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le 20 mai 2007
Jamais un roman n'a donné du nazisme, vu de l'intérieur si l'on peut dire, une telle expression : l'auteur ne se fait pas historien, juge, moraliste. Il donne à voir, face au pouvoir totalitaire et dans une société domestiquée, une humanité inflexible : celle de ce couple âgé qui entre en résistance, en écrivant des cartes postales appelant à la rébellion... Un livre qu'on ne peut oublier.
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le 19 août 2007
Avec une palette de personnages, l'auteur peint la vie quotidienne et le comportement des allemands sous le régime Nazis. Toutes les attitudes imaginables dans un système totalitaire sont illustrées : résistance, passivité, veulerie, lacheté, profiteur de guerre, sympathie ou collaboration active et la PEUR comme dénominateur commun.
A la lecture du roman une question vient naturellement au lecteur : qu'aurais je fais à la place de ces personnages ?
Ce livre est un excellent antidote contre les tentations de vote extrémiste.
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le 29 mai 2007
En un seul livre Hans FALLADA réussit le tour de force d'un double niveau de narration sans nuire à la fluidité de l'écriture romanesque.

Devant nos yeux il met en scène la souffrance quotidienne, intime et identitaire du peuple allemand durant ces heures sombres, et simultanément il nous offre une description des processus à l'oeuvre dans un régime de dictature.

D'un personnage à un autre, du plus intègre au plus sordide, nous voyageons de la plus profonde solitude à la plus profonde humanité.

D'une saisissante actualité sur l'engagement et la place de chacun dans la société, ce livre laisse des marques, ses marques, sur le lecteur.
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le 12 avril 2009
... et pourtant un témoignage sur la vie à Berlin pendant la guerre qu'on reçoit comme un coup de poing à l'estomac. Sans mièvrerie, sentimentalisme ni effets, Hans Fallada nous livre un récit dur, âpre, terrible, et pourtant plein d'humanité et d'espoir. Un œuvre majeure.
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le 29 juin 2008
Ce roman m'a été recommandé par mon bouquiniste favori, suisse-allemand par ailleurs, de bon conseil en général. Ce livre et son auteur sont deux grandes découvertes pour moi (la littérature germanophone est malheureusement trop méconnue en Francophonie...). Se référer à la quatrième de couverture et aux autres commentateurs pour appréhender le thème et le style du roman qui tous deux m'ont ravie. Où il est question d'un petit geste de résistance, bien innocent au départ, qui servira de révélateur pour chacun des personnages et dont les conséquences ne seront pas celles qui étaient attendues... L'auteur a réellement vécu le quotidien du nazisme et s'en inspire pour restituer l'ambiance de cette époque. Pourtant, ne jetons pas la pierre à tous ceux qui se montrèrent pusillanimes sous cette effroyable dictature. Qu'aurions-nous fait à leur place? Il est si facile de juger à postériori... Je termine en vous confiant que le propre parcours de l'écrivain tient également du roman: alcoolique, toxicomane, d'addictions en cures de "rehab" via la prison, il se dépeint dans son autobiographie: "Le buveur".
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le 4 septembre 2011
Des gens ordinaires dans le Berlin étouffant de 1940. La terreur règne. Tout le monde espionne tout le monde, suppute, dénonce. Une atmosphère particulière dans une époque tristement particulière. En hommage à la Résistance allemande au régime National-Socialiste.
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Hans Fallada nous décrit un immeuble de Berlin avec ses occupants pour aborder la question des attitudes pendant le III eme Reich. Il y a ceux qui veulent vivre tranquille, ceux qui regrettent la guerre, ceux qui vivent de petites arnaques, la famille nazie (les Persicke), la vieille dame juive, l'ancien magistrat qui lui vient en aide, le poivrot. On sent le vécu même si parfois la rapidité avec laquelle ce roman a (aurait) été écrit se sent un peu dans un style un peu pauvre. Cela reste un document historique intéressant.
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Pour qui est familier de la Résistance, celle de la seconde guerre mondiale en France, le récit de cet Allemand, Hans Fallada, mort en 1947, offre une double perspective a priori contradictoire : l'assurance de la mort au bout du combat, le salut d'un peuple par sa minorité. Les deux héros, père et mère d'un soldat mort lors de la campagne de France se révoltent contre la guerre qui a tué leur enfant. L'esprit de la guerre, c'est bien entendu le régime nazi, Adolf Hitler. Dès lors, s'opposer à la guerre pour crier son malheur, c'est refuser à Adolf Hitler le droit de cité.

Quel courage !

Dignité sauvée du peuple allemand, à l'image des groupes de Harro Schulze-Boysen (1935-1942, 600 furent arrêtés, le groupe était implanté dans les grandes entreprises de Berlin), la Rose Blanche (fondé au printemps 1942, à l'université de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell), le cercle de Kreisau, etc.

L'auteur possède en outre une qualité très rare chez les combattants (je pense à Soljénitsyne, "L'Archipel du Goulag"), c'est l'humour. La scène du jugement au tribunal fantoche nazi fait pleurer de rire. Rires et pleurs. L'alliance des contraires. Un livre remarquable, à lire avec celui de Kathrine Kressmann Taylor "Jour sans retour".
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le 26 juillet 2015
Comment sauvegarder sa dignité dans une dictature ou la dénonciation, la Gestapo, les camps de concentration sont le système de gouvernance.
Le sujet de ce livre magnifique est la résistance allemande anti-nazie dans une société complétement délétère. Pour qui s'est intéressé à cette période, ce récit est parfaitement plausible, tout le monde a entendu parler d'Hans et Sophie Scholl mais au delà de la dimension historique il y a une palette de portraits psychologiques qui vont de la corruption la plus vile à la noblesse de cœur. Chacun est responsable du positionnement de son propre curseur et ce roman pose des questions, donne des réponses. Il pourrait être très formateur de l'inclure dans les programmes scolaires.
Plusieurs personnages sont confrontés à leur immense solitude et ignorent comment survivent leurs proches. Comme Dostoïevski, l'auteur a du toucher le fond pour mettre à nu à ce point l'âme humaine. Ce livre est d'une profonde noirceur mais paradoxalement je l'ai trouvé formidablement optimiste.
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le 15 mai 2010
Les Quangel perdent leur fils sur le front et tombent dans le camp des anti-nazis. Hitler leur a pris leur fils, il doit payer. A leur manière, ils vont résister et pendant plus de deux années, ils vont écrire des cartes contre le régime nazi qu'ils laisseront dans les immeubles, ici ou là. Mais cela va déplaire aux SS et les Quancel vont devenir leur cible et quoi qu'il en coûte, il faudra les démasquer. Mais cela ne se fera pas sans difficulté. A travers cette traque, menée par un commissaire sans scrupule, on rencontrera d'autres personnages qui essaient de survivre dans cette Allemagne là. Ces gens là brillent peu. La plupart sont assez médiocres, parfois lâches, quelques fois délateurs. Mais plusieurs, à leur façon, vont tenter de toucher le régime nazi. Souvent leur résistance est sans effet et la contrepartie de cela est la réponse violente des SS qui arrêtent à tout va et jettent en prison quiconque aura eu, ne serait-ce qu'une parole déplacée à l'encontre du régime.
Hans Fallada nous dépeint un peuple sous l'emprise de la peur. Le système nazi mis en place favorise l'espionnage du voisin, la délation. L'allemand lambda est si terrifié par le régime hitlérien qu'il finit par se plier à ce système.
De temps en temps, on rencontre quelqu'un qui tente de résister par sa grandeur d'âme... un pasteur, un ancien magistrat, une commerçante, les Quangel ou même un gardien de prison qui tente d'amener un peu d'humanité.
On n'assiste pas là à une résistance qui fait dérailler des trains, tue ou commet des attentats. Non, il s'agit d'une résistance moins spectaculaire, celle que tout un chacun peut faire avec peu de moyen mais qui pourtant fait peur à tous.
La preuve, lorsque Quancel dépose l'une de ses cartes dans un immeuble, aussitôt, plutôt que de la faire circuler, les citoyens préfèrent la confier à la police.
A travers ce roman, Hans Fallada nous montre la violence du régime nazi à l'encontre de ses propres enfants. On savait que les premières victimes des camps étaient des allemands : des droits communs, des homosexuels, des communistes, des témoins de Jéhovah... dès 1933, mais on voit ici que la boucherie intérieure continua durant toute la guerre.
Ce roman braque les caméras d'une façon différente sur l'Allemagne nazie et aussi bien, en France, tous n'étaient pas soit collabos, soit résistants, en Allemagne, ils n'étaient pas tous des fous furieux adhérant au parti nationnal socialiste.
Un livre à lire absolument pour comprendre comment, au quotidien, le système fonctionnait.
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