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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trois perles
C'est sur la fin de sa carrière littéraire que Flaubert, en proie au doute, se lance dans la rédaction de ces trois contes. Les sujets en sont fort variés. Il y a un récit contemporain montrant la vie de Félicité, une servante au cœur très simple ; la légende "médiévale" de Saint-Julien...
Publié le 1 décembre 2009 par Veilleur

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Trois contes
J'ai aimé le premier conte relatant le dévouement et le besoin d'amour de Félicité ,bonne à tout faire , condamnée à une existence effacée.
J'ai aimé la légende de St Julien l'hospitalier pour l'imagination de l'auteur ,son style pur et alerte ,la lecture agréable qu'il m'a procuré...
Publié il y a 15 mois par ara


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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trois perles, 1 décembre 2009
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Broché)
C'est sur la fin de sa carrière littéraire que Flaubert, en proie au doute, se lance dans la rédaction de ces trois contes. Les sujets en sont fort variés. Il y a un récit contemporain montrant la vie de Félicité, une servante au cœur très simple ; la légende "médiévale" de Saint-Julien l'hospitalier ; et le récit des moments précédent l'exécution de Saint Jean Baptiste. Le lien entre les trois est loin d'être évident mais on peut avoir le fil rouge des destinées humaines : une humble, un orgueilleux, un prophète et un roi. Dans les trois histoires, Flaubert montre une maîtrise consommée du récit. Il fait partie de ces novellistes qui marquent tant la littérature de la seconde moitié du XIXème siècle : Maupassant, Barbey d'Aurevilly, et qui plus tard éveillera également La Varende.

"Un coeur simple" retrace l'histoire, ou la non-histoire de Félicité, une "bonne fille de la campagne", un peu simplette, qui passera toute sa vie servante chez une dame de la moyenne bourgeoisie dont la fortune s'en va déclinant. Félicité participe aux joies et aux peines de la famille, n'a aucune ambition, aucun bien si ce n'est un fantasque perroquet qui finira empaillé. Flaubert trace un sillon d'écriture vigoureux pour nous faire partager cette existence sans passion. Tout l'art littéraire est de susciter l'intérêt du lecteur pour des non-évènements. Cela marche très bien avec ce style efficace, et c'est à cela que l'on reconnaît les grands maîtres.

"La légende de Saint-Julien l'hospitalier" est d'un tout autre genre. Des trois contes, c'est celui qui saisira le plus le lecteur. Comme pour "un cœur simple", c'est toute une vie sui est racontée. La vie d'une personne issue d'un milieu aisé de seigneurs, qui se prendra d'une passion maladive pour la chasse et la guerre, plongeant même dans la cruauté, s'éloignant de sa famille parce qu'une prophétie lui a annoncé le meurtre de ses parents, réalisant lui-même cette prophétie, et cherchant un chemin de rédemption. Flaubert réussit dans le même conte d'évoquer une histoire brillante des fastes médiévaux, à l'image d'un livre enluminé; mais aussi de susciter le dégoût et l'horreur à travers les scènes de chasse et par le magnifique final au lépreux. La langue est belle, les phrases simples, la tension dramatique parfaite.

"Hérodias" va reprendre la recette de l'orientalisme qui a fait le succès de "Salammbô". L'action se passe à la cour du roi Hérode Antipas, dans les années 30 de notre ère, au moment où un prophète préchant l'aplanissement des montagnes et le comblement des vallées est mis en geole. Flaubert montre dans un récit coloré mais plus complexe les dernières heures de Jean-Baptiste, le banquet du roi, les compromissions politiques et la danse de Salomé. Le récit est plus complexe car les personnages se croisent, ce n'est pas l'exposé d'une vie linéaire, toute l'action est ramassée en quelques courtes heures. Le vocabulaire est riche est choisit, l'auteur sachant parfaitement bien mettre le lecteur dans l'ambiance.

Trois contes qui sont trois petites perles littéraires, bien ciselées, et vers lesquelles on a plaisir à revenir. Lire des textes d'une telle qualité repose les yeux !
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Trois contes sublimes, 11 août 2009
Par 
Mme E. Noguerol (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Broché)
C'est presque à la fin de sa vie, et déjà très fatigué, que Flaubert "tente" l'écriture de trois contes, ne sachant pas s'il est encore capable d'écrire convenablement. Lui, le génial Flaubert, qui doute de son art. En quelques mois il réalise ce petit chef-d'oeuvre, qui devient un des plus grands classiques parmi les contes.

Un coeur simple est l'histoire de Félicité, qui reste fidèle toute sa vie à sa maîtresse, Madame Aubain, après une brève histoire d'amour décevante. Elle donne tout son bon coeur aux enfants de sa maîtresse, Paul et Virginie et s'inquiète en même temps de son propre neveu, qui trouvera la mort, comme Virginie. Ces deux pertes cruelles rapprochent les deux vieilles femmes. Avec le temps, Félicité devient sourde, et tout se passe alors dans une atmophère ouatée et silencieuse, tandis qu'un magnifique perroquet vert est donné à la servante. Elle l'aime tant qu'elle le fait empailler quand il meurt et le garde près d'elle jusqu'à ce que l'heure de la mort sonne pour elle également, tout en l'assimilant à Jésus Christ au moment suprême.L'écriture flaubertienne, simple en apparence, est d'une justesse émouvante, et le récit se lit dans une grande émotion. Tout est douceur, exemplarité, et les dernières lignes du conte, dans leur apparente naïveté, élèvent l'âme.

Le second conte, la Légende de St Julien l'hospitalier, est tiré d'un récit hagiographique, et nous plonge au temps du Moyen-Age. Je ne raconterai pas l'histoire, elle est trop mystérieuse et magnifique (Un cerf apprend à Julien qu'il assassinera un jour son père et sa mère, et celui-ci décide de fuir pour échapper à cette prédiction) - mais je dirai simplement que sa construction est absolument géniale, le style d'une pureté rarement égalée, les images bouleversantes, et l'intrigue - car il y en a une - ou le suspens, nous tient en haleine jusqu'au bout. Un petit bijou, où le merveilleux et le mystique s'interpénètrent. Un de mes contes favoris.

Quant à Hérodias (la nièce et l'amante d'Hérode), c'est l'histoire de Saint Jean Baptiste, qui dénonce l'inceste et qui annonce la venue du Messie, et qui se verra la tête coupée, selon le récit biblique, en récompense de la danse de Salomé, devant le Tétrarque. Un récit babylonien, pour ainsi dire, comparable à Salambbô, pour ses descriptions incomparables, foisonnantes, qui sont la marque même du génie de Flaubert.

Trois petits contes que l'on relit souvent, et dont certaines phrases se gravent à jamais dans notre mémoire, par leur beauté tantôt simple, tantôt grandiose.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trois bijoux !, 3 septembre 2013
Par 
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Format Kindle)
La légende de Saint Julien L’Hospitalier/Gustave Flaubert
Ce conte médiéval fantastique, écrit en 1876, a été inspiré à Flaubert par un vitrail de la cathédrale de Rouen. Il fait partie d’un recueil de trois contes dont « Un cœur simple » que j’ai commenté par ailleurs, et « Hérodias » que je commenterai prochainement.
La perfection du style a fait de ces récits des grands classiques.
Cette légende médiévale teintée de merveilleux faisait partie du folklore populaire et religieux. C’est l’histoire d’un homme simple en proie aux instincts de l’espèce et soumis à une fatalité inexorable avant que la Grâce ne vienne le sauver. L’ivresse de meurtre et le sadisme débridé de Julien, tel un succube, inspireront à Flaubert une parmi ses plus belles proses avec une richesse de vocabulaire étonnante. Un critique écrivait en 1893 :
« Gustave Flaubert a réussi à fondre et à unir dans un miraculeux émail littéraire tout l’appareil de la chevalerie avec le plus simple des contes pieux du peuple. »
En résumé, un récit étonnant, un conte de fées, mais sanglant.

Un cœur simple/Gustave Flaubert
Ce bref récit fait partie d’un recueil de trois contes avec « La légende de Saint Julien l’Hospitalier » et « Hérodias ». C’est une création qui ressemble à un condensé du génie flaubertien tant par l’inspiration que par le thème et l’écriture. Ces trois contes furent écrits en quelques mois et Flaubert en mit le point final en août 1876. Il en puisa l’inspiration dans les souvenirs de sa propre enfance et de son adolescence, en en faisant une transposition dramatique, un temps à présent lointain et révolu.
« C’est le récit d’une vie obscure, celle d’une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu’elle soigne, puis son perroquet. » (M.Nadeau) . Surtout son perroquet qui devient l’être le plus important de sa vie.
Flaubert dans ce texte peint en quelque sorte l’injustice du sort et la faillite de tous les espoirs. Une histoire sombre, tragique et qui traduit le pessimisme de l’auteur.
Un bijou de la littérature dans lequel on peut contempler l’art de Flaubert. Un style concis et sobre, une écriture tendue et dramatique, parfaitement maîtrisée.
Extrait qui en quelques mots dépeint Félicité : « …et les mains sous son mantelet, avec ses petits sabots noirs et son cabas, elle marchait prestement sur le milieu du pavé… »
Sublime !

Hérodias/Gustave Flaubert
Repris par son rêve d’Orient, comme dans Salammbô, Flaubert découvre sur une sculpture du tympan de la cathédrale de Rouen, Salomé, princesse juive, fille d’Hérodiade , dansant de façon lascive devant Hérode Antipas probablement son vrai père, tandis que non loin de là le bourreau est sur le point de décapiter le Baptiste dont la tête a été demandée par Salomé pour faire plaisir à sa mère. Cette scène l’inspire profondément et après des recherches historiques et bibliographiques intenses, il écrit ce récit qui sera publié en 1877.
Férocité et luxure sont au menu de ce conte dont l’action se déroule sur les rives de la Mer Morte, et auquel participent Juifs, Romains et Arabes. En quelques pages, Flaubert nous restitue une ambiance et une histoire en un condensé au style flamboyant notamment dans la scène du festin offert par Antipas au cours duquel est évoqué pour la première fois le nom de Jésus.
« Les panneaux de la tribune d’or se déployèrent tout à coup ; et la splendeur des cierges, entre les esclaves et les festons d’anémone, Hérodias apparut, coiffée d’une mitre assyrienne qu’une mentonnière attachait à son front ; ses cheveux en spirales s’épandaient sur un péplos d’écarlate, fendu dans la longueur des manches. Deux monstres en pierre, pareils à ceux du trésor des Atrides, se dressant contre la porte, elle ressemblait à Cybèle accotée des ses lions ; et du haut de la balustrade qui dominait Antipas, avec une patère à la main, elle cria :--Longue vie à César ! »
L’arrivée de Salomé dans la salle du festin est aussi un moment d’anthologie :
« Sous un voile bleuâtre lui cachant la poitrine et la tête, on distinguait les arcs de ses yeux, les calcédoines de ses oreilles, la blancheur de sa peau. Un carré de soie gorge-de-pigeon, en couvrant ses épaules, tenait aux reins par une ceinture d’orfèvrerie. Ses caleçons noirs étaient semés de mandragores, et d’une manière indolente elle faisait claquer de petites pantoufles en duvet de colibri….Puis elle se mit à danser…Ses attitudes exprimaient des soupirs, et toute sa personne une telle langueur qu’on ne savait pas si elle pleurait un dieu, ou se mourait dans sa caresse. Les paupières entrecloses, elle se tortillait la taille, balançait son ventre avec des ondulations de houle, faisait trembler ses deux seins, et son visage demeurait immobile….Puis ce fut l’emportement de l’amour qui veut être assouvi… »
C’est là que charmé Antipas lui dit qu’il est prêt à lui offrir tout ce qu’elle veut. Elle répond en souriant et d’une petite voie enjôleuse : « la tête de Iokanaan ! »
Un chef d’œuvre de concision et de style.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Trois peintures, 26 mai 2009
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Broché)
Magnifique recueil de maturité de Flaubert (publié en 1877) mais les "Trois contes" sont inégaux, et je trouve que l'on perd la puissance sociale et réelle que l'on pouvait avoir dans "L'éducation sentimentales".

-Dans "Un Cœur simple" l'écriture est magnifique et l'histoire est somptueuse dans sa simplicité, cependant l'on reste un peu sur sa faim au moment de la chute.

-Pour "La Légende de saint Julien l'Hospitalier", c'est Excellent! Le meilleur des trois contes, l'histoire d'un "cœur féroce" qui deviendra un Saint.

-"Hérodias" fut un peu fastidieux (un style trop ampoulé) et un peu fouillis, les images sont belles tellement belles qu'on se perd dans les descriptions et que le fil de l'histoire en souffre énormément.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Trois contes, 13 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Format Kindle)
J'ai aimé le premier conte relatant le dévouement et le besoin d'amour de Félicité ,bonne à tout faire , condamnée à une existence effacée.
J'ai aimé la légende de St Julien l'hospitalier pour l'imagination de l'auteur ,son style pur et alerte ,la lecture agréable qu'il m'a procuré .
Hérodias m'a rappelé'' la grande littérature ''qu'il fallait ingurgiter au lycée .Descriptions interminables ,étalage d'érudition, action poussive et emberlificotée .L'art pour l'art n'est pas ma tasse de thé.
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4.0 étoiles sur 5 Trois contes d'esprit bien différent, 17 janvier 2015
Par 
ayersrock - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes, texte intégral (Poche)
Les trois contes qui constituent ce recueil sont :
- Un coeur simple
- La légende de Saint Julien l'Hospitalier
- Hérodias

Flaubert écrit ces trois histoires à la fin de sa vie lorsqu'il est presque ruiné. L'écriture est un défi pour lui car il doit le savoir : son oeuvre est derrière lui. Il ne peut pas dépasser le style de Mme Bovary ou de l'Education sentimentale et pourtant il va se livrer à un exercice qu'il avait déjà pratiqué dans sa jeunesse avec des courtes histoires comme "Un parfum à sentir".

Un coeur simple est sans doute la plus connue des trois histoires : elle raconte la vie d'une modeste servante dans la vie de Pont-L'évêque dont aucun événement ne vient troubler l'existence monotone. Ce conte est celui qui dans l'écriture et dans le scénario ressemble le plus à Flaubert. Il se contente ici de raconter le dévouement d'une femme à sa maîtresse qui ne lui accorde guère d'attention. Une vie très simple donc, un peu comme celle de Mme Bovary mais ici il s'agit d'une domestique qui n'a même pas le loisir d'avoir des histoires d'amour. La narration se fait lente comme la vie de Félicité (la servante), les descriptions de la solitude de la jeune femme se succèdent et on la voit se chercher des exutoires pour échapper à la morosité qui la hante (elle se prendra de passion pour un perroquet). Ceux qui n'ont pas aimé "L'éducation sentimentale" ou "Madame Bovary" peuvent passer leur chemin ici car ils risquent de s'ennuyer ferme, il vaudrait mieux qu'ils s'attardent à l'histoire suivante.

"La légende de Saint-Julien l'Hospitalier" est sans doute, des trois histoires, celle qui ressemble le plus à un véritable conte. Cette histoire a été inspiré à l'auteur en regardant les vitraux de la cathédrale de Rouen. On plonge dans le Moyen-âge et on suit les aventures de Julien, un chevalier épris de violence et de chasse qui un jour va avoir des révélations d'un cerf lui annonçant que son destin sera d'assassiner ses parents. On a là un retour au mythe d'Oedipe, une sorte de prophétie auto-réalisatrice qui amènera le héros sur le chemin de la rédemption. C'est surement un cas unique chez Flaubert de le voir personnifier des animaux par exemple et d'adopter un style de narration épique et haletant. Les événements se poursuivent à une vitesse effrénée à la manière du chevalier sur son cheval. En résumé, un conte surprenant pour ceux qui imaginent un Flaubert n'écrivant que des histoires qui traînent en longueur, sans vraiment de péripéties, et où le scénario est surtout l'occasion d'expérimenter son style.

"Hérodias", par contre conviendra plus à tous les amateurs de l'antiquité et plus particulièrement aux amateurs de récits bibliques. Flaubert réécrit à sa façon l'histoire racontée dans le chapitre 14 de l’Évangile de Matthieu, c'est à dire le passage qui concerne l'exécution de Jean-Baptiste (Iaokanann dans le conte). Il transforme les 20 lignes de l’Évangile en une histoire mêlant intrigue politique et religieuse. On a tout de même du mal à s'y retrouver car, si l'histoire est courte, la liste des personnages est, elle, très nombreuse. Le tout devient confus si on relâche son attention quelques instants. Peut-être faut-il le relire plusieurs fois pour l'apprécier vraiment avec la Bible à ses côtés. L'atmosphère de l'époque est très bien restituée avec la description de paysages désertiques. Le charme oriental opère ici à merveille avec les couchers de soleil, les ennemis menaçants au loin dans leurs tentes prêts à frapper et les femmes inoubliables ( Hérodias mais surtout Salomé et sa danse enivrante).

Vous l'aurez compris il y en a pour tous les goûts dans ce recueil : de la mélancolie, de l'aventure et de l'Histoire.
Le thème qui relie les trois texte est sans doute la solitude des individus face à leur destin : Félicité et son rôle languissant de servante qui personne ne remarque, Julien et sa lutte pour expier ses fautes passées, et Hérode face à ses tourments de souverain qui doit sceller le sort d'un illustre prophète.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 delais incroyable!, 4 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes, texte intégral (Poche)
ce livre n'est arrivé que plus de deux mois après ma commande! rien de personnel envers le grand Gustave Flaubert bien entendu...
je choisi désormais de prendre mes livres chez mon libraire local car son sourire est inestimable et toujours là.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Flaubert dans l'Ordre (Madame Bovary dans l'Ordre), 2 décembre 2014
Par 
Perrin Ambroise "Mesdames Bovary exposition" (Wissembourg-Strasbourg-Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes, texte intégral (Poche)
J'ai franchement préféré les Trois Contes de Flaubert à Règlement de Contes de Tierweiller, encore que chez les deux, ces histoires finissent mal. Cherchez sur Internet le livre "Madame Bovary dans l'Ordre" , préface Oulipo, c'est génial !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour tous ceux qui n'aiment pas Flaubert, 1 juin 2013
Par 
Romur "Romur" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Format Kindle)
... et pour les autres aussi d'ailleurs !

Madame Bovary m'a barbé, Salambo est grotesque, Bouvard et Pécuchet affligeant...
Mais ces trois contes sont de vrais bijoux, sobres, pleins d'émotions et de dignité. Le format du conte (nettement moins qu'un roman mais un peu plus qu'une nouvelle) donne une grande densité au récit, ce qui n'empêche pas de parcourir toute une vie dans Un caeur simple ou dans Saint-Julien l'hospitalier en montrant l'essentiel.

Trois contes allant du réalisme au fantastique, trois époques, trois destins marqués par l'engagement, la spiritualité, la cruauté morale ou physique de l'existence.

Pour lire, relire et méditer.
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4.0 étoiles sur 5 Le conte incontournable de Saint Julien l'Hospitalier, 16 mai 2014
Par 
COLIN (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Trois contes (Format Kindle)
Parmi les trois contes proposés par Flaubert dans ce livre, on retiendra surtout la vie exceptionnelle et édifiante de Saint Julien l'Hospitalier. Ce petit joyau de littérature est écrit dans une langue charpentée qui véhicule avec brio la beauté du Moyen Age. Se lit d'une traite, contrairement aux deux autres contes du même ouvrage.
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Trois contes, texte intégral
Trois contes, texte intégral de Valérie Lagier (Poche - 15 septembre 2003)
EUR 2,50
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