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4,2 sur 5 étoiles
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Réduite à son intrigue, "Madame Bovary" ne casse pas vraiment des briques, puisque cette oeuvre nous relate en gros un adultère qui tourne mal dans une petite ville de province. Je suppose que l'on pourrait facilement trouver des centaines, voire des milliers de romans traitant plus ou moins le même sujet. Ce qui fait la singularité du livre de Flaubert (outre sa réflexion sur la littérature et ce qu'on appellera justement le bovarysme), ce n'est donc pas tant ce qu'il raconte, mais la manière dont il le raconte. Certes, son style, en soi, n'est pas révolutionnaire. Il relève à l'évidence de l'école réaliste. Pourtant, on sent bien que le réalisme de Flaubert n'est pas celui de Balzac. Ce qui sépare ces deux géants de la littérature, c'est que Balzac est toujours présent dans son texte, alors que Flaubert vise à une totale objectivité. Il plane tel un démiurge au-dessus de sa Création, n'éprouvant pour ses personnages ni mépris ni compassion, juste un immense intérêt, semblable à celui d'un entomologiste étudiant une colonie d'insectes curieux. Résultat, sa prose est d'une implacable froideur, aussi précise qu'un procès-verbal et dépassionnée qu'un rapport d'autopsie. J'y vois, personnellement, l'indice d'un certain fatalisme de la part de Flaubert. A quoi bon s'émouvoir de ces événements, semble-t-il nous dire, puisqu'ils sont dans l'ordre des choses? Les épouses fantasques, les amants veules et les maris insipides sont de tout temps. C'est la même comédie qui se rejoue, génération après génération, avec de nouveaux acteurs. Emma, Charles et Rodolphe ne sont que les éphémères interprètes d'un vaudeville tragique et intemporel. La grandeur de Flaubert est d'avoir su graver ce vaudeville dans le marbre d'une langue parfaite, offrant ainsi à la littérature française l'un de ses plus grands chefs d'oeuvre. Ce dont il fut remercié, faut-il le rappeler, par un procès pour immoralité. Heureusement, la postérité, depuis, l'a bien vengé!
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le 3 mars 2007
L'éducation sentimentale fait partie de ces livres qui contiennent tout. A ce titre, il est un des meilleurs romans de la littérature française.
Tout y est. S'appuyant sur un style musical et élégant ainsi que sur un sens certain de la mise en scène, Flaubert a écrit un roman qui donne l'illusion de la vie. L'éducation sentimentale touche à tous les thèmes, les entrelace et délivre une magistrale leçon de littérature. Tout y passe: la politique, l'amour, l'amitié, les illusions, la bêtise, la mémoire, rien n'est étranger à ce livre. Mais, bien que ce roman soit l'histoire de l'éducation d'un jeune homme, n'espérez pas trouver en Flaubert un professeur donnant une leçon du haut de son expérience: en deux chapitres magistraux (les deux derniers), il renvoie finalement le lecteur à l'ambiguïté de la vie et à l'impossibilité de lui donner un sens définitif.
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le 5 février 2010
J'ai relu Madame Bovary. Je me suis fait violence car j'en ai un désastreux souvenir. Ou l'école, comment dégoûter de la littérature. Ainsi, les Balzac, Stendhal et autre Proust, dont la lecture imposée à l'adolescence, m'ont presque définitivement dégoûtée de la lecture. C'est le paradoxe de l'école, on veut faire découvrir aux jeunes esprits les perles de la littérature française, mais ces romans n'ont aucune résonnance pour un adolescent, ça reste un pensum. Ce sont des oeuvres adultes, écrites par des adultes avec leur préoccupation d'adultes, et adulés par d'autres adultes. C'est un univers qui laisse totalement indifférent l'adolescent, n'oublions pas que le « jeune vit dans un monde qu'il ne comprend pas et qui ne le comprend pas (cf une excellente pub pour la Poste). Ecrire sur les relations sociales, l'ennui, les mauvais choix que l'on peut faire dans une vie, c'est tout à fait à l'opposé de ce qu'attend le jeune : il veut qu'on le fasse rêver d'une vie pleine, enthousiaste et réussie.
Pourtant, je le reconnais aujourd'hui, c'est une oeuvre majeure de notre patrimoine culturel. Une leçon de littérature, sublime et habitée.
Madame Bovary, c'est moi, disait Flaubert. Je rajoute c'est moi aussi, et probablement vous également.
Un roman indispensable.
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Pauvre petite Emma ! La vie ne fut pas tendre pour elle, et pourtant, elle avait du pain et du feu et le pauvre abbé Bournisien ne put rien pour elle, quand elle vint le consulter pour lui faire part de son malheur et chercher une aide auprès de lui. Que lui manquait-il, à la pauvrette ? Elle qui avait épousé Charles, un brave homme attentif à sa femme, dont le seul défaut était un cerveau aux possibilités bien réduites et peu de flatterie dans ses paroles. Emma, nourrie de littérature romanesque, s'imaginait trouver l'amour dans le mariage ; elle ne le trouva point et sombra dans une sorte de mélancolie.

Mais vint un jour un individu sans scrupule, qui sut lui dire les mots qu'elle attendait et qui firent chavirer son coeur. Elle céda à Rodolphe Boulanger, un hobereau qui la roula dans la farine. Son nom n'était-il pas choisi à bon escient ?
Amour malheureux que celui-ci, bientôt remplacé par Léon Dupuis, comme si la vérité sortait du puits même de ses entrailles et allait révéler à Emma toutes les facettes insoupconnées de la passion. Lui aussi sut réciter de belles phrases pour la convaincre, mais l'emporta dans un fiacre pour consommer le bel amour. Le romantisme n'y allait pas par quatre chemins !

Pas même la petite fille Berthe au gros oeil bleu ne fit revenir sur terre la pauvre petite femme, que Flaubert appelait "ma pauvre Bovary". Comme prise par le tourbillon des superficialités et du factice clinquant, Emma tomba dans les filets du marchand Lheureux - admirons toujours l'onomastique choisie par Flaubert - qui lui avait fourni tapis, robes, manteau, cravaches, en lui tendant un piège : endettée, à présent, menacée de saisie, Emma ne trouvera pas l'argent qui lui sauvera la vie.

De tous les livres que j'ai lus, celui-ci est mon préféré. Il est la Bible, écrit à la perfection, mille fois pensé et repensé. Une musicalité parfaite, des pages que l'on connaît par coeur à force de les avoir lues et récitées. Un roman qui fait pleurer et méditer. Et le plaisir de voir le film avec Isabelle Huppert est encore une façon de célébrer Flaubert et de le voir revivre.

Flaubert qui avait travaillé cinq longues années sur ce roman. Flaubert qui avait tout compris de l'existence de ces pauvres petites femmes perdues dans un monde qui n'était pas fait pour elles.
Il n'a pas jeté la pierre sur Emma, pas plus que sur Charles. Mais sans doute faut-il dire que "c'est la faute à la Fatalité".

Le portrait de chaque personnage et sa psychologie ne relève pas des caricatures ou des universaux, tant ces derniers sont imprévisibles et parfois comme victimes eux-mêmes de leurs vices, de leur bêtise ou de leur naïveté (le notaire, Hippolyte, la mère de Charles, et même Léon, subjugué un temps par Emma).

Quant au personnage d'Homais, le pharmacien, j'ai remarqué qu'il était toujours à l'origine d'une "catastrophe". C'est lui qui héberge Léon dans sa maison, de même que son neveu qui s'occupe des bocaux d'arsenic, neveu qui conduira Emma à leur emplacement même, quand elle décide d'y plonger la main pour s'empoisonner.
C'est lui qui propose à Charles de pratiquer l'opération sur Hippolyte, lequel perdra sa jambe. C'est lui qui crie à Emma et Rodolphe, avant la promenade à cheval qui les verra amants "de la prudence !" Ne fait-il pas comprendre à Charles qu'Emma voit trop l'abbé Bournisien, et qu'il lui faut des occupations ? Il l'invite à conduire sa femme au théâtre, entendre chanter le ténor Lagardy. Et, sur place, que trouve-t-elle ? Léon. Et deux jours après, ils seront amants.
C'est encore Homais qui, à la fin du roman, fait fuir les trois médecins qui s'installent à Yonville. N'est-ce pas étrange de voir se clore le roman sur sa description ? Lui seul a obtenu ce qu'il désirait depuis toujours : "Il vient de recevoir la croix d'honneur".

On reste sidéré après la lecture, même après dix, voire quinze lectures. Un livre incroyable ! Que Flaubert soit cité en exemple, toujours !
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 8 décembre 2010
Ce roman est tout d'abord un roman d'apprentissage, apprentissage de la vie (Frederic Moreau a 18 ans en 1840-début du premier chapitre, 45 ans en 1867-avant dernier chapitre), apprentissage de l'amour absolu (cette passion flambante, flamboyante, consumante, jamais refroidie malgré des tombereaux de cendre jetés sur ces braises ardentes, passion sans fond déclenchée par l'apparition de Marie Arnoux sur l'entrepont du bateau au premier chapitre et toujours incendiaire 27 ans plus tard), de l'amour physique (la liaison avec la Maréchale), apprentissage de l'inanité du Monde à travers les roueries déployées dans le cercle des Dambreuse, les stupidités débitées par les différents représentants de toutes les classes sociales lors des réunions policées dans les salons conservateurs ou lors des réunions révolutionnaires et ouvrières, apprentissage de la violence politique et des soubresauts révolutionnaires (que Fréderic traverse, pour l'essentiel, comme un somnanbule).
"L'Education Sentimentale" traite aussi de l'amitié, celle qui unit Frederic à Deslauriers(avec des lâchetés, des compromissions, des veuleries auxquelles elle résiste), au cercle d'intimes-rapins (Pellerin)/bohêmes (Hussonnet)/viveurs (Arnoux)-dont on s'entiche, on se déprend, on s'éloigne pour y revenir. Elle traite enfin du temps qui vous file des mains, du désenchantement qui obscurcit votre entrée dans la vieillesse et de l'échec de la recherche de l'Absolu.
On ne sait plus devant quoi s'arrêter, ébahi d'admiration tellement ce livre est proprement ahurissant. Chaque chapitre est un tableau dont la puissance descriptive est proprement admirable, chaque figure une silhouette parfaite (Dussardier le Républicain probe, Sénécal le fanatique, Frederic Moreau le petit bourgeois amoureux, Deslauriers l'opportuniste, Arnoux le jouisseur, Martinon l'arriviste, Hussonnet l' ambitieux, le comte Dambreuse, l'affairiste, Melle Vatnaz la féministe, la Maréchale la grue, Mme Arnoux la prude...) conforme par ses actions à son caractère,chaque épisode une pièce d'anthologie (la première soirée chez les Dambreuse évoque un Goya portraiturant trois courtisanes vieillies, le dépucelage de la Maréchale rappelle la violence malsaine du "Viol" de Degas, les émeutes de 1848 font penser à Delacroix, celui de "La Liberté guidant le Peuple", la première soirée de fête chez la Maréchale, les discussions politiques à des dessins de Daumier...).
Toute cette course inaboutie est orchestrée, agencée, organisée de façon exceptionnelle par un Flaubert, maître total de ses moyens, profitant au passage pour caricaturer les impuissances esthétiques (Pellerin), brocarder les stupidités politiques (Regimbart, Senecal, Dambreuse, Martinon) et aimer passionnément les femmes et la Femme.
Et puis, il y a des phrases, des mots, des verbes, ce Style inouï.
"L'Education Sentimentale", un livre magnifique, une splendeur, un diamant.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 2 novembre 2010
Elle s'appelle Emma et, comme le pauvre Don Quichotte de Cervantès qui crut pouvoir trouver dans le monde les aventures qu'il trouvait dans les livres de chevalerie, elle espère trouver dans le monde les passions qu'elle trouva dans les livres romantiques. Mais du couvent où elle fut élevée au monde petit-bourgeois qui traçera l'horizon de ses espérances crucifiées, c'est tout un gouffre qui sépare le rêve de la réalité. Et, comme pour l'hidalgo, la confrontation avec ce réel sera trop brutale pour y survivre. Car le réel ici est plus réel que partout ailleurs, c'est le monde étroit, étouffant, de la petite bourgeoisie de province sous le Second Empire, un cauchemar d'ennui, de médiocrité et, pire que tout, d'autosatisfaction. Une autosatisfaction telle qu'on croit y guérir les malades quand on ne fait que les tuer...

Mal mariée, mal courtisée, mal comprise... pauvre Emma ! Un mari (Charles) moyen, inexistant, et - horreur suprême - tendre comme de la mie de pain ; un apothicaire (le mythique Homais), imbécile, bavard et suffisant ; et quelques amants, bellâtres égoïstes qui, ne comprenant rien au formidable drame qui se joue en cette fleur maladive, la butinent pour mieux la faner. Bref, la banqueroute est totale.

Armé du grand style et des descriptions cliniques, d'une ironie mordante et d'une hauteur de vue si souveraine que le drôle et l'ignoble y sont indissociables, le maestro fait gicler l'arsenic de son héroïne sur toutes les pages de son brûlot, si bien que la bonne société ne trouva rien de mieux à faire qu'intenter un procès pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs" ! Acquittés, l'auteur et l'oeuvre en sortirent glorieux. Voilà ce qui se passe quand on croit que mettre un drap sur le miroir en fait disparaître le reflet...
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le 13 avril 2006
À 12/13 ans, j'avais ouvert le livre. J'en avais lu un cinquième, je l'avais refermé et oublié. L'ennui et les rêves d'Emma m'ennuyaient et m'endormaient. 19 ans : je le rouvre à nouveau. La médiocrité de l'entourage d'Emma et les tourments de cette âme déchirée de chimères ont su me toucher, ont su me charmer. Mme Bovary s'apprécie avec les ans.
Flaubert sait faire de l'ennui un art ; n'oublions pas que son rêve était d'écrire un livre sur le rien.
J'en suis presque à la fin, je peine à m'en détâcher. Il m'aura fallu six ans pour aimer. C'est bien.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 7 septembre 2007
C'est une histoire de la médiocrité, de cette déception que nous éprouvons au moment où nous découvrons que le réel c'est aussi le médiocre et l'ennui. C'est le récit d'une confrontation entre ce que pourrait être nos vies à ce qu'elles sont. C'est une lente prise de conscience de l'échec. C'est le récit de la déchéance d'une femme trop romanesque, le romanesque résidant en ce mouvement qui va du rêve au réel.

C'est le roman d'Emma. Le roman d'une femme mal mariée à un mari médiocre. Une femme condamnée entre ses aspirations, rêves, chimères et désirs, ses vaines aventures avec des amants égoïstes et l'étroitesse d'une société bourgeoise et dévote. L'issue ne peut en être que fatale.

C'est, aussi, l'histoire du roman français. Gustave Flaubert consigne dans une préface que son projet en écrivant Madame Bovary était d'en finir avec sa période romantique. Dès lors, on peut voir dans Madame Bovary non pas une critique du romantisme, mais plutôt une critique teintée d'ironie des excès du romantisme. Un roman offensif et corrosif qui valu à son auteur, au moment de sa publication, un procès pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs".
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le 14 juillet 2009
Il ne faut absolument pas tenir compte de mon avis si vous êtes un élève : je suis prof de lettres, donc forcément subjective. J'adore Flaubert, mais il faut le lire au deuxième degré, en savourer toute l'ironie méchante quand il se moque des tendances romantico-gnan-gnan de son héroïne. Oh, la pseudo-scène de séduction amoureuse pendant le concours agricole ! Et les portraits de ces joyeux imbéciles tout fiers de l'être, comme Homais l'apothicaire ! Quant aux rêves de l'héroïne quand elle est encore jeune fille, n'en parlons même pas : elle dévore avec fièvre des romans nuls dans lesquels les messieurs sont "forts comme des lions, doux comme des agneaux et pleurent comme des urnes" (je cite à peu près, de mémoire). C'est extrêmement méchant pour le romantisme, du moins le mauvais romantisme, au sentimentalisme de pacotille.
Si on lit le roman au premier degré, sans savourer tout cela, il peut paraître ennuyeux : c'est comme ça que je le voyais quand j'étais moi-même élève.
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le 28 mai 2014
Ce roman nous fait découvrir à travers son héros, la création de la 2° République (1848) puis le coup d'Etat de Napoleon 3(1851). Il nous passionne par la description des fondamentaux de la vie de cetl'époque, amour , religion, politique, finance et surtout des relations publiques de cet époque 1840/1870 dans les familles qui créent l'activité, la fortune, la ruine . J'ai apprécié la description des gens de peu totalement transparents et qui n'ont pas accès aux décisions. Toute ressemblance avec des personnages réels et actuels ne serait que pure coïncidence.... Et pourtant, je pense que les faits évoqués à travers cette fresque littéraire sont encore d'actualité.(menace de krach, émeutes, manifestations) .La version "Pocket" contient des bonus ,clés de l'œuvre.
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