteurs toutes les facettes du "mal" pour les en dégoûter (ce qu'il affirme dans la préface), on pourrait cependant lui reprocher le fait qu'aucun jugement moral ne sanctionnant ces nouvelles à l'exemplarité douteuse, une évidente fascination pour ses héros se dégage du livre...
En effet ses personnages immoraux, mûs par la vengeance ou par un matérialisme fervent sont décrits avec flamme, dans ces nouvelles, avec un style ampoulé mais très agréable. Bien entendu le temps a passé, et cette oeuvre n'est maintenant plus aussi choquante qu'elle put l'être, mais elle reste, dans la tradition de Huysmans et autres Pelladans, un grand recueil de pensées troubles ou exquises, dans la tradition décadente de la fin du 19e siècle.
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