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le 27 avril 2003
« Le dernier Kundera vient de sortir ! » Cette excitation du premier moment ne tarde cependant pas à disparaître : Kundera nous livre un opus qui s’inscrit dans la lignée de ses deux derniers romans écrits en français (La Lenteur et L’Identité) : un livre sans odeur, sans génie dans un style lourd et faussement poétique.
On est très loin des romans (écrits en tchèque) comme L’Immortalité, L’Insoutenable légèreté de l’être ou la Valse aux adieux où l’auteur, dans une écriture dense, envoûtante et démystificatrice, n’a cessé de nous étonner et de nous faire partager son génie.
Le plus amusant est cette question que pose le narrateur dans l’Ignorance : « est-ce vrai que l’émigration fait perdre aux artistes leur force créatrice ? que leur inspiration se dessèche dès que les racines du pays natal cessent de la nourrir ?» (p . 14). Pour Kundera, la réponse est tristement : Oui.
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le 29 septembre 2003
Kundera est un excellent professeur; les premières pages de ce roman sont consacrées à la mythologie grecque, à la philologie. Il n'a pas manqué de donner aux lecteurs certains aperçus de l'atroce histoire du XXème siècle. On pourrait se demander si "L'ignorance" est vraiment un roman ou plutôt un essai ou avec plus d'audace une oeuvre autobiographique ?
Quoiqu'il en soit, l'aspect vaudevillesque du livre est frappant. Comme dans "La valse aux adieux" où Kundera avait usé de différentes méthodes théâtrales, on suit les personnages dans leurs itinéraires parallèles et le hasard, encore, jouera un rôle prépondérant.
En lisant L'ignorance, j'ai sincèrement pensé à l'histoire de mes propres parents revenus dans leur pays natal après plus de 20 ans. Mais une grande différence les séparent; ces derniers n'ont jamais oublié et nié leur véritable identité, alors que les personnages kunderiens ne sortiront pas du bourbier qu'est leur ignorance !
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 17 septembre 2007
Dans une écriture intimiste et parfois cruelle envers ses personnages, Milan Kundera nous raconte le déracinement et l'exil, avec pour corollaire, la nostalgie, le retour, et la solitude du retour empreint de désillusion.

Deux personnages sont au centre de ce livre, deux Tchèques que l'histoire a exilés loin de leur patrie, Irena en France, Josef au Danemark, et que la pression de leur entourage, après la chute du mur de Berlin, oblige à un voyage de retour dont ils n'ont pas réellement envie et dont ils ne sortiront pas indemnes. Le personnages de Milan Kundera vont, viennent, s'efforcent d'accoster quelque part. Emmigrés sans patrie, arrimés à leur passé qui s'est échappé, ces individus ordinaires chargés du poids lourd de leur existence se croisent, se manquent, se cognent. Dans leur quête improbable d'une identité, passé ou présente, les personnages se cherchent et restent désespérément ignorants.

Livre que j'ai trouvé assez moyen et au style lourd.
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le 30 avril 2003
Roman divertissant mais où on a quleques difficultés à retrouver le génie Kunderien qui nous a tant charmé dans les premières oeuvres comme La valse aux adieux, L'Insoutenable légèreté, etc.
Les derniers opus de Kundera se font de plus en plus court et ressemblent beaucoup plus aux courtes nouvelles de risibles Amours qu'au long romans kunderiens où, pendant plusieurs centaines de pages, on était plongés dans un univers aussi merveilleux qu'effrayant.
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le 13 août 2003
Lectrice fervente de Kundera depuis longtemps (Maître...), j'avais été un peu (un peu beaucoup) déçue par son précédent roman, l'Identité.
C'est pourquoi je redoutais la lecture de celui-ci... OUF!
Même si l'Ignorance reste dans la veine d'une écriture plus intimiste, moins "fresque" que L'Immortalité par exemple, j'ai retrouvé tout le bonheur de cette écriture et surtout d'une vision du monde, un peu adoucie je crois avec le temps, mais toujours aussi juste; cette merveilleuse façon que Kundera a de changer ma façon de voir, sans rien imposer et juste en proposant quelques questions, en passant.
L'exil est le thème au coeur de ce livre; l'exil et la nostalgie. On est toujours loin de quelque part, qu'on en souffre ou que l'on en soit soulagé, et c'est pourquoi ce thème nous touche tous... surtout quand il parle du retour.
Un beau moment qui, comme souvent avec Kundera, survit longtemps à la lecture.
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le 25 avril 2003
Au bout du permier chapitre, j'étais plongée à nouveau dans l'univers de Milan Kundera, pour mon plus grand bonheur. Le style simple, la façon inimitable de faire des digressions philosophiques, linguistiques ou autre, le croisement de plusieurs histoires, tout y était. Ce livre, comme les autres, est un véritable régal, bien que toujours en demi-teinte. Cependant, ce livre est court, trop court. En le fermant, j'ai vraiment eu l'impression de finir la première partie d'un long roman. A quand la deuxième?
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Écrit en français une vingtaine d’années après ses premiers écrits en tchèque, ce roman, qui appartient au second cycle dans l'œuvre de Kundera, se situe néanmoins dans la continuité du précédent, tant dans la forme que sur le fond. Moins de pages, un nombre réduit de personnages, la polyphonie romanesque qui a toujours été son style, avec ses variations entrecoupées de digressions, gagne en densité ce qu’elle perd en étendue, et l’auteur a atteint ici le paroxysme dans l’art de dire tant de choses en si peu de mots. On retrouve toujours cette aversion de l’auteur pour le romantisme qu’il assimile à un épanchement égotiste incapable d’objectivité et de discernement, aussi ce n’est pas par le lyrisme souvent associé au thème de l’exil qu’il l’aborde, mais par le discours structuraliste qui lui est coutumier et qui maintient toute certitude à distance. Il arrive ainsi, par le jeu des digressions sur la révolution de velours en Tchécoslovaquie, sur la vision homérique de l’exil à travers Ulysse, sur le malentendu amoureux, sur la mémoire et l’imagination, à inclure dans la narration événementielle du retour au pays d’Iréna et de Josef, dont le séjour à Prague ne dure que quelques jours, tous les personnages du roman qui prennent forme et substance au fur et à mesure que se déroule le récit.
*La réflexion sur la nostalgie en guise de prologue donne d’emblée le ton : « En espagnol, añoranza vient du catalan enyorar, dérivé, lui, du mot latin ignorare (ignorer). Sous cet éclairage étymologique, la nostalgie apparaît comme la souffrance de l’ignorance. Tu es loin, et je ne sais pas ce que tu deviens. Mon pays est loin, et je ne sais pas ce qui s’y passe. » Et je souffre de cette ignorance.
Vouloir retrouver les visages et les lieux du passé, c'est vouloir abolir le temps et l'espace par le travail de la mémoire et de l’imagination. Mais la mémoire est incapable de ressusciter le passé, et l’auteur d’en constater l’indigence : "Elle n'est capable de retenir du passé qu'une misérable petite parcelette sans que personne ne sache pourquoi justement celle-ci et non pas une autre, ce choix, chez chacun de nous, se faisant mystérieusement, hors de notre volonté et de nos intérêts » Dès lors que la mémoire est falsificatrice, elle ne peut être partagée et toutes nos relations avec autrui sont fondées sur un malentendu : "J'imagine l'émotion de deux êtres qui se revoient après des années. Jadis, ils se sont fréquentés et pensent donc être liés par la même expérience, par les mêmes souvenirs. Les mêmes souvenirs? C'est là que le malentendu commence: ils n'ont pas les mêmes souvenirs; tous deux gardent de leurs rencontres deux ou trois petites situations, mais chacun a les siennes; leurs souvenirs ne se ressemblent pas;ne se recoupent pas; et même quantitativement, ils ne sont pas comparables: l'un se souvient de l'autre plus que celui-ci ne se souvient de lui; d'abord parce que la capacité de mémoire diffère d'un individu à l'autre...mais aussi parce qu'ils n'ont pas l'un pour l'autre, la même importance".
Si le passé est insaisissable, quid du présent et de l’avenir ? Le travail de l’imagination est tout aussi indigent que celle de la mémoire : "L'homme ne peut être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai? Peut-il vraiment le connaître, le présent? Est-il capable de le juger? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connaît pas l'avenir pourrait-il comprendre le sens du présent? Si nous ne savons pas vers quel avenir le présent nous mène, comment pourrions-nous dire que ce présent est bon ou mauvais, qu'il mérite notre adhésion, notre méfiance ou notre haine?" Le présent, tout autant que le passé et l’avenir, est difficile à appréhender, et au final, la seule certitude que nous puissions avoir de notre connaissance du monde est celle de notre ignorance. Que devient l’existence quand on a cessé de vivre dans un monde qu’on ne reconnait plus comme sa patrie ? La réponse à cette interrogation est celle de Milada, qui est comme la sœur jumelle d’Agnès dans l’Immortalité, ou de Tereza dans l'Insoutenable légèreté de l'être, ou encore, de Tamina, dans Le Livre du rire et de l’oubli.
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le 11 novembre 2014
Lourd, mal foutu, brouillon, désarticulé, tantôt trivial, tantôt analyse mythologique ou socio-politique...
Même pas indigeste puisque je ne suis jamais rentré dans l'histoire.
C'est marrant comme ces 230 pages écrit en gros, très gros caractères (donc très rapide à lire en principe) m'ont paru longues.
Hermétique et ennuyeux pour ma part. Restons sur le souvenir de Risibles Amours.
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le 4 octobre 2014
Ecrit directement en français et paru en France quelque deux ans après d’autres territoires (par dépit envers une critique qui avait été sévère avec son livre précédent), L’Ignorance est pour l'admirateur du Kundera d’avant l’exil (celui du Livre du rire et de l’ennui, de L’insoutenable légèreté de l’être, etc.) que je suis une déception. Certes, on retrouve le style et la narration du Kundera de la « grande époque », mais je suis comme moins sensible à son charme. Il ne se renouvelle pas. Le discours est sentencieux et même – un comble pour celui qui s’en était fait le pourfendeur – teinté de kitsch (pp. 77-79). On retrouve l’auteur-démiurge qui regarde d’en haut ses créatures de démonstration, mais cette fois la bienveillance s’est muée en amertume. Une bonne chose, cependant : ça se lit vite. On en garde la nostalgie d’un autre Kundera, celui des temps difficiles.

Quelques éclairs, dont, p. 93 : « Une conversation continue berce les couples, son courant mélodieux jette un voile sur les désirs déclinant du corps. Quand la conversation s’interrompt, l’absence d’amour physique surgit tel un spectre. »

(notes prises en août 2003)
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le 9 mars 2006
« à mesure que des pans de sa vie s’effondrent dans l’oubli, l’homme se débarrasse de ce qu’il n’aime pas et se sent plus léger, plus libre » Mais que devient l’émigré réfugié politique lorsque après vingt ans d’exil, il retourne dans son pays, face à ces anciennes amitiés, à sa famille ? Doit il endosser son fardeau culpabilisant son départ, effacer son autre vie qui n’intéresse personne ? Dans son pays natal il garde le statut de celui qui a abandonné les siens ; dans son pays d’accueil il s’est débattu bec et ongles, pour se fondre dans la masse, travailler sans rechigner, pour un jour espérer oublier de repartir chez lui lorsque le pays est à nouveau libéré.
Kundera nous décrit la misère de ses individus apatride à vie, à travers deux personnages emmurés dans leur inexistence profonde, irréversible.
« Loin du temps, de l’espace, un homme est égaré, mince comme un cheveu, ample comme l’aurore …(Queneau) » voici, Joseph, à qui la mémoire sélective lui permet d’oublier ses souvenirs détestables, d’effacer la réalité engoncée dans l’immobilisme larmoyant, et de s’abreuver du présent jusqu’à plus soif.
« …les deux mains en avant pour tâter le décor » (Queneau) c’est ainsi que Iréna qui traverse la vie sans intéresser personne, retrouve par hasard ce Joseph, une vague rencontre probable, sur laquelle elle s’imaginait construire un avenir plus radieux, espérant ensemble, se souvenir de demain.
Mais l’Ulysse en question, en proie aux désillusions tardives, ne peut se résoudre à élaborer un quelconque projet, et préfère imaginer sa Bohême comme autant de routes à parcourir, de carrefours à traverser et de rencontres à s’enrichir.
Avec Kundera, "il faut savoir apprécier des grands crus de la littérature et déguster l'eau de vie de la philosophie" bertrand-môgendre
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