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4,4 sur 5 étoiles
97
4,4 sur 5 étoiles
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Californie, années 30. La Grande Dépression sévit. George et Lennie, deux amis, deux journaliers, vivotent de ranch en ranch en faisant les petits boulots qu'on leur propose. Leur rêve? Avoir un jour leur bout de terre à eux! Oh, pas grand chose, juste un lopin, une fermette, de quoi faire un peu d'élevage et cultiver un plant de légumes. Un rêve minuscule, mais qui leur met, quand ils en parlent, des étoiles dans les yeux. Seulement voilà, Lennie est un grand gaillard un peu simple qui ne maîtrise pas sa force, ce qui lui joue parfois de bien vilains tours... Ecrit en 1937, ce récit bref est un bijou d'émotion tue et de tendresse inavouée. On loue souvent Steinbeck pour ses romans les plus épais, notamment Les raisins de la colère, mais personnellement, ce que je préfère de lui, c'est cette petite histoire qui se lit en une demi-heure et qui vous habite ensuite pour le restant de vos jours. Aucun artifice dans l'écriture. Aucune afféterie dans les dialogues. Mais quelle puissance, quelle sensibilité dans cette prose brute et rocailleuse! Rarement on a aussi bien parlé de l'amitié. La dernière page tournée, on sort de ce livre à la fois bouleversé par son épilogue et heureux d'avoir croisé la route d'un écrivain exceptionnel.
1111 commentaires| 40 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
George et Lennie sillonnent les routes de l'ouest américain en allant travailler de ranch en ranch. George est petit et plein de bon sens. Lennie est une force de la nature mais arriéré mental. Ils rêvent de posséder un jour leur ferme où ils pourraient avoir des vaches, des poules et des lapins...
La maladresse de Lennie les oblige à souvent changer de travail. Dans le nouveau ranch où ils s'installent, vivent Slim, le muletier avisé, Candy, le berger estropié, Crooks, le palefrenier noir. Tous rêvent d'une vie meilleure, avec une terre à eux, un foyer.
Curley, le fils du patron, est une brute agressive. Sa femme, jolie et aguicheuse, s'ennuie dans ce ranch perdu...

Steinbeck savait décrire avec un réalisme saisissant la vie et les espoirs des humbles, des exclus de la société américaine en crise des années 30. Mais ce qui est encore plus fort dans ce court roman, c'est l'incroyable puissance et intensité d'une action similaire à celle d'une tragédie grecque, avec des personnages inéluctablement broyés par la roue du destin.
Inoubliable.
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le 23 novembre 2013
Relu avec ma fille dans sa nouvelle version pour le scolaire
Toujours autant d'émotion !!! une histoire d'hommes qui luttent pour survivre face aux vicissitudes de la dépression au USA . Une histoire d'affection malmenée et brisée par la jalousie, les préjugés et la méchanceté des hommes. Magnifique, poignant.... Du grand Steinbeck à lire et relire
Pour les cinéphiles, voir le film tout aussi magnifique avec de très grand acteurs qui aurait mérité une récompense
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Joseph Kessel dans la préface du roman écrit par John Steinbeck en 1937 retranscrit avec quelques mots simples la profondeur d'émotion ressentie par le lecteur :

"Ce livre est bref. Mais son pouvoir est long.
Ce livre est écrit avec rudesse et, souvent, grossièreté. Mais il est tout nourri de pudeur et d'amour.
(...)
Une approche aussi superficielle en apparence devrait, logiquement, exclure toute perception profonde des êtres et, en eux, tout cheminement spirituel. Ils ne devraient pas avoir de substance, de densité humaine, de vérité.

Or, - et c'est le mystère - ils vivent tous avec une intensité et une intégrité merveilleuses. Avec leurs poids de chair. Avec le mouvement du coeur et les reflets de l'âme.

L'écrivain s'est borné à reproduire les contours les plus simples, à répéter des paroles banales et vulgaires. Et à travers cette indigence, cette négligence barbares, il accomplit le miracle."

Tout est dit avec pertinence et grâce.

Cette histoire d'amitié dans cette Amérique profonde, rurale, perdue dans la Crise - la grande dépression des années 1920-1930, est un pur joyau de littérature.
44 commentaires| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 août 2015
J'ai acheté ce livre pour pouvoir en parler avec mon petit fils (qui entre en seconde et à qui cette lecture est recommandée par le lycée)
Pour qui aime Steinbeck, c'est une merveille : du Steinbeck pur beurre !
On a déjà tout écrit sur cet auteur, autant en bien qu'en mal.
La lecture en est des plus faciles.
Le sujet traité - je devrais écrire "décrit" fait tout l'intérêt du livre MAIS s'il y a bien "description" il n'y a pas étude approfondie. Il ne faut pas s'attendre à y trouver un gramme de psychologie ou d'analyse. C'est bien là tout le paradoxe de Steinbeck.
La lecture de ce livre est indispensable à une bonne culture de l'Amérique profonde de l'époque. Il faut l'avoir lu !
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le 29 juin 2011
George et Lennie sont journaliers, ils vont de ranch en ranch pour travailler. Ils se déplacent toujours ensemble, ne se quittant jamais ce qui est singulier dans ce genre de travail où les hommes sont plutôt connus pour être de grands solitaires.
Lennie est une force de la nature mais c'est un simple d'esprit, il n'est pas méchant mais ne comprend pas grand chose au monde qui l'entoure, c'est un enfant dans un corps d'adulte.
George fait office de protecteur pour Lennie comme pourrait l'être un père ou un grand-frère.
Les deux hommes partagent le même rêve: être libres et indépendants dans une maison avec des animaux. Mais Lennie ne sait pas contrôler ses émotions et sa force, ce qui l'amène à commettre des erreurs parfois dramatiques. George est le seul à pouvoir le canaliser car il n'écoute que lui mais il ne peut pas être constamment à ses côtés...

Le résumé est faible par rapport à la puissance du texte. Ce roman est essentiellement écrit sous forme de dialogues, le style est percutant. Chaque mot, chaque phrase est un coup de poing. Les premières pages sont "gentilles" puis l'histoire s'emballe parfois avec violence. Le lecteur est spectateur d'un film dont il voudrait parfois être l'acteur. Les émotions nous entraînent: la gorge serrée, le coeur qui bat la chamade. Bref, un récit réaliste sous la plume acérée de Steinbeck.
La fin est à couper le souffle.
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le 30 novembre 2012
Mon fils de 3ème (14 ans), franchement plus accro à la DS et à Internet qu'à la littérature, a dû se plonger dans "Des souris et des hommes", dans le cadre scolaire. Certes, il lui a fallu 1 bonne semaine... Il n'empêche qu'il m'a demandé à la fin si l'auteur avait écrit d'autres livres comme celui-là. Et moi de me précipiter au garage pour lui sortir d'un carton "les naufragés de l'autocar" et "rue de la sardine"... Donc, je mets 5 étoiles, même si ça n'est pas encore "Les raisins de la colère".
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le 17 août 2009
Voilà un livre qui, à première vue, a l'air de ressembler aux autres : peu de description (sauf du vaste paysage de Californie) mais beaucoup de dialogues, vocabulaire familier (n'oublions pas que l'action se situe dans la Californie campagnarde, près de Salinas, ville natale de Steinbeck) et parfois répétitif. Mais ce que le livre révèle est proprement génial !

Steinbeck s'est fait maître dans l'art de peindre avec acuité et sévérité les gens simples de ces contrées. Mais il les croque avec une telle tendresse qu'on se prend à les apprécier, à vivre et souffrir avec eux. Bien que les personnages ne vivent dans le livre que par leurs actions (jamais leurs pensées ne sont évoquées !), tout semble être dit.

L'originalité première du roman est bien entendu le couple George-Lennie qui, malgré les incessantes "bêtises" du second, semble lier à un même destin : parcourir toute l'Amérique pour gagner de l'argent. Avec cet argent, ils s'achèteraient une ferme avec des lapins, le rêve de Lennie (personnage très fort mais intellectuellement retardé quoique pas exempt de sensibilité), qui aime beaucoup les choses douces au toucher. A priori, ce dessein n'est pas celui de George (personnage vif et pragmatique) mais comme Lennie possède une force peu commune qui l'amène à tuer les gens contre sa volonté, il pense que cela vaut mieux pour lui. Il aurait pu le laisser seul depuis longtemps mais chaque chapitre nous révèle à quel point il a pu s'attacher à lui.

Les autres personnages complètent admirablement cette histoire : Slim, leur supérieur, qui sait bien jauger les gens ; Candy, un brave type qui n'aspire qu'à se retirer dans un coin tranquille où il coulerait des jours heureux jusqu'à sa mort ; Carlson qui, malgré son côté rustre, n'en demeure pas moins sensible aux autres ; Crooks, vivant reclu, éloigné des autres du fait qu'il est noir mais qui, malgré son amertume, a bon fond pour enfin finir avec Curley et sa femme. Le premier n'aspire qu'à devenir un grand boxeur sans autre dessein dans la vie. Et sa femme consume son amertume de n'avoir jamais pu devenir actrice. L'un et l'autre sont peu sympathiques mais le livre laisse entrevoir une blessure pour chacun d'entre eux, laquelle pourrait expliquer le peu d'empathie qu'ils suscitent.

Le style de Steinbeck se fait plus direct que jamais. Rien ne s'enlise, tout avance vite. Mais jamais l'écriture du livre n'est bâclée. On peut même observer un astucieux jeu de miroirs entre le premier et le dernier chapitre, l'un et l'autre commençant par une description détaillée du même bout de campagne comme si l'histoire recommençait pour George et Lennie (comme à chaque fois). Mais le dénouement est hélas tragique, aboutissant au meurtre contraint et forcé de Lennie par George, qui juge que c'est la seule solution pour qu'il arrête de provoquer des catastrophes. Cette scène est d'ailleurs la plus belle et poignante du livre : la poésie intense du paysage s'accorde parfaitement à la pudeur du dialogue des deux compères. Leur conversation reprend alors leurs leitmotiv : ils s'imaginent être à la ferme, avec les lapins, leur bout de jardin, ... comme si de rien n'était. Après cela, George semble déconfit mais ne pleure pas, garde tout pour lui, faisant définitivement de Lennie une partie intégrante de soi.

Un livre bouleversant dont l'impact dépasse largement tout ce qu'on peut en dire !
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le 6 avril 2015
Construit comme une tragédie, ce récit d’une grande simplicité trace sobrement le chemin de l’inexorable fatalité humaine, le drame final n’étant que le point d’orgue d’un ensemble de signes conduisant les deux personnages principaux vers le drame ainsi annoncé.
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le 1 octobre 2006
Très court et rude, ce roman est écrit de manière brutale. Pas de fioriture. Des dialogues simples et efficaces qui nous plongent dans l''Amérique rurale des années 30, son austérité, sa misère. L''espoir fou de deux hommes très différents mais liés par une amitié profonde, chose rare chez les ouvriers journaliers. Ils voyagent ensemble, George prenant soin de Lennie, incapable de se débrouiller seul. J''avais déjà vu le film de Gary Sinise (dans le rôle de George Milton) avec John Malkovitch (dans le rôle de Lennie), et il m''avait bouleversée. Je n''ai donc pas été surprise par la fin, le suspens étant un peu gâché du coup, mais j''ai apprécié l''écriture sobre et dépouillée de Steinbeck, il va droit au but, relate les faits tels qu''ils sont. L''émotion n''en est que plus intense. Je compte lire d''autres livres de cet auteur que je viens de découvrir.
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